Optimisation de la portée des appareils ARVA.

Les modes d' emploi de la plupart des appareils de recherche de victimes d' avalanches ( ARVA ) indiquent que le récepteur doit être activement déplacé au cours de la recherche primaire. Or, outre le fait que cette démarche est souvent négligée lors des exercices pratiques d' instruction, la nécessité d' une telle recherche, dite également recherche de signal active, n' est pas toujours comprise.

Par recherche primaire, ou recherche de signal, on désigne le moment qui s' étend du début de la recherche qu' au premier signal. Pour cela, on parcourt le champ d' avalanche selon des intervalles calqués sur la largeur des bandes, dites bandes de recherche. Au premier signal, la distance entre émetteur et récepteur dépend de la portée de l' appareil ARVA, elle-même influencée par la manière dont se situent l' une par rapport à l' autre les antennes, par l' état de la batterie et des antennes, par le type d' appareil, et par l' ouïe de la personne qui fait la recherche.

Le facteur principal est sans conteste la manière dont se positionne l' antenne réceptrice par rapport à l' antenne émettrice. C' est de plus le seul sur lequel la personne qui fait la recherche peut agir. On peut illustrer ceci au moyen de trois cas de figure, qui envisagent les positions extrêmes 2 Cf. site Internet de l' ENA: http://www.slf.ch appareils ARVA; avalanche de plaque dans la région de Pischa des antennes dans leurs conséquences pratiques sur la portée de l' appareil.

Position coaxiale: la portée maximale d' un appareil ( 100% ) est atteinte lorsque l' antenne émettrice et l' antenne réceptrice se trouvent sur une même ligne ( cf. fig. 1 ).

Position parallèle: si les antennes sont parallèles ( cf. fig. 2 ), la portée n' est déjà plus que de 80%.

Position verticale: si les antennes sont exactement à la verticale l' une de l' autre ( cf. fig. 3 ), la portée est théoriquement de zéro.

Cependant, si le sauveteur tourne le récepteur autour de deux axes en chaque point du champ d' avalanche, il peut provoquer une situation où les antennes sont parallèles et éviter ainsi la position verticale. La position coaxiale n' est possible que dans le prolongement de l' antenne émettrice.

Par recherche primaire - ou recherche de signal - on désigne le moment qui s' étend du début de la recherche jusqu' au premier signal capté; avalanche au val Stipa, S-charl Comment atteindre la portée optimale?

A partir de la position horizontale, mettre d' abord l' appareil en position verticale vers le bas et vers le haut, puis le tourner à l' horizontale de 90° vers la gauche et vers la droite. Si, pour les appareils à deux antennes réceptrices ( Tracker DTS2 ), il est suffisant de tourner l' appareil à l' horizon de 45° vers la gauche et vers la droite, il faut également le bouger à la verticale. Comme l' émetteur n' émet un signal que toutes les secondes à peu près, les mouvements doivent être très lents pour laisser le temps au signal d' être capté dans chaque position. On peut effectuer la recherche de signal active en marchant, selon le modèle de recherche connu. Dès qu' un signal continu est perçu, changer la position de l' anten servirait bien sûr des fins contraires à celles escomptées! Lors de la recherche secondaire, la position de l' appareil ne doit plus être modifiée.

Conséquences pratiques Si la pire situation - position exactement verticale, portée presque nulle - est rare dans la pratique, elle position, la portée ne se réduit que de 2%. Dans la position verticale défavorable, en revanche, les plus petites variations ont déjà un grand effet, mais un effet positif: un écart de ±5 degrés augmente déjà la portée de 45% environ. Avec un écart de ±20 degrés, la portée atteint 70% de la position parallèle1.

.'Pour ceux que les mathématiques intéressent, le signal reçu est proportionnel au cosinus de l' angle entre les lignes de champs et l' axe de l' antenne, et proportionnel à la valeur inverse du cube de la distance. Exemples: si l' angle entre les lignes de champ et l' axe de l' antenne est de 60°, le signal reçu est encore à moitié aussi fort qu' avec un angle de 0°. Si la distance double entre l' émetteur et le récepteur, la force du signal tombe à un huitième. Référence: Meier, Felix: Determining the width of a search strip for avalanche beacons. International Snow Science Workshop, Big Sky, Montana, USA, 2000.

2 Mammut Barryvox est également doté de deux antennes, mais il utilise un autre principe de réception et doit, dans ce cas, être considéré comme un appareil à une seule antenne.

ne doit cependant pas être exclue. Comme la portée minimale dépend principalement de la position des antennes ( émettrice et réceptrice ), aucun fabricant ne peut garantir une portée minimale.

En revanche, une situation très fréquente est celle où, faute d' une recherche active du signal, 10 à 30% de la portée possible est « gaspillée ». Un temps précieux peut alors être perdu.

Jusqu' à quel point peut-on augmenter la largeur des bandes de recherche, en procédant de manière plus systématique lors de la recherche active de signal? Cette question est actuellement en discussion. Pour le sauveteur, la manière la plus simple de déterminer expérimentalement la largeur optimale des bandes de recherche, est d' effectuer une recherche de signal active. Puisque les appareils ARVA modernes ont tendance à avoir une portée faible, la recherche primaire revêt donc une importance bien plus grande qu' auparavant. Pour atteindre la portée maximale, il est donc bon de penser à bien bouger l' appareil lors de la phase de recherche primaire.

Andres Lietha, Zurich ( trad. ) I Escalade libre / Compétition i Arrampicata libera e di competizione i Sport- und Wettkampfklettern Texte: Christine Kopp, Unterseen Photos: Thomas Ulrich, Unterseen a.

plus durs. » Voilà l' ultime et radical conseil que prodigue le site sur le « Big Wall Climbing » de John Middendorf, l' un des grands maîtres de cette forme d' escalade. Le Big Wall ( escalade de « grand mur » ) se pratique aujourd'hui dans le monde entier, dans toutes les régions où l'on trouve de hautes parois. Mais le berceau du Big Wall est bien le lieu que les initiés appellent la « Valley », ou vallée du Yosemite, dans le parc national du même nom. Situé au cœur de ce parc âgé de plus de 100 ans, le canyon du Merced River mesure une dizaine de kilomètres de long et atteint 800 mètres de profondeur. De part et d' autre du fleuve montent à pic des parois de granit compact aux formes très esthétiques qui ont déjà fasciné des générations de visiteurs - et de varappeurs depuis le début des années trente. C' est dans les années cinquante qu' a débuté ici la belle époque de l' escalade artificielle « Big Wall »: en 1958, Harding, Whitmore et Merry ouvrent en 45 jours à coups de marteau et sur leurs étriers la voie de la « Nose » de El Capitan.

Mescalito à « El Cap »

De nombreuses voies de plus en plus audacieuses sont venues s' ajouter aux premières dans le célèbre monolithe granitique de El Capitan. Les progrès de ce style d' escalade font que l' échelle artif va d' hui de A0 à A5, une chute en A5 pouvant être mortelle, car les moyens d' assurage nécessaires sont à ce point précaires qu' ils peuvent tous s' arracher en cas de traction trop importante. Les puristes définissent quant à eux le degré de difficulté selon la nouvelle échelle « New Wave ». Il reste la fascination de ces majestueuses parois, dont certains passages ne peuvent être gérés qu' avec des auxiliaires techniques. Avec ses 25 longueurs, Mescalito est l' une des voies les plus longues de « El Cap ». Son nom ( dérivé de celui de la drogue ) rappelle l' époque légendaire de la vallée, quand les grands formats de l' escalade - souvent des originaux - restaient accrochés pendant des mois dans le fameux « Camp 4 » à faire la fête et à aligner leurs prouesses dans la roche très pure de la « Valley ». Il fallait bien

El Capitan est le plus célèbre monolithe de granite du Yosemite Valley. C' est sur les parois de cette vallée californienne que le Big Wall est devenu populaire.

ours de passe-passe à la verticale]

Feedback