Dans la face nord de la Haute Cime

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Par G. Richon

( Souvenirs ) Avec 2 illustrations ( 133, 134Section Jaman ) Cette cime des Dents du Midi, si connue et si facile à gravir depuis le Col de Suzanfe, présente des voies d' accès nombreuses et parfois difficiles. Ainsi l' itinéraire qui, partant du pied des lacs d' Anthémoz, aboutit au sommet par la face nord.

Vu de profil, des hauts de Bonavaux, cet itinéraire se présente sous forme d' une arête longue et hardie, qui s' élève jusqu' au sommet en bonds successifs. Il semble que très rares sont ceux qui s' aventurent dans ces lieux, car nulle part nous n' avons trouvé de traces de passage, à part celles que laissent les pierres qui se détachent à tous moments et bondissent dans le vide.

Le 30 juillet 1938, mes deux camarades et moi arrivons à l' accueillant chalet du pâturage de Mettequi, perché à environ deux heures et demie de marche de Champéry. La grimpée s' est faite allègrement. La nuit est belle, le ciel pur. Une légère brise souffle, apportant les senteurs des prairies et des forêts. A Mettequi ne se trouvent qu' un vieux guide de Champéry et son client. Nous échangeons quelques propos, et vite sur les paillasses. La nuit sera courte, et la journée suivante longue et certainement pénible.

A 3 heures, nous nous levons. Nos compagnons d' une nuit déjeunent déjà. Nous partons bientôt tous en direction des petits lacs d' Anthémoz que nous atteignons au lever du jour. Au pied de l' arête des Sélayres ( arête qui sépare le cirque de Soix de celui d' Anthémoz ), le guide nous quitte pour s' engager sur la droite par la pente des lacs, et gagner l' arête d' Anthémoz et le sommet de la Haute Cime.

Nous sommes maintenant seuls. Nous nous encordons. Au début, nous nous élevons sans difficultés; les prises sont nombreuses et encore relativement sûres. Il faut garder le plus possible le fil de cet éperon qui domine d' un côté les à-pics de Soix, de l' autre ceux d' Anthémoz. Peu à peu, l' ascen devient plus sérieuse. La nature friable de la roche nous oblige à une attention constante, et il faut tâter longuement les prises avant de pouvoir s' y fier! Un sac de ciment prompt nous rendrait certainement plus de services qu' un sac de montagne!

Ce n' est qu' une suite ininterrompue de rétablissements, grands écarts, vires. Parfois, une paroi abrupte barre le passage et il faut chercher une issue en s' engageant sur la droite, dans la face proprement dite. Certains endroits assez ardus nous donnent du fil à retordre. Soudain, un brusque ressaut de l' arête: 30 mètres verticaux et lisses nous dominent. Il est inutile de chercher à les escalader. Une seule porte de sortie s' offre à notre droite, mais des plus délicates. Après une sorte d' escalier aux marches très élevées et imbriquées, un léger épaulement, puis la paroi fait un angle droit, puis... plus rien, semble-t-il.

Au bas de cet escalier, sur une inconfortable plateforme, nous attendons! Plus haut, sur l' épaulement, Badan, notre chef de cordée, scrute longuement la paroi et suppute nos chances. Il n' y a plus qu' une solution, il faut passer, nous ne pouvons songer à redescendre par où nous sommes montés! Badan chausse ses espadrilles qu' il a emportées à tout hasard. Il a aperçu une prise minuscule qui lui permettra d' atteindre, après l' épaulement, une petite vire accrochée à la paroi abrupte, au-dessus d' un à-pic de 200 mètres qui domine les lacs d' Anthémoz.

Nous n' avons ni pitons, ni mousquetons, lesquels seraient pourtant bien nécessaires, ne serait-ce que pour assurer! Mais Badan en a vu d' autres! Nous ne l' apercevons déjà plus, la corde se déplace centimètres par centimètres. Un silence, un arrêt... « Ça va? » — « Oui, oui, mais c' est joli tout plein! » Nous savons alors à quoi nous en tenir! Enfin un cri nous apprend que le chef est arrivé à ses fins. Il s' agit maintenant de passer les sacs, manœuvre très délicate en raison de l' insécurité de nos positions. Latty, debout sur l' épaulement, se tenant d' une main à une petite prise, les pieds à peine appuyés au rocher, haie la corde derrière son dos. Puis, c' est notre tour. Latty et moi, nous ne nous sommes encore jamais vu à pareille fête, et ce n' est pas sans appréhension que nous obéissons à l' ordre de rejoindre notre chef de cordée.VI aiment, ce passage est de toute beauté! Si jamais nous venons à lâcher prise, c' est un magnifique pendule de 15 mètres. Mais nous n' y pensons guère. Enfin le mauvais pas est franchi... ouf!

Repos, cinq minutes. Nous en profitons pour contempler le paysage: quel site sauvage et grandiose! A gauche, à droite, en dessus, en dessous, des à-pics immenses. Une petite fissure nous ramène sur l' éperon. Badan nous crie: « La Mummery en tout petit! » Et dans son émotion, Latty ne trouve rien de mieux à faire que de me lâcher une pierre sur la tête!

Nous dominons maintenant le couloir des Doigts. Il faut à nouveau nous engager en plein sur la face, à droite. Nouvelles cheminées, nouveaux efforts, traversées de couloirs très en pente, prises branlantes, sorte de piles d' assiettes ébréchées, placées les unes sur les autres en porte-à-faux, sur lesquelles le pied s' appuie le plus légèrement possible. Impasse: une large cheminée aux prises rares nous demande des efforts consciencieux. Nous voici ramenés sur l' arête par des petits couloirs faciles.

Il est bientôt 14 heures, et le sommet semble encore assez éloigné. Dans notre ardeur, nous n' avons pas pensé à l' heure... Témoin de notre passage, une boîte de conserve vide est maintenant abandonnée sur une plateforme où nous avons cassé la croûte. Nous sommes au pied d' une grosse tête rocheuse. Rien à faire pour la franchir, les prises rarissimes et minuscules étant toutes imbriquées! Il faut se résigner à la contourner par la gauche, en suivant une mauvaise vire, très étroite et inclinée, où nulle part on ne peut assurer. Oh! le vilain passage, et au-dessous de nous le couloir des Doigts semble guetter sa proie... C' est un véritable lieu d' enfer: rochers grisaille, pierres qui roulent, couloirs de glace noire. Seule la « Jaune » égaie cette désolation et se dresse superbe dans un ciel serein. Cette maudite vire est parcourue avec mille précautions! Son extrémité vient buter contre la glace du couloir des Doigts. Il ne nous reste plus qu' à escalader une dernière paroi pour atteindre un petit col situé au bout de cette branche droite du couloir des Doigts. Badan nous fait encore, sais le vouloir ( il est trop modeste pour se mettre en avant ), une belle démonstration de sa technique. On dirait un chat de gouttière qui s' étire délicatement sur un pan de toit presque vertical et utilise des prises qu' il nous faudra presque imaginer toucher!

Le plus difficile est derrière nous. Il ne nous reste plus qu' à escalader quelques solides rochers, qu' à franchir un névé en glace qui nécessite une légère taille, pour déboucher sur l' arête d' Anthémoz à quelques mètres du sommet, à 17 heures.

Il est déjà tard; mais malgré cela, nous passons là-haut des minutes merveilleuses, savourant la fin d' une belle journée et jouissant encore d' un soleil que nous n' a pas vu depuis douze heures d' horloge.

Peu à pe a, des brouillards légers nous enveloppent, se dissipent pour reparaître. Tout autour de nous, au loin, les hauts sommets que nous ne connaissons encore que de nom, Latty et moi, apparaissent, eux aussi, par intermittence au-dessus de la brume. Lentement les ombres s' allongent, la lumière se fai: plus douce. Il faut songer à la descente...

Le Pas de la Béda

Par F. M. R.

Avec 1 illustration ( 135Genève ) Contrastes aux Dents Blanches Arrivés su r l' arête, nous sommes saisis à bras-le-corps par un fœhn glacial et violent. Il arrache la neige plaquée aux parois du versant méridional, la soulève dans les airs en de fous tourbillons et nous mitraille de milliers de flocons et d' aiguillettes. Parfois les rafales cessent pendant quelques secondes, mais pour reprendre aussitôt, traîtreusement, avec une rage accrue. C' est une lutte pom atteindre le sommet tout proche, et là-haut il faut s' asseoir, s' accroupir, se cramponner aux rochers. Et pourtant, quel beau ciel, quel azur transparent! Et combien est resplendissante la houle infinie des cimes, des glaciers et des vallées! Un signe, un seul, nous fait augurer pour demain, ou pour ce so r déjà, le terme de cette féerie: l' Aiguille d' Argentière fumé. Un panache s' agrippe à sa blanche calotte et s' étire horizontalement vers le nord. Blarc panache en apparence immobile et qui semble offrir une image de la quiétude, mais que secoue en réalité la plus furieuse des tempêtes!

Nous ne mangeons qu' à peine, et quelle tâche que de renouer les lacets des sacs! Le vi;nt nous dévore les doigts; nous remettons prestement nos gants. Puis nous jetons un mélancolique regard sur les crêtes déchiquetées du côté du levant. Devons-nous persister dans nos projets de traversée?... Est-il préférable de j eter par-dessus bord toute ambition et tout orgueil?... Nous balançons un instant entre un enthousiasme téméraire et une prudence sans gloire. Puis, presque sans un seul mot, et toujours harcelés par la tourmente, nous nous tournons vers la descente. Nous voulons quérir un refuge sur le versant que nous avons gravi ce matin et que le fœhn épargne encore pour le moment. Nous aimerions nous asseoir sur un gazon moelleux, parmi les fleurs naissantes; puis, délivrés de ces obsédantes rafales, nous pourrions étancher notre soif et calmer notre faim. La descente de l' arête est encore plus incommode que la montée; le fœhn pose la question de l' équilibre; par bonheur, nous enfonçons profondément dans la neige amollie, ce qui diminue notre instabilité. Bientôt nous quittons les crêtes et traversons de spacieux champs de neige. Le vent s' est calmé et bientôt il tombe entièrement — ou plutôt je devrais dire: nous avons atteint la portion du versant non encore touchée par les tourbillons. Nous parvenons à la terre promise: un talus bien exposé au soleil, tapissé d' une herbe sèche et chaude, émaillé d' une floraison paradisiaque: pensées mauves, draves d' or, gentianes au bleu profond, anémones vernales au violet velouté. Ici, une frugale collation fait figure du plus riche des banquets, et nous l' apprécions d' autant plus qu' elle nous avait été pratiquement refusée là-haut, parmi les bourrasques glaciales et hurlantes. Et après le manger: le dormir! Mais après le dormir, pourquoi se relever? Après avoir contemplé l' infiniment grand, pourquoi négliger les infiniment petits?... Je regarde dans l' herbe, de tout près, et j' y découvre tout un monde, toute une vie insoupçonnée. De dessous une feuille, une fourmi surgit, remorquant une brindille plus grosse qu' elle; la travailleuse peine, trébuche, enjambe une tige, passe sous une fleur, traînant toujours son fardeau. Une amie accourt à la rescousse, et toutes deux, pleines de zèle, continuent leur tâche de forçats; puis elles disparaissent, avec leur charge, sous ma veste... Maintenant, c' est un scarabée qui attire mes regards; il est grassouillet, il ne se presse pas, et surtout il ne remorque rien; il est richement habillé, tout de noir, d' un noir brillant et bien ciré, qui lance de temps à autre des reflets verts de la plus suprême distinction. Ce gros petit insecte avance gravement, posément, en se dandinant quelque peu; ne dirait-on pas un « Monsieur comme il faut », faisant un tour hygiénique, une promenade dominicale?... Quelques centimètres plus loin, une chenille minuscule traverse un immense pont formé d' une seule arche: en l' occurence une graminée qui la mène d' un bosquet de draves à une forêt de violettes... Enfin sur des brins de vieille herbe sèche, sur les détritus de l' an dernier — depuis peu libérés de la neige — marchent très lentement des araignées microscopiques et d' autres bestioles informes, espèces de poux aux nuances grises ou neutres... J' allume ma pipe: la fumée fait fuir toute cette petite société... Et dans ce moment même, Clément, qui est assis à proximité — Clément, qui est guide et chasseur ( ou plutôt: chasseur et guideme sussure, me dit dans un souffle: « A votre droite... à cinq ou six mètres.. sous le rocher... une hermine! » Je tourne doucement la tète: quel adorable petit être! Quelle grâce, quelle souplesse dans le moindre de ses mouvements! Un dos fauve, un ventre blanc jaunâtre ( déjà la toilette d' été ) et deux tout petits yeux, au regard étonné et perçant. Pendant que j' avais épié les fourmis, le scarabée, la chenille, les araignées et les poux, nous avions été épiés par l' hermine, heureuse de cette journée de printemps, mais surprise que d' autres créatures voulussent en jouir aussi.

Drames à la Béda Le soleil baisse. En route! Nous continuons la descente et arrivons en peu de temps au Pas de la Béda, par lequel, d' ailleurs, nous avions déjà passé ce matin. Ce Pas est célèbre dans la contrée. Il consiste en une grosse écaille détachée du rocher; une personne pas trop corpulente peut se glisser, de justesse, par la fente. A l' extérieur du fragment qui s' est écarté de la paroi s' avance un étroit rebord suspendu sur le précipice et par lequel on peut aussi passer. Mais hors la fente et le rebord, point de salut! A droite aussi bien qu' à gauche, en haut et en bas: une grande paroi lisse défend l' accès du massif. Lorsqu' on gravit ce versant, on découvre ce passage assez facilement, à main iroite; et même si l'on ne devait point le trouver, ce ne serait guère un malieur que de revenir bredouille. Par contre, en descendant des sommets, les conditions changent du tout au tout. A main gauche, cette fois, c' est enteadu! Et pour plus de précision: sur le versant gauche d' une petite combe que l'on suit tout naturellement. Mais où exactement? C' est ainsi que les personnes qui désirent franchir la chaîne de Savoie en Suisse et qui ne se seraient pas renseignées au préalable aboutissent forcément à la base de la peti :e combe, et par conséquent au haut d' un précipice infranchissable. Et alors?... Ou bien il faut remonter jusqu' aux crêtes pour retraverser tout le massif en sens inverse, de nuit. Ou bien l'on voudra forcer le passage, chercher une issue, et ce sera la chute inéluctable.

— Nous sommes ici dans la plus belle souricière des Alpes, me dit Clément. Plusieurs touristes y ont passé les derniers instants de leur vie.

Nous nous faufilons par la fente, puis, l' un derrière l' autre, nous dégringolons le long d' une sente abrupte. Bientôt, nous nous trouvons sous la paroi fatale et nous mouvons avancer côte à côte. C' est alors que mon compagnon me narra ce qi.'il savait sur les divers accidents de la Béda. Je rapporte ici ses propres paroles.

— Le cas le plus connu, déjà fort ancien, commença-t-il, a été imprimé dans les guides ie la région, si je ne me trompe. Il s' agissait d' un jeune étranger en séjour à Samoëns. Quand il exprima l' intention de traverser seul la chaîne des Dents Blaaches, on le dissuada d' entreprendre pareille équipée, et un homme du pa\s lui offrit de l' escorter. Le blanc-bec répondit qu' il n' avait besoin de personne, et montrant une carte qu' il avait à la main, il ajouta: « Voici mon seal guide! » Je suppose, plaisanta Clément, qu' il aimait les mots historiques! Le fait est que, vers la fin de la journée, il manqua le Pas de la Béda et se fracassa le crâne dans les rochers.

— Plusieurs années après, on trouva au pied de la même paroi le corps d' un homme auquel était sans doute arrivée la même aventure. Dans ce cas-là aussi bien que dans l' affaire précédente, on avait pu facilement identifier les cadavres. Mais je puis vous raconter une histoire qui certainement n' a pas été publiée et dont le héros restera à jamais inconnu. Une fois, quelques petits chevriers trouvèrent des ossements au bas du rocher de la Béda. Ils s' en amusèrent et en rapportèrent une partie aux chalets de Barme. Quelque temps après, un vacher s' aperçut que ces restes étaient des os humains. On i se transporta sur les lieux et il fut constaté qu' il y avait eu là un accident du même genre que ceux que je viens de mentionner. La glissade fatale et la mort devaient remonter déjà à l' automne précédent. Les corbeaux, friands de chair morte ( j' entends les vrais corbeaux des Alpes, d' énormes oiseaux, et non les corneilles ou les choquards ), les corbeaux n' avaient laissé de ce corps que les os, lesquels avaient été ensuite blanchis par les intempéries de l' hiver.

— Vos histoires sont plutôt lugubres, me permis-je de déclarer à mon guide. N' auriez rien d' un peu drolatique à me conter, par hasard?

— Oh!... Oui et non!... Le martyrologe de la Béda n' est pas terminé, et le dernier cas, assez récent, est tragi-comique. Il n' y a pas eu mort d' homme. Cela vous intéresse-t-il?

— Dame! Vous avez commencé: il faut bien finir.

— Eh bien, voici! Il y a quelques années seulement, une famille étrangère composée, je crois, du père, d' un fils et d' une fille, quittait Sixt pour traverser sur Champéry par la Golette de l' Ouïe, sans guide. Le passage de ce col se fit le mieux du monde. A la descente sur le versant suisse, le jeune homme persuada à son père et à sa sœur de faire le détour par le Col de Coux, ce qui serait pour eux un peu plus long, mais beaucoup plus facile. « Quant à moi, ajouta-t-il, je couperai directement en passant par le Pas de la Béda. J' arriverai à Barme une heure avant vous et je vous y ferai préparer un bon souper. » Vous voyez qu' il était renseigné. Et quand on est renseigné, on n' a besoin de l' aide de personne!

— Heureusement, hasardai-je, qu' il y a des alpinistes qui ne sont pas aussi... heu!... aussi courageux!... Et alors, qu' est qu' il lui est advenu, à ce jeune touriste?

— Naturellement, il a manqué la fente de la Béda. Peut-être à cause du crépuscule. Ensuite, il a glissé sur des gazons, puis dans des rochers. Il tenait son alpenstock en arrêt, et c' est ce qui l' a sauvé. Par une chance inouïe, le bâton ferré se planta dans une motte et enraya la glissade.Vous imaginez-vous le pauvre garçon à cheval sur un quartier de roc, les jambes ballotant dans le vide? Il ne pouvait ni remonter, ni surtout descendre. Il cria au secours comme un possédé et je ne sais pendant combien de temps, si bien qu' on finit par l' entendre des chalets de Berroi, de l' autre côté du vallon. Le propriétaire de ces chalets était un gros homme qui ne pouvait s' aventurer dans les rochers. Et pourquoi demanderait-il à ses domestiques d' exposer leur vie pour sauver un inconnu, probablement un de ces étrangers excentriques qui viennent d' on ne sait oCependant on descendit à Barme pour quérir des hommes de bonne volonté, des cordes, des lanternes, des provisions et tout le tremblement. Durant tout ce temps, le touriste beuglait sur son perchoir: « J' ai faim! Donnez-moi à manger! J' ai soif! Donnez-moi à boire! » Enfin, on le délivra à 3 heures du matin. Il y avait sept ou huit heures que son père et sa sœur étaient arrivés à Barme, et ce sont eux qui firent préparer le bon souper que le jeune homme leur avait si gentiment promis.

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