Infrastructures

Le CAS s'engage pour la sauvegarde des paysages alpins inexploités. Il endosse ainsi la responsabilité de suivre attentivement et de manière critique l'évolution actuelle, les projets d'équipement (projets de construction d'infrastructures en dehors des zones à bâtir) dans l'univers alpin, ainsi que de faire usage de son droit de regard et de participer à leur aménagement. Ceci, selon le principe de la préférence donnée à une collaboration plutôt qu'à un recours. Pour ce faire, le CAS respecte les recommandations du DETEC concernant les négociations menées dans le cadre du droit de recours des organisations (2004).

Petit Cervin: Rehaussement illégal de la cage d'ascenseur

La Commission cantonale valaisanne des constructions a rendu son verdict : Le rehaussement illégal en 2011 de la cage d’ascenseur de la société des remontées mécaniques zermattoises au Petit Cervin est autorisé après coup. Le Club Alpin Suisse CAS renonce au dépôt d’un recours auprès du Conseil d’Etat. désapprouve cependant expressément le déroulement de la procédure et le non-respect des dispositions légales.

 

 

 

 

 

 

 

Installations artificielles de loisirs dans les Alpes

La tendance à planifier et construire des installations artificielles de loisirs spectaculaires dans les régions alpines est en constante augmentation. Pour ce faire, la nature et le paysage sont souvent juste utilisés comme décor. Au nombre de ces attractions, on compte les ponts suspendus, les plateformes panoramiques, les tyroliennes et les pistes de luge d'été. Le CAS doit sans arrêt réfléchir, laquelle de ces installations dans une région alpine inexploitée à ce jour il est prêt à autoriser ou contre la quelle il s'agit de faire opposition.

Le Club Arc Alpin a adopté une position (en allemand ou anglais) à ce sujet. Le CAS l'a reprise telle quelle et complétée avec les chapitres des Lignes directrices CAS et environnement s'y rapportant.

Cette prise de position rassemble les aspects les plus importants de ce sujet:

  • les sports de montagne dépendent de régions sauvages et naturelles et permettent un contact direct ave la nature.
  • la nature et le paysage des Alpes ne doivent pas être mis en scène à grand renfort d'installations techniques.

Lors de la construction de nouvelles installations, les principes fondamentaux suivants sont à respecter:

  • les espaces naturels, inexploités doivent être sauvegardés.
  • dans l'aménagement du territoire, nature et paysage doivent être au centre des préoccupations.
  • les atteintes techniques doivent être entreprises avec un maximum de retenue.

Projet V-Bahn Grindelwald

L'entreprise Jungfraubahnen a présenté son projet V-Bahn. Le Comité central du CAS se prononce en principe favorablement sur l'ensemble du projet. La modernisation des installations et du matériel roulant ainsi que le décongestionnement du flux de passagers sur le tronçon très fréquenté de Grindelwald à la Station Eigergletscher sont susceptibles d'améliorer une situation actuellement précaire. Les installations prévues à la station Eigergletscher sont remarquables. Nous saluons expressément l'amélioration de la coordination avec les transports publics. 

Pourtant, en raison de son engagement en faveur des paysages alpins non équipés, le CAS juge problématique le tracé, au-dessus de la limite de la forêt, du téléphérique prévu de Grund à la station Eigergletscher (Eiger-Express). Dans cette zone, le nouveau téléphérique passe immédiatement sous la paroi nord de l'Eiger. Celle-ci constitue la limite de la région Jungfrau-Aletsch inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, et aussi la limite de la région Berner Hochalpen de l'inventaire fédéral des paysages IFP. De plus, la paroi nord de l'Eiger est un monument naturel global. Une part importante de l'histoire des sports de montagne y a été écrite. Du point de vue de la protection des sites, le téléphérique prévu constitue un obstacle optique à la vue sur le pied de la paroi nord de l'Eiger. 

Le Comité central du CAS a donc écrit une lettre aux Jungfraubahnen pour leur recommander d'étudier des tracés alternatifs dans le haut de la zone concernée. Une concertation à ce sujet est actuellement en cours entre les Jungfraubahnen et l'association centrale du CAS. 

Andermatt et Sedrun

Les infrastructures de ski dans la région Andermatt-Oberalp-Sedrun sont pour certaines obsolètes. Il est donc prévu de les renouveler et de créer, au moyen de trois nouvelles installations, un domaine commun allant d'Andermatt, respectivement Göschenen jusqu'à Dieni près de Sedrun. L’Office de l'environnement du canton d’Uri a repris la direction de ce projet qui est lié à celui de Sawiris à Andermatt.

Les infrastructures de ski dans la région Andermatt-Oberalp-Sedrun sont pour certaines obsolètes. Il est donc prévu de les renouveler et de créer, au moyen de trois nouvelles installations, un domaine commun allant d'Andermatt, respectivement Göschenen jusqu'à Dieni près de Sedrun. L’Office de l'environnement du canton d’Uri a repris la direction de ce projet qui est lié à celui de Sawiri à Andermatt.

Bien que le CAS soit en principe favorable à la modernisation ainsi qu’à l’extension des pistes de ski prévues autour d’Andermatt, il  a toutefois déposé un recours contre une partie des extensions et des liaisons prévues. Le CAS, les organisations de protection de l’environnement, le canton d’Uri  et la compagnie Andermatt Surselva Sport AG ont convenu d’un compromis. Après plusieurs mois de négociations, un accord commun a été signé début janvier 2013. Le CAS et les organisations de protection de l’environnement ont entre autres obtenu que les liaisons des domaines skiables entre Nätschen et Oberalp comportent moins de pistes, que celles-ci soient plus respectueuses de la nature et que l’on renonce  tout d’abord à la construction des remontées mécaniques dans la région de la St. Anna-Lücke et du St. Anna-Gletscher.

Le CAS est content qu’une solution consensuelle ait pu être trouvée. Ni le CAS, ni les organisations de protection de l’environnement n’ont eu pour but, lors des négociations, d’empêcher la réalisation de la liaison des domaines skiables. L’objectif visait plutôt le redimensionnement du projet ainsi que l’obtention d’une solution aussi respectueuse de l’environnement et de la nature que possible.

L’Office fédéral des transports va désormais examiner l’ensemble du projet tel qu’adapté selon l’accord. Il est en outre prévu qu’il délivre, sous conditions, la concession pour les nouvelles installations.

Plateforme panoramique du Stockhorn

Le Club alpin suisse CAS a déposé un recours en octobre 2010 contre la plateforme panoramique prévue au Stockhorn. Du point de vue du CAS, ce projet  encourage une compétition entre sites touristiques vers toujours plus d'infrastructures sophistiquées. De plus, elle modifierait le caractère encore vierge à ce jour de cette paroi nord.
Suite au redimensionnement du projet, le CAS a retiré en janvier 2012 son recours contre la plateforme panoramique du Stockhorn. Malgré tout, le CAS critique le balcon prévu car il est contraire à la zone de protection du paysage communale.

Liaison des domaines skiables d’Arosa et Lenzerheide

Les entreprises exploitant les domaines skiables d’Arosa et de Lenzerheide envisagent depuis les années septante d’établir une liaison entre leur domaine skiable. A la fin des années nonante, des réunions de coordination entre les divers acteurs impliqués (remontées mécaniques, communes, organisations environnementales, canton etc.) ont eu lieu. A la place d’un équipement favorisant l’accès à l’Urderental, le CAS, en collaboration avec d’autres associations, a obtenu que le projet soit réalisé grâce à une installation passant au-dessus de la vallée. Des zones de protection du paysage ainsi que de protection de la faune ont été délimitées dans le secteur limitrophe à titre de compensation.

Domaine skiable Flumserberge

Les remontées mécaniques Flumserberg AG (BBF) prévoient une extension du domaine skiable vers le sud, dans l’Alp Panüöl. Deux télésièges doivent relier l’alpage de Panuöl avec les installations existantes du Maschgenkamm/Leist et du Prodkamm, et une installation doit mener au sommet du Rainissalts. Aujourd’hui déjà, il existe des pistes préparées et balisées depuis Leist et Maschgenkamm en direction de Panüöl. Les remontées mécaniques Flumserberg AG ont réalisé une étude de faisabilité. Celle-ci montre que les perturbations de l’habitat des tétraonidés seraient importantes. Se basant sur les lignes directrices CAS et environnement, le CAS regarde ce projet d’un œil critique. En effet, la détérioration du paysage engendrée par le télésiège sur le Rainissalts est à son avis trop importante. Le canton de St-Gall va décider prochainement si ladite région doit être classée comme prioritaire pour le tourisme ou pour la protection du paysage.

Jeux Olympiques d'hiver en Suisse

Le Club alpin suisse CAS est membre de Swiss Olympic, de la Fédération internationale d'escalade sportive IFSC et de la Fédération internationale de ski-alpinisme ISMF. Il soutient l'IFSC et l'ISMF dans leurs efforts à faire accéder leurs sports au rang de disciplines olympiques. Le CAS se montre critique quant à des Jeux olympiques d'hiver tels qu'ils ont été mis en œuvre lors des précédentes éditions. A ce jour, les Jeux olympiques d'hiver ne se sont pas ou presque pas avérés respectueux de l'environnement. Ils ont constitué une nuisance et une détérioration du paysage et de l'écosystème en montagne. Les impulsions économiques à long terme sont en outre demeurées en-dessous des attentes.

Le CAS estime que la candidature Grisons 2022 doit être soutenue, pour autant qu'elle soit résolument planifiée et mise en œuvre selon les principes du respect de l'environnement, ainsi qu'elle respecte un cahier des charges environnemental strict. Il a rédigé début février une prise de position sur la faisabilité des Jeux Olympiques d'hiver 2022 en Suisse.

Téléchargement Installations artificielles de loisirs

Téléchargement V-Bahn Grindelwald

Téléchargements Arosa et Lenzerheide

Téléchargements Flumserberge

Téléchargements Jeux Olympiques

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