Dölf Reist nous a quittés.

Alpiniste et photographe Le 20 octobre 2000, Dölf Reist, l' alpiniste et photographe bien connu d' Interlaken, rendait son dernier soupir à l' âge de septan-te-neuf ans. Connu pour ses conférences, ses prises de vue et son ascension de l' Everest, il était, pour de nombreux membres du CAS, une légende.

Chez lui dans toutes les montagnes du monde Quiconque se rend en octobre dans les montagnes, au-dessus de la mer de brouillard, peut apprécier les magnifiques teintes automnales dans le prestigieux décor de cimes alpestres fraîchement enneigées - cette ambiance qui a fasciné Dölf Reist comme alpiniste et photographe, jusqu' au jour où la mort l' a emporté après une courte mais grave maladie. Si dans sa jeunesse déjà, Reist s' adon à l' alpinisme, cette passion ne l' a complètement submergé qu' après son établissement à Interlaken, en 1954. Fidèle, il réalise quelques-unes de ses plus importantes ascensions dans l' Oberland bernois, notamment en 1947 où il gravit la paroi nord du Grand Fiescherhorn ( sa préférence allait au terrain mixte ). En 1950, il ouvre avec Ernst Reiss une nouvelle voie dans la paroi sud du Petit Wellhorn, en n' utilisant guère plus d' un piton.

En 1956, avec l' expédition suisse qu' Albert Eggler conduit à l' Everest, lui et Hans von Gunten réalisent la troisième ascension du toit du monde. Compte encore parmi ses succès, l' as des plus hauts sommets de chacun des cinq continents, à l' époque où l'on en recensait cinq au lieu de sept. Sa cadence de marche était légendaire, car il accordait autant d' importance à ses performances sportives qu' à l' aventure au sein de la nature.

Photographies empreintes de sensibilité En parallèle à son activité d' alpi, Dölf Reist développe ses dons pour la photographie, qui revêt une importance toujours plus grande au fil de sa vie. Ses exposés, calendriers et portraits en grand format lui valent un cercle d' admirateurs fidèles. Il avait l' art de capter et d' immortaliser la nature intime des personnes dont il faisait le portrait. Sa petite taille l' empêchait, d' ailleurs, de photogra- phier à partir d' une « position dominante », comme il le soulignait lui-même.

Le Népal, sa seconde patrie II portait au Népal une passion particulière. De ses vingt-cinq voyages, il est revenu les poches pleines de rubans porte-bonheur de ses amis sherpas, de portraits de ses filleuls népalais et de photos de l' Eve. Il recherchait tout ce qu' on publiait sur cette montagne, même s' il se démarquait de certaines tendances récentes. Il dit avoir rencontré des alpinistes qui se rendaient à l' Everest « comme on va au sermon le dimanche matin », et estimait avoir pratiqué l' alpinisme à une « bien meilleure époque ». Dans ses livres d' excursions soigneusement illustrés, la journée du 24 mai 1956 passée sur l' Everest occupe, à elle seule, plus de deux pages et demie.

Enthousiasme et humanité Aujourd'hui, Dölf Reist n' est plus. Nombre de ses amis déplorent son absence et les longues conversations qu' ils avaient ensemble. Il défendait avec enthousiasme ses idées, prêtait une oreille toujours attentive aux moindres préoccupations et racontait ses expériences avec joie et humour. Ses qualités humaines laisseront une trace indélébile - comme un modèle.

Christine Kopp, Unterseen ( trad. ) M Dölf Reist considérait le Népal comme sa seconde patrie; il suivait avec grand intérêt les développements de l' alpinisme sur l' Everest

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