Engagement raisonné des vols par hélicoptère

A propos du courrier du président de l' Association suisse des pilotes professionnels d' hélicoptères, paru dans Les Alpes 9/99, et de l' article « Le CAS et le vol des hélicoptères ». Les Alpes 3/99 Celui qui souhaite échapper au brouhaha des villes et au vacarme du trafic de transit affectant les vallées alpines, en se rendant en montagne pour y goûter le silence, se voit de plus en plus souvent agressé par le bruit croissant de machines volantes de toute nature. Il est bien évident que les personnes habitant à proximité d' une place d' aviation ou d' un aéroport de plaine en sont également incommodées. Il est donc judicieux de s' attaquer à ce problème, ceci dans l' intérêt même du CAS. Il est certain qu' on ne se fait pas que des amis avec ce genre de discussion, mais la polémique soulevée par Patrick Fauchère à propos de l' article précité est vraiment inacceptable.

De nos jours, en dépit de l' existen de nombreux moyens de transport

cas

Courrier des lecteurs Ne nous méprenons pas! Il n' est pas question de mettre en doute l' utilité de l' hélicoptère. De nos jours, son engagement raisonné s' étend aux vols nécessités par le ravitaillement des cabanes. Mais, tant qu' il n' existe pas une vérité des coûts pour le trafic aérien, comme pour la route, d' ailleurs, c'est-à-dire tant que les coûts externes de la pollution de l' air, du bruit, du réchauffement climatique, etc., continuent d' être rejetés sur la collectivité, il n' est pas correct de comparer les frais engendrés par les vols d' hélicoptère avec ceux du transport à dos de mulet! Depuis plus de trente ans, je suis membre bienfaiteur de la REGA et je n' ai jamais mis en doute la légitimité des mouvements aériens indispensables ou justifiés. C' est pourquoi, en tant que représentant de toutes les « personnes concernées », je m' élève ici avec véhémence contre l' étiquette de « sabo-teur de la sécurité aérienne » décernée par Monsieur Fauchère.

Certains politiciens et professionnels du tourisme ont compris que la beauté et le délassement offerts par nos Alpes présupposent une idée de durée, c'est-à-dire qu' on ne peut les conserver pour les générations futures qu' avec un tourisme raisonnable et doux. Le ski héliporté n' en fait certainement pas partie!

Je ne me risquerai pas à juger du nombre des guides estimant le ski héliporté acceptable ou répondant à cette demande pour de pures raisons économiques, mais j' ose prétendre que la toute grande majorité de nos membres n' a rien à voir avec ce genre de sport. Cette attitude ne devrait pas être le résultat d' une « pensée timorée », mais au contraire, d' un raisonnement et d' une prise de conscience de notre responsabilité vis-à-vis de nos montagnes. Ernst Dittli, Erstfeld ( trad. )

îécurité, médecine, sauvetage

»icurezza, medicina, >ccorso in montagna

Ȕcherheit, Medizin, lettungswesen

Feedback