Les variations périodiques des glaciers des Alpes suisses

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Par Dr F.A. Forel, professeur, à Morges. Dr M. Lugeon, professeur, à Lausanne. E. Muret, inspecteur en chef des forêts, à Lausanne.

Vingt-quatrième rapport. 19O31 ).

LXXXI. Le débit du torrent glaciaire.

Dans les régions de la terre à climats chauds ou tempérés-chauds, où la neige est inconnue, la pluie tombe toujours sous forme d' eau. Le ruissellement se produit immédiatement et fait écouler vers les régions basses les eaux de précipitation atmosphérique. Ruissellement de surface, là où le sol est imperméable ou déjà saturé d' eau, imbibition du sol et circulation souterraine, formation des sources et des rivières, absorption par la vie organique, evaporation, etc.; le phénomène est compliqué, je l' admets, mais il est homogène. Les facteurs d' écoulement étant toujours les mêmes, les variations dans le débit des fleuves qui drainent de tels pays dépendent essentiellement des variations de la pluie.

Dans les régions froides ou tempérées-froides, où, en une partie de l' année, la pluie tombe sous forme de neige, l' écoulement des eaux est soumis à des conditions tout autres. La neige est solide, et par conséquent immobile; les seuls déplacements qu' on lui connaisse sont un transport éolien, pour aussi longtemps qu' elle reste à l' état de neige poussiéreuse, un éboulement en bas des talus sous forme d' avalanche, ou enfin un écoulement extrêmement lent quand elle est tassée à l' état de glacier. Pour qu' elle s' écoule comme un fleuve liquide, la neige doit subir l' action de la chaleur, être fondue et revenir à l' état d' eau. Etant donnée la périodicité annuelle du climat, c' est au début de la saison estivale, disons dans la saison printanière, qu' a lieu cette fusion des neiges. L' écoulement des eaux, dans les climats froids, est donc arrêté pendant la saison hivernale, et les fleuves y sont à l' étiage. Pendant le printemps, l' été et l' automne, cette cause d' arrêt de la circulation des eaux n' étant pas représentée, le débit des fleuves y est fonction plus ou moins compliquée des chutes d' eau actuelles. Mais au printemps, il y a crue anormale des rivières par la superposition aux pluies de la saison de l' eau amoncelée pendant l' hiver sous forme de neige et que la chaleur a rendue à sa forme liquide. Dans ces climats les fleuves présentent donc un étiage en hiver, une crue maximale au printemps, un débit moyen en été et en automne.

Dans la région des neiges permanentes, on la chaleur estivale, très faible, est incapable de faire fondre la totalité des neiges de l' hiver, l' écoulement sous forme liquide est nul ou presque nul. Le transport de la masse d' eau solide s' opère par le cheminement du glacier qui amène dans le bas des vallées alpestres les neiges transformées en glace. Là, l' été produit son œuvre, et à l' eau de pluie qui ruisselle plus ou moins abondamment pendant la saison chaude s' ajoute l' eau de fusion des glaciers, qui représente l' eau atmosphérique tombée sous forme de neige dans les hautes altitudes tout le cours de l' année. De là résulte le régime des fleuves glaciaires qui sont à l' étiage en hiver, et ont leur crue de maximum pendant toute la saison chaude, printemps, été et automne, le débit étant, sauf l' effet accidentel des pluies estivales, fonction directe de la température.

Etudions de plus près cet écoulement des torrents glaciaires. Il nous offrira divers faits intéressants et se reliera facilement à nos recherches sur les variations périodiques des glaciers.

La quantité d' eau que le torrent glaciaire produit pendant la saison chaude est considérable; elle représente en effet le total des eaux atmosphériques précipitées sur le glacier pendant l' année entière, s' écoulant dans les quelques mois, les quelques semaines de la phase estivale de fusion. Sauf la petite quantité qui est enlevée par l' évaporation — la température relativement basse de l' air des hautes régions et le peu d' écart entre cette température et le point de rosée font que l' évapora y est d' intensité minime — le torrent glaciaire nous donne donc la somme totale, l' intégration des eaux tombées sous forme de neige, de grésil, de grêle, de givre, de rosée ou de pluie pendant les douze mois de l' année sur le bassin hydrographique drainé par son canal. Nous aurons donc, dans l' étude du débit des torrents glaciaires tine réponse très simple, mais excellente, à la question si souvent posée et à laquelle il est si difficile de donner satisfaction directement: „ Quelle est la valeur de la chute d' eau météorique sur les hautes montagnes ?"

Mais si cette réponse est simple, nous devons cependant donner attention à un point important. C' est par voie indirecte, et fort compliquée que nous prenons connaissance de cette quantité de la pluie. L' eau qui s' écoule par le torrent glaciaire n' est qu' en partie, en faible partie seulement, l' eau météorique de l' année où nous mesurerons le débit du ruisseau. C' est un mélange de:

1° l' eau de pluie de l' été actuel; 2° l' eau de fusion de la neige de l' hiver précédent, tombée sur les terrains découverts pendant la saison chaude; 3° l' eau de fusion de la neige de l' hiver précédent, tombée sur le glacier lui-même et qui n' est pas absorbée par l' imbibition de la neige de névé et de la glace du glacier; 4° c' est enfin l' eau des années précédentes, des décades précédentes, des siècles précédents, suivant la longueur du glacier, tombée en forme de neige sur les névés-réservoirs; elle est amenée par le cheminement très lent du glacier des hautes régions où, à l' abri de la fusion, elle restait à l' état solide, sujette seulement à 1' evaporation, vers la langue terminale où elle est soumise à la chaleur et où elle fond. C' est la pluie, mais non la pluie de l' année actuelle; c' est celle qui est tombée il y a des années, des dizaines d' années, ou même des siècles dans les très longs glaciers.

Donc l' eau qui s' écoule par le torrent glaciaire est une somme d' eaux de provenances diverses, et déposées par l' atmosphère soit dans l' été actuel, soit dans l' hiver précédent, soit dans les années antérieures, d' un passé parfois très reculé. Nous ne nous préoccuperons cependant pas trop de cette date d' origine de ces eaux; quelle qu' en soit la nature, l' eau de chacune de ces sources qui s' écoule pendant une année, doit correspondre, dans les moyennes, à la quantité tombée également pendant une année, que ce soit l' année actuelle, ou une année d' un passé plus ou moins éloigné.

Mais si nous ne sommes pas arrêtés par cette notion de provenance, nous devons tenir un compte sérieux du procès actuel par lequel l' eau arrive dans le torrent glaciaire. Ce procès est différent pour les diverses espèces d' eau, et par conséquent le facteur météorologique qui préside à l' écoulement peut être aussi différent.

a. L' eau de pluie qui arrive directement au torrent dépend de l' humidité de l' été actuel; plus cet été est pluvieux, plus cette source d' alimentation est considérable.

b. L' abondance d' eau provenant de la neige fondue sur le glacier ou sur les rochers au-dessous de la ligne des neiges persistantes ( ligne du névé ) dépend de la chute de neige de l' hiver précédent; plus cet hiver a été neigeux, c'est-à-dire doux et humide, plus cette source d' alimentation est importante.

c. La quantité d' eau provenant de la fusion du glacier dépend de la température de Fete actuel: mieux la chaleur solaire et la chaleur atmosphérique agissent efficacement pour fondre la glace, plus cette source contribue à augmenter l' eau que nous mesurons à la porte du glacier.

Par conséquent trois facteurs, au moins, président à la valeur relative du débit du torrent glaciaire; il ne nous est donc pas permis de tirer de ce débit des conclusions simples sur la valeur de l' un de ces facteurs. Si cette année le débit du torrent glaciaire est plus fort que l' année dernière, nous n' en pouvons pas conclure que l' année actuelle est plus pluvieuse, ou bien qu' elle est plus chaude; elle peut être l' un et l' autre.

Les variations de la chaleur se compensent les unes les autres; elles n' interviennent du reste que pour la transformation de la glace en eau et n' ont pas d' action directe sur la quantité originelle de l' eau qui alimente le torrent glaciaire. La chute d' eau atmosphérique reste donc seule en considération.

L' observation du débit du torrent glaciaire prolongée pendant des séries d' années nous donnera des notions sérieuses sur la valeur de l' eau météorique tombant, année moyenne, sur son bassin hydrographique. Cela est incontestable. Mais pendant combien de temps cette observation devra-t-elle être prolongée pour que nous en tirions des valeurs exactes? Telle est la question délicate qui se pose devant nous.

Quand il s' agit de mesurer la chute annuelle de pluie dans une localité quelconque, en quelques années d' observations pluviométriques on obtient un chiffre suffisamment précis; les écarts positifs et les écarts négatifs se compensent bientôt les uns les autres, et l' approximation devient en quelques années assez serrée pour satisfaire aux besoins généraux de la climatologie. Cependant, depuis que les études sur les variations du climat ont montré, avec une probabilité toujours plus grande, l' existence d' un cycle trentenaire ( 35 ans ), le cycle de Bruckner, qui donne trois périodes par siècle pour la variation des principaux facteurs météorologiques, nous savons que pour une détermination suffisante de l' eau météorique, il est nécessaire de suivre à l' observation pendant une ou plusieurs séries de 35 ans.

Pour le torrent glaciaire les mêmes notions sont valables. Elles sont valables pour l' humidité de l' été, par conséquent pour cette partie de son alimentation qui provient des pluies de l' été actuel; elles sont valables pour l' humidité et la chaleur de l' hiver, par conséquent pour la partie qui provient des chutes de neige de l' hiver précédent; elles sont valables pour la chaleur de l' été, et par conséquent pour la partie qui provient de la fusion de la glace du glacier. Pour avoir une moyenne suffisamment exacte, il est donc nécessaire de prolonger l' observation du débit du torrent glaciaire pendant la période trentenaire du cycle de Bruckner. Cela semble évident.

Mais il y a plus.

La quantité de glace fondue pendant l' été sur la langue du glacier dépend non-seulement de la température de l' année, mais encore de l' état d' allongement du glacier. Si le front de celui-ci pendant une phase de maximum descend fort bas dans la vallée, toutes choses égales d' ailleurs dans la température de l' été, la quantité d' eau fournie par la fusion sera plus considérable que pendant une phase de maximum, quand le front s' arrête au haut du vallon. Le facteur d' alimentation du torrent glaciaire qui dépend de la fusion du glacier subit donc une variation de quantité en rapport avec la variation d' allongement du glacier.

Or, cette variation du glacier est soumise à une périodicité différente de celle du cycle de Bruckner 1nous ne l' avons pas encore déterminée ni précisée. Nous savons cependant que, si quelques glaciers ont eu trois maximums dans le XIXe siècle, d' autres n' en ont eu que deux, d' autres n' en ont eu qu' un seul. Nous sommes incapables de dire quelle durée sera nécessaire à l' observation du torrent glaciaire pour nous donner une valeur exacte de la chute d' eau météorique; mais nous pouvons déjà affirmer que cette durée sera égale à celle d' une période entière du glacier, en admettant encore que la période observée corresponde pour les valeurs de l' allongement du glacier à la moyenne de grandeur du phénomène.

C' est donc un travail de longue haleine, celui qu' a entrepris le Bureau hydrométrique fédéral suisse, sous la direction de M. l' ingénieur J. Epper, l' étude du débit du glacier de Rhône à Gletsch. Voici les résultats jusqu' à présent obtenus.

Dans le mois d' août 1902.

MaximumMinimum Hauteur de l' eau, règle fluviométrique de Gletsch

Débit du Rhône à Gletsch...

., du Muttbach

„ des autres petits affluents,, du torrent du glacier du Rhône 1,758 m.

1,583 m.

10 000 litres-sec.

4350 litres-sec 800 n 71 390 71 71 381 )1 71 381 71 71 8819 71 71 3579 71 11 Voir notre LXXIV, vingt-deuxième rapport, 1901—1902.

MaximumMinimum Débit par km2 du bassin hydrographique en amont de Gletsch. 257 litres-sec.112 litres-sec. „ par km2 du glacier du Khône 387 „ n157Valeur relative de l' eau du glacier dans l' eau du Rhône à Gletsch8882 °/o Bans le mois de janvier 1903 ( 29—31 janvier ).

Hauteur d' eau, règle fluviométrique à Gletsch... 1,312 Débit du Muttbach48 litres-sec.

du Rhône à Gletsch 150 ndu Rhône à 170 m. aval de Gletsch 161 „., C' est là un heureux commencement.

De ces valeurs du débit qui correspondent à des cotes de l' échelle fluviométrique on pourra, par des observations régulières à cette échelle, déduire le débit annuel du torrent, et obtenir ainsi une première approximation du débit du glacier, par conséquent de la quantité d' eau écoulée pendant une année hors du réservoir collectif de l' eau accumulée sous forme de glace dans ce vaste bassin hydrographique. Si ces observations sont continuées pendant la durée d' un cycle de Brückner, elles nous donneront une approximation sûrement plus rapprochée de la réalité.

En attendant que des observations fluviométriques suivies permettent un calcul exact du débit du torrent glaciaire, une évaluation préliminaire montrera le grand intérêt de ces chiffres. Si nous prenons dans les données de M. Epper le débit du torrent glaciaire rapporté au kilomètre carré du glacier du Rhône pendant le mois d' août 1902, nous voyons au maximum 387 litres-sec, au minimum 157 litres-sec, en moyenne 272 litres-sec; si nous savions quelle est la durée de l' été de la saison pendant laquelle la fusion est active, nous en tirerions une valeur approximative de la chute annuelle d' eau sur le glacier du Rhône. Essayons du chiffre de 100 jours; cela nous donnerait une hauteur de pluie de 2,35 m. Si 100 jours d' été sont trop, si nous n' en comptons que 50 ( et c' est trop peu ), nous arrivons à 1,17 m. Ce chiffre de l' eau météorique d' après la glace fondue dans l' été de 1902 est trop faible; car, outre que la saison chaude compte plus de 50 jours où la fonte est active, il y a encore l' écoulement de tout le reste de l' année que nous avons négligé; il est faible, mais il n' est pas nul.

Ces recherches promettent donc des résultats d' un grand intérêt. Et ce ne sera pas seulement la science naturelle, la science théorique qui bénéficiera de ces travaux; les sciences appliquées, la pratique industrielle, la technique utiliseront aussi les données ainsi recueillies. En effet, avec la mise en action par l' industrie moderne de l' énergie dis- ponible dans les chutes les rivières montagnardes, il est indispensable de connaître les variations de ces cours d' eau; il faut surtout en savoir les débits d' étiage. Or, le glacier joue un tel rôle parmi les diverses sources de nos fleuves alpins qu' il est urgent d' en étudier à fond les allures au point de vue fluviométrique.

Science pure et science appliquée, ces deux carrières maîtresses, ouvertes à l' activité intellectuelle de l' homme, s' unissent donc ici pour encourager ces recherches et pour remercier le physicien distingué, chef du bureau hydrométrique suisse, qui malgré la longueur de leur durée probable n' a pas hésité à entreprendre les travaux de mensuration du débit des torrents glaciaires.F.A. F.

P. S. Je reçois de M. l' ingénieur Epper les résultats encore inédits de mesures de la Massa, torrent d' écoulement du glacier d' Aletsch.

29 janvier 1902, à Bitsch303 litres-sec.

représentant le débit minimal de l' hiver 1901—1902.

3 mars 1903, à Bitsch362 D' après ces débits et d' après les hauteurs fluviométriques, on a déduit le débit minimal de l' hiver, à la date du 11 mars 1903 par280Une mesure du 9 mars 1903 faite sur la Massa au pont de Gebidem a donné pour le débit278De même, l' écoulement du torrent du glacier de Fiesch, jaugeages du 25 février 1903:

Bras droit du torrent112Bras gauche214D' après les observations fluviométriques, le minimum de hauteur du torrent a été atteint le 6 mars, et le débit probable était alors:

Bras droit74 litres-sec.

Bras gauche157ensemble 231 litres-sec, qui rapportés aux 67.4 km2 du glacier, représentent un débit minimal de 3.43 m3/sec./km2.

LXXXII. Notes bibliographiques.

Notre ami M. Charles Kabot, de Paris, auquel nous devions déjà ses remarquables études sur „ Les variations de longueur des glaciers des régimes arctiques et boréales ", Archives des se. ph. et nat. de Genève, vol. Ili, VII, Vili et IX, Genève 1897, 1899 et 1900, et aussi un „ Essai sur la chronologie des variations glaciaires ", ibid. XIV, Genève 1902, sur lequel nous reviendrons peut-être une autre fois, a commencé il y a deux ans une entreprise très méritoire que nous voulons signaler aux amis des glaciers. Il publie dans l' Annuaire du Club alpin français une lîevue de glaciologie, qui analyse et résume tous les travaux parus dans l' année sur la physique et l' histoire des glaciers. Grâce à l' immense lecture de M. Kabot, et sa connaissance rare de toutes les langues euro- péennes, il nous tient au courant, dans des extraits remarquablement clairs, de tout ce qui a paru dans ce domaine spécial. Le premier fascicule, paru en 1902 dans le volume XXVIII de l' Annuaire, ne contient pas moins de 53 pages; le second, volume XIX de 1903, 62 pages. Nous avons le plaisir de recommander à nos lecteurs le beau livre que vient de publier le Dr Hans Hess, professeur au gymnase d' Ans en Bavière: Die Gletscher, un vol. in-8°, 426 pages, avec de nombreuses illustrations, Braunschweig 1904. Dans cet excellent livre l' au nous présente, en des descriptions très claires et précises, l' ensemble de la science glaciaire comprenant le résumé des anciens travaux, et l' exposé de toutes les nouvelles recherches faites depuis la publication de la Gletscherkunde de A. Heim en 1885. On y trouvera entr' autres les théories mathématiques de l' écoulement du glacier de S. Finsterwalder, et les résumés des belles recherches que Hess et Blümcke, Finsterwalder et ses collègues, ont faites sur les glaciers de Vernagt et de Hintereis dans l' Ötzthal. F.

LXXXIII. L' enneigement en 1903.

Suisse occidentale. Nous devons cette année mentionner en premier lieu les résultats obtenus avec le nivomètre du glacier d' Orny ( Massif du Mont Blanc ). Nous avions fondé beaucoup d' espoir sur cet instrument rudimentaire et nous n' avons pas été déçus. Rappelons, avant indiquer les chiffres, que ce nivomètre établi en septembre 1902 par les soins de M. l' ingénieur Paul Mercanton, sous les auspices de la section des Diablerets, d' après un désir exprimé il y a longtemps déjà par M. Forelx ), se compose de traits peints tous les cinquante centimètres sur une paroi du point 3119 ( carte Barbey ). La numérotation des grades va de bas en haut de 10 à 35. Malgré quelques défauts dus à la situation de l' instrument, les résultats sont encourageants.

Voici les chiffres obtenus avec mention des observateurs, auxquels nous adressons ici nos chaleureux remerciements.

DatesObservateursGrades 1 23 IX 1902 II 28 IX 71 3 19 II 1903 4 12 VII n 5 26 VII ti 6 lo Vili V M. Paul Mercanton, C.A.S. Diablerets .10 M. René Correvon, C.A.S. Genève. .11 M. Joseph Joris, guide20 M. Paul Mercanton16 MM. A. et H. Chevallier, C.A.S. Genève14 M. E. Vittoz, C.A.S. Diablerets 13 ) Onzième rapport ;. Annuaire S.A.C., XXVI.

Bates 7 17 Vili 1903 8 28 Vili „ 9 6 IX „ 10 20 IX „ .11 27 IX ObservateursGrades M. E. Nœf, C.A.S. Genève 13 M. L. Challer, Stuttgart> 12 M. Maurice Crettex, guide> 10 M. Maurice Joris, gardien> 10 M. W. Boulier, C.A.S. Genève ...9 Nous voyons d' après ces chiffres que l' enneigement en 1903 est resté sensiblement stationnaire ou légèrement régressif. Le chiffre 9 n' est pas indiqué par l' échelle, peinte au moment de la plus grande régression des neiges en 1902. Nous constatons qu' entre février et septembre 5.5 mètres de neige qui représentaient l' épaisseur de la provision de l' année ont été fondus.

La fonte a été de 2 mètres du minimum de février à juillet; elle a été de 2 mètres de juillet à fin août; en septembre elle a été très faible, car les valeurs que nous indiquons à la 9 et 10° observation montrent que la neige était déjà près du grade 9. De cette série de chiffres très intéressants nous pouvons conclure, ce qui résultait déjà de nos observations antérieures, que c' est en septembre qu' il faut étudier l' enneigement. A ce moment la neige des chutes d' été, fréquentes dans ces hautes altitudes, a disparu, et la vieille neige est à son minimum d' épaisseur.

L' expérience que nous venons de faire a répondu à notre attente; elle nous a même donné des résultats meilleurs que nous pensions. Nous chercherons donc à construire de nouvelles échelles et nous pensons cette année explorer en septembre les régions qui, au voisinage des cabanes, nous paraîtront favorables. De plus en plus la collaboration de nos collègues du C.A.S. nous sera précieuse.

Dans la Suisse occidentale nous possédons encore quelques observations dues à M. A. Wagnon. Ce clubiste a observé une diminution de la grandeur de névés au nord du Col d' Emaney ( Luisin ). En septembre, on ne pouvait plus faire les belles glissades des années précédentes à la même époque. La neige avait presque totalement disparu.

Nous mêmes nous avons observé une diminution très faible de grandeur des névés de la paroi méridionale du Balmhorn.

Suisse centrale. M. le Dr Joh. Kœnigsberger, de Fribourg i. Br ., a bien voulu encore cette année nous communiquer de très importantes observations, basées sur des repères très précis, soit des gisements de minéraux que cet eminent minéralogiste étudie depuis plusieurs années avec grand soin.

Dans le Val Giuf, près Sedrun, en septembre, il y avait enneigement progressif comparé à l' année 1902, à la même époque l' augmen tation en épaisseur des champs de neige vers 3000 m. a été estimée par notre collaborateur à 20-40 cm. Vers 2600 m. les flaques de neige se sont élargies.

Le Bruchplankenstock ( point 2867 de la carte au nord du Crispait ) présente à son sommet un petit vallonnement de 200 m. de long et 30 m. de large. Les années précédentes il n' était envahi qu' à moitié par la neige; en 1903 il est presque complètement rempli. Par contre les petits glaciers du Val Giuf observés par M. le Dr Kœnigsberger sont toujours en retraite. Leur diminution a été d' au moins 2 m.

Au sud de la vallée du Rhin supérieur, M. le Dr Kœnigsberger a également remarqué un enneigement progressif. Dans le Val Maigels, par exemple, près du glacier de Maigels, à environ 2560 in. d' altitude, sous le point 2837 m ., existe un gisement de minéraux. Il y a trois ans il était exploitable; au milieu d' août 1903, un épais manteau de neige le rendait invisible. Au Badus il y a également progression, toutefois les gisements vers la ligne des neiges ne sont pas encore couverts. Il en est de même au Lucendro et à la Fibbia. Dans ces régions les petits glaciers paraissent avoir été stationnaires en 1903, alors qu' ils étaient en recul manifeste ces dernières années.

Enfin, dans le Binnental, en Valais, le savant minéralogiste de Fribourg i. Br ., a plutôt remarqué, sans toutefois être très affirmatif faute de comparaison, un état stationnaire de la ligne des neiges.

Conclusions. En 1900, il y avait partout un recul considérable de la ligne des neiges, sauf sur quelques hauts sommets, au-dessus de 4000 m. En 1901 l' enneigement est stationnaire dans la Suisse occidentale; il est progressif dans le massif du Gothard. En 1902, la neige a reconquis son domaine perdu, sauf peut-être dans les basses altitudes. En 1903, la ligne reste sensiblement stationnaire dans la Suisse occidentale; elle continue à s' abaisser dans la Suisse centrale. Comparées à 1900, les années 1902 et 1903 sont néanmoins des époques d' accumulation. Il y a intérêt à suivre le phénomène pour voir ce que deviendra cette sorte de capuchon de neige qui depuis 1900 semble s' agrandir sur nos cimes.M. L. avec la collaboration de M. P. Mercanton.

LXXXIY. Chronique des glaciers des Alpes suisses en 1903.

Nous devons cette année à nos fidèles collaborateurs, les agents forestiers suisses, auxquels nous exprimons ici notre vive reconnaissance, des observations relatives à 58 glaciers.

Nous donnons ci-dessous le résultat de ces observations dans l' ordre suivi ces dernières années, c'est-à-dire en les groupant d' après les bassins qu' ils alimentent.

F.A. Forel, M. Lugeon et E. Muret.

I.

Bassin da Rhône.

A. Alpes valaisannes.

Modification Glacier. tofe\ ', dans le sens Valeut fa longueur 1901 de la variation en 1902 1903.

Années de crue.

dès 1892 à 1903.

m m ni m Rhône — 118.5 — 15.5 — 13 - 11.5 Fiesch — 90 — 1.5g — 1.5 Aletsch - 115 12 — 6 — 12 Latschen

+ 19

0 0 — 7 1893-1896 et 1900 Kaltwasser

2 +

7

1898; 1901-1903 Allalin — 11 — 2 7 — 82 1892-1894 Bies3 — 7 — 8 Findelen

+ 14 -

15 — 16 — 12 1893 et 1894 Gorner — 101 — 10 — 6 — 5 Turlmann — 51 — 8.5 — 4 — 8 1894 Durand ( Zina1411 — 10 — 20 — 13 Ferpècle — 37 5 0 0 1893 et 1894 Arolla 78 9 — 2.

5 — 5 1893 et 1894 Grand Désert — 119 — 19 — 10 — 4 Otemma — 170 —

l' i

— 5 ( i Tzetidet?

0 o 0 1895 et 1897 Valsorey — 28 — t.62.

5 — 2.5 1892 et 1899 Saleina — 62 — 13 — 6.

5 — 5 1892 et 1893;1896 Trient — 41 .34.5 1878 à 1896 Nous recevons du bureau topographique fédéral le résumé des mesures faites en 1903 par M. l' ingénieur Wild sur le glacier du Rhône:

„ Le front du glacier est en retraite sur sa position de 1902, en moyenne11.5 m.

au maximum22.o m.

La surface mise à nu par la décrue du glacier a été de 4900 m2.

Ces trois chiffres étaient en 1902: 13.4 m., 25.o m., 5505 m2; la décrue est donc un peu moins forte cette année que l' année dernière.

Le Rhône sortait du glacier en 1902 par une superbe porte à double voûte; cette porte est beaucoup simplifiée et réduite en 1903.

Les crevasses en aval de la cataracte des glaces sont moins ouvertes que d' habitude, de telle manière que la partie terminale de la langue du glacier est plus aplatie et moins déchirée que les années précédentes. "

D' après une première approximation de M. Held, les nivellements des profils en travers, quand les calculs seront achevés, montreront Les variations périodiques des glaciers des Alpes suisses.

probablement un fort épaississement du glacier. Nous en donnerons les valeurs l' année prochaine.

M. J. Guex, professeur à Vevey, a repris l' année dernière les mesures du glacier de Trient que son père M. J. Guex, banquier, avait suivies pendant si longtemps. De 1898 à 1903 il a constaté un recul total du front de 34.5 m. Ce glacier en crue continue de 1878 à 1893, en état incertain de 1894 à 1895, est en décrue confirmée depuis 1896.

En somme la décrue persiste dans ce premier groupe; seul le glacier de Kaltwasser semble être en crue bien marquée.

On signale en outre une diminution d' épaisseur des glaciers de Gorner et de Findelen, de Zinal et de Latschen.

li. Alpes vaudoises. Modification Placier. dg u longumr 1901 F U/& LIA/ UtAil l 1902 lv' tt wl- 1903.

Années de crue.

dès 1892 à 1903.

m ni m m Paneyrossas — 20 — 1

— 4 1902 Martinets — 5

0 1902 Grand Plan-Nevé— 39 — 2

— 2.5 1902 Petit Plan-Nevé — 5 __, 9

— 6 1902 Le Dard?

— 32 1899;1901 et 1902 Scex Bouge?

+ 13

+ 11

+ 3.5 1899; 1901-1903 Prapios?

+ 13

1902 et 1903 La crue générale de l' année dernière n' a pas persisté, si ce n' est pour les glaciers du Scex Bouge et de Prapios.

Le recul du glacier du Dard est en revanche considérable; celui du glacier de Paneyrossae quoique moins marqué, n' est pas moins très apparent: il peut être évalué, pour ces dix dernières années, à 20 mètres environ. La diminution d' épaisseur y est aussi bien marquée.

La tendance générale du groupe est l' état stationnaire.

II. Bassin de l' Aar.

Glacier.

Modification totale dans le sens Valeur de la variation en Années de crue.

1897; 1900; 1902 18IHetl8 M;18Jîrt!8J8;WM-»IJ de la longueur 1901 dès 1895 à 1903.

1902 1903.

m Stein26 Unter aar147 Ob.Grindelwald57 Uni221 Eiger27 TscMnge154 ;: IF.A. Forel, M. Lugeon et E. Muret.

Modification nl totale dans le sens Valeur de la variation en.,, Glacm- de la longueur 1901 19021903.Années de crue.

dès 1895 à 1903.

mmmm Blümlisalp — 28 — 3.6 + O.s +1 1902 et 1903 Kanderfirn — 37—13

GamcM32—11.500 Wildhorn91—3.5+4 — 7.5 1902 Gelten42 — 61894; 1897; 1899 De même que l' année dernière, la décrue semble moins marquée pour ce groupe que dans les années précédentes. Le glacier de Bosen-laui a reculé jusqu' à une paroi de rochers inaccessibles, en sorte que les observations doivent être suspendues jusqu' à ce qu' il ait repris sa marche en avant.

Le glacier de Grindelwald supérieur a fait une crue de 20 mètres environ: elle est due en partie au moins, à la quantité énorme des débris morainiques qui le recouvrent et qui ralentissent la fonte de la langue du glacier. Pendant longtemps la moraine superficielle était presque nulle, mais aujourd'hui d' énormes blocs se montrent à la cascade et une moraine frontale considérable s' est formée en peu d' années; derrière elle se trouve maintenant un petit lac glaciaire. D' après ces observations faites sur place, on peut dire que l' allure du glacier est réglée dans une large mesure par l' intensité du recouvrement morainique.

Le grand volume d' eau charrié par la Lütschine à sa sortie du glacier de Grindelwald inférieur, à l' époque des observations, les a rendues impossibles en 1902 à l' endroit habituel. En 1903, on a été obligé de les reculer jusqu' en novembre, moment où les eaux sont plus basses; on a été néanmoins obligé d' établir un pont spécial en planches. Ainsi on a pu constater que la gorge où le glacier s' était retiré devenait de plus en plus étroite, se rétrécissant de 30 à 10 mètres. Le glacier lui-même semble être en phase de décrue très rapide.

Une avalanche dépassant de 30 mètres au moins l' extrémité de la langue du glacier de Kanderfirn a empêché d' y faire des observations cette année.

La neige tombée déjà en septembre n' a pas permis non plus, de mesurer le glacier de Tschingel.

Le glacier de Gelten se divise en deux branches qui descendent l' une dans le Furggental, l' autre dans le Rottal; jusqu' ici, seul le bras du Furggental était régulièrement observé, mais comme il est très exposé aux chutes de pierres et de plus étroit et très rapide, on l' a remplacé par le bras du Rottal où on a posé cette année des repères. M. le pasteur Hilrner veut bien se charger de continuer les anciennes observations, pour autant que l' état des lieux le permettra.

III. Bassin de la Reuss. A. Canton d' Uri.

Modification ainoier totale dans le sens Valeur de la variation en de la longueur 1901 19021903. Annees de crue- dès 1895 à 1903.

mmm Kartigel — 43 Kehlefirn

+ 43

Wallenbühl — 96 Erstfeld — 49 Hüfi — 96 Brunni — 96 Griessen - 55 Firnalpeli — 137 - 2.5?

— 15 + 291902190

4 + 2.5 — 4.5 190259 — 9 — 523 — 6 — 5 B. Canton d' Obwalden.

— 27 — 1.5 — 22.5 + 2.5 1898 ;" 1903 Ce groupe est toujours en décrue, sauf la langue médiane du glacier de Firnalpeli, qui montre cette année quelques symptômes de crue.

Nous signalons ici l' intéressante étude sur le glacier de Hüfi: „ Untersuchung und Vermessung des in der letzten Rückzugsperiode verlassenen Bodens des Hüfigletschers, von Dr. G. Voskule, Zürich 1904. Inaugural-Dissertation der Universität Zürich. " Nous y lisons entr' autres que la décrue totale continue du glacier de 1850 à 1902 s' est élevée à 1490 m ., soit une moyenne de 27 m. par an.

IV. Bassin du Rhin.

Canton des Grisons.

Modification „ -,. totale dans le sens de la longueur Valeur 1901 1 de la variation en 1902 1903.

Années de crue.

dès 1897 à 1903.

m m m m Pie. d' Err — 39 — 11.5 — 20?

Zapport — 18 — 8 — 1

1903 Paradies — 19 0

1903 Tambo — 21 — 4 4.5

1903 Segnes — 195 — 11 — 111?

Lenta — 68 — 19 — 10?

Puntaiglas — 6011.5 — 10 Lavas15 — 11 p Porchabella 51 1 — 6 — 4 Jori10 2.5 j Scaletta7 .__ 2

4- 3

1898 et 1903 Schwar shorn5 — 1 + 0.5 1898 et 1903 Vorab — 103 — 6 — 73 F.A. Forel, M. Lugeon et E. Muret.

Ce groupe présente cette année quelques symptômes de crue: Sur 7 glaciers repérés, 5 sont dans ce cas. Parmi les glaciers qui n' ont pas pu être mesurés, celui de Lavaz est recouvert cette année par une avalanche épaisse de 10 mètres à sa partie inférieure et qui occupe l' espace compris dès 100 mètres en amont de la ligne de base, jusqu' à 200 mètres en aval.

V. Bassin de l' Inn.

Modification l d l Glacier. l"d"e la longueur 1 tyO t 1902 rii' i' 1903.

Années de crue.

dès 1895 à 1903.

in m m m Bosegg — 11712 - 24 - 35 1895;1897et1898 Morteratsch889 — 8.5 — G.s 1899 Picuogl — 847 — 11 + 1.5 1903 Lischanna — 4411 — 11 — 6 1898 VI. Bassin de l' Adda.

Modification totale dans le sens Valeur de la variation en de la longueur 1901 19021903.

dès 1895 à 1903.

Années de crue.

Forno Pala mm96 — 673 — 8 m10151113 1895 Glacier.

VII. Bassin du Tessin. A. Grisons.

Modification totale dans le sens Valeur de la variation en Années de crue.

de la longueur 1901 dès 1895 à 1903.

— 21—3 1903.

Muccia 1903 Basodino Cavagnoli Sassonero Bresciana 1903 1903 Bossboden 1893 et 1894 Les variations périodiques des glaciers des Alpes suisses.

II résulte des observations de M. Boiler que le glacier de Bresciana s' est retiré de 14 mètres en moyenne depuis la dernière mensuration du 9 septembre 1900.

Pour ces dernières 30 années, le recul total peut être estimé à 150 mètres selon des assertions dignes de foi.

Année 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 Résumé.

Nomare de glaciers En crueStationEn décrue certaine douteuse naires douteuse certaine

15 L4 20 11 12 17 32 13 4 3 1 2 2 c, veillance 79 84 93 93 94 95 90 32 7 12 6 3 2 2 13 I 1 5 1 7 9 6 13 L2 12 6 3 1 ) 10 7 19 1 1 13 5 8 Année 1903 1 36 45 I I 61 68 18 29 r 14 2 2 1.

Bassin Rhône I Aar Heuss Linth Rhin Inn Adda Canton Valais Vaud Berne Uri Obwalden Glaris St-Gall Grisons Grisons o21 1 Grisons Grisons Tessin Valais Total 3 29 90 Des observations ci-dessus résumées, nous tirons les conclusions suivantes:

1° La décrue est encore le phénomène général et dominant en 1903 chez les glaciers des Alpes suisses.

2° II nous semble cependant apercevoir des symptômes, encore mal assurés, d' un changement dans le régime; le nombre des glaciers qui ont une tendance à la crue après avoir diminué progressivement jusqu' en 1901, paraît augmenter depuis deux ans.

Si, dans notre tableau nous réunissons ensemble les glaciers en crue certaine et ceux en crue douteuse nous obtenons pour les glaciers suisses observés:

189712 glaciers en crue probable 1898 1899 1900 1901 1902 1908 n 10 n 71 n n 13 n 15 Nous rappelons que nous désignons comme étant en crue ou décrue certaine les glaciers qui trois années de suite montrent le même sens dans les allures de la variation; comme étant en crue ou décrue douteuse ou probable, ceux dont la nouvelle allure n' a été constatée que pendant une seule année ou deux ans seulement.

Ont été en 1903 en crue certaine: le KaMwasser de la Saltine, le Scex-rouge et le Prapioz des Ormonts, tous trois affluents du Khône.

Ont été en 1903 en crue douteuse: le Grindchvald supérieur et le Bliïmlisalpgletscher, affluents de l' Aar, le Firnâlpeli, affluent de la Eeuss, le Zapport, le Paradiesgletscher, le Tambo, le Scalettagletscher, le Schivarshorngletsclier, affluents du Rhin, le Picuoglgletscher, affluent de l' Inn, les glaciers de la Muccia, de Cavagnoli, du Sasso nero, affluents du Tessin.

3° La tendance que nous signalons ici est encore bien incertaine; nous attendrons avec intérêt sa confirmation ou sa réfutation par les observations des années prochaines.E. M. et F.A. F.

III.

Kleinere Mitteilungen.

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