Michael Faraday en Suisse

Hinweis: Questo articolo è disponibile in un'unica lingua. In passato, gli annuari non venivano tradotti.

Par G. R. de Beer.

Il y a quelques mois, nous célébrions le centenaire de la découverte par Michael Faraday de l' induction électro-magnétique, découverte dont les conséquences ont été si bienfaisantes pour le monde entier, et particulièrement en Suisse où l' application de l' électricité dans la vie journalière s' est développée d' une façon toute spéciale 2 ). Nous avons donc pensé qu' il ne serait pas sans intérêt pour nos lecteurs de tenter une petite esquisse des relations personnelles qui ont existé entre la Suisse et Michael Faraday.

Il n' entre pas dans le cadre de cet article de retracer la carrière — véritable épopée de génie — de ce fils de forgeron ambulant, destiné lui-même à se forger une place au nombre des grands hommes de tous les temps. Nous noterons seulement que son goût marqué pour les sciences attira l' attention de Sir Humphry Davy, dont la renommée touchait alors à son apogée, et qui en 1813 s' attacha Faraday en qualité de préparateur au laboratoire de la Royal Institution à Londres. Faraday, qui jusqu' alors avait exercé le métier de relieur, avait 22 ans.

Dans cette même année 1813, quoique l' Angleterre fût encore en guerre avec l' Empire français, Napoléon accorda à Davy un permis de voyage sur le continent. Ce voyage devait durer presque deux ans, et Faraday accompagna Davy en qualité d' assistant et de domestique. Après avoir séjourné à Paris, Montpellier et Nice, Faraday fit connaissance avec les Alpes le 19 janvier 1814, au passage du Col de Tende, qu' il gravit, le baromètre en main. De Rome, l' équipe retourne à Genève en passant par Milan et le Simplon. Puis, suit un voyage en Suisse au cours duquel Faraday visite Vevey, Berne, Zurich et Schaffhouse. De Munich, nos voyageurs traversent le Tyrol en route de nouveau pour Rome, et ils retournent en Angleterre l' année suivante par le même chemin.

Faraday savait donc déjà ce que c' était que les Alpes lorsqu' il les revit en 1835, au cours d' un voyage qu' il fit à Genève pour rendre visite à ses connaissances de 1814, parmi lesquelles il convient de citer de la Rive. Il en profita pour faire une excursion à Chamonix, avec visites au Montenvers, à la Mer de Glace et à la Flégère, Tête Noire, Martigny, etc. Il est intéressant de relever l' impression que fit le Mont Blanc sur Faraday: « Le Mont Blanc surtout est magnifique, et je n' ai pas pu m' empêcher de sentir ce que j' ai plusieurs fois éprouvé, c'est-à-dire que la peinture est bien inférieure à la poésie lorsqu' il s' agit d' exprimer des sentiments sublimes, comme c' est le cas ici. L' artiste ne devrait pas tenter le portrait du Mont Blanc: il est hors de sa portée... Il lui faudrait tremper son pinceau dans la lumière et dans l' obscurité avant de pouvoir peindre. Mais, au moment où on l' aperçoit, on se rappelle les vers de Lord Byron, parce qu' ils semblent justes. La poésie et son sujet se rehaussent réciproquement 1 ). » Cette théorie d' esthétique que Faraday lance si simplement est des plus intéressantes; elle témoigne d' une profondeur de connaissance des choses alpestres inattendue chez un homme de science qui passe sa vie dans un laboratoire et qui, vu son humble origine, n' a reçu qu' un enseignement très rudimentaire. Il est possible et même probable que c' est justement parce qu' il s' est instruit lui-même et parce que tout ce qu' il ressent et exprime il le fait spontanément, que Faraday arrive ainsi le plus simplement du monde à mettre le doigt sur un problème qui touche de près aux bases du sentiment qui permet d' apprécier les montagnes.

Ecoutons à ce sujet un autre voyageur, un homme de lettres cette fois-ci, Raoul-Rochette ( Lettres sur la Suisse, tome 3, lettre 1 à Mme Lebrun, écrite en août 1824. Edition 1828, p. 2 et suiv. ): « C' est certainement une chose très-remarquable, qu' en présence de si grandes scènes de la nature, dans un pays qui offre à chaque pas une végétation si riche et si puissante, des mouve-mens de terrain si variés et si frappants, un luxe inoui d' eaux paisibles ou écumantes, de rochers nuds ou habillés de forêts, en un mot, toutes les formes de la matière, et pour ainsi dire tous les climats du globe, rapprochés ou confondus, le talent des artistes se soit si rarement élevé à la hauteur d' un pareil modèle... Le soin minutieux avec lequel l' artiste observe et rend tous les détails, nuit à l' effet de l' ensemble; la physionomie des lieux se perd sous leur ressemblance même; tout ce qui paraissait grand se rappetisse; et la peinture du pays n' en est plus que la silhouette. C' est ce que j' ai remarqué à la dernière exposition qui s' est faite à Berne.... C' étaient toujours les cascades que j' avais déjà vues cent fois, avec leurs eaux qui tombaient toujours de même, ou plutôt qui ne tombaient pas; c' étaient toujours des montagnes et des glaciers bien proprement découpés sur du papier;... et ce que je cherchais en vain dans cette gallerie de paysages suisses, c' était la Suisse. » Nous n' entendons pas nous étendre ici longuement sur ce fait qui semble avéré, mais cela vaut la peine de remarquer en passant ce qu' il a de paradoxal puisqu' il paraît ( selon M. Arnold Lunn qui en a fait l' étude ) que l' apprécia de la montagne s' est montrée chez les artistes avant qu' elle ne parût chez les écrivains. Pendant que Konrad Witz, Albert Durer, Léonard de Vinci, Pierre Brueghel et le Titien dessinaient sur leurs toiles d' aimables vues alpestres, il n' était question chez les écrivains ( à de rares exceptions près ) que de l' horreur des montagnes.

En 1841, Faraday, qui avait été sujet à des crises d' amnésie et de vertige qui le forcèrent à interrompre son travail de temps en temps, dut s' occuper sérieusement de sa santé et se reposer. En avril, C. F. Schœnbein lui écrit de Bâle pour demander s' il ne songeait pas à un tour en Suisse pour se remettre, et lui recommande Bex, où demeurait Jean de Charpentier, directeur des salines. Celui-ci allait faire paraître son livre sur les glaciers cette année même, et Schœnbein pensait que le voisinage de ce savant serait agréable à Faraday. Faraday répondit qu' il comptait bien venir en Suisse, mais que son médecin lui prescrivait d' éviter les villes et même ses amis ainsi que toute occupation scientifique.

Le 30 juin, le malade, escorté de sa femme Sarah, de son beau-frère George Barnard et de sa femme, s' embarque à Londres pour Ostende. Le voyage se poursuit par Aix-la-Chapelle, Cologne, Coblence et, en remontant le Rhin sur un vapeur, il atteint Bâle le 9 juillet. Le lendemain, sous la pluie, on quitte Bâle en voiture pour arriver à Moutier par le Münstertal, et Faraday consigne dans son journal ses impressions comme suit:

« La rivière que longeait la route était pleine et débordait par endroits; je vis des arbres déracinés et même une porte, poussés à la dérive sur les flots; les eaux très troublées, des ruisseaux et des jets d' eau partout; cascades superbes; rochers perpendiculaires ou en surplomb de la plus grande beauté, quelques-uns d' au moins 1200 pieds de haut, les arbres accrochés aux fentes de la manière la plus curieuse; en un endroit la surface verticale d' un énorme rocher ruisselait d' eau provenant des niveaux supérieurs et présentait des taches tantôt foncées, tantôt claires, ce qui donnait l' apparence d' églises et de maisons, de sorte que je crus d' abord voir dans le lointain une ville devant moi; les couches étaient verticales en plusieurs endroits, et les éperons rocheux très magnifiques 1 ). "

Dans ce court passage nous pouvons tout de suite noter trois qualités fondamentales du caractère de ce savant, qui ressortent pour ainsi dire au contact de ce paysage suisse. C' est une simplicité parfaite en ce qui concerne l' intérêt prêté aux objets même les plus insignifiants; l' appréciation très ordonnée des beautés de la nature; un éveil scientifique prêt à recueillir toutes données susceptibles de servir de point de départ pour une hypothèse ou de vérification ou de réfutation d' une théorie.

Le lendemain, 11 juillet, un dimanche, on se repose « dans ce joli petit village suisse, situé dans le canton de Berne. Réveillé à 5 heures et demie par le son du cor du vacher occupé à rassembler son troupeau; chaque bête sortit de son étable, une cloche au cou, et le vacher les conduisit hors du village. Bientôt après apparut le berger, et les moutons sortirent sur la route; en même temps les chèvres obéirent au chevrier qui sonnait du cor: les bêtes se mêlèrent sur la place devant l' auberge jusqu' au moment où les deux hommes se séparèrent et prirent des directions opposées; à l' instant même les moutons et les chèvres opérèrent un triage spontané, chaque bête se faufilant parmi les autres, après quoi les chèvres se dispersèrent sur la colline suivies de leur gardien, tandis que les moutons suivirent le leur dans la direction de la vallée. Tout cela rappelait beaucoup la parabole 1 ). » Ici, Faraday nous révèle un autre trait de sa personnalité: le fonds essentiellement religieux de son caractère. Cet homme de science calque sa vie sur l' Ecriture Sainte, et son journal et ses lettres témoignent partout de sa soumission au Créateur. Il aimait aussi passionnément les animaux, et se plut à remarquer que « les gens d' ici ( Moutier ) ont l' air de traiter leurs chevaux et leur bétail avec bonté, en conséquence de quoi on dirait que les animaux ont plus d' intelligence et d' initiative que d' ordinaire; ils en témoignent par le fait que lorsque quelque chose se passe, ils se comportent en spectateurs intéressés, comme pour en observer les suites 1 ). » Le 13 juillet, Faraday et ses compagnons se mettent en route pour Berne et Thoune, où ils restent quelque temps. Le 16, il fait une longue promenade de 40 kilomètres à pied dans le Simmental: son journal à cette date porte: — « les grenouilles étaient superbes, agiles, bruyantes, et même intelligentes; pas du tout timides. Les papillons aussi me firent part de leur amitié pendant que j' étais assis sous les arbres au bord de la rivière. » Le 19: — « Journée superbe, promenade avec ma chère Sarah à Oberhofen, le long du lac, à travers de superbes vignobles. » Le lendemain, les dames sont laissées à Thoune pendant que Faraday et son beau-frère s' acheminent vers Frutigen, où ils couchent. Le 21, lever de bonne heure et départ pour Kandersteg. « Après le repas nous remontâmes une vallée qui conduit à l' Oeschinensee, que nous trouvâmes entouré de mon- tagnes dont plusieurs couvertes de neige; huit cours d' eau tombent dans le lac des hauteurs environnantes. Paysage grandiose. Rochers hauts et escarpés. Torrents. La rose des Alpes, ou rhododendron, très jolie. » Ils franchissent ensemble la Gemmi et descendent à la Maison Blanche à Louèche-les-Bains. Nuit mouvementée. On entend tout le temps les voisins dans leur chambre à coucher gémir: « Ah! que je suis malade ». Bruits continuels. « Dormir dans une chambre d' une de ces maisons en bois avec un tel tapage, c' est comme si on voulait coucher dans un tambour sur lequel six gosses s' amuseraient à frapper 1 ). » Le lendemain matin, les deux amis se séparent; Faraday veut rejoindre sa femme pour passer le dimanche avec elle; George Barnard veut continuer sa route dans le Valais. Faraday remonte donc seul la Gemmi, Départ à 6 heures du matin; arrivée au sommet à 7 h. 30; Schwarenbach à 8 h. 35; un quart d' heure de repos; Kandersteg à 11 heures, sous une pluie d' averse, et il ne s' arrête pas mais pousse jusqu' à Frutigen qu' il atteint à 1 heure; déjeuner et une heure et demie de repos; arrivée à Thoune à 6 h. 20! Quarante cinq milles, y compris la montée de la Gemmi, en dix heures et demie de marche ce n' est déjà pas mal pour un homme de quarante-neuf ans, d' habitudes sédentaires et qui a été souffrant; peut-être même que s' il s' agissait de qu' un qui ne jouissait pas de la réputation de véracité de Faraday, on se permettrait des doutes sur cet horaire.

A cet endroit, le journal de Faraday contient quelques fleurs de la Gemmi, pressées avec soin et tendresse.

Le 27 juillet, George Barnard revient à Thoune de sa tournée dans le Valais, et le 1er août nous trouvons tout le monde à Interlaken. « La Jungfrau a par moments été particulièrement belle; le matin surtout, la neige apparaissant clairement entre les bancs de nuage qui la couvraient; le soir, présentant une superbe série de teintes depuis la base jusqu' au sommet, dues à la proportion dans laquelle la lumière tombait sur les diverses parties 1 ). » Et maintenant, au sujet d' Interlaken, voici un trait tout à fait caractéristique: — « on fabrique ici beaucoup de clous de bottines; c' est une opération intéressante à voir. J' aime une forge et tout ce qui s' y rattache. Mon père était forgeron 1 ). » Le 3, on va faire visite à Lauterbrunnen: « En regardant un des plis de la draperie tombant du Staubbach, on pourrait estimer la vitesse de la chute: un pli mit 20 secondes à descendre du haut en bas. » Nous pouvons donc conclure que, malgré les injonctions de son médecin, Faraday n' avait pas oublié ses sciences.

Le 5, on monte à la Wengernalp. Faraday écoute le cor des Alpes, dont la phonétique l' intéresse beaucoup. « On nous donna aussi un coup de canon, mais c' était moins réussi. On ne devrait pas l' entendre après le cor 1 ). » Faraday a des yeux pour tout. « En montant à une altitude de 2000 pieds au-dessus de Lauterbrunnen, les rayons de soleil nous donnèrent un bel arc-en-ciel dans les eaux du Staubbach et d' autres chutes. En plongeant le regard de cette hauteur sur ces filins d' eau, fins comme de la gaze, nous y vîmes toute sorte de jolies couleurs en nous déplaçant seulement de quinze ou vingt mètres 1 ). » En rentrant à l' hôtel de la Jungfrau, après avoir admiré les effets de nuages et les avalanches, Faraday s' exclame: « A mon avis, rien n' égale en grandeur les effets de ciel d' une soirée comme celle-ci 1 ). » Le 7, nos voyageurs arrivent à Grindelwald, et Faraday visita le glacier supérieur. « Le soleil du soir brillait sur ces merveilleuses cimes de neige et les nuages fantastiques qui les entouraient d' une manière admirable. Rien ne peut dépasser la beauté de ces couchers de soleil l ). » Au sujet de la visite de Faraday au glacier, il est intéressant de remarquer que, quelques années plus tard, il devait découvrir le phénomène de regélation, c'est-à-dire, la propriété qu' ont deux morceaux de glace de se ressouder quand ils sont maintenus en contact, et que Tyndall allait se servir de cette découverte pour expliquer par la théorie de cassure et de regélation le mouvement des glaciers.

Le 12, les deux ménages sont à Brienz. Faraday et son beau-frère traversent le lac pour visiter la chute du Giessbach. « Cette chute superbe est formée par une rivière qui se jette dans le lac par une série de degrés taillés dans un précipice profond. Aujourd' hui, vu l' abondance des eaux, chaque chute écumait et le courant d' air qui l' accompagnait était parfois tellement fort que l'on avait de la peine à se tenir debout. Le soleil brillait fort, et les arcs-en-ciel vus de divers points étaient très jolis. Un surtout, au fond d' une belle mais furieuse chute, me plaisait particulièrement; il restait immobile tandis que l' écume qui occupait son emplacement se précipitait avec fureur contre le rocher. On aurait dit un esprit, fort dans sa foi, au milieu de la tempête des passions, et, quoique sujet à des moments de faiblesse, se raffer-missant de nouveau, tenant toujours fermement au rocher comme à une espérance, dans un rayonnement d' espoir; les gouttes d' eau qui semblaient vouloir tout balayer dans la violence de leur fureur servaient à le ranimer et contribuaient à sa beauté. Combien souvent les choses que nous craignons et que nous envisageons comme un malheur, deviennent bienfaits pour ceux qui savent les recevoir avec humilité et patience 1 » De retour à Brienz, Faraday fait, le 14, une promenade de 32 milles, au cours de laquelle il franchit deux fois le Brunig.

Le 18, les dames à cheval et les hommes à pied, on remonte le Haslital, et on arrive à l' hospice du Grimsel. Rodolphe Tœpffer et sa troupe en étaient partis la veille, en route pour Venise, mais Faraday eut la chance de rencontrer le professeur J. D. Forbes, qui faisait précisément sa fameuse visite à Agassiz, à « l' Hôtel des Neuchâtelois », sur le glacier de l' Unteraar. Le même jour ( 18 août ), Forbes lui aussi, avec Agassiz, était revenu au Grimsel après avoir visité le glacier de Rosenlaui; Agassiz retourna à « l' Hôtel des Neuchâtelois » tandis que Forbes fit l' ascension du Siedelhorn, et c' est à son retour de cette excursion qu' il trouva Faraday au Grimsel. Comme de juste, il l' invita à venir le lendemain visiter « l' Hôtel des Neuchâtelois » sur le glacier, mais le 19, au matin, Faraday se sentait un peu souffrant. Il prit donc, avec ses compagnons, le chemin de la Furka, et arriva à Hospenthal à la nuit tombante, non sans quelques ennuis occasionnés par des passages marécageux.

Le 23, nous retrouvons nos amis à Lucerne, ayant pris congé des Alpes. Elles tenaient sans doute une grande place dans le cœur de Michael Faraday; il ne les aura certainement pas oubliées. Et le souvenir de ce grand savant nous accompagne lorsque nous suivons la trace de ses pas.

The Letters of Faraday and Schœnbein 1836—1862. Edited by G. W. A. Kahlbaum and F. V. Darbishire. Bâle and London, 1899. The Life and Letters of Faraday, by Bence Jones. London 1870. Michael Faraday, his Life and Work, by Sylvanus P. Thompson. London, 1898. Michael Faraday, by J. H. Gladstone, London, 1874. A tribute to Michael Faraday, by R. Appleyard, London, 1931. Faraday, by E. W. Ashcroft, London, 1931. Life and Letters of James David Forbes, F. R. S., by J. C. Shairp, P. G. Tait, and A. Adams- Reilly. London, 1873.

Les illustrations qui accompagnent cet article proviennent d' un cahier de notre collection. Exécutés au crayon sur papier de couleur, les teintes parfois rehaussées au blanc de Chine, ces dessins sont d' une composition et d' une netteté remarquables. Nous en avons reproduit quatre dans notre « Alps and Men » ( Londres, 1932 ), représentant des vues de Grindelwald, Rosenlaui, Zermatt et du Lac Léman. Malheureusement, nous ignorons le nom de l' artiste et la date de leur exécution. D' après certaines indications, nous sommes portés à les dater vers 1845—1850. M. le professeur L. Seylaz, auquel nous les avons montrés, nous a très aimablement communiqué qu' il partageait notre avis sur ce point. Nous reproduisons donc ces deux vues des environs de Thoune avec la confiance qu' elles représentent certains endroits à peu près tels que les vit Michael Faraday.

G. R. de B.

Feedback