Les variations des glaciers suisses 1958 à 1959

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PAR A. RENAUD

Avec 7 illustrations ( 139-145 ) L' ENNEIGEMENT ALPIN 1958-1959 L' enneigement débuta très tôt par les fortes chutes de neige des 16 et 17 octobre 1958 qui recouvrirent l' ensemble des Alpes au-dessus de 1800 m d' altitude. A l' est du Saint Gothard la neige descendit même jusqu' à 1400 m. Cependant, dans les Alpes valaisannes, bernoises et vaudoises, une partie de cette couverture précoce disparut et l' enneigement définitif ne s' effectua qu' à mi-décembre.

La neige tomba encore en abondance entre le 15 décembre et le 10 janvier, d' abord sur le versant sud, puis en Engadine et finalement sur toutes les Alpes. Au Gütsch près d' Andermatt ( 2290 m ), la hauteur maximale de la couche de neige fut atteinte le 11 janvier déjà, s' élevant à 230 cm.

Dès lors et jusqu' au printemps, les précipitations furent rares au nord des Alpes où l' enneige resta sensiblement inférieur à la moyenne. A la fin de l' hiver, on nota les hauteurs d' enneige maximales suivantes, relativement modestes:

Säntis ( 2530 m):254 cm le 11 avril, Weissfluhjoch ( 2450 m ): 215 cm le 2 mai.

Dans la zone alpine proprement dite, où l' enneigement se poursuivit normalement durant le printemps, le maximum fut observé entre le 24 avril et le 27 mai selon les régions.

L' hiver fut donc pauvre en précipitations alpines, excepté les vallées de la Viège, de Münster et de la région du Col de la Bernina.

Au point de vue thermique, l' année nivo-glaciologique du ler octobre 1958 au 30 septembre 1959 fut marquée, janvier excepté, de températures mensuelles moyennes supérieures à la normale. L' été fut très chaud, en particulier les mois de juillet et de septembre, ce dernier caractérisé en outre par sa grande sécheresse. Au Säntis ( 2500 m ), la somme des températures moyennes journalières positives des mois de mai à septembre s' éleva à 794 degrés, dépassant la moyenne climatique de 33%.

Il n' est pas sans intérêt de citer ici les valeurs correspondantes pour d' autres stations, car la masse de neige ou de névé fondue au cours de mai à septembre peut être considérée comme proportionnelle à la somme T des températures moyennes journalières positives ( ablation mesurée sur une surface horizontale)2. Tableau voir page 222.

Les observations détaillées sur l' enneigement alpin 1958-1959 consignées plus loin dans un tableau récapitulatif nous ont été obligeamment communiquées par la Direction du Chemin de fer de la Jungfrau, MM. P. Kasser ( Zurich ) et W. Kuhn ( Zürich)1. Nous remercions tout particulièrement M. Th.Zingg ( Institut SLF Weissfluhjoch-Davos ) qui, de plus, a mis à notre disposition les renseignements statistiques sur les avalanches.

1 Observations annuelles publiées par la Commission des Glaciers de la Société helvétique des sciences naturelles, avec la collaboration du CAS ( 80e rapport ).

2 Th.Zingg, Winterbericht SLF n° 14 ( 1949-1950 ).

Station Gütsch

Säntis

Weissfluhjoch

Clarides, balise supérieure

Silvretta, balise supérieure

Payerne, atmosphère libre

Altitude ( m ) T ( degrés ) ( mai-septembre 1959 ) 2287 939 2500 794 2667 664 2900 421 3000 421 3100 ( 700 mb ) 299 3578 67 Jungfraujoch, Sphinx.

Nous regrettons que ces renseignements ne soient pas plus nombreux, car un réseau d' obser plus dense en haute montagne permettrait de fournir une image plus complète et plus correcte de l' enneigement alpin. Il mettrait en évidence les différences locales dont l' importance est loin d' être négligeable et permettrait vraisemblablement de fournir une explication à certaines crues glaciaires locales et passagères.

Quoi qu' il en soit de cette pauvreté d' informations, le tableau récapitulatif, grâce à la qualité des observations qu' il renferme, permet de conclure que Venneigement alpin 1958-1959 a été régressif et défavorable à une alimentation normale des glaciers.

Les avalanches de l' hiver 1958-1959 firent 14 victimes dans diverses régions des Alpes. 6 personnes furent tuées à l' entrée de l' hiver par les avalanches consécutives aux fortes chutes de neige mentionnées au début de cet article; 4 périrent au milieu de l' hiver, notamment sur un chantier de haute montagne où l'on déplora 3 morts. Les 4 autres furent victimes d' avalanches de printemps. En particulier, 2 passagers d' une voiture automobile furent tués par une avalanche tombée sur la route du Saint Gothard.

Nous avons omis dans notre précédente chronique2 de mentionner les avalanches de l' hiver 1957-1958. Il nous paraît d' autant plus utile de réparer cet oubli qu' elles firent 19 victimes, toutes des skieurs! En effet, au cours de l' hiver 1957-1958, le danger d' avalanches fut presque permanent. On ne compta cependant guère d' avalanches spontanées; mais les skieurs eux-mêmes déclenchèrent les coulées ou plaques de neige meurtrières. L' accident le plus grave survint sur le versant nord du Lac de Brienz ( grosse coulée de neige mouillée ) et fit 4 morts et 7 blessés. Puisse ce tragique bilan rendre les skieurs plus circonspects et plus attentifs aux bulletins établis par l' Institut fédéral pour l' étude de la neige et des avalanches au Weissfluhjoch sur Davos ( SLF ).

1 W. Kuhn, Der Firnzuwachs pro 1958/1959 in einigen schweizerischen Firngebieten ( 46.Bericht ) in Vierteljahrschrift der Natf. Ges. Zürich, Jahrg. 104, 1959.

1 A. Renaud, Les variations des glaciers suisses 1958. Les Alpes 1959/ÜI.

CHRONIQUE DES GLACIERS 1958 1959 Le réseau complet des glaciers surveillés s' étend à 95 appareils. De ce nombre, 78 seulement ont pu être observés en automne 1959, soit 11 de moins qu' en 1958. Cette réduction a été dictée par des considérations financières, le coût pourtant modeste des mensurations n' étant pas couvert par des crédits suffisants. D' autre part, certains glaciers que les observateurs n' avaient pu contrôler à la fin de l' été furent définitivement enneigés dès les 15/16 octobre, rendant les mensurations impossibles.

En rédigeant cette chronique, la quatre-vingtième d' une longue série, nous tenons à remercier tous nos observateurs pour leur collaboration faite de fidélité à une œuvre d' intérêt scientifique et d' amour de la montagne. Dès le début, le CAS s' est associé à l' effort des glaciologues en publiant chaque année les résultats des mensurations de longueur des glaciers contrôlés. Nous osons espérer que ces rapports, destinés avant tout aux glaciologues, présentent aussi quelque intérêt pour les lecteurs non spécialisés, et nous remercions Les Alpes et leurs rédacteurs pour leur hospitalité et leur courtoisie.

Le recul constant des langues glaciaires rend leur accès toujours plus malcommode et les mensurations plus malaisées. Les fronts affaissés recouverts de moraines ont souvent un contour mal défini et, dans nombre de cas, l' Interpretation des mesures est devenue difficile. Les tableaux récapitulatifs des variations de longueur donnés en annexe ne sont établis qu' à la suite d' un examen approfondi de chaque cas. Cette étude nous est rendue possible par les renseignements complémentaires dont les observateurs assortissent leurs rapports et dont nous extrayons pour cette chronique les éléments les plus caractéristiques du régime général des glaciers suisses.

La Commission des Glaciers et ses collaborateurs directs ont assuré les contrôles des glaciers du Rhône ( MM. P. Ls. Mercanton et P. Mercier ), de Grindelwald ( MM. W. Jost, V. et H. Boss ), de Findelen, Z' Mutt et Ried ( M. A. Renaud ), d' Aletsch et Fiesch ( M. P. Kasser ), de Trient et Saleina ( M. P. Mercier ), d' Otemma, Breney et Mont Durand ( MM. J. Ls. Blanc, Jaccard et Porchet ), de Glärnisch et Biferten ( M. Wild-Merz ), de Cambrena et Paradisino ( M. A. Godenzi ).

La Section d' Hydrologie de l' Institut VAWE/ETH ( M. P. Kasser ) nous a communiqué les observations faites par ses soins aux glaciers d' Allalin, Schwarzberg, Tälliboden, Ofental et Kessjen. L' Institut fédéral pour l' étude de la neige et des avalanches ( M. Th.Zingg ) nous a fourni les résultats des mensurations faites au Glacier de Silvretta. De plus, le même Institut ( SLF ) a établi, d' en avec nous, le programme d' un ensemble de photographies aériennes effectuées en automne 1959. Les documents rassemblés avec la collaboration de Y Aviation militaire serviront, d' une part, à fixer la limite inférieure des névés à cette époque, d' autre part, à fournir des renseignements complémentaires sur la position d' un certain nombre de langues glaciaires. Ces levés rentrent dans le cadre général des études de Y Année Géophysique Internationale prolongée ( AGI ).

Les mensurations très complètes faites par M. A. Flotron aux glaciers de l' Aar ont été mises comme de coutume à notre disposition par la Direction des Forces motrices de VOberhasli. La Direction d' Electro nous a transmis ses observations aux glaciers de Corbassière et de Giétro.

Le personnel des Services cantonaux des forêts a assumé enfin les contrôles de tous les autres glaciers, au nombre de 53.

Des 78 glaciers observés, seul celui de Mont Durand n' a pu être dûment étudié, retiré qu' il est dans une gorge d' accès dangereux. D' autre part, le régime du Glacier de Tiatscha doit être considéré comme incertain, car, si l' affaissement de la langue est le signe d' une diminution de masse, l' éboulement de glace survenu en septembre 1959 dans la partie terminale en forte pente a provoqué une poussée du front qui doit être considérée comme une crue accidentelle ( M. Luzzi ). Les glaciers d' Oberer Grindelwald et Mutt sont en décrue avérée quoique non mesurée. Celui d' Oberaar est en décrue certaine, mais le recul considérable du front y est dû à de longues périodes de contact avec l' eau du lac d' accumulation des Forces motrices bernoises. La première immersion a duré 185 jours du 16 juillet 1958 au 17 janvier 1959. Après utilisation des eaux, le front du glacier est enfin apparu et a pu être relevé le 16 juillet 1959, montrant une falaise de 50 m de hauteur et pratiquement verticale sur une longueur de 120 m. M. Flotron a pu alors observer, non sans étonnement, que le portail était situé à 15 m au-dessus du lit. A notre avis, cette anomalie doit être attribuée à l' effet de l' ennoyage sur la circulation des eaux à l' intérieur du glacier. Nous en voyons la preuve dans le fait qu' à l' étiage, le plan d' eau ( cote 2303,0 m ) s' élevait à 18 m au-dessus du point le plus bas du front ( 2285 m ). En 1959, cette période d' étiage a duré 46 jours, du 30 août au 15 octobre. Dans ces conditions, le recul du front n' a plus aucune signification climatique et sa valeur a été éliminée du calcul de la variation moyenne de longueur des glaciers suisses établie par conséquent sur la base des mensurations retenues au nombre de 73.

En revanche, le recul de la langue du Glacier d' Unteraar est compté dans l' établissement de la valeur moyenne de la variation de longueur, car le contact avec le lac du Grimsel n' a duré que 44 jours et n' a touché qu' une partie négligeable du front.

Le tableau ci-dessous résume les observations faites en 1959 et permet de comparer le régime des glaciers à celui de l' année précédente:

Récapitulation - Zusammenfassung 1957-19581958-1959 Glaciers contrôlés 8977 Glaciers en régime incertain 01 = 1% Glaciers stationnaires 00 Glaciers en crue 6=77=9% Glaciers en décrue 83 = 93%.69 = 90% Variation moyenne de longueur — 16,2 m15,4 m Ainsi, comme l' année précédente, les glaciers suisses ont poursuivi de 1958 à 1959 leur décrue persistante sans changements importants.

Si, dans nos rapports, la priorité est accordée aux variations de longueur des glaciers, il n' en reste pas moins que nous nous efforçons de donner une image plus exacte de leur régime chaque fois que nous en avons les éléments. Aussi le tableau récapitulatif des mensurations effectuées aux Glaciers de VAar revêt-il le plus grand intérêt pour qui veut bien l' examiner de plus près et chercher une signification aux valeurs numériques. Il constatera comme nous que, sur la plupart des profils transversaux, le niveau de la surface a baissé de 2 à 3 m et que l' aire occupée par ces glaciers ainsi que leur volume ont sensiblement diminué. Pour le Glacier d' Unter, la diminution de masse est, selon M. Flotron, une fois et demie plus forte que la valeur moyenne pour les années 1931 à 1951. La vitesse superficielle de ces glaciers présente par contre des fluctuations que nous n' avons pas la place d' analyser dans ce rapport. Bornons-nous à signaler qu' elle est en légère augmentation dans le bassin supérieur du Glacier d' Unteraar, comme cela avait été constaté déjà depuis une dizaine d' années. Dans la partie terminale du même glacier, les vitesses sont en très faible diminution, mais il serait très imprudent d' y voir le signe, même timide, d' un proche changement de régime.

Le recul des fronts a profondément modifié le terrain situé devant plusieurs glaciers. Des lacs temporaires se sont formés par la retenue des eaux derrière des moraines frontales ou des barres de glace morte. Un cas très typique est celui du Glacier de la Blümlisalp, cité déjà dans le précédent rapport, et dont nous donnons ici quelques illustrations. Dans ces conditions-là, les mensurations deviennent difficiles et leurs résultats très douteux. Certaines ont dû être temporairement interrompues.

Les glaciers en crue, au nombre de 7, méritent une mention particulière. En effet, de telles poussées apparaissant en plein régime général de décrue sont non seulement insolites, mais encore sérieusement contestées par certains de nos confrères en glaciologie. Il n' est donc pas inopportun de les analyser de très près, dans la mesure où, bien tentendu, les documents suffisants ont pu être réunis, ce qui n' est malheureusement pas le cas pour le Glacier de Fee.

Le cas du Glacier d' Allalin déjà relevé dans ces rapports ne saurait faire de doute. Bien que différentes, les crues des petits glaciers uranais de Griess, Rotfirn et St. Anna et celle du Glacier de Paradisino n' en sont pas moins certaines. L' idée qu' elles pourraient être dues à des résidus de névé temporaires prolongeant les langues glaciaires et persistant plus d' une année doit être écartée. Il s' agit dans chaque cas d' une véritable poussée de glace normale, accompagnée parfois d' un soulèvement de la langue dont la masse augmente de façon irrécusable. C' est le cas par exemple au Glacier de Rotfirn ( K. et M. Oechslin ). Notons cependant que ces crues ne se sont jusqu' ici manifestées qu' en certains points particuliers du front, d' autres portions de la langue restant en décrue. Si ces crues sont donc certaines, il n' en reste pas moins qu' elles n' ont pas de signification climatique et qu' il convient d' en chercher la cause dans la configuration des bassins des glaciers où elles se manifestent et, peut-être, dans d' autres facteurs locaux d' ordre météorologiques.

Nous ne pouvons mieux illustrer ces considérations qu' en citant l' exemple du Glacier de Sardona observé avec perspicacité par M. Eugster. En divers points de son large front, des « crues » paradoxales ont été notées en 1959 qui s' expliquent fort simplement: ici, la vidange d' un lac temporaire devant le front laissant réapparaître la glace morte qu' il masquait, là des éboulements de moraines superficielles, résultat d' une fonte très intense, libérant la glace sous-jacente non observable l' automne précédent.

15 Die Alpen - 1960 - Les Alpes225 Le cas du Glacier du Trient est beaucoup plus difficile à interpréter et nous avons quelques raisons, non de douter de sa crue, mais d' attendre de nouvelles observations susceptibles d' ap les éléments d' une analyse actuellement impossible. En attendant, notre surprise est moins grande depuis que notre confrère M. Bouverot, Inspecteur principal des Eaux et Forêts à Annecy, nous a communiqué les résultats des mensurations effectuées aux fronts des glaciers du massif du Mont Blanc. Plusieurs d' entre eux, en effet, sont en crue depuis 1956, notamment Les Bossons ( 95 m en 3 ans ), Taconnaz ( 12 m ) et Le Tour ( 35 m ). Nous remercions ici M. Bouverot de nous avoir donné ces précieuses informations dans le cadre desquelles le brusque changement de régime du Glacier du Trient apparaît beaucoup moins insolite.

Le Glacier d' Allalin en crue en 1842 Dessin de James D. Forbes extrait de l' ouvrage:

Reisen in den Savoyer Alpen und in den anderen Theilen der Penninen-Kette nebst Beobachtungen über die Gletscher ( Stuttgart 1845 ).

Le maximum d' extension du Glacier d' Allalin se situe vers 1820-1822. Après une période de retrait, en 1835, il poussa à nouveau son front au-delà de la Viège sur la rive droite et atteignit le chemin de Mattmark, visible ici, en 1847.

La structure du glacier est particulièrement bien représentée par Forbes.

Tableau 1 VARIATIONS DE LONGUEURS DES GLACIERS 1958/59 LÄNGEÄNDERUNGEN 1958/59 Bassin du Rhône - Einzugsgebiet der Rhone GlacierCanton RhôneVS MuttVS Fiesch2VS Grosser AletschVS LangVS KaltwasserVS AllalinVS TällibodenVS Schwarzberg3VS OfentalVS KessienVS FeeVS RiedVS Gorner « VS Z' MuttVS FindelenVS Turtmann ( Ouest)VS Turtmann ( Est ou Brunegg ) VS ZinalVS MomingVS Bella TolaVS MoiryVS FerpècleVS Mont-MinéVS Bas d' Arolla ( Arolla)VS Tsidjiore-NouveVS CheilonVS L' En DarreyVS Grand DésertVS Mont FortVS OtemmaVS Mont Durand ( Val de Bagnes ) ...VS BreneyVS ValsoreyVS TseudetVS CorbassièreVS GiétroVS SaleinaVS TrientVS TsanfleuronVS Plan Nevé ( Grand)VD MartinetsVD Prapio: VD Sex RougeVD PaneyrosseVD Variations.

en mètres, en Alt. front. 1 ( m ) 1957/58 1958/59 19592 — 8 2060 — 10 — X — 5 - 1,5 1780 — 20,5 — 10 1492,4 — 12 — 14 2010 — 35,5 — 17 2580

— 0,5 - 0,5 — 10 — 5,5 - 2,5 — 8 — 12 — 7 —408 ( 5 ans )

__ g — 24 — 20,5 — 56 2040 — 36 - 31,5 2230 —478 — 41 2476 — 66 - 9,5 2234 — 5 — 7 2373 — 10,5 — 13,5 1990 — 10,5 — 16 2320

— 31,5 — 14 - 6,5 2241 — 42 - 54,5 — 10,5 — 21 — 12 - 4,5 — 2,5 — 6 — 41 — 69,5 — 7 — 24 — 6 — 10 — 22 — 15 2355 — 53 — 14 — 13 2560 — 15 — 31 2495 — 5 — 20 2520 — 46 — 12...

— 0,5 ( 2 ans11 — 46 1736 + 20 ( 2 ans ) 1796 - 39,3 — 81,5 — 3 ( 2 ans )

— 4 2090

+ 1,5

— 2,5 2368 — 1 - 3,5

+ 1,5

— 1 Cote du point le plus bas de la langue, généralement à la sortie de l' émissaire au portail.

2 II s' agit des mensurations effectuées sur la rive droite, à partir d' une base établie depuis nombre d' années. En réalité, le glacier descend à la cote 1580 m ( au portail ) où une nouvelle base vient d' être établie.

8 Contrairement aux années précédentes, il s' agit de la partie supérieure du glacier. La partie inférieure qui en est actuellement séparée n' est formée que de glace morte; elle a diminué de 10 mètres. 4 Diminution de la surface devant le front: 8945 m2.

2 La cote donnée pour 1958 était vraisemblablement erronée.

8 Depuis 1934, le plus graßd recul au front est de 250 m. Le recul de 5 m de 1957-1959 est une estimation ( Wild-Merz ).

Bassin de l' Inn - Einzugsgebiet des Inns Variations, en mètres, en Alt. front, ( m ) 1959 2275 2140 Glacier Canton GR GR 1957/58 1958/591026,5 Lischana. Roseg.

— 30,532,5 Bassin de l' Adda - Einzugsgebiet der Adda Forno.. Palü... Paradisino Cambrena GR GR GR GR2820,5152,5 — 20,5

+ 13

2330 2818 2515 Bassin du Tessin - Einzugsgebiet des Tessin Rossboden Bresciana Basodino.

TI TI2227,5112233 2565 Tableau 2 Aaregletscher Mensurations des glaciers de l' Aar ( 1958/1959 ) par les « Forces motrices de l' Oberhasli » ( KWO ) 1958/59 Ecarts sur 1958 Vitesses superficielles en m/an Altitude de cote, en m Profil m nufn ti i * moyennes maximum snuy i. 11 n \.

m moyenne maximum 1958 Unteraar Grunerhorn ( Finsteraar )..

2568,93 — 1,07 — 2,5 37,89 — 0,46 Wildläger ( Lauteraar )..

2520,90 -2,21 — 5,0 31,61 + 1,59 48,8 Mieselen

2382,22 — 2,31 — 7 26,82 + 0,92 36,9 Pavillon Dollfus.

2239,70 — 2,43 — 6 19,15 — 0,15 26,0 Brandlamm * Supérieure '.

2080,68 -2,11 — 9 7,56 + 0,19 Oberaar Suprême

2573,09 — 1,82 __3 13,08 — 0,05 19,4 Supérieur....

2503,85 — 2,93 — 3 8,40 — 0,14 13,9 Médian

2402,91 — 3,99 8,42 + 0,17 12,8 Diminution de superficie en mètres carrés Unteraar. Oberaar.

1956/581958/59 796 ( 2 ans ) 2 712 15 75624 548 1 Par suite d' une erreur de notre correspondant, nous avons publié l' an dernier une notice erronée sur l' altitude moyenne de ce profil. Les valeurs exactes sont les suivantes: 1956: 2087,6; 1957: 2085,1 m; 1958: 2082,8 m; Variation de masse en milliers de mètres cubes Unteraar1956/58 ( 2 ans1958/59 De front à front254310 Du front au profil Brandlamm Supérieure5 0252 144 De Brandlamm Supérieure au Pavillon Dollfus1 9004 933 Du Pavillon Dollfus à Mieselenegg3 5257 065 Finsteraargletscher de Mieselen à Grunerhorn2 0864 757 Lauteraargletscher de Mieselen à Wildläger2 6605 661 Total Unteraar15 450 ( 2 ans24 870 Oberaar De front à front930728 Du front au profil Médian3 7862 058 Du profil Médian au Supérieur3 1431 882 Du profil Supérieur au Suprême2 6201 557 Total Oberaar10 479 ( 2 ans6 625 ENNEIGEMENT ALPIN 1958/59 - EINSCHNEIUNGEN IN HOCHLAGEN 1958/59 I. Observations au moyen de balises - Pegelmessungen Tableau 3 Glaciers Altitude Enneigement maximal enm ( fin d' hiver ) Aletsch 3350 4,4 m le 10 V 59 Clarides 2440 2,4 m le 26 IV 59 Clarides 2700 Clarides 2900 4,8 m début V 59 Silvretta 2750 2,47 m le 27 V 59 Silvretta 3000 2,57 m le 27 V 59 Résidu à l' étiageaccumulationdissipation3 m le 12 IX 59 Variation de niveau de la surface — 1,0 m — 0,47 m le 8 IX 59 + 1,57 m le 8 IX 59 — 0,5 m le 23 IX 59 — 0,5 m le 23 IX 59 II. Observations au moyen d' échelles nivométriques sur des parois rocheuses Bei Felsmarken Glaciers Grindelwald Inférieur ( Eismeer ) Altitude Niveau maximal Niveau minimal 18 degrés le 1 X 58 6 degrés le 16 X 59 Variation de niveau de la surface 3100 46 degrés * le 24 IV 59 — 6 m * Enneigement hivernal maximal apparent de 28 degrés — 14 m.

Die Gletscher in den Schweizeralpen im Jahre 1959

In seinem Aufsatz über die « Variations des glaciers suisses 1958/1959 », dem 80. Bericht, der in unsern Schriftenreihen des SAC ( Jahrbuch und « Die Alpen » ) erscheint, gibt uns André Renaud einleitend eine Zusammenfassung der Einschneiung in den Alpen, die im Vorwinter 1958 bereits am 16. und 17.Oktober einsetzte, über 1800 m ü.M., im östlichen Gotthardgebiet bis auf 1400 m herab. In weiten Gebieten schmolz dieser Frühschnee wieder weg; die eigentliche Einwinterung unseres Alpengebietes setzte erst Mitte Dezember ein, wobei die Hauptschneefälle in der Zeit zwischen dem 15. Dezember 1958 und 10. Januar 1959 fielen ( auf Gütsch-Andermatt [2290 m] betrug die Schneehöhe am 11. Januar 1960 230 cm ). Die maximalen Schneemengen wurden allgemein zwischen 24. April und 27. Mai verzeichnet. Im hydrologischen Jahr, Oktober 1958 bis November 1959, waren die Temperaturmittel ( mit Ausnahme des Januars ) durchwegs zu hoch, der Sommer war warm und trocken; im September erreichte die Temperatursumme rund 1/3 mehr als das bisherige Mittel.

Es wurden im Berichtsjahr 1958/1959, d.h. im Herbst 1959 77 Gletscher beobachtet, von denen zwei stationär, 7 im Vorstoss und 69 = 90% im Rückzug sich befanden. Zeigten im Herbst 1958 die Gletscher eine mittlere Zungenabnahme von —16,2 Meter, so betrug diese im Herbst 1959 —15,4 Meter. Die Abnahme der Gletscherzungen ist in den Schweizeralpen somit, wie in den benachbarten Gebieten, ohne besondere Veränderung geblieben. Wo die Möglichkeit bestand, auch die Mächtigkeit der Gletscher zu ermitteln, ergibt sich eine Ablation, die sich zwischen 2 bis 3 Meter bewegt, was andeutet, dass das Gletschervolumen gesamthaft weiter abgenommen hat. Beim Unteraargletscher ist diese Mächtigkeitsabnahme nahezu 1 ½mal grösser als im Mittel der Jahre 1931-1951 erreicht wurde. Der in den letzten Jahrzehnten erfolgte Rückgang der Gletscher hat verschiedenerorts das Vorgelände stark verändert, vorab durch die Bildung von Seen, die durch Moränen oder durch Toteis gestaut wurden. Der Bericht weist diesbezüglich im besondern auf die Lage beim Blümlisalpgletscher hin. Wo Gletschervorstösse verzeichnet wurden, handelt es sich wohl vorab um rein lokale Erscheinungen ( Allalin, Griess, Rotfirn, St. Anna ), die auf die Form des Untergrundes oder vielleicht auf örtlichen meteorologischen Verhältnissen fussen. Beim Sar-dona-Gletscher liegt die Ursache wahrscheinlich im vor der Gletscherzunge und auf Toteis liegenden See ( das Toteis lag zwar unter Moränenschutt ). Der Vorstoss beim Glacier du Trient liegt im Rahmen der auch im benachbarten Mont Blanc-Massiv seit 1956 sich zeigenden Zunahmen, wo der Glacier des Bossons innert drei Jahren um 93 Meter vorstiess.

Sehr auffallend ist der weitere Flächenrückgang der Aaregletscher: Unteraar -2712 m2, Oberaar -24548 m2, was auf eine sehr grosse Abnahme der Eismassen hinweist.

Zusammenfassung M. Oe.

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