Un bon tuyau doit rester secret !

Quand ma femme et moi sommes montés pour la première fois à raquettes au Windiggrätli, j’ai dû faire la trace jusqu’au sommet. Nous étions seuls ! J’ai mis au programme et entrepris cette course nombre de fois en tant que chef de courses du CAS. J’ai également décrit cette ascension de manière détaillée dans mon livre Kröntenkaffee. De plus en plus de raquetteurs effectuent cette belle course. Je n’ai plus besoin de faire la trace. Mais nous n’y sommes plus jamais seuls …

Cela m’a trotté dans la tête alors que je lisais le reportage intitulé « Courses à contre-courant – Comment éviter la foule » dans l’édition de février. Les courses dans lesquelles on jouit de la solitude sont celles qui sont les moins connues. Le fait de publier de tels « tuyaux » dans les Alpes ou dans les topoguides contribue à ce qu’elles ne demeurent pas inconnues, voire « secrètes ». C’est ainsi que l’on attire la foule de ceux qui veulent justement l’éviter, car il existe des courses dans lesquelles on peut considérer que peu de monde représente déjà une foule.

Le CAS aimerait compter toujours plus de membres et des cabanes pleines. Les sections veulent le plein des inscriptions à leurs programmes de courses, donc rendre accessible la beauté des montagnes au plus grand nombre. Cela signifie que nous devrions accepter de ne plus être seuls en montagne !

Je renonce personnellement à décrire le Windiggrätli, que les auteurs de topoguides de courses à raquettes n’ont heureusement pas encore découvert. Il est même vain d’essayer de le trouver sur la carte topographique. Sous ce nom en effet, il n’est connu que des initiés !

Feedback