Particules fines dans les salles d'escalade

Cet excellent article sur nos travaux relatifs à la charge de particules fines dans les salles d' escalade ( Les Alpes, 12/2008 ) m' inspire deux remarques:

1. Il est probablement faux de prétendre que la magnésie en bloc est plus avantageuse. Nos premières études montrent l' inverse, et nous traiterons cette question cette année dans le cadre de mesures relevées dans d' autres salles. Les résultats seront publiés. Jusque-là, nous nous abstenons de faire des recommandations.

2. L' article scientifique traitant des mesures faites jusqu' ici est disponible gratuitement chez moi ( en allemand ). Il suffit de m' envoyer un courriel avec la mention « Feinstaub in Kletterhallen » à l' adresse suivante: weinbruch(at)geo.tu-darmstadt.de a Stephan Weinbruch, TU Darmstadt ( trad. ) tions dans le cadre des demandes d' auto de construire ou d' équiper dans l' espace alpin. Dans deux régions pilotes, ce sont respectivement une quinzaine de sections qui ont participé à l' élaboration de premières versions des cartes.

En cours depuis une année et demie, le projet aurait dû être présenté pour approbation définitive, ou rejet, à l' Assem des délégués de cette année. Certaines questions se sont pourtant posées durant la phase pilote, auxquelles les responsables voulaient trouver une réponse avant de présenter le projet définitif à l' Assemblée des délégués. Par exemple: quelle serait la durée de validité de la carte, qui serait habilité à la modifier, qui, des sections ou de l' Association centrale, aurait la compétence de juger de la compatibilité d' un projet de construction ou d' équipement? Le Comité central a donc décidé de proposer une pause d' une année; selon Christian Gysi, responsable du domaine Environnement au Comité central, il s' agit d' éviter de générer des coûts supplémentaires. Les sections de l' Oberland bernois, à l' inverse, ont proposé l' abandon du projet.

Ne pas renoncer à une excursion avant l' arrivée à la cabane

Les opposants estimaient que le projet n' était pas constructif, qu' il était flou, juridiquement boiteux et beaucoup trop coûteux ( budget prévu d' environ un demi-million de francs ). Un votant membre d' une des sections de l' Ober bernois déclara d' un ton péremptoire: « Cessez d' alimenter ce projet, vous ne réussirez qu' à l' étouffer! » D' autres ont estimé qu' on avait là une occasion de créer un nouveau Röstigraben, c'est-à-dire d' attiser les conflits entre les sections de plaine et celles de montagne quant à l' équilibre à maintenir entre exploitation et protection. Souvent, les premières souhaitent limiter au maximum les interventions dans la nature alpine, alors que les secondes mettent davantage l' accent sur la promotion économique.

Les délégués favorables au projet se sont déclarés acquis à une démarche participative. Ils ont salué une procédure favorisant la discussion plutôt que la confrontation, et l' occasion donnée ainsi de connaître diverses manières d' appré les problèmes. Nombreux furent aussi ceux qui furent d' avis qu' il « était bon que nous, les gens des plaines, connaissions mieux la manière de voir des sections de montagne, et qu' il nous ait été donné d' entendre des opinions critiques ». Pour finir, c' est avec 61 votes négatifs et 5 abstentions que les tenants du projet ont obtenu raison, au motif, comme l' exprimait une intervenante, qu'« on ne renonce pas à une excursion bien préparée avant d' arriver à la cabane, sous prétexte que l'on voit apparaître quelques nuages ». Ce sera donc l' AD 2010 qui devra se prononcer définitivement sur le projet PA.

Elections et finances

La discussion sur le projet PA a duré quasiment tout l' après. Par contre, les objets traités le matin l' ont été Un rôle difficile: Christian Gysi, président du domaine Environnement, a plaidé pour une pause de réflexion dans le projet Paysage alpin. Plusieurs sections avaient réclamé l' abandon immédiat du projet, mais l' assemblée s' est clairement prononcée pour une pause.

Deux têtes connues et un nouveau visage: Frank-Urs Müller ( à g. ) et Brigitte Holderegger-Müller ( au centre ) se réjouissent d' entamer un nouveau mandat de quatre ans au Comité central. La Commission de gestion accueille un nouvel élu, Pierre-André Kolly ( à d. ).

Photos: Dieter Spinnler rapidement traités. Deux membres du Comité central se sont mis à disposition pour une nouvelle période: le président central Frank-Urs Müller, et la responsable du domaine Sports de montagneJeunesse Brigitte Holderegger-Müller. Les bulletins de vote ont affiché pour les deux une belle unanimité, soulignée d' un chaleureux applaudissement. Werner Frick s' est retiré en raison de la limitation de la durée du mandat, après avoir été durant huit ans un membre très apprécié de la Commission de gestion ( CG ), qu' il a présidée durant cette dernière année. Pour le remplacer, l' AD a élu à l' unanimité Pierre-André Kolly, âgé de 47 ans, directeur administratif de l' Hôpital cantonal de Fribourg et président, depuis cette année, de la section Gruyère. La CG se constitue elle-même. Pour succéder à Werner Frick, elle a d' ores et déjà choisi, comme président, Franz-Xaver Dettling, de Brunnen.

Le rapport annuel et la planification pluriannuelle ont également été acceptés à l' unanimité. Werner Frick a pourtant averti que la qualité élevée des services du club ne pourrait pas longtemps être assurée sans un élargissement de la base financière. Cet avertissement n' a cependant pas eu d' influence sur le résultat du vote suivant. Heureusement pour les ini-tiants.

Nouvelle cabane du CAS sur l' Alp Sprella

Il y a vingt-cinq ans que le CAS n' a pas ajouté de nouvelle cabane à son effectif. Et maintenant, la section Engiadina Bassa a obtenu à une écrasante majorité l' as de l' AD à une transformation du chalet d' alpage de l' Alp Sprella en 154 e cabane du CAS. L' Alp Sprella se situe dans le val Mora, vallée latérale du val Müstair. Les bâtiments d' alpage ne sont plus utilisés, et la commune de Müstair leur cherchait une nouvelle affectation. Elle proposa à la section du CAS de les reprendre, ce qui, selon la présidente de la section Gianna Rauch, permettrait de créer dans cette région marginale deux à trois postes de travail et de doter enfin le val Müstair d' une cabane CAS. Mais les associations de protection de l' environnement craignaient que la cabane n' attire une foule croissante de visiteurs, particulièrement en hiver. Leur scepticisme n' a pas laissé l' AD indifférente. Andri Lansel, caissier de la section, a insisté plusieurs fois sur l' engagement de la section de n' entre la construction de la cabane qu' avec l' assentiment des associations de protection de l' environnement.

Un maximum de 224 délégués à l' AD

L' esprit positif qui régnait à l' assemblée s' est également manifesté lors du vote sur la réduction du nombre de délégués, proposée lors de l' AD 2008 sous une autre forme et refusée alors. Chaque section pouvait jusqu' ici envoyer un délégué par tranche de 500 membres. La croissance continue du CAS a entraîné une augmentation régulière du nombre de délégués, ce qui a posé des problèmes de logistique toujours plus difficiles à résoudre. C' est principalement pour cette raison que l' assemblée a dû se tenir à Bienne, faute de pouvoir trouver à Berne un local adéquat. L' AD sera donc désormais constituée d' un nombre de délégués double de celui des sections, c' est à-dire 224 sièges au compte actuel. La répartition se fera selon la clé qui prévaut au Conseil national. L' AD a accepté à une grande majorité la modification correspondante des statuts.

Info sur l' héliski: le CAS négocie

Le CAS siège depuis plusieurs années à la table de négociations où se discute la problématique de l' héliski, en compagnie de l' Office fédéral de l' aviation civile ( OFAC ) et d' autres groupements intéressés ( aviation sportive, protection de la nature ). Les discussions portent sur les nouvelles réglementations concernant les places d' atterrissage en montagne et particulièrement l' héliski. Frank-Urs Müller profita de l' AD pour donner une information sur l' état des choses ( voir article en page suivante ).

Ces négociations montrent bien le contenu explosif des intérêts contradictoires de la protection et de l' exploita, et de leur négociation à l' intérieur du CAS lorsqu' il s' agit d' établir une base claire de négociation et que le Comité central n' a pas le soutien de toutes les sections. Cela montre aussi la nécessité de promouvoir au sein du club un échange de vues permanent sur cette question. C' est la condition indispensable pour que l' association garde sa crédibilité à long terme, vis-à-vis de l' exté mais aussi de ses membres. a Alexandra Rozkosny, rédactrice en chef ( trad. ) Le soulagement se lit sur son visage: Gianna Rauch, présidente de la section Engiadina Bassa, se réjouit du clair et net oui voté par les délégués en faveur de la nouvelle cabane CAS.

Photo: Dieter Spinnler Photo: Chasper Alexander Felix Feu vert pour la 154 e cabane CAS. Les délégués se sont prononcés en faveur de la transformation, par la section Engiadina Bassa, des cabanes de l' Alp Sprella dans le val Müstair en nouvelle cabane CAS.

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Montagnes et environnement

Montagne e ambiente

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