Les variations périodiques des glaciers des Alpes suisses. 63e rapport

Remarque : Cet article est disponible dans une langue uniquement. Auparavant, les bulletins annuels n'étaient pas traduits.

Soixante-troisième Rapport — 1942.

Avec 7 illustrations ( nos 64—70 ).

L' enneigement des Alpes suisses en 1942.

L' année nivométrique 1941/42, en haute montagne, a débuté par un octobre trop froid de 1 à 2° et un peu trop sombre, trop sec aussi dans la région des sources du Rhin comme sur le versant sud des Alpes. Avec une température quasi normale novembre a manqué de soleil. Décembre a été un peu trop froid et trop sec. Un déficit de chaleur allant de 2 à 3° a caractérisé janvier 1942, légèrement trop sombre aussi; en revanche, il est tombé dans nos montagnes deux fois plus de précipitations qu' à l' ordinaire; d' énormes chutes de neige se sont produites à la fin du mois notamment. Février, avec un déficit thermique de 4 à 4%°, a été en revanche très ensoleillé ( Säntis, 2500 m .: excès de 20 heures ). Mars, au contraire, a été beaucoup trop chaud ( Säntis 5° de trop ), a eu aussi trop de soleil, mais une précipitation normale. Avril a été trop sombre et trop sec; mai, en revanche, trop abondant en eau du del. Tandis que juillet se montrait normal, juin et août ont été trop chauds d' environ 1 %°. Septembre 1942 a terminé l' année par un excès d' insolation et de température ( 2° ). En résumé, la saison froide de 1941/42 a été, dans nos régions englaciées, relativement pauvre de précipitations, tandis que la saison chaude favorisait leur désenneigementx ).

Aux flancs du Belmeten et du Bristenstock, la limite des neiges pérennelles est remontée à 2320 m .; c' est encore 40 m. au-dessous du maximum d' altitude moyen de la période 1923-1940. D' autre part, à fin août, la limite du névé ( Firngrenze ) des glaciers uranais, d' exposition variée, était à 2368 m. en moyenne, soit 26 m. plus haut que l' année précédente.Oechslin. ) L' hiver 1941/42 restera de fâcheuse mémoire chez l' habitant de nos Alpes pour la fréquence et la nocivité de ses avalanches. La place manque ici pour en parler longuement; le lecteur trouvera des détails dans l' article de M. E. Bucher, « Die Lawinen des Winters 1941/42»z ). Cet auteur dénombre, pour tout le pays, 68 avalanches importantes, lesquelles, à côté de dégâts matériels pour plusieurs millions de francs, ont causé la mort de 53 personnes. De ces 68 coulées, 45 se sont produites durant la période exceptionnellement neigeuse du 24 janvier au 5 février 1942 qui recouvrit la couche de neige plutôt mince mais déjà durcie du premier hiver de masses énormes, aptes de par leur épaisseur, leur défaut de cohésion interne et d' adhérence aussi à la couche ancienne, à une glissade dangereusement facile. Comme toujours en pareil cas on observa des avalanches désastreuses en des endroits jusqu' alors considérés comme sûrs et les malheurs en devinrent d' autant plus tragiques. Evoquons les plus impressionnants seulement: destruction de la gare des Cases ( M. O. B. ) avec deux x ) Selon « Witterungsbericht der Meteor. Zentralanstalt Zürich » ( monatlich ), Grütter. 2 ) Les Alpes 1942, p. 413 et suiv.

Die Alpen - 1943 - Les Alpes.14 victimes, d' un téléférique à Adelboden avec trois morts, de la station Schwägalp du téléférique du Säntis, de la gare d' Ebligen, etc., avec leurs coûteux équipements électriques; puis le d'.raillement d' un train de marchandises près de Gurtnellen; la destruction de viaducs à Frutigen et au Brienzer Rot- horn, mais surtout, avec la ruine de chalets et de mazots, les pertes de vies humaines. Rappelons les deux victimes de la Comballaz, les neuf morts de Gurtnellen où 21 édifices furent ruinés le 31 janvier, les sept membres de la famille Käslin jetés et ensevelis avec leur habitation dans le Träschbach près de Beckenried, les quatre victimes de Kammerbach où, depuis 54 ans, on n' avait pas vu descendre d' avalanche dangereuse, enfin les cinq hommes de Realp, succombés, eux, non plus à un « arein :) mais à une coulée de neige mouillée, le 14 mars. Pourtant, l' hiver 1941/42 fut pauvre de précipitations, et ceci prouve bien que le danger d' avalanche procède davantage de leur concentration sur un petit nombre de journées neigeuses que de leur hauteur totale.

L' été chaud de 1942 a eu tôt raison des masses venues s' entasser au pied des monts. Dans la région de Gletsch, le 8 septembre, on n' en trouvait plus vestige « In den Lammen » non plus que sur tout le Gletscherboden; le vallon du Muttbach même en était complètement libre jusqu' au glacier de Gratschlucht. Un névé mince subsistait seul sur la partie ouest de la terrasse, on le glacier vient mourir.Mercanton. ) Le glacier des Grands était désenneigé à des hauteurs inusitées et les restes de neige qui s' y voyaient encore dataient de l' hiver 1940/41. ( Guex. ) Même situation aux Clarides.Streif{-Becker. ) Voici maintenant quelques données numériques:

Suisse orientale. A la cabane Parsenn ( 2280 m .) on a noté un enneigement ( maximumde 2,? le 21 avril ( 1941: 1,7 m .); au Weissfluhjoch ( 2660 m .), il était de 1,, m. ( 1941: 2,0 m. ).

Du 20 septembre 1941 au 20 mai 1942, la balise supérieure du Silvretta ( 3013 m .) a marqué un enneigement de 2,3 m. et, le li ) septembre, un résidu, négatif, de —0,4 m. Pour la perche inférieure ( 2760 m .), les chiffres sont respectivement: 2,e et —1,3 m.z. G. K., Billwiller1 ). ) A la balise du Säntis ( 2380 m .), la couverture neigeuse s' est établie définitivement le 12 octobre 1941 et a atteint en mai 1942 son épaisseur maximum par 4,, m. ( 1941: 4,3 m. ). Elle a disparu entièrement dès le 7 juin 1942.

( M. Z. A., Zurich. ) Suisse centrale. Aux Clarides, du 18 septembre 1941 à l' été 1941, l' en a été plus grand que 4 m. à la balise inférieur ". ( 2708 m .) et de A,x m. au moins à la balise supérieure ( 2910 m. ). Les résidus automnaux ont été respectivement —l,t et + l,0 m. ( 13 septembre 1942 ).

Au nivomètre de l' Eiger ( 3100 m .) dont la direction et le personnel du chemin de fer de la Jungfrau continuent de prendre un soin diligent, le maximum a atteint 52 degrés2 ) le 13 mai 1942 ( 1941: 64 ). On a noté Vétiage le 21 septembre par 10 degrés ( 1941: 22 degrés ).

Voici les trois derniers bilans:

AccumulationDissipationRésidu annuel HiverMètresEtéMètresAutomneMètres 1939—194031194019194012 1940—19411919412119412 1941—19421519422119426 Sur le Jungfraufirn les balises, qui sont peu distantes en altitude, ont marqué pourtant quelques différences: du 29 septembre 1941 au 6 juin 1942 l' enneigement a été de 3,, m. à la balise inférieure et de 3,4 m. à la supérieure. Le 15 septembre, les résidus étaient, respectivement, 2,7 et 2,8 m.

Une balise a été installée en 1941 à la cabane Rotondo du C.A.S. ( 2570 m .) par M. le Dr Ambühl ( Liebefeld-Bern ). Le 3 mai 1942, on y a mesuré un maximum d' enneigement de 1,, m. ( le 13 avril 1941 il y en avait eu 3,66 m. ). La balise était à sec le 28 juin 1942.

Suisse occidentale. L' équipement nivométrique des Diablerets a été surveillé toute l' année par MM. Reber, père et fils, comme d' habitude. Le nivomètre ( 3030 m .), dégagé à la mi-juin ( n° 91: 21 juin ) a marqué l' étiage par 71 degrés à fin septembre ( 1941: 80 degrés ). Voici les derniers bilans:

AccumulationDissipationRésidu annuel HiverMètresEtéMètresAutomneMètres 1939—1940 > 8,6 1940 > 4,5 19404 1940—1941 > 4,5 1941 > 5,5 19411 1941—1942 > 5,6 1942 > 1019424,6 La balise de 1941 s' est déchaussée le 25 août; celle de 1939, émergée le 19, saillait de 2,0 m. le 8 octobre. Le névé a perdu 1,, m. d' épaisseur depuis octobre 1941. Quant au totalisateur de la Becca d' Audon et au pluviomètre du village, ils ont indiqué:

Becca d' AudonDiablerets Epo«ues2870 m.1170 m. ) 3 X 1941—21 VI 1942 100 cm.85,B cm.

21 VI 1942— 3 X 194236,5 cm.39,5 cm.

3 X 1941— 3 X 1942 ( 365 jours ). 136,5 cm.125 cm.

A Orny-Trient, M. Reber a fait les opérations usuelles le 20 septembre 1942. Le nivomètre, trop déchaussé, était toujours inutilisable. Le totalisateur a fourni, en revanche, les données suivantes:

Col d' OrngOrsières ipo?u3169 m.980 m. ) 22 IX 1941—20 IX 1942 225 cm.42 cm.

soit 226 et 42 cm. en 365 jours.

Conclusion: En 1942 l' enneigement des Alpes suisses a été nettement régressif.

Chronique des glaciers en 1942.

Les obstacles de tous ordres découlant de la guerre ont réduit encore le nombre des glaciers de nos Alpes contrôlés en 1942. Cependant grâce à la fidélité de nos collaborateurs habituels, du corps des forestiers cantonaux notamment, nous avons des renseignements sur 65 d' entre eux. La Compagnie des Forces motrices de l' Oberhasli a maintenu ses précieuses investigations aux glaciers de l' Aar, M. Streiff-Becker les siennes aux Clarides, enfin les membres de la Commission helvétique leurs contrôles des glaciers du Rhône, du Grindelwald, d' Uri et de Saas. Voici, dans leur forme habituelle, les résultats de cette surveillance:

I. Bassin du Rhône.

De par son retrait sur les bancs rocheux inférieurs de la cataracte, le front du glacier du Rhône est devenu si irrégulier et d' un accès si dangereusement malaisé qu' il y fallait absolument un mode de contrôle à la fois plus parfait et moins direct que l' usuel. Avec l' obligeante et experte collaboration de M. le professeur Dr Max Zeller, une base photogrammétrique nouvelle, s' appuyant au signal 53, terme oriental de l' ancien profil « vert » des mensurations au glacier du Rhône, a pu être fixée le 9 septembre 1942 et l'on y a pris les paires de vues permettant la restitution stéréogrammétrique de la cataracte entière. Ce dernier travail a été exécuté par les soins de M. Zeller dans l' institut qu' il dirige à l' Ecole polytechnique de Zurich. Le bureau tcipographique fédéral nous a aidé aussi.

Une première carte obtenue de la sorte avère, d' une part, que le lobe gauche du front, en légère avance de 1939 à 1941, a, dans un recul moyen de 10 m ., cédé depuis lors 1800 m2 de terrain, ramenant sa lisière à la position de 1939 et, d' autre part, que le régime de retrait actuel a libéré 6000 m2 de plus que le minimum qui a précédé, en 1912, la petite crue de 1913—1921. Au côté droit du glacier, le ravin était encore partiellement rempli de masses glacées pontant un Rhône d' une grosseur insolite pour la saison. Au Belvédère, les glaces étaient, le 10 septembre, à 31 m ., en ligne directe, du repère plombé; c' est pour ce bord gauche un rétrécissement de 4 m. au moins 1 ).

( Mercanton et Zeller. ) L' extrémité du Gratschlucht, dont l' enneigement persistant avait empêché la mensuration exacte en 1941, montrait le 10 septembre 1942 des changements très grands: tout le terrain était libre de neige devant le lobe frontal est. Il a fallu établir un repère plus près du front qui est devenu là plutôt le bord oriental d' une langue unique laquelle finissait plus à l' ouest sous un reste de neige empêchant, d' ailleurs, de la reconnaître correctement. Mercanton.

Le glacier de Fee a abandonné 3500 m2, dans un recul de 19,5 m. sur 180 m. de déploiement.

L' excellent plan établi en 1941 par M. l' inspecteur des forêts Tscherrig a permis une mensuration très exacte du Tourtemagne, lequel a reculé de 5,5 m. en découvrant une barre rocheuse semblant relier ici le Barrhorn au Wengerhorn. Un plan analogue a été levé du Brunnegg par M. Tscherrig.

Au Trient, le gonflement de l' extrémité, amorcé en 1941, a pris des proportions considérables; le front est devenu quasi vertical. Néanmoins, des mensurations répétées ont avéré encore un recul de 6 m. Ce recul semble pourtant de caractère spécial: un sillon profond s' est creusé en effet entre glace et repère par l' action des eaux furieuses descendues des Ecandies où depuis longtemps doit exister une poche intraglaciaire, la fameuse « tine » des montagnards de Trient, qui donne essor à des débâcles dangereuses. Celles de 1942 l' ont été particulièrement: au dire de témoins oculaires, le 7 juillet vers 16 heures, une puissante nappe d' eau jaillit du bord droit du glacier à la hauteur du Col des Ecandies et tandis qu' une part rentrait sous le glacier, l' autre dévala entre lui et sa moraine latérale jusqu' au front, gonflant le Trient dont les flots arrachèrent passerelles, arbres et terres des rives, jetant l' émoi dans le village. Selon un communiqué obligeant des Chemins de fer fédéraux, le fluviographe qu' ils entretiennent là-haut a enregistré, du 6 au 8 juillet, une débâcle triple dont la plus violente, le 7 juillet précisément, a eu un débit maximum de 26 m3 par seconde, alors que normalement le Trient ne roule en été que quelque 3 % m3 d' eau. On évalue à 840 000 m3 le contenu évacué de la « J. Guex et CF. F. ) II. Bassin de l' Aar.

*.TX Un lagot baigne depuis quelques années le front du Stein. En 1942, la baisse de ses eaux a laissé émerger une presqu'île de glace, parallèle au front et rattachée au flanc du Bockberg.Moor ) Des têtes rocheuses surgissent des glaces terminales du Rätzli.

La Commission des Glaciers a porté derechef son attention sur les deux glaciers du Grindelwald, y rénovant le système de repères avec le concours de M. Schwammberger, inspecteur forestier. L' extrémité du glacier Supérieur figurait à la mi-octobre 1942 une coulée assez crevassée, descendant, vers le nord-ouest, de la tête rocheuse qui domine la grande laisse glaciaire plate mise à nu depuis la crue de 1916—1924 et où serpente la LiitscMne. Cette langue s' en dans le profond ravin ménagé entre la dite tête et la haute moraine du Milchbach. La masse assez dominante des glaces claires se prolonge, sous un revêtement morainique épais et ébouleux, en une lame de glace plutôt mince finissant au torrent. Le cryocinémètre y a mesuré, le 14 octobre 1942, une vitesse de 2 cm/j. L' établissement en ce point d' une nouvelle base, trian-gulée, a fait constater que depuis 1938, époque où il avait fallu abandonner les repères anciens, le glacier a reculé de quelque 38 m.

( Jost, Mercantiti, Schwammberger. ) Le recul persistant du glacier Inférieur en a ramené l' extrémité bien en amont du « Schopf » et au débouché même du chenal séparant le Mettenberg de l' Eiger. La forme tourmentée du front, dont les deux lobes, gauche et droit, sont seuls accessibles, assez malaisément d' ailleurs, entrave les mensurations. Au milieu c' est la plongée directe des glaces dans l' étroile gorge de la Lütschine Noire, sur 300 m. de hauteur. L' intéressante photographie prise le 15 octobre par M. Jost montre ce dispositif rare. En nous aidant les repères de M. Wyss ( 1941 ) et de l' ancienne base L—M de 1929, qui s' appuie aux deux flancs du vallon, nous avons pu avérer un recul général de quelque 10 m. depuis 1941.

( Jost et Mer canton. ) J' emprunte au précieux rapport de M. Flotron sur les mensurations de la Compagnie des Forces motrices de l' Cberhasli les notes suivantes ( tableaux III et IV ).

A l' Unteraar, le bassin d' accumulation, très tôt rempli, a atteint son niveau maximum le 31 août déjà et l' a gardé jusqu' au 13 novembre; cette longue stagnation a accentué l' érosion frontale. Avant, d' autre part, que l' eau eût rejoint le glacier, on avait pu constater un abaissement du sol de quelque 2 mètresdepuis 1941, de sorte que le plan d' eau maximal s' est étendu en 1942 sur une falaise glaciaire deux fois plus longue avec 5 m. de fond. Toutefois, le recul moyen n' a pas dépassé 11,4 m ., soit une quinzaine de mètres de moins qu' en 1941. Le terrain libéré mesure 5424 m2. Le plus grand retrait a été 36 m ., le moindre 3 m ., mais à quelque 320 m. de la rive septentrionale un éperon de glace fortement recouvert de moraine a fait une avance de 7 m, en moyenne, sur 75 m. de front, à l' allure moyenne ce 1,9 cm/j. Cette vitesse est de l' ordre de celles que nous mesurâmes jadis au cryocinémètre dans les mêmes parages, un peu plus forte même. M. Flotron note d' ailleurs une avance de 20 m. en un point. L' Aar jaillissait de la plus grande échancrure du front, mais, chose étonnante, à quelque 12 m. en avant, en une fontaine haute de 2 m. et large de 4 à 5 m.! Les falaises avaient en moyenne 35 m. île hauteur et 50 m. au maximum, mais en dehors des échancrures à parois abruptes la langue glaciaire semble plutôt s' être aplatie.

Tableau m.Glacier d' Unteraar.

Mensurations de la Compagnie des Forces Motrices de l' Oberhasli.

Variations du niveauVitesses superficielles moyen, en m.[anmoyennes, en m.{an Altitude 19391*0 1940/41 1941142 o,85 l>85 1939140 1940/41 1941/42env. 3 ans ) 45)8631,85 34,e5 des profils Grunerhorn, Finsteraar 2595 m. Wildläger, Lauteraar. 2550 m.

2,, ( 2 ans ) -0,06 -0,8 -0,85 -1,4 Mieselenegg2415 m.0,15 Pavillon Dollfus.. .2280 m.0,86 Brandlamm, Supérieur 2120 m.0,75 Brandlamm, Inférieur2000 m.2,3 -1,75 — 1,25 -1,4 32,15 29,o 15,9 6,85 33,95 29,25 15,* 6,e 36,5 31,3 15,2 6,7 Le tableau IV donne les quantités de glace dissipées à l' Unteraar en 1941/42.

Tableau IV.1940/41 De front à front435,000 m3 Du front au profil Brandlamm Inférieur.. .239,000 m3 Du Brandlamm Inférieur au Brandlamm Supérieur 1,212,000 m3 Du Brandlamm Supérieur au Pavillon Dollfus. .1,793,000 m3 Du Pavillon Dollfus au Mieselenegg1,235,000 m3 1941/42 333,000 m » 229,000 m3 1,556,000 m' 3 m3 4,633,000 m3 Total des masses dissipées 4,914,000 m3 9,769,000 m3 Du profil Mieselen au profil du Lauteraar. .4,603,000 m3 Du profil Mieselen au profil du Finsteraar. .4,400,000 m3 Le bloc Hugi a gagné 18 m. vers l' aval, toujours au pied sud de la grande moraine médiane.

L' Oberaar a abandonné 9864 ma de terrain dans un recul moyen de 21,7 m .; c' est environ 14 m. de plus qu' en 1941.Flotron, Oberhasli-KW. ) Tableau V.

Glaciers d' Uri Griess ( UnterscMchen ).

Kartigel

Wallenbühl ( Voralp )..

Kehlen

Schlossberg

Hüfi

Brunni

Schiessbach

Damma

St-Anna

Tiefen

Firnälpli E

III. Bassin de 1a Reuss.

Variations, en mètres, en 19*0 63,53 23 0 0 1413 01 19417916 19423,54132x6,51042049,6 5,5 — 10 2144 2 ( 3 ans ) IV. Bassin de la Linth.

Variations, en mètres, en Sulz

19409 ( 2 ansx ( 2 ans ) 1941 6,5 19*2 Biferten

Glärnisch5 ( 3 ans ) Clarides, en décrue.

Au Schlossberg, si le talus d' éboulis glacés s' est un peu accru, le vrai front s' est retiré et égalisé sur sa haute terrasse rocheuse. Celui du Hüfi est maintenant confiné en entier sur les rochers dominant la gorge où le torrent cascade à ciel ouvert.

Il a dû y avoir une débâcle d' eau au Brunni; on eri voit les vestiges.

Le Damma a maigri considérablement ( Oechslin ) et le Firnälpli oriental aussi ( Hess ).

L' extrémité orientale du Claridenfirn est actuellement à 250 m. de son terme de 1920 et commence à abandonner du glacier mort. On trouvera là-dessus d' intéressants détails dans le rapport Billwiller précité. ( Streiff-Becker. ) Tableau VI.V. Bassin du Rhin.

Variations, en mitres, en Glaciers194019411942 Punteglas18,6 ( 2 ans169 Vorab1,5ans8 Lavaz22 ( 2 ans1814!B Porchabella16 ( 2 ans7,5Verstankla13 ( 2 ans27,5 ( 2 ans ) Lenta4 ( 3 ans210 Schwarzhorn .10 ( 3 ansPiz So136 ( 3 ans12,5 Sardona3 ( 4 ansParadies17,5 ( 3 ans20 VI. Bassin de Ihm.

Morteratsch— 4222,622,5 Roseg— 11,517,68,5 Tiatscha13 ( 2 ans32,517,5 Lischanna— 18 ( 5 ans16 ( 2 ans ) Picuog129 ( 4 ans10 VII. Bassin de l' Adda.

Forno— 4236,5 ( 2 ans ) Albigna — x ( 2 ansCantone— 17 ( 2 ansVIII. Bassin du Tessin.

Rossboden— 2 ( 2 ans1512,6 Basodino1953 ( 2 ans ) Bresciana0113 Le tableau VII récapitule les observations suisses de 1942.

Tableau VII.....

Face nord de la Barre des Ecrins

2. VIE. 1932 71 - Photo P. Perrier, Genève

Refuge Lemercier

21. Vm. 1939 72 - Photo P. F. Rollarci, Genève 73 - Photo P. F. Rollard, Genève AìgUÌUe dU Sélé74 - Photo P. F. Rollard, Genève vue du glacier du Sélé 2. VHI. 1939vue du glacier de l' A ilefroide 2. VIII. 1939

Montagne des Agneaux, sommet occidental

vue de la rive gauche du glacier d' Arsine 1 23. Vm. 1938 75 - Photo C. M. Briquet, 3enève itinéraire Orell Füssli Arts Graphiques S.A.Z.urich

Sommet occidental de l' Aüefroide

76 - Photo P. F. Rollard, Genève 6210 ACF 3. 10. 39 Die Alpen - 1943 - Les Alpes

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