Les températures observées au Grand Saint-Bernard notamment durant les mois d'été, de 1816 à 1965

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Ernest Ambühl, Liebefeld-Berne

Par le présent travail nous désirons attirer l' at de ceux qui aiment la montagne sur un aspect quelque peu particulier du bref été alpestre, en leur soumettant une étude climatologique. Ce faisant, négligeant quelque peu les autres aspects météorologiques de l' été, nous mettrons l' accent avant tout sur les réponses possibles aux questions relatives à la chaleur durant la saison chaude.

La station météorologique du Grand St-Ber-nard ( 2478 m, altitude du col: 2469 m ), dont les notations remontent jusqu' à 1817, nous fournit à cet égard une documentation remarquable. Aucune autre station météorologique, qu'elle soit konnte mir ja schliesslich nichts mehr passieren. Von Maroz Dora war es nur noch ein Kinderspiel, über das neue Strässchen - dessen Serpentinen man im unteren Teil abschneiden kann -Casaccia zu erreichen, wo Bier und Postautc das Abenteuer aufs angenehmste abschlössen.

Den Pass aber, den wir ungewollt überschritten hatten, tauften wir mit dem Rechte des ( vermutlichen ) Erstbegehers « September-Pass » ( weil es ja im September warder unbekannte Bergfreund vom Lunghinpass möge mir den geistigen Diebstahl verzeihen.

Merke: wenn Du eine Karte bei dir hast ( und das sollte man ja immer ), dann befrage sie in angemessenen Abständen. Unterlässt Du es aber und machst einen grandiosen Verhauer, danr winkt dir vielleicht das grosse Glück. Denr soviel steht fest: 28 Steinböcke hätten wir air ( immerhin manchmal von Menschen begangenen ) richtigen Septimerpass nicht zu sehen bekommen.

située en Suisse ou à l' étranger, ne pourrait nous procurer des données couvrant une aussi longue période. Mentionnons à ce sujet que Genève et Bâle sont certainement les premières villes de Suisse où l'on a procédé à des observations météorologiques, et cela dès 1753, respectivement 1765. Ce n' est cependant qu' en 1863 que la Société suisse des sciences naturelles créa un réseau de 87 stations météorologiques, rattaché dès 1881 à la Station centrale suisse de météorologie.

En 1882, on installa la station du Säntis, à 2500 mètres; dès 1922, on fit des observations auBerg-haus du Jungfraujoch ( 3454 m ), poursuivies dès 1938 au Sphinx ( 3576 m ). Les résultats météorologiques du Weissfluhjoch ( 2667 m ) sont publiés, depuis 1947, dans les Annales de la Station centrale suisse de météorologie. Nous avons mentionné ainsi tous les postes d' observation qui, en Suisse, sont situés à une altitude supérieure à celle du Grand St-Bernard. Pour être complets, citons encore brièvement l' observatoire du Plateau Rosa ( Testa Grigia ), situé à la cote 3488 mètres, à l' extrême limite du territoire italien, une station dite synoptique, créée en 1954.

Après ces quelques remarques préliminaires, passons à notre sujet, et à cet effet nous devons, pour commencer, faire un retour à plus d' un siècle et demi en arrière.

Le 14 septembre 1967, à midi, il y avait exactement 150 ans que les moines de l' Hospice du Grand St-Bernard avaient commencé à faire régulièrement des observations météorologiques.

Le professeur Genevois Marc-Auguste Pictet ( 1752-1825 ), le successeur d' Horace de Saussure ( 1740-1799 ), avait pris l' initiative de ces observations, et il sut faire le nécessaire pour qu' elles soient poursuivies.

Dans son travail Notice sur un établissement météorologique récemment formé au couvent du Grand Saint-Bernard ( Bibliothèque universelle; Sciences et arts 1817, tome 6, pp. 106-115 ), nous trouvons un exposé des motifs pour lesquels une station météorologique devait être installée à une altitude aussi élevée: Mais ces observations journalières n' ont lieu pour l' ordinaire que dans les couches inférieures de l' atmo qui repose sur les lieux habités; elles ne se rapportent guère qu' à deux coordonnées horizontales de latitude et de longitude, et l' influence de la troisième, de la coordonnée verticale, ne peut être exactement appréciée dans les petites différences de hauteur. Aussi n' est pas encore bien orienté sur les lois du décroissement de la chaleur de bas en haut.

Mais, poursuit Pictet, où donc trouverait-on ailleurs en Europe des gens qui vivent toute l' année à la limite des neiges et qui, convenablement instruits, seraient disposés à procéder aux observations requises, et ceci avec la précision et la régularité de rigueur?

Pictet donne lui-même la réponse en citant l' Hospice du Grand St-Bernard, à 2469 mètres d' altitude, qui se trouve à 87 kilomètres, en ligne droite, au SE de Genève.

Pictet relève dans son travail qu' à deux reprises déjà on avait envisagé de créer une station météorologique à cette altitude. Cela avait été une fois l' Académie de Turin, une autre fois la Société siégeante d' Aarau. Selon Pictet, il n' existait cependant aucune donnée météorologique antérieure à la série commencée en 1817. Il n' a pas pu savoir non plus pourquoi ces tentatives étaient restées sans suite.

En revanche, H.B. de Saussure - il se rendit au Grand St-Bernard en 1774 et en 1778 - relève dans ses Voyages dans les Alpes que, à l' aide d' ins envoyés à l' Hospice par la Société économique de Berne, un moine procédait à des observations météorologiques et ces observations ont été régulièrement reportées dans les mémoires imprimés de cette société. Cette affirmation est corroborée par le fait qu' un autre religieux de l' Hospice, le botaniste Joseph Laurent Murith ( 1742-1816 ), d' origine fribourgeoise et l' un des fondateurs de la Société Suisse des sciences naturelles ( 1815, à Genève ), a gravi, le 31 août 1779, le Mont Vélan, qui est visible de l' Hospice et dont l' altitude est de 3734 mètres, en compagnie de deux chasseurs de chamois de Bourg-Saint-Pierre, Moret et Genoud. Ces trois hommes emportèrent avec eux un baromètre, afin que, par la lecture simultanée de deux instruments, au sommet et à l' Hospice, il soit possible de déterminer la différence d' altitude. Soit dit en passant, cette course représente, pour la Suisse, la première ascension dûment certifiée d' un sommet des hautes Alpes ( une montagne dépassant les 3500 m ).

Mes recherches à la Bibliothèque municipale de Berne, où sont déposé les dossiers de la Société économique, comme aussi une demande de renseignements adressée à l' Hospice, ne donnèrent malheureusement aucun résultat positif quant à des observations météorologiques antérieures.

Pictet chargea Gourdon à Genève de cons- truire les instruments nécessaires: baromètre, thermomètre ( graduation selon Réaumur ) et hygromètre, et il en donne une description détaillée.

Le 12 septembre 1817, avec trois compagnons de voyage, il prit la poste pour Martigny où il arriva le soir même. Le lendemain, à 6 heures du matin, on se remit en route, et, après une pause d' une heure et demie à Liddes pour le repas de midi, on atteignit l' Hospice à 5 heures du soir. Pictet vante le beau temps qui favorisa le voyage, et le généreux accueil dont il fut l' objet à l' Hospice.

Le soir même, après une brève promenade dans les environs, on détermina le futur emplacement des instruments. Le professeur se vit conseiller notamment, vu les considérables chutes de neige de l' hiver, de faire mesurer les précipitations à la hauteur du deuxième étage du bâtiment.

Aux petites heures du 14 septembre, tout fut mis en place. On fit visite aux collections géologique et minéralogique, et, à 8 heures déjà, l'on se remit en route. La nuit fut à nouveau passée à Martigny, et le soir suivant, après une absence de quatre jours, on était de retour à Genève.

Le 14 septembre 1917, à 2 heures de l' après, l'on commença les observations à l' Hospice. Les lectures du matin se faisaient à l' heure du lever de soleil astronomique. Pictet donna des instructions dans ce sens parce que, à Genève, depuis 22 ans, l'on procédait de la sorte, et il s' agissait d' obtenir par la suite des valeurs provenant de deux stations rigoureusement comparables entre elles. C' est donc Pictet qui créa le système des observations coordonnées. Ces deux séries, s' harmonisant entre elles, étaient les seules de leur espèce en Suisse et probablement aussi à l' étranger, car, dans chacune des diverses stations météorologiques qui existaient déjà à l' époque, les observations se faisaient à des heures différentes. Pictet donna comme instruction que les relevés originaux ne devaient pas quitter l' Hospice et qu' une fois par mois on en enverrait copie à Genève.

Dans les Annales de la Station centrale suisse de météorologie, exercice 1957, on trouvera la compilation à laquelle j' ai procédé des heures d' obser au Grand St-Bernard, depuis le début de cette série. De 1851 à novembre 1883, les instruments furent lus g fois par jour, à des intervalles de deux heures, de 6 heures à 22 heures. De décembre 1883 à novembre 1900, on procéda encore à six lectures, entre 7 et 22 heures, à des intervalles de trois heures.

Sur la base de ces deux séries, j' ai calculé pour chaque mois de l' année, présentées dans cette étude sous forme de graphiques, les moyennes horaires pour la journée entière. Il devint ainsi possible de réduire à un dénominateur commun chaque somme de lectures de la température - et il y en eut de nombreuses, surtout les 35 premières années!

Rappelons tout particulièrement que les relevés de température du lever du soleil ont été effectués à l' heure du lever de soleil astronomique. Cette valeur, qui se modifie constamment, a été réduite, elle aussi, à 7 h 30.

L' homogénéité constante de cette série extraordinairement longue peut être confirmée. On a uniquement procédé, au Ier octobre 1900, à une modification de l' emplacement du thermomètre, et, à la fin de l' été 1925, après une brève interruption due à des travaux de transformation au bâtiment de l' Hospice, on a pu choisir un emplacement correspondant à l' installation première.

L'on peut encore mentionner que le col est en général assez venteux ( les calmes — immobilité de l' air —ont été exceptionnels durant nombre d' exer ), ce qui fait qu' une légère modification de l' emplacement des observations ne doit pas avoir eu comme conséquence des résultats sensiblement différents.

Les valeurs que j' avais obtenues furent mises à la disposition de la Centrale suisse de météorologie, où elles furent contrôlées, et elles ont été publiées à l' annexe C des Annales de i960, aux pp. 17 et ss. Dans Climat de la Suisse on n' a publié, aux pp. 24/25, que les moyennes vraies des années 1851 à 1900.

Les deux exercices de 1816 et de 1817 ( jusqu' en septembre ), qui manquent pour le Grand St-Ber-nard, ont été complétés à l' aide de la série de Genève, ce qui fait que, jusqu' à 1965, j' ai pu me fonder sur 150 années d' observations. Ainsi l' été le plus froid depuis 1750, celui de 1816, a pu être inclus dans mon étude.

Les moyennes diurnes durant l' été ont été établies dès 1900 ( er octobre ) jusqu' à 1965. Du fait qu' au XIXe siècle, comme il est exposé ci-dessus, les observations ont été faites à des heures différentes - le détail des séries a été maintes fois modifiéle calcul des moyennes durant 85 autres exercices -même en se contentant de l' été - aurait été un travail par trop astreignant. Je me suis donc contenté d' établir les moyennes du milieu du jour, où les relevés existent pour la période entière ( 1816-1965 ), tous les relevés de température qui n' ont pas eu lieu à 13 h 30 HEC étant extrapolés à cette heure.

Grand St-Bernard ( 2478 m ) 7-30

1330

21.30 M -8,9 — 7,5 -8,7 -8,5 I —9,2 —8,0 —9,o —8,8 —9,4 — 7,2 —9,o -8,7 II -9,6 —8,0 — 9,3 —9,o -7,8 —4,9 — 7,o -6,7 III — 7,5 -5,6 — 7,4 — 7,o —4,7 — 2,0 —4,2 -3,8 IV -4,8 — 3,o —5,o —4,4 —0,2 2,5 0,0 0,6 V — 0,2 1,8 —0,6 0,1 3,4 6,3 3,5 4,2 VI 2,9 5,o 2,5 3,2 5,9 9,i 6,2 6,9 VII 4,8 7,o 4,6 5,2 5,8 9,2 6,3 6,9 VIII 4,6 6,9 4,5 5,1 3,2 5,9 3,7 4,1 IX 2,6 8' 2 3,i — 1,2 1,2 -0,6 —0,3 X — 1,2 o,7 .1,1 —o,7 —5,4 —3,7 —5,0 —4,8 XI —5,3 — 3,9 —5,2 —4,9 -7,8 —6,6 -7,6 — 7,4 XII —7,7 -6,7 7,7 — 7,4 — 2,2 0,2 — i,9 Année -2,6 —0,8 -2,6 —2,1 Tandis qu' il n' y a pas lieu de présenter d' autres remarques pour le Grand St-Bernard, il convient de relever que, pour le Säntis, dont la moyenne annuelle est inférieure de 0,6 degré, les lectures du Pour que notre étude soit quand même suffisamment complète, nous avons tout d' abord établi les moyennes mensuelles de l' année entière.

De plus, il s' imposait, évidemment, de faire des comparaisons avec la station du Säntis, à 226 kilomètres au nord-est, et qui, située à l' altitude de 2500 mètres, se trouve donc seulement 22 mètres plus haut que le Grand St-Bernard. L'on y commença les observations le Ier septembre 1882. Les moyennes diurnes pour l' été en ont été également calculées pour la période 1901 -1965, tandis que les moyennes du milieu du jour ont été établies qu' au début des observations, ce qui a permis de faire de très intéressantes comparaisons avec le Grand St-Bernard.

Les moyennes mensuelles horaires des deux stations et les moyennes journalières correspondantes sont les suivantes ( °C ):

1901-1965 Säntis ( 2500 m ) 7-30

1330

21.30 M matin, notamment au début de l' été, donnent des valeurs un peu trop élevées par rapport aux résultats de celles du soir.

En ce qui concerne les moyennes mensuelles, c' est le mois d' août qui, avec 1,8 degré, donne la différence positive la plus importante, tandis qu' à midi, au Grand St-Bernard, la température moyenne est même de 2,3 degrés plus élevée. En décembre, par contre, on a la mène température pour les deux stations.

En novembre et décembre, les températures relevées le matin ne sont inférieures, au Grand St-Bernard, que de o, i degré, tandis qu' en mai et en octobre on a constaté les mêmes valeurs pour les deux stations.

L' influence du climat méditerranéen se manifeste au Grand St-Bernard, en ce sens que l' aug régulière de la différence de température par rapport à celle du Säntis, de l' hiver à l' été, est interrompue en mai ( presque toujours: importantes précipitations ). Les moyennes mensuelles du Grand St-Bernard, pour un certain nombre de périodes, sont les suivantes ( °C ):

Une comparaison entre les deux demi-siècles montre nettement, pour presque tous les mois, une augmentation des températures, notamment en août. Seuls février et juin sont devenus plus froids.

Poursuivons nos comparaisons:

Les records des moyennes annuelles ont été, au Grand St-Bernard, les suivants ( °C ): —3,3 i8600,1 1822 —3,0 1816, 1853 —0,0 1947 —2,6 18510,1 1949, 1961 au Säntis: 1864-1965 —3>6 1879 —0,7 1920 A notre station, le seuil de o degré n' a donc été dépassé qu' une seule année, et cela de très peu. D' autres années « chaudes », qui ne figurent pas ci-dessus, furent - à part 1921 - encore 1948 et quelques-unes des précédentes et des suivantes, d' où il résulte que le temps fut particulièrement clément au milieu du siècle en cours.

Les mois d' été ont donné les valeurs extrêmes qui suivent ( °C ):

Juin Juillet

1884 2,8 1816

1871 3,2 1833 1,1 1933 3,2 i860 8,7 1822 10,3 1928 7>5 1931 10,0 1950 7.2 1846 10,0 1952 Août Septembre 2,8 1829 —0,9 1912 3,o 1896 —0,4 r93!

3 ,'1845 O.5 1851, 1856, 1952 9,8 1911 8,4 1895 9,7 !944 8,2 1834 9.6 1879, 1962 7,4 1865, 1961 Les mois d' étées plus froids et lei r mois d' été les plus chauds:

ont été:

—0,9 1912 IX 10,3 1928 VII —0,4 93' IX 10,0 1950 VII

1884 VI 10,0 J952 VII O.5 1851 IX 9,9 !947 VII

1856 IX 9,8 1911

Vili

1952 IX Le mois d' été le plus froid fut au Säntis: 1912 ( IX ):

—3,3 degrés. Les plus chauds furent ( °C ):

9,3 1944

VIII

8,7 1952 VII 8,5 1928 VII 5' 932

Vili

8,2 1950 VII Nous constatons une tendance au rapprochement entre eux, dans le temps, de ces « grands » mois.

La situation privilégiée du Grand St-Bernard, en été, est attestée par le fait que, en 150 ans, on n' a relevé que deux fois, et cela en septembre, une valeur moyenne inférieure à o degré, tandis qu' au point culminant de l' Alpstein, ce fut 8 fois le cas depuis 1864 seulement, dont 5 fois en septembre.

Durant Vété proprement dit, considéré ici comme comprenant les quatre mois les plus chauds, de juin à septembre, on a eu:

les températures les les températures les plus plus basses en:

élevées en:

1816 1947 1912 1928 182g 1911 i860 950 1833 949 Si l'on considère tous ces chiffres, on constate nettement que les valeurs les plus élevées, notamment celles de juillet, d' août et de l' été, ont été atteintes au cours du siècle actuel et qu' à cet égard, à part 1911 et 1928, ce sont surtout les années 1947,1949 et 1950 qui se sont distinguées.

Considérons maintenant les deux graphiques dans leur ensemble, sans pour l' instant nous perdre dans des détails. On pourrait s' imaginer qu' une période de 150 ans nous aurait valu des lignes bien plus régulières, et non pas les montagnes russes que nous constatons. Qu' est que cela veut dire? Apparemment certains jours du calendrier - pas tous - ne veulent pas « sagement » s' aligner, avec leurs températures moyennes, sur une élégante ligne théorique, mais, ici et là, ils se plaisent à marquer de sensibles divergences.

Attention! Une pointe acérée de la ligne du graphique, vers le haut ou vers le bas, n' est pas la preuve d' une température exceptionnelle pour un jour déterminé. Comme il a été dit, nous ne pouvons parler que d' une tendance vers celle-ci. Dans un exercice donné, cet événement peut être décalé de nombre de jours, voire ne pas se produire du tout.

Considérons maintenant les deux représentations graphiques des températures moyennes de l' été au Grand St-Bernard. Ce sont une fois les températures moyennes du milieu du jour de 1816 a ig6

Un point du premier graphique est donc le résultat de 150 observations isolées - toutes réduites à 13 h 30 HEC. L' autre graphique est le résultat, pour chaque point, de 4 x 65 = 260 lectures de la température. Et pourtant il semble que c' est ce second graphique qui est le plus irrégulier. Nous en voyons la raison dans le fait qu' il est certes le résultat de la compilation de lectures isolées plus nombreuses, qui néanmoins, à raison de 4 par jour, ne couvrent que 65 exercices. Les deux graphiques ont quand même des points communs, ce qui provient évidemment du fait qu' ils concernent, en partie du moins, les mêmes années.

Nous pouvons cependant retenir ce qui suit:

En juin - avec en soi une augmentation marquée de la température, les deux moussons sont perceptibles dans les deux graphiques, par un sensible recul de la température après le 9, et .un autre recul, moins marqué, après le jour le plus long de l' année. Au Säntis, ces reculs sont encore plus nets.

Après une évolution contraire, pas très marquée, au début de juillet, un premier maximum de température est atteint le 6 de ce mois. Au Säntis, le maximum absolu, depuis 1882, a été noté le 6 juillet 1957 avec 20,5 degrés et, la même année, le5 juillet, la lecture de l' instrument, au Grand St-Ber-nard, donna ig,8 degrés.

Immédiatement après cette date, on constate un recul, bien marqué, jusqu' au 10, respectivement au 9, suivi d' une augmentation qui culmine, en moyenne, le 14. On atteint alors la première fois le seuil des 9,5 degrés ou la moyenne diurne de presque 7,5 degrés. Un rafraîchissement, bref mais d' autant plus remarquable et opiniâtre, a lieu le 16 juillet.

Les températures évoluant, dans d' assez vastes régions, de façon beaucoup plus régulière que par exemple les précipitations, et cela tant pour les valeurs isolées que pour les moyennes, les phénomènes qui viennent d' être relevés peuvent également être constatés pour Berne. Depuis plus de 100 ans, le 16 juillet n' y fut jamais le jour le plus chaud du mois, voire de l' année. Si l'on étudie les séries plus anciennes de Berne, qui remontent qu' à 1760 - il ne manque que quelques rares années - le jour en question ne put jamais être enregistré comme étant le plus chaud de l' année. Ces constatations, comme on l' a exposé plus haut, ne peuvent évidemment nullement être considérées comme pronostics du temps qu' il fera.

Avec le 18 juillet ( journée en moyenne la plus chaude à Lugano, de 1901 à 1950: le i g juillet ) on atteint au Grand St-Bernard un nouveau maximum, qui dans une longue série est au 2e rang, la priorité étant dévolue, pour les moyennes diurnes 1901-1950, au 26 juillet ( qui pour le Säntis est également le jour le plus chaud de la même période ).

Après quelques nettes baisses de la température par rapport aux jours précédents, on constate, le Ier août, dans les deux graphiques, la température maximale de fete. La moyenne du milieu du jour y dépasse, et plus nettement que pour aucune autre journée, les l o degrés, tandis que la température moyenne diurne de ce siècle dépasse tout juste, ce seul jour, le cap des 8 degrés.

Les prochains maxima sont déjà inférieurs. Si cependant l'on ne considère que la période 1901-1950, le 9 août, en ce qui concerne la chaleur, est très près du jour de notre fête nationale. Le 14 août dresse également une « pointe » en ce qui concerne la température moyenne du milieu du jour. L'on a donc les trois jours les plus chauds dans un espace d' environ quatre semaines. Les vents chauds provenant des hautes pressions aux Açores produisent - et c' est là une règle générale -non seulement un maximum de température isolé, mais ils sont sensibles pendant un laps de temps relativement étendu. En ce qui concerne les minima et maxima partiels, on les constate souvent, en considérant diverses périodes, le même jour du calendrier, mais il y a là, souvent, des différences quantitatives.

Après le 14 août, les deux graphiques montrent une chute marquée, qui est cependant plus que compensée par une nouvelle hausse des températures. La nouvelle culmination est atteinte le 18 août.

En ce qui concerne cette dernière dépression, ici aussi, comme pour le 16 juillet, comparons avec la station de Berne. Le 17 août y est, en ce qui concerne la température, nettement au-dessous des 14 et 18. En ce qui concerne en revanche le nombre des jours clairs, dans une série d' observations embrassant plus de cent ans, il est au premier rang. Nous pouvons ainsi démontrer que, en utilisant une série de températures, donc un unique élément météorologique, des pronostics sur le temps probable seront des plus incertains.

Le glissement des courbes des graphiques vers des températures plus basses postérieurement au 18 août n' est interrompu qu' après le 23, respectivement le 22 août. Un dicton provenant du Tyrolditque:

Si saint Barthélémy ( 24 août ) guigne par-dessus la montagne, il voit déjà la première neige.

De fait, le très faible minimum d' enneigement à la balise 5 du Jungfraujoch, à quelque 3600 m d' altitude, a été enregistré, en moyenne, déjà les 18 et 19 août. L' enneigement, à vrai dire modeste, du Säntis ( qui à certains égards présente davantage de caractéristiques de la haute montagne que le Grand St-Bernard ) augmente, après avoir atteint son niveau le plus bas le 21 août. Nous y reviendrons en évoquant l' enneigement estival.

La nouvelle augmentation de température qu' au 29 août est tout à fait remarquable, surtout pour la plus brève de nos deux séries. Ce jour-là, à 1 /10e de degré près, on a de nouveau la pointe atteinte le 18. Après le régression au 22 août, cette diminution de la température estivale est commune à toutes les stations d' observation de notre pays. Ainsi, par exemple, dans la série d' Ander, ancienne de plus de cent ans, la température de 28,7 degrés, relevée le 28 août 1865, à 13 h 30, est, encore maintenant, la plus élevée qui ait été enregistrée.

La diminution qui suit est freinée par les jours relativement tièdes précédant le 1 o septembre, où la belle moyenne diurne 1901-1950 du Säntis est particulièrement remarquable. On a ensuite une chute rapide jusqu' au 14, suivie d' une pous*e de temps chaud jusqu' aux 17 et 18. C' est le classique 31. VI. 30. VII. 31. Vili. 31 Grand St-Bernard, 2478 metres moyennes des températures diurnes 1901*1965, 31 mai au Ier octobre graphique établi par E. Ambühl, 1967 1054° 18.

1.

I -

1 14. 7.11 I16 J 10 111 29.

" VI

I 26.

23.

9. f\ I

18

1 V 17.

14.

l - 2 10= 954T/i Y 654 - 6e SW 414: - 354 30. 31.

VI. 30. VII. 31. VIM. 31.IX.

Grand St-Bernard, 2478 mètres températures moyennes à 13.30 h 1816-1965, 31 mai au Ier octobre graphique établi par E. Ambühl, 1967 beau temps du Jeûne fédéral ( le 3e dimanche de septembre, donc entre le 15 et le 21 ). Nous pouvons relever ici une autre correspondance avec Berne. Il s' agit, cette fois, de la pression barométrique, nouvel élément pris en considération et qui montre que les données moyennes pour une station sont plus ou moins valables pour des régions bien plus étendues que ce n' est le cas, par exemple, pour le temps.

Les moyennes diurnes les plus élevées de la pression barométrique, de 1901 à 1970, pour l' an entière, ont été enregistrées, dans l' ordre, les 16,17, 7 et 8 septembre, tandis que le 23 janvier ( à Berne le jour le plus froid ) s' intercale au 5e rang.Pour le 22, nos graphiques accusent une pointe vers le bas, avec une température, pour la série la plus courte, déjà inférieure à celle du Ier juin. En ce qui concerne les températures du milieu du jour, il faut attendre, pour cela, jusqu' au 27 septembre. Après la température la plus basse de Fete, celle du 30 septembre, on a un modeste réchauffement pour les premiers jours d' octobre. Gomme, cependant, le mouvement des graphiques vers le bas se généralise bientôt, il faudrait une période tout à fait exceptionnelle de beau temps pour aboutir à une nouvelle augmentation sensible de la température. En octobre, c' est pratiquement exclu.

Pour terminer, indiquons en chiffres les valeurs les plus basses et les plus élevées des deux graphiques ( °C ):

Grand St-Bernard, température moyenne de Pété, à I3 h 30, i8i6-ig6 minima 3,5230 sept.

3,82Ier oct.

4,2126 sept.

4,2528 sept.

4,4327 sept.

4,4325 sept.

10,21 Ier août 9,98 9,89 14 août 9,82 19 juil. 9,72 2 août 9,71 20 juil.

Différence entre les valeurs extrêmes 6,69 degrés. Grand St-Bernard, température moyenne diurne de l' été, 1901-1965 minima maxima i,73 30 sept.

8,06 1er août i,74 29 sept.

7,97 26 juil.

i>93 28 sept.

7,89 27 juil.

('»99 Ier OCt. ) 7,85 11 août 2,22 27 sept.

7,84 5 août 2,29 26 sept.

7,77 9 août Différences entre les valeurs extrêmes = 6,33 degrés.

Pour ne pas nous perdre en de trop nombreuses valeurs isolées, nous ne retiendrons que les 5 jours consécutifs les plus froids, respectivement les plus chauds ( oC ):

pour la moyennepour la moyenne diurne du milieu du jour 4,19 26 au 30 sept. 1,98 du 26 au 30 sept. 9,78 Ier au 30 août 7,42 du 25 au 29juil.

La période la plus chaude de l' année doit donc être attendue entre fin juillet et les premiers jours d' août.

Pour la comparaison entre les valeurs estivales les plus élevées et les plus faibles de la station du Säntis, on peut se contenter des données suivantes: Säntis, température moyenne à 13 h 30,1881-1965 minimamaxima 3,00 29 sept.8,17 26 juil.

3,03 30 sept.7,76 10 août 3,16 26 sept.7,76 22-juil. 3,16 28 sept.

Différence entre les valeurs extrêmes = 5,17 degrés.

Säntis, températures moyennes diurnes, igoi-ig6 maxima minima 1,3729 sept.

1,37Ier oct.

1,4227 sept.

maxima 6,28 26 juil. 6,25 Ier août 6,21 9 août Différence entre les valeurs extrêmes = 4,91 degrés.

Et maintenant, indiquons les 5 jours consécutifs les plus froids, respectivement les plus chauds, au' Säntis 26 au 30 sept. = 1,50 au minimum, et 29JUÜ. au 2 août = 5,76 au maximum.

Il résulte de ces chiffres, par comparaison avec le Grand St-Bernard, une différence avec le Säntis de 0,48, respectivement 2,51 degrés.

Ici aussi, on constate que les différences de température en faveur du Grand St-Bernard sont, quantitativement, du même ordre de grandeur que celles qui résultent de la comparaison des moyennes du milieu du jour et diurnes des divers mois: plus importantes au gros de l' été, s' amenui vers l' automne.

TEMPÉRATURES LES PLUS BASSES ET LES PLUS ÉLEVÉES DE L' ÉTÉ ( Avec, en plus, mention des minima de l' hiver ) Les minima et maxima des lectures usuelles de la température ne peuvent être reconstitués, de façon uniforme, que jusqu' en décembre 1883. Pour les périodes antérieures, les modifications dans l' heure des relevés font que les maxima ont été constatés essentiellement à 12 heures ou à 14 heures, plus rarement à 16 heures. Réduire des relevés isolés à 13 h 30 serait source d' erreurs et donc inadmissible.

A 6 heures du matin, les minima de l' été seront certainement, de façon générale, inférieurs à ceux de 7 heures ( 7 h 3o HEC ). Nous reproduisons ici quelques minima et maxima pour les mois de l' été, relatifs à toute la période d' observations.

La consultation des données fournies par les thermomètres à minima et maxima, elle non plus, n' a pas permis d' atteindre notre but, qui était de connaître les valeurs extrêmes de la température sur 150 ans, à conditions de lecture uniformes. A maintes reprises, les observations ont été suspendues, tantôt les unes, tantôt les autres. J' ignore combien de thermomètres ont été utilisés pendant cette longue période, et s' ils concordaient toujours entre eux. Aucun document n' a pu être trouvé à ce sujet.

Il est intéressant de savoir que le premier thermomètre à minima fut mis en service le 25 février 1824. Pour les maxima, les relevés commencèrent le 4 janvier 1826. Les observations au thermomètre à maxima furent malheureusement suspendues à fin 1937; en revanche, les minima ont été relevés jusqu' à ce jour, avec, à vrai dire, de temps en temps, quelques interruptions.

Nous donnons tout d' abord les valeurs annuelles les plus basses et les plus élevées de toute la série, ensuite les chiffres correspondants des mois d' été, de juin à septembre ( °C ) voir Tab. p. 101.

Comme nous l' avions déjà exposé, ces valeurs n' ont pas été toujours relevées aux mêmes heures. Ainsi, vers la fin des années vingt du siècle passé, les premiers relevés du jour ne se faisaient qu' à 9 heures, à quoi s' ajoutait, à vrai dire, la lecture du thermomètre à minima. Il est évident qu' à 7 h 30 on aurait obtenu de tout autres valeurs.

Les jours de grosse chaleur estivale, il faut s' attendre à ce que la température la plus élevée ne soit atteinte qu' après 13 h 30. Si nous procédons au contrôle des maxima de notre tableau, nous constatons que, à 13 h 30 HEC ( actuellement l' heure usuelle des relevés ), nous n' avons eu, en 150 ans, que trois fois des valeurs supérieures à 20 degrés. Le 3 juillet 1859, en effet, à 14 heures, le thermomètre ne marquait que 18,1 degrés ( 20,8°à 16 h ). Les valeurs record furent donc atteintes en 1944, 1947 et 1952.

En juin, il n' y a jamais eu jusqu' à maintenant — 1 o degrés à 7 h 30 et, en septembre, la température ne fut que deux fois inférieure à —1 o degrés. Donnons maintenant, sous les réserves qui évidemment s' imposent, les résultats disponibles pour les minima et les maxima des mois d' été.

Du fait que, depuis les années quarante de notre siècle et jusqu' à ce jour, il n' y eut pas de relevés du thermomètre à maxima, les températures record, qui probablement furent atteintes durant cette période, restent malheureusement inconnues.

Les données dont nous disposons nous permettent néanmoins de retenir qu' il est peu probable Lectures horaires extrêmes au Grand St-Bernard i8iy~igyo dès 1884: ( 71130,13h3oet2i I130 ) année:

—30,0 i4févr. 192g 20,6 3 juillet 185g ( 16 heures ) —29,6 18 déc. 1927 20,4 23 août 1944 —29,5 i3févr. 1929 20,2 28 août 1865 ( 14 heures ) —27,4 ierjanv. 1905 20,2 29JUÌI. 1947 —27,4 I4févr. 1940 20,1 Ier juil. 1952 juin70,0 y juin 182g ( Min. ) 19,1 22juin 1822 ( 14 heures9,9 28 juin 1830 ( Min. ) i8,8 28 juin 1818 ( 14 heures9,o Ier juin 1873 ( 6 heures ) 18,6 2 7 juin 1947 juillet 6,0 5juil. 1833 ( Min. ) 6.022juil. 1833 ( Min. ) 5.19 juil. 1900 août 7,52g août 1826 ( Min. ) 7,023 août i8i8(L.d.s. ) 6,319 août 1830 ( Min. ) 5,727 août 1896 septembre77,0 24 sept. ig3i —10,8 3osept. 1843 ( L.d.s.9,9 26 sept. 1830 ( Min. ) Min. thermomètre à minima L. d. s. = Lever du soleil d' avoir au Grand St-Bernard, en juin, des températures inférieures à —10 degrés, et qu' en juillet et en août le thermomètre ne marquera guère moins de —7, respectivement —7,5 degrés. En septembre, on n' a enregistré que trois fois —11 degrés ou moins.

Par ailleurs, la colonne de mercure n' a jamais dépassé, en j uin et septembre, durant cette période de 150 ans, le seuil des 30 degrés. En juillet et en août également, ce n' a été le cas que bien rarement.

L'on peut donc relever que, dans les Alpes du sud-ouest de la Suisse, à l' altitude de 2500 mètres, une température 20,6 3Juil. 185g ( 16heures ) 20,2 29juil. 1947 19,8 27 juil. 1872 ( 14 heures ) et 5 juil. 1957 20,4 23 août ig44 20.2 28 août 1865 ( 14 heures ) 19,35 août 1821 ( 14 heures ) iy,4 8 sept. ig66 17,2 .4 sept. 1911 16,8 3 sept. 1911 de 22,5 degrés représente un record de chaleur ( 1 o août 1923 = 22,8 degrés: maximum absolu ).

On mentionnerait volontiers les valeurs correspondantes du Säntis, mais les résultats antérieurs à 1894 donnent des résultats qui ne peuvent être utilisés sans autre. De plus, les minima de l' été étant relevés différemment depuis 1961, ils sont plus prononcés. Nous donnons néanmoins un relevé comparatif des deux stations, soit d' une part des lectures à heure fixe, d' autre part des minima et maxima absolus ( °G ):

Minima et maxima absolus pour le Grand St-Bernard ( °C ) période 1826-1970 pour les minima — 30,0 2ojanv. 1827 22,8 10 août 1923 — 3°,o I4févr. 1929 21,5 14 août 1923 — 29,8 2janv. 1905 21,3 Ier août 1826 — 29,6 18 déc. 1927 21,3 17 août 1892 — 29,5 13 févr. 1929 21,1 22 août 1898 juin 10,0 9.9 9,5 7 juin 1829 28 juin 1830 Ier juin 1852 et 15 juin 1852 juillet 6,8 6,0 6,0 iijuil. 1856 5 juil. 1853 22juil. 1853 août 7>5 7.1 6,8 29 août 1826 19 août 1831 septembre11,6 11,0 11,0 30 sept. 1843 24 sept. 1931 29 sept. 1936 Minima et maxima à heure fixe pour le Grand St-Bernardet le Säntis pour toute la période d' observations.

Grand St-Bernard —3O,oI4févr. 1929 —29,618 dec. 1927 —29.513 févr. 1929 —27,4ierjanv. 1905 20 fi3 juil- *859 ( 16h ) 20,423 août 1944 20,228 août 1865 ( 14h ) 20,229JUÌI. 1947 20,0Ier juil. 1952 respectivement 182 6-193 7 pour les maxima' 9 5 juin 1869 i5juini837 i8juin 1847 18,4 20,9 20,2 20,2 il. 1859 27JUÜ.1872 igjuil. 1898 22,8 2i,5 21,3 10 août 1923 14 août 1923 Ier août 1826 et 17 août 1892 18,7 18,2 18,1 6 sept. 1898 7 sept. 1900 3 sept. 1911 Säntis —31,5 /er janv.

I9°5 —3°>4 14 févr.

1940 —30,3 2 févr.

1956 —29,8 13 févr.

1940 20,0 6 juil. 1' 957 19,4 2 juil.

10,^2 18,6 10 août IQ2^ 18,6 3 juil- :952 18,6 7 juil.

1957 Minima et maxima absolus pour le Grand St-Bernard et le Säntis, pour les périodes entières d' observations.

Grand St-Bernard —30,0 —329,8 —29,6 —29,5 2ojanv. 182J I4févr. 1929 2janv. 1905 i8déc. 1927 13 févr. 1929 22,810 août 1Q23 21,514 août 1923 21,3Ier août 1826 21,317 août 1892 2i,i22 août Si nous considérons ces deux relevés dans leur ensemble, nous constatons en premier lieu que fréquemment des valeurs record ont été atteintes à l' une et l' autre de ces deux stations à la même date ou presque. En outre, les températures relevées au Säntis sont toujours inférieures à celles du Grand St-Bernard, et cela dans une mesure identique à celle des moyennes mensuelles correspondantes.

De plus, ce n' est pas par hasard que les 13 et 14 février se signalent fréquemment par des froids exceptionnellement rigoureux. Ces deux jours sont ceux où également les moyennes diurnes, calculées sur de longues périodes, sont les plus basses, que ce soit à ces deux stations ou au Jungfraujoch.

En résumé, constatons que le seuil le plus bas de —30 degrés n' est atteint que txès rarement à des sommet et cols situés à l' altitude d' env. 2500 mètres. Ce n' est que tout à fait exceptionnellement qu' à l' est de notre pays l' air est réchauffé en été, dans ces régions, à 20 degrés, tandis que cette température peut être constatée, à l' occasion, à l' ouest, bien que ce ne soit que rarement le cas.

Des froids plus rigoureux sont réservés aux altitudes dépassant 3500 mètres. Le minimum absolu a été enregistré au Sphinx ( Jungfraujoch ) avec —36,9 degrés, le 14 février 1940 - de nouveau un Säntis 32>° ieljanv.

3!>9 2janv.

.'9O5 30,4 14 févr.

1940 3°>3 2 févr.

!956 3° ,'i8déc.

1927 et 13 févr. 1929 20,5 6juil. j

!952 19,2 5JUÌ1- !952 19.1 13 août 1966 19,0 17 août 1892 19,0 7JU»1- 1957 14 février! En règle générale, on ne publie pas d' indications sur les températures les plus élevées.

Encore une fois, donnons pour le Grand St-Ber-nard, où, malgré quelques lacunes, nous disposons de données pour plus d' un siècle, quelques-uns des minima mensuels, relevés au thermomètre à minima ( °C ):

3.426 août igh 3,31 er juil. 1928 3,211 juil. 1911 2,8 29 juil. 1904 2.53 juil. 1923 II coule de source que ces valeurs proviennent, sans exception, de mois d' été particulièrement chauds. Juillet et août 1911, où, à d' autres égards encore, les météorologues purent enregistrer des valeurs record, jamais atteintes par la suite, se signalèrent tout particulièrement à cet égard.

Opposons à ces chiffres le maximum de température le plus bas atteint au gros de l' hiver: -f- 6,5 degrés, les 17 et 18 janvier 1841.

Nous pouvons résumer comme il suit ce qui précède: des mois sans gel sont des plus rares à l' altitude de 2500 mètres et, sauf circonstances tout à fait exceptionnelles, ce ne seront que juillet et août.

Pour en terminer avec le Säntis, donnon-en la température minimale la plus élevée en été: 1,5 degré, le 17 août 1911, par quoi se trouve attestée, une fois de plus, la température généralement inférieure du sommet de l' Alpstein par rapport à celle du Grand St-Bernard.

La période sans gel la plus longue est aujourd'hui encore, avec 80 jours, celle du 29 juin au 16 septembre 1911, cela tant pour le Grand St-Bernard que pour le Säntis. En 1947, une brève baisse de la température, le lo juillet, empêcha d' enregistrer une période sans gel encore plus longue.

// résulte de notre étude que la végétation capable de subsister à ces altitudes doit être à même de subir en tout temps une période de gel, et cela même au cœur de l' été.

Traduit de l' allemand par Georges Solyom

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