Edelweiss

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Par E. Farron.

Modeste fleur, étoile grise, Sans éclat, presque sans beauté, Que Dieu, sur l' Alpe fière a mise, Digne, ainsi, de sa majesté.

On te recherche et l'on t' admire; Ta conquête met en émoi; Ton charme à tel point nous attire Qu' on peut braver la mort pour toi.

Laisse à d' autres le port superbe Et le coloris éclatant. Tout dure ce que dure l' herbe Qu' abat la faux de son tranchant.

Fleurette, qui te fit connaître Notre monde et sa vanité Si bien que toi, tu voulus naître Loin de lui, dans l' immensité?

Sur les flancs nus de l' Alpe blanche Que nul pied d' homme n' a foulés, Près du fracas de l' avalanche, Des torrents, des rocs écroulés,

Si haut tu vis dans la lumière, Qu' on se demande, étoile ou fleur, Es-tu du ciel ou de la terre? L' astre en toi reconnaît sa sœur.

Ton nom lui-même est un symbole Qui nous révèle ta beauté; II t' entoure d' une auréole De noblesse et de pureté.

Las comme toi du train du monde, De son mensonge et de son fiel, J' aspire à ces sommets qu' inonde Un air plus pur, plus près du ciel.

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