Risque en montagne: un choix

J’ai lu avec intérêt l’éditorial intitulé «Le risque, un tribut à la liberté», paru dans «Les Alpes» 9/2012. Vous écrivez que l’alpinisme est à peu près aussi dangereux que le trafic routier concernant le risque d’un accident mortel. Je veux bien vous donner raison tant que la probabilité de ce risque peut être quantifiée et comparée. Cependant, je dois vous contredire sur un point important, avec un argument que je brandis chaque fois que l’on vient à parler du danger en alpinisme ou dans d’autres sports à risques: si je n’ai pas le choix de me mêler au trafic routier, je m’expose de mon propre gré aux risques de certaines disciplines sportives. Il m’est impossible de mener une vie normale si je ne peux pas faire mes courses, aller au travail, rencontrer des amis ou faire du sport. Pour toutes ces choses, j’ai besoin de temps en temps de prendre la voiture, d’enfourcher mon vélo ou de traverser un passage pour piétons. Mais personne ne m’oblige à escalader une montagne ou à me confronter au danger d’avalanches lors d’une course à skis. Ces risques, je choisis de les prendre en plus.

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