Le Sphinx du Rothorn

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Louis Delacrétaz.

Un peuple de géants dans les deux t' ont placé, Si haut que ton front luit quand la tempête gronde, Si haut que, du regard, tu domines le monde, Monstre fatal, perdu dans un désert glacé.

Nul pharaon ne dort dans ton sombre in pace, Nul trésor ne scintille à ta voûte profonde, Mais la voix des torrents, sinistre vagabonde, Répète nuit et jour ton appel angoissé.

Pareil au Sphinx de Thèbe aux visages tragiques, Proposes-tu l' Enigme aux montagnards stoïques Qui jouent leur destin sur tes rocs glorieux?

— J' ai surgi de la mer, dans les nuits fabuleuses... Or, ma voix que l' éther transporte aux nébuleuses Proclame in seternum la sagesse des dieux... 1 )

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