Ski-alpinisme: essor et reconnaissance par le CAS (Le -)

Je me réjouis des contacts que j' aurai, me réjouis de « me frotter à vous », car le frottement dégage de la chaleur, et toute chaleur est énergie! Et je me réjouis de collaborer avec vous à l' élaboration d' un avenir heureux pour les Alpes, l' alpinisme et le CAS.

Jïirg Meyer, délégué à la protection de la montagne ( trad.. " " .M

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Le ski-alpinisme: essor et reconnaissance par le CAS

Au fil de ces dernières décennies, le ski-alpinisme est devenu un sport de montagne très prisé, ajoutant à la notion ancienne de course à ski une dimension plus sportive et compétitive. Une nouvelle discipline est ainsi née, qui connaît un rapide essor en Suisse et dont le CAS a décidé de s' ocu, par décision de la dernière Assemblée des délégués, le 26 octobre 1996 à Aarau. Cet article présente un rappel des principales étapes du développement du ski-alpinisme dans les Alpes et fait le point sur la situation actuelle dans notre pays.

Un demi-siècle de maturation La grande époque du ski-alpinisme a débuté dans les années 1950, à l' ini des Clubs alpins français et italien. Il s' agissait de rallyes de plusieurs jours, où le temps n' avait qu' une importance secondaire par rapport à l' endurance, l' amitié et la solidarité. Cette forme de ski-alpinisme dura jusque dans les années 1980. En 1986, plus précisément, on organisa la première grande compétition, et non la moindre, puisqu' il s' agissait de la Pierra Menta. Les participants devaient être équipés de skis d' au moins 60 millimètres de largeur sous la fixation, d' une corde, de crampons, piolet, baudrier, nourriture, habits chauds etc., soit tout le matériel qu' un alpiniste normal utilise afin d' être autonome.

Durant cette période, la Suisse n' est pas restée en arrière, faisant au contraire œuvre de pionnier dans le domaine de la compétition. Imaginée en 1939, réalisée en 1943, la Patrouille des Glaciers reste le modèle en matière de ski-alpinisme. Pour la première édition de cette course conçue à l' origine dans un contexte exclusivement militaire, douze patrouilles s' élancèrent de la cabane Schönbiel ( et non de Zermatt, en raison d' une épidémie d' oreillons ) et six rallièrent Verbier. L' année suivante, 44 patrouilles rejoignirent Verbier avec leurs 12 kg de charge, les plus rapides en un peu plus de 13 heures. Lors de sa troisième édition, celle de 1949, la Patrouille des Glaciers se termina dans la douleur: trois guides du Val d' Anniviers périrent au fond d' une crevasse. Ce tragique accident entraîna la suppression de l' épreuve. Remise au goût du jour depuis 1984, elle a lieu tous les deux ans. En 1990 l' équipe du garde-fortifications Michel Cheseaux effectue la traversée en 7 h 5O. L' évolution du matériel et la préparation ne sont pas étrangères à cette spectaculaire progression. Spectaculaire également, le nombre de participants, puisqu' à chaque édition il faut refuser du monde.

Essor européen et reconnaissance du CAS Le ski-alpinisme est actuellement en pleine croissance dans la plupart des pays montagneux d' Europe. Depuis deux ans, la Suisse possède son propre championnat. La France et l' Italie également, tandis qu' on s' organise dans ce sens en Espagne et en Slovénie. Seule l' Autriche reste marginalisée dans l' arc alpin. Outre les championnats nationaux, une Coupe d' Europe a été mise sur pied, supervisée par le Comité international du ski-alpinisme de Compétition ( CISAC ).

C' est dans ce contexte que le CAS, lors de sa dernière Assemblée des délégués, à Aarau, a décidé le 26 octobre 1996 d' intégrer désormais le ski-alpinisme de compétition au nombre de ses secteurs d' activité et d' y consacrer pour 1997 un budget de 10000 fr. Il agira sur le plan de l' orga et de l' administration mais n' organisera pas de concours lui-même.

Le Chablais, berceau du ski-alpinisme helvétique Le Chablais a joué un rôle clé dans le développement du ski-alpinisme suisse, en raison essentiellement de l' énergie et du professionnalisme déployés par les gardes-fortifications de cette région. Que cela soit en championnat d' Europe ou lors des grandes épreuves populaires internationales, les Guy Richard, Raphy Frossard, Michel Cheseaux, Perruchoud et autres Taramarcaz se sont régulière- Alpiniski des Dents du Midi 1995: le duo Perruchoud-Taramarcaz au col de Comba Mornay Couloir de la Rosablanche. Patrouille des Glaciers 1990 ment classés parmi les meilleurs. Au-delà de nos frontières, les noms des Italiens Meraldi et Pedrini, ainsi que des Francais Bibbolet, Bochet et Gabarrou, apparaissent régulièrement aux palmarès. Les femmes ne sont pas en reste. Si les Suissesses se confinent pour l' heure dans une certaine discrétion, les sœurs Trécourt, en France, portent bien haut les performances féminines dans cette discipline où règne encore malheureusement, il faut bien l' avouer, un certain machisme...

Les grandes épreuves en Suisse Pour ce qui est des concours annuels organisés en Suisse, le Valais se taille la part du lion avec le Trophée de Vallerette, le Trophée des Dents Blanches, l' Ovronalpski, l' Alpi des Dents du Midi, ainsi qu' une nouvelle épreuve à Zermatt. De plus, à deux pas du Rhône, dans les cantons de Vaud et Fribourg, le Trophée du Muveran et celui des Gastlosen, à Charmey, complètent le tableau des épreuves romandes. En Suisse centrale et orientale, c' est à Bivio ( Grisons ) et à Braunwald ( Glaris ) que les passionnés du ski-alpinisme s' affron. Depuis le mois de mai 1996,

toutes ces épreuves sont regroupées sous l' égide de l' Association suisse de ski-alpinisme. Bénéficiant d' un succès populaire incontestable - plus de 1200 skieurs ont participé à tout ou partie du championnat suisse 1995 -les organisateurs font preuve d' opti quant à la participation aux courses de 1996.

Questions à régler Certains aspects du déroulement des concours doivent encore être revus. Est-il souhaitable, par exemple, qu' un athlète coure sur des skis de télémark alors que son adversaire le fait avec des skis traditionnels? Les équipes doivent-elles compter deux ou trois participants? Un règlement plus précis devra clarifier ces points et divers autres détails.

En conclusion, le ski-alpinisme se prépare de belles années... pour autant qu' il y ait encore de la neige.

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neuf cas, la chute a provoqué des blessures, parfois très graves, telle une paraplégie.

Il est possible qu' une boucle de fibre de la gaine de la corde se soit prise dans l' encoche de l' arête située aux deux extrémités de la bague de torsion, ce qui a fait tourner celle-ci et ouvert la barrette ( cf. fig. 1 ). Des essais de reconstitution ont montré que cette possibilité existe et, d' autre part, que la bague de torsion peut également s' ouvrir par la seule pression et un mouvement malheureux de la corde. Ce seraient là deux explications plausibles. Mais nous n' avons pas de témoin qui aurait observé de près cette ouverture.

Pour un tel encordage, il ne reste donc que les mousquetons à vis. Mais ceux-ci présentent à leur tour un inconvénient qui implique un danger: on oublie de les visser! Il suffit, pour s' en convaincre, d' observer les participants à un cours d' escalade sur glace: chaque jour, un des participants au moins oublie de visser son mousqueton. D' autre part, en escalade sportive, on n' emporte souvent aucun mousqueton à vis. Il ne reste alors que la solution d' utiliser deux mousquetons en parallèle, l' un autoverrouillable, l' autre normal, et de telle façon que les barrettes soient opposées l' une à l' autre ( cf. fig. 3 ). On peut exclure l' éventualité que les mousquetons s' ouvrent spontanément tous les deux; la probabilité en est si faible qu' on approche ici de la sécurité maximale. Il vaut encore Les lois de la chute des corps n' ont pas changé. Ce qui a changé, c' est l' attitude du grimpeur. Aujourd'hui, en escalade libre, on se fie à cent pour cent à son équipement, on se meut consciemment à la limite de la chute, limite qu' on franchit tout aussi consciemment et simplement. Conséquences de cette attitude: des accidents caractéristiques, bien connus... et d' autres, d' un nouveau genre.

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