Le VTT sur les sentiers n’est pas foncièrement interdit

A propos du courrier de lecteur «Cantons et communes violent la loi» paru dans «Les Alpes» 11/2020

L’interprétation de la loi n’est pas correcte. Nombreux sont ceux qui ne traitent que superficiellement de ce sujet en se référant à l’art. 43, al. 1, de la Loi sur la circulation routière. Si l’on interprète correctement l’article et que l’on procède parallèlement à une inspection sur place dans la nature, tout devient plus clair. «[...] les cycles n’emprunteront pas les chemins qui ne se prêtent pas ou ne sont manifestement pas destinés à leur circulation [...]»: un sentier de randonnée jusqu’au degré T2 convient parfaitement au VTT, en fait il vous y invite même. Les sentiers difficiles cotés T3 procurent, eux aussi, du plaisir aux cyclistes expérimentés. Le passage du Bureau de prévention des accidents n’a pas été cité jusqu’au bout, en effet, il affirme plus loin: «Pour tous ses itinéraires, le cycliste doit juger si le sentier est adapté au VTT.» Et c’est aussi la raison pour laquelle les VTT ne sont pas foncièrement interdits sur les sentiers, sauf si un canton, une commune ou un propriétaire foncier déclare une interdiction spécifique pour une zone. Les cantons et les communes ne violent donc pas la loi. Il est légitime que certains cantons encouragent même le VTT, et ils le font avec succès. En effet, c’est un sport qui se pratique dans la nature, comme tout autre sport alpin. Autrement, on devrait aussi interdire le ski de randonnée, l’escalade sportive encordée et l’escalade alpine avec crampons et piolets. Moi aussi, j’aime être seul en montagne. C’est exactement pour cela que je fais des courses à partir du degré T4. On n’y rencontre jamais de problèmes avec un vététiste. A chacun de l’essayer par lui-même, il sera ravi de la randonnée alpine ou du VTT.

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