A la mémoire du Dr Constantin Topali

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Pacem alta tenent...

Telle l' hydre qui garde un fabuleux trésor Rampe au pied du rocher où la tour s' enracine, Glauque, le Vide épie, enveloppe et fascine Le farouche grimpeur, courbé comme un ressort.

En vain, sur le chemin, pour briser son essor, Ont surgi les dangers que l' Abîme machine; En vain le mur glacé se dérobe et s' incline: L' homme, têtu, s' acharne et redouble d' effort, Tandis qu' à son oreille hurlent et s' entremêlent Les mille voix de l' Air, haineuses, qui le hèlent, Sur le cap orgueilleux jeté vers l' empyrée, Le héros, ceint de chanvre, au sommet parvenu, Se dresse et pris soudain d' un vertige inconnu, Sent fondre autour de lui l' Espace et la Durée.

Ab altis ad altum.

Sous le poids du glacier, plus profond que l' Averne, Dont la moraine enferme et dirige les flots, Dans l' ombre, l'on entend s' entrechoquer les eaux, Serrées entre les murs de l' énorme citerne.

L' heure est proche pourtant de la Loi qui gouverne L' énergie en sommeil et ti e du chaos La Vie, emprisonnée aux souterrains cachots:

La Source enfin va naître au seuil de la caverne...

Le jour, au gré de l' heure, y baigne ses rayons Parmi les blocs épars où la chèvre gambade. Puis, s' étant ébrouée au jet de la cascade Et, sous l' arche rustique, heurtée à gros bouillons, L' onde active une roue, écume à la fontaine, S' assagit et, flânant aux courbes du chemin, Serpente à travers prés, pour s' en aller demain Se perdre dans le fleuve et dans la mer lointaine.

A. PL Jörimann. Septembre 1926.

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