A ski au Vélan et au Combin de Corbassière

Hinweis: Questo articolo è disponibile in un'unica lingua. In passato, gli annuari non venivano tradotti.

et au Combin de Corbassière

Par Carlo Petitpierre

Pâques 1947,..«,,> », Avec 1 illustration ( 30Section d' Yverdon ) Certes, ils ne faisaient guère plaisante figure, les huit clubistes qui, en cette triste soirée du jeudi 3 avril, étaient assis autour de la grande table du local. Les dernières prévisions météorologiques étaient tout qu' enga; temps instable, prédominance des vents d' ouest. Dehors il pleut. On délibère: que faire? tenter le coup au risque de trouver la neige et la tempête pendant quatre jours? abandonner la partie? Et si le temps se remettait! Quels regrets alors. On hésite... on discute... partira... partira pas...

Je dors mal... Avant 5 heures, je me réveille. Dehors la nuit est noire, il bruine, dans les flaques d' eau se mirent les réverbères.

5 h. 40. A travers la Place d' armes, neuf ombres lourdement chargées se hâtent dans le petit jour mouillé en direction de la gare. Paul, le chef de course, est déjà là, les deux Jaquiéry, Gasser, Montandon, Doy, Keller, son ami Tharin.

Je ne vous entretiendrai pas longtemps du parcours que vous connaissez tous. Lausanne... Le train est pris d' assaut à l' arrivée. Les sacs se casent, on enrage pour enfiler ses lambourdes 1 entre un toit de wagon trop bas et des porte-bagages trop hauts, et au moment de s' asseoir on s' aperçoit avec dépit que la place qu' on avait convoitée est occupée par un quidam profondément plongé dans la lecture d' un, journal...

Vevey, Montreux, de nouveaux skieurs montent. Il faut serrer, serrer encore. Tant pis, le magnifique paysage est là pour faire passer ces petits ennuis. Magnifique, parlons-en! Le fond du lac est noir comme de l' encre. Il pleut sur la plaine du Rhône, de lourds nuages se traînent à mi-côte! Non, vraiment, pour aujourd'hui, tout est fichu.

A Martigny pourtant, cela va un peu mieux. Il ne pleut plus... par contre, le nombre des places disponibles dans le Martigny-Orsières est encore plus restreint... Au fourgon... neuf, qu' on se porte au fourgon. Y avait Gasser sur un sac à pain... Les Jaquiéry sur le grand tapis et les autres qui se f.. .ichent parmi. Orsières... prise d' assaut du car: « Vos places sont-elles retenues? » « Bien sûr, bien sûr, depuis au moins une année! » Le chef de course aimerait bien que ce soit vrai.

A Fontaine, il pleut de nouveau. A Liddes, il neige tout ce qu' il peut neiger. A Bourg-St-Pierre, on ne voit plus rien. Le car se fraie lentement un chemin dans 25 cm. de neige fraîche. Mais est-ce une illusion, il semble qu' à travers les rafales, le temps s' éclaircit? Mais non, c' est bien cela: à peine sommes-nous descendus de l' autocar, le soleil tente un premier sourire. Y a bon! Le moral comme le baromètre font un saut en hauteur. Il est, mais 1 Ce néologisme tend de plus en plus à supplanter « lattes »; quant à ski, c' était bon pour nos ancêtres.

Die Alpen 1949 - Les Alpes10 oui, je n' ai pas de vision, il est déjà presque 11 h. et demie, nous avons donc une heure de retard sur l' horaire. L' estomac réclame, aussi chacun accepte-t-il avec plaisir la proposition faite d' aller tout d' abord se restaurer avant d' entre la grimpée qui nous conduira à la cabane du Vélan, but de cette première étape. 1 h. 10, les dernières provisions achetées, les sacs arrimés, skis à l' épaule, c' est le départ. Sitôt dépassées les dernières maisons, on chausse les skis. Un soleil éclatant fait étinceler la neige fraîche, la piste est bien tracée, il n' y a qu' à se laisser aller au doux glissement cadencé des skis. Petit à petit, le paysage change, le vallon se resserre... une première halte... première application de pommade... les yeux un instant découverts clignotent dans toute cette blancheur... Il fait chaud... les sacs pèsent lourd aux épaules mal préparées.

La cabane, bien haut perchée, nous fait signe... amicalement. La piste devient terriblement raide. La neige profonde cède par endroits... les peaux mordent mal Les distances s' allongent entre les équipes. Lequel est déjà tout là-haut, sur la crête de la moraine... c' est Tharin. Le chef de course tient la queue de la colonne. Il la pile. Moi aussi du reste... Un des Jaquiéry se bat avec ses peaux... Je compte mes pas... cent... deux cents... deux cent trente... « vache d' arête pourquoi fiches-tu le camp? »... deux cent cinquante-sept... enfin m' y voici... Ça y est, je suis bon... encore cent à cent trente pas... va chercher le bonheur... tu en feras encore plus de deux cents avant d' y être.

Les skis enlevés, les sacs posés, on ne sent plus la fatigue. Et les copains pensent à vous, le verre de fendant qu' on avale tellement vite qu' on se demande où il a passé, fait plus de bien qu' un beau discours. Magnifique cabane que celle du Vélan. Juchée sur la moraine à 2565 m ., elle a vraiment de l' allure. Des dégagements pour entreposer les skis; une grande cuisine, fermée aux intrus, un magnifique réfectoire avec un grand poêle de fayences vertes, c' est un vrai palais.

Des collègues de la section Angenstein sont arrivés eux aussi. Avec la nuit, une tourmente de neige s' abat sur la cabane. Qu' importe, au chaud et bien à l' abri, l' esprit erre de-ci, delà, dans une douce euphorie. Le corps se détend, tout doucettement les yeux se ferment, il est temps d' aller coucher.

Samedi matin, 5 heures... brouillard très épais... 5 h. et demie... le brouillard se lève un peu, le temps s' éclaircit... debout...

A 6 h. 50, la colonne se met en branle. Les Bâlois devant nous ouvrent déjà le chemin. Les sacs déchargés de tout le superflu, l' allure est rapide. Petit à petit, tout au long du glacier, on gagne de l' altitude, mais on se rapproche aussi du brouillard. Brusquement la pente se redresse, on arrive au pied du Col de la Gouille. Où sont les cordes qui devraient faciliter l' ascen? sous un mètre de neige au moins. Il faut déboucler les skis. Devant nous, les Bâlois pataugent dans la neige profonde. Nous essayons de passer un peu plus à gauche. Cela ne va pas beaucoup mieux et bientôt ça ne va plus du tout. Par une traversée de flanc, mettons assez drôle, on rejoint la trace. En soufflant fort, tâtant, cherchant des points d' appuis plus ou moins stables, on finit par atteindre le col. Mes amis, quel vent! Serrés sur un tout petit espace, nous devons attendre que le passage soit libre. Un à un, nos devanciers essayent la descente, 40 m. de corde au moins ont été déroulés. Le temps passe, le brouillard puis le grésil nous assaillent de toutes parts. Bien vite, la situation devient très pénible, le froid se fait cruellement sentir. Que faire, le passage ne se libère toujours pas, il vaut mieux ne pas insister. Le sommet sera tout de même impraticable. L' un derrière l' autre, on redescend prudemment. Les skis rechaussés, une magnifique descente commence. La neige est bien un peu profonde, il faut s' y faire, il y a quelques « pelles » magnifiques. Le glacier traversé, encore quelques minutes d' une descente vraiment splendide et nous voilà de nouveau à la cabane. Il est 10 h. et demie. Une tasse de thé, un morceau sous la dent, nous sommes prêts à remonter encore une fois en direction du Col de la Gouille pour nous griser à nouveau de vitesse. Doy, qui manque d' entraînement, reste à la cabane et prépare une soupe réconfortante.

Mais le temps passe vite; il faut recharger les sacs complets, car le chemin jusqu' à Valsorey est encore long. 3 h. moins 10, par une grosse bourrasque, nous glissons rapidement le long de la moraine si pénible à gravir la veille. En quelques minutes, nous avons perdu 500 m. et rejoint le bas du glacier. Les peaux sont fixées, et lentement on s' achemine vers le gîte de ce second soir. Si en été la cabane de Valsorey semble vous narguer de son promontoire, elle paraît encore beaucoup plus haute en hiver. Notre ami Keller pique un galop magnifique et se croche à la trace faite par le gardien... droit en haut... Plus sage, le reste de l' équipe coupe en oblique... à gauche... puis à droite... encore à gauche... à droite... que de conversions pour grignoter les 1000 m. que nous avons à gravir. Le temps nous réserve une nouvelle surprise, un air de bise chasse les nuages; timidement d' abord, le soleil se montre à nouveau... petit à petit, les sommets se dégagent et bientôt la masse imposante du Vélan surgit dans toute sa splendeur. Sacré « Pic m' a eu »... oui, vraiment, aujourd'hui tu nous as bien eus. Aussi revêche qu' une vieille fille ce matin, tu as repoussé toutes les avances de ceux qui ont voulu te rendre visite, même celles des Bâlois, dont on aperçoit la piste brusquement arrêtée au bas du Col de la Gouille, même celles de ces trois Bernois qui ont pourtant essayé de récidiver cet après-midi et maintenant qu' il est trop tard, tu te fiches de nous en nous découvrant toutes tes splendeurs... sacré « Pic m' a eu ». 6 heures, nous voici à Valsorey. Prise des cantonnements, souper... Coucher de soleil magnifique, puis clair de lune extraordinaire, découpant en noir et blanc un paysage d' une grandeur inoubliable.

Nuit presque sans histoire ou plutôt avec toujours les mêmes histoires, couvertures qui disparaissent et ressortent comme par enchantement dès qu' on élève la voix, ronflements sonores qui montent et descendent sur un rythme ahurissant.

Dimanche, 5 h. 30, diane. Le temps est encore très beau... pourtant quelques légères traînées de brume diaphane voilent quelque peu la lune qui se couche.

7 heures! départ, notre gardien-guide Baileys en tête. Une fois de plus les Bâlois font du zèle et marquent la trace. Trois clubistes lausannois qui ont passé toute la journée du samedi à la cabane sans pouvoir rien faire demandent à se joindre à notre groupe. Ce sera trois charmants camarades qui feront tout le reste de la course avec nous.

En plein été, le Col du Meitin sait se défendre, mais à cette saison, il devient vraiment coriace. Aussi longtemps que possible, on garde les skis aux pieds. Mais il faut bien se décider à les lâcher, la pente devient trop raide, la neige ne porte plus. Les voilà attachés sur le sac... on repart, lentement cherchant les meilleurs endroits où poser les pieds. Juste sous le col, à l' abri d' un gros bloc, une courte halte est la bienvenue. Le temps s' embarbouille de plus en plus... déjà le Vélan cache son sommet sous le brouillard. Au loin, sur le massif du Trient, un voile noir monte, insensiblement. Une traversée de flanc assez impressionnante nous amène en quelques minutes au sommet du col. Quel vent nous accueille là-haut !! Comment se fera la descente du côté de Panossière... c' est la question que chacun se pose, car le col n' a pas été franchi ces derniers jours. La croupe de glace, sous le sommet, montre sa surface polie et noire. La rimaye à droite sera-t-elle facilement franchissable? Les crampons sont mis, les cordes déroulées, allons-y! Le passage se fait très facilement et aurait pu, à la rigueur, se franchir sans être encordé, la rimaye étant bien garnie. Les cordes roulées, les crampons au sac, on discute de la suite des opérations. Depuis un bon moment déjà, le soleil a complètement disparu. Tous les sommets sont dans le brouillard qui s' abaisse très rapidement. Le guide propose, au lieu de faire la montée au Combin de Corbassière tout encapuchonné, de traverser le glacier tout en haut et de monter au Col de Boveyre ( 3487 m .), juste vis-à-vis, ce qui permettra une magnifique descente de près de 1000 m. sur la cabane de Panossière, étape de ce troisième jour. Ceci décidé, nous nous laissons couler jusqu' au glacier. En une petite heure, le Col de Boveyre est atteint. Nous pourrions monter au Dôme de Ritord ( 3600 m .), mais le brouillard nous a rejoint, en même temps que ses inséparables compagnons, le vent et le grésil. A la suite du guide qui connaît parfaitement le meilleur cheminement à suivre, nous glissons magnifiquement. Quelle splendide descente! Il n' y a qu' à se laisser aller, côtoyant par moment de bien belles boîtes aux lettres ou contournant des séracs dont les tonalités d' un bleu éclatant forcent l' admiration. Trop vite, hélas, beaucoup trop vite, on est en bas. Voyons, est-ce possible? il semblait il y a quelques minutes que cette brave cabane était encore au diable vert, et déjà il ne reste plus que le plat du glacier à traverser pour y être.

PanossièreI vieille cabane! malgré ta nouvelle robe de pierre, tu n' as pas changé, ni ta cuisine mal commode, ni tes dortoirs trop bas. Et quel monde déjà! Une dizaine au moins, et nous sommes maintenant treize, les Bâlois aussi. Il faudra se serrer. Comment, ce n' est pas tout? Il va encore arriver 14 personnes qui viennent de franchir le Col des Avouillons! puis encore trois aux environs de 9 heures. Quelle cohue, mes amis, et quelle température! le pauvre thermomètre a la fièvre, 22, 24, 25 degrés et sous le toit c' est pire. Il faut cuisiner et souper par équipes.

Pour ne point manquer à la tradition, en fin d' après le soleil revient, et c' est au tour du Combin de se faire admirer, paré d' orange, puis de rose; le ciel est vert au couchant, il fera beau demain.

Et nous voilà à lundi! déjà? ce n' est pas possible. Allons, il faut profiter de ce dernier jour et en tirer le maximum. Notre guide qui va regagner sa cabane de Valsorey nous propose, plutôt que de suivre l' itinéraire prévu par le Col des Avouillons, de remonter le Glacier de Panossière, franchir le col du même nom ( 3520 m .) et, par le Glacier de Boveyre, descendre directement sur Liddes, ce que chacun admet volontiers, puisque la descente qu' on nous promet est magnifique.

Aujourd'hui, ce ne sont pas les Bâlois qui sont devant nous, mais les 14 skieurs lausannois. La remontée du glacier est très agréable, le temps splendide.

Notre ami Baileys nous a quitté depuis un bon moment déjà et n' est bientôt plus qu' un tout petit point qui semble perdu dans cette immensité blanche. Perplexité: sur un replat, on hésite; lequel des deux cols devant nous est le bon? Celui de droite, celui de gauche? Non, non, c' est bien celui de gauche, la carte l' indique clairement. Mais c' est qu' il a l' air terriblement raide, ce col, et il est vierge de toute trace. Keller voudrait prendre à gauche, par une pente de neige qui monte, monte à vous couper le souffle.Voyons devant nous ce que vont faire les Lausannois: ils prennent au milieu, juste sous la selle: c' est bien ce qu' indique l' itinéraire du reste, et s' arrêtent avant de franchir le col pour se restaurer. Ils sont vite rejoints, les sacs sont déposés et, à notre tour, nous cassons la croûte. En une dizaine de minutes, en glissant bien un peu dans la neige que le soleil ramollit, le sommet est atteint. Surprise désagréable, une profonde rimaye, facile à descendre et à remonter, sépare le col du glacier. Keller exulte: si on l' avait écouté, en montant la pente de neige on n' aurait pas trouvé de rimaye. Et la descente commence: la première partie du trajet qui conduit sous le Col de Boveyre où nous étions la veille, est tout simplement magnifique. Pentes régulières, larges croupes sur lesquelles il y a toute la place nécessaire pour virer. Malheureusement, la neige est un peu cartonneuse, aussi les chutes sont-elles fréquentes. Plus bas, la situation se complique, l' itinéraire indique, après être descendu à gauche, de traverser le glacier et de continuer la descente par la droite. Mais les crevasses sont nombreuses et la pente raide masque le terrain en avant. Les Lausannois essayent d' appuyer sur la droite, sont coupés, reviennent en arrière. Nous continuons par la gauche, pas pour longtemps, une crête nous barre le passage. De l' autre côté, rien à espérer: une paroi rocheuse presque à pic s' en va rejoindre le glacier tout en bas. Il faut donc se rabattre sur l' autre rive et pour cela traverser dans un endroit pas trop propice. Les cordes sont à nouveau déroulées et le mauvais passage est franchi sans anicroche. Quelques essais de descente encordés prouvent par les nombreuses chutes provoquées que nous ne sommes pas encore très forts dans ce genre de compétition. Il fait à ce moment sur le glacier une chaleur très grande et la réverbération du soleil sur la neige est pénible; malgré les nombreux enduits protecteurs, la peau du visage est en train de prendre quelque chose. Aussi est-ce avec un soupir de soulagement, qu' après une descente très agréable, on quitte cette étuve pour retrouver un peu de fraîcheur sur la moraine. On se regroupe, juste le temps de têter une dernière goutte de thé oublié au fond des gourdes, et il faut de nouveau se mettre en route, car le temps a marché. Il est déjà midi et demie et le train part d' Or peu après 4 heures. Un dernier regard en arrière sur le haut du glacier qui, vu d' ici, est vraiment très crevassé, et l'on plonge littéralement sur le flanc de la moraine. La pente est rapide et, à certains moments, l' effet de vide est saisissant quand, après avoir coupé obliquement, on débouche brusquement sur la crête qui domine de haut le glacier.

Très rapidement, on perd de l' altitude, voici déjà le premier chalet. Courte halte pour se regrouper et choisir le meilleur cheminement. A gauche, le glacier aboutit à une gorge profonde; de ce côté-là, rien à faire, et c' est dommage, car la neige au revers descend plus bas. Il reste la droite, pas très favorable non plus, mais il n' y a rien d' autre. Tout en bas, le terrain est visible, un petit sentier semble partir des dernières taches de neige. C' est sur ce point que nous piquons, et ce n' est pas sans peine que nous débouchons enfin dans l' herbe jaune, après avoir pataugé profondément dans une neige complètement pourrie.

Quel soulagement de pouvoir enlever ses lunettes et se mettre à l' aise. Rien ne manque à cette halte bienvenue, ni la boisson réconfortante à base d' ovosport et de rhum qu' on déguste à tour de rôle, ni la douche sous le bisse pour ceux qui en aiment la fraîche caresse.

Les skis à l' épaule, il faut filer vite, vite, d' abord sur le petit sentier qui n' est autre que le bisse lui-même, puis à travers les pâturages très raides, les sentiers et les chemins jusqu' à Liddes. Le chef de course a des ailes, il volé retenir les places dans l' autocar. Au « Café de la Poste », une cruelle déception nous attend: il n' y a pas de courses postales le lundi. Quelle poisse, 8 km. à pied, en un peu plus d' une heure, il faut gazer, courir pour arriver juste à temps pour sauter dans le train. Martigny, Lausanne, Yverdon... deux chopes au buffet... juste de quoi calmer un instant une soif dévorante, et l'on se sépare, fatigués, certes, mais enchantés.

Feedback