La fonction de marquage est la principale innovation des DVA

A propos de l’article «Fini les DVA à une ou deux antennes!» paru dans «Les Alpes» 3/2020

Je suis guide de montagne, et je ne suis pas d’accord avec l’article: pour nous les guides, la distinction se fait entre les appareils analogiques et les appareils numériques. Nous recommandons à nos clients d’avoir des appareils numériques à plusieurs antennes. Les DVA analogiques sont totalement dépassés, notamment lorsqu’on est confronté à des ensevelissements multiples. Par contre, la différence entre un bon appareil à deux antennes disposant d’un processeur rapide, tel que le Tracker1 (que vous classez dans la rangée inférieure, parmi ceux que vous recommandez d’abandonner!), et un DVA à trois antennes est bien plus ténue. C’est notamment le cas lorsqu’on connaît bien son appareil et qu’on s’est exercé à l’utiliser, ce qu’aucun article ne devrait omettre de préciser, aussi court soit-il! Nombre de nos clients ne savent même pas comment passer du mode émission au mode recherche et ce que cela signifie.

La principale innovation de ces dernières années, c’est la fonction de marquage, qui facilite beaucoup la recherche de plusieurs personnes ensevelies pour les utilisateurs inexpérimentés. Tous les appareils de la rangée supérieure, qui sont recommandés dans l’article, ne disposent pas de cette fonction. Concernant par exemple le Tracker2, il existe depuis plusieurs années le Tracker3 avec la fonction de marquage. Dans la rangée inférieure, par contre, des appareils analogiques des années 1970, qui ont leur place dans un musée, sont mis dans le même sac que des DVA numériques «à moitié à jour».

Je trouve normal d’encourager les gens à ne plus acheter d’appareil à deux antennes, neuf ou d’occasion. Toutefois, lorsqu’une association telle le CAS appelle à s’en débarrasser, cela provoque de l’inquiétude. Tout comme les tentatives régulières d’intégrer l’airbag à l’équipement de base qu’on DOIT avoir avec soi. Cela rend les sports d’hiver inaccessibles pour les familles. Les innovations techniques sont une bonne chose, mais sans connaissances, expérience et entraînement, elles ne servent à rien et sont même dangereuses en montagne. Vu l’importance du sujet, je vous serais reconnaissant de clarifier les choses dans votre prochain numéro!

Prise de position de Bruno Hasler, chef du secteur Formation et sécurité

Je suis d’accord avec toi. La différence que tu fais est correcte, mais difficile à communiquer. Nous recommandons depuis des années d’utiliser des appareils modernes à trois antennes avec fonction de marquage. C’est un sujet complexe. D’autres facteurs interviennent aussi, notamment si l’on est à deux ou en groupe. Le message recommandant d’utiliser des appareils modernes à trois antennes est plus simple et plus efficace. La remarque concernant la fonction de marquage n’a pas été mentionnée pour des raisons de place. En Suisse, toutefois, on utilise principalement des Barryvox et des Pieps. Ces DVA à trois antennes disposent tous d’une fonction de marquage. Dans l’illustration, il s’agit d’images symboliques pour faire la distinction entre appareils à trois antennes et appareils analogiques ou à deux antennes. Comme tu le fais remarquer, il est encore plus important de s’exercer avec son DVA et d’en connaître au moins les fonctions principales.