L'Eiger par les Eigerhörnli et la Mittellegi

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» VPar Adrien Voillat

Avec 1 illustration ( 27Section de Montreux ) Quand on parle de l' Eiger, on éprouve inconsciemment un certain respect mêlé de crainte, au souvenir de sa trop célèbre paroi nord et des tragédies qui s' y sont déroulées. Il est regrettable que l' Eiger en ait acquis une sinistre réputation, car c' est une des plus belles ascensions des Alpes bernoises. Sa paroi nord elle-même ( c' est l' opinion d' un célèbre guide de Grindelwald ) n' aurait vraisemblablement pas ou peu fait de victimes, si seuls de vrais alpinistes en avaient tenté l' ascension. Et cela, dans les conditions nécessaires. L' attrait d' un gain rapide, joint à un nationalisme trop poussé, ne pouvait donner que ces résultats. La politique est une chose — la montagne en est une autre. Il ne faut pas les associer.

C' est par un beau soleil que nous quittons Grindelwald, « le village des glaciers », en direction d' Alpiglen. La montée est assez raide et nous fait suer à grosses gouttes. Mais cela nous importe peu, nos regards et nos pensées sont captivés par les « Hörnli ». Après vingt minutes de marche nous prenons un sentier à gauche qui va à la scierie de Wärgistal. Nous montons ensuite aux chalets de Rinderalp qui sont les derniers à l' est d' Alpiglen.

Notre arrivée n' a pas l' air de plaire au berger. Mais Hansel qui est de Grindelwald, a vite fait de rompre la glace. Et si bien, que notre bonhomme, avant de descendre au village, met ses deux chalets avec tout leur contenu à notre entière disposition. Pendant que ma femme prépare le repas du soir, nous allons reconnaître le chemin pour le lendemain.

Le soleil couchant donne des teintes merveilleuses à tout ce qui nous entoure. Des nuages, voilant les sommets des Hörnli, les rendent plus prestigieux encore. Une vingtaine de chamois, dérangés par notre présence, vont chercher ailleurs plus de tranquillité. Les fleurs forment ici un véritable tapis et sont vraiment d' un éclat irréel. Le crépuscule nous arrache à notre contemplation. A notre retour, nous avons le plaisir de constater l' arrivée d' un camarade qui s' est tardivement décidé à venir. Cela nous permettra de faire des cordées de deux, plus rapides dans le rocher.

Après nous être restaurés, nous allons nous reposer. La couche de foin est très mince, aussi le sommeil se fait désirer. C' est donc sans peine qu' à minuit nous nous levons. Le déjeuner est vite fait, et consommé de même. Tous nos efforts n' arrivent pas à diriger deux de nos camarades qui doivent nous rejoindre. Le temps passe, nous ne pouvons plus attendre. Al h. 20 nous partons.

Pour débuter, c' est une bonne demi-heure de marche pénible dans la forêt par nuit noire. A chaque instant, nous perdons la trace, et les branches se font un malin plaisir de s' accrocher à nos lanternes. Arrivés à découvert, nous apercevons une lumière. Ce sont nos camarades qui n' ont pas trouvé le chemin du chalet et viennent d' Alpiglen. La marche continue en direction L' EIGER PAR LES EIGERHÖRNLI ET L' ARÊTE DE LA MITTELLEGI de l' est. Le chemin est vraiment difficile à suivre de nuit. Sans notre reconnaissance de la veille, on ne s' y retrouverait pas.

Le jour pointe au moment où nous traversons le « Schüssellaui-Graben » au pied du premier bastion. Après avoir confié nos lanternes à nos sacs, nous nous encordons deux par deux. Hans Inäbnit part avec Otto Bässler, Hans Wyss avec Feuz ( tous quatre de la section de Grindelwald ) et ma femme avec moi. Deux longueurs de corde, et nous sommes sur le ressaut. D' ici, nous marchons ensemble jusqu' à l' entrée d' une cheminée surplombante, balayée par un ruisseau provenant des neiges fondantes.

Inäbnit qui en est à sa troisième tentative ( le mauvais temps ayant fait échouer ses projets ) grimpe le premier et restera à ce poste pendant la plus grande partie de la course.

Sa cordée étant disparue entre deux grandes lèvres formant ensuite un tunnel, c' est à mon tour de jouer à cache-cache avec le ruisseau. C' est moins difficile qu' il ne paraît; de bonnes grandes prises, arrondies il est vrai, facilitent le début de la grimpée. On monte ensuite par opposition. Quelquefois, on doit inévitablement passer sous la douche. C' est dans un de ces endroits que Feuz, dans sa précipitation, engage si bien un soulier dans une fente, qu' il doit le délacer pour le dégager. Malgré la situation peu enviable de notre camarade, les rires ne peuvent s' empêcher de fuser, ce qui, inévitablement, augmente sa colère.

Par des rochers délités, la montée continue et devient facile. Nous arrivons peu après sous des rochers en surplomb qui forment un bon abri. L' en un peu aménagé serait idéal pour un petit refuge. En tout cas, je conseille à ceux qui désirent « faire » cette arête pendant la « fin de semaine » de passer la nuit ici. Après un court arrêt ( il est 7 heures ) la marche continue, facile jusque près du gendarme bifide de l' est ( Ostecke ).

Par une traversée et un couloir on parvient dans la fourche. Sa base est si étroite qu' on peut à peine y passer la main. Nos regards plongent à présent sur le Glacier du Kalli!... Le vide qui s' est ouvert sous nos pieds est des plus impressionnants. Un léger brouillard en accentue encore la profondeur. Une petite paroi exposée et une courte arête nous amènent au sommet de l' Ostecke.

C' est avec plaisir que nous déposons nos sacs au pied du « steinmann » ( bien visible de Grindelwald ). Tout en cassant la croûte, nous admirons les trois faces qui sont à nos pieds. Le côté nord que nous venons de gravir, est à présent caché en bonne partie par le brouillard, et la paroi sud de même. La paroi est, mieux dégagée, fait vraiment grande impression. Les premiers ascensionnistes de cette paroi est ( trois Allemands ) ont fait vraiment preuve de cran et de ténacité. Au début de l' été ils dressaient leur tente au pied de la paroi, et ils ne la quittaient que l' automne. Cela pendant trois ans. Finalement, ils dirent avoir atteint le sommet, mais il y avait du brouillard ce jour-là, personne ne les a vus, et à Grindelwald on n' y croit pas beaucoup.

Le temps devient de plus en plus douteux et augmente notre indécision. Il est plus prudent d' attendre, d' autant plus que l' arête qui est devant nous est hérissée de gendarmes et de ressauts, pour le moins une vingtaine d' ici à la cabane. Aussi n' est parcourue que très rarement. La carte Siegfried indique cinq cotes pour les saillants de cette crête: le P. 2706 où nous sommes, et les P. 2866, 2929, 3004 et 3069. Des brèches de profondeur très variable les séparent.

Après avoir perdu une heure et demie précieuse, le temps un peu plus sûr nous engage à repartir, il est 9 h. La descente dans la fourche est un peu délicate, mais se fait sans rappel. Par une traversée de flanc sur des dalles fissurées et couvertes de caillasse nous arrivons à un petit col. Surprise... le sol est semé de « pétolles » de chamois!... Où passent-ils donc pour arriver jusqu' ici?

Devant nous, un ressaut des plus rébarbatifs nous barre le passage. Les prises sont minuscules ou inexistantes.. C' est là, à notre avis, la clef de l' ascension. A la suite d' Inäbnit, chacun grimpe en donnant son maximum, et nous arrivons tous sans accroc sur un petit replat. L' escalade continue dans une roche passablement délitée, ce qui nécessite une attention soutenue.

Gendarmes et ressauts se succèdent à une allure régulière, mais le brouillard ne nous permet pas d' en apercevoir plus de cinq à la fois. Pour gagner du temps à la descente, la cordée de tête amarre sa corde, et les caravanes suivantes l' utilisent comme corde fixe, puis font de même ensuite si nécessaire.

Une brèche profonde qu' il faut passer d' un bond fait hésiter sérieusement un de nos camarades qui ne s' en croit pas capable. Mais ce passage est plus impressionnant que difficile. Parvenus au pied du gendarme caractérisé par un trou qui permet de le traverser, nous avons la malencontreuse idée d' en faire l' ascension par le côté sud. Le rocher nous paraît meilleur, mais pas pour longtemps!... Le terrain change, les blocs sont croulants et entourés d' éboulis de toutes sortes. Malgré une grande prudence, nous ne pouvons éviter de provoquer des chutes de pierres. Une de celles-ci atteint Wyss à la tête, le faisant saigner abondamment, mais sans conséquences graves.

C' est sur du meilleur rocher que l' escalade continue, et une petite heure plus tard nous sommes au fameux collet avant le P. 3004. Devant nous se dresse une paroi d' une cinquantaine de mètres surplombante au nord et à l' est et à peu près verticale au sud. Il a fallu un beau courage pour forcer en premier ce passage, dallé et sans prises. Aussi, ce n' est qu' en 1927 que S. Matsukata et S. Uramatsu avec les guides Emil Steuri et Samuel Brawand en réussirent l' ascension.

Avec un burin ils firent trois trous dans la dalle, au-dessus du collet, et y fixèrent des tiges de fer au moyen de coins en bois. Avec la plus haute tige comme pivot commença un pendule délicat dans la paroi sud, jusqu' à une fissure. Celle-ci ( d' environ 30 m .) fut ensuite suivie avec de grandes difficultés jusque sur le ressaut, ce qui exigea un effort de six heures et quart.

Les guides de Grindelwald ont fixé là en 1943 une belle corde, en remplacement de la vieille en cuir dont les restes, comme de gros serpents noirs, se tortillent à nos pieds.

C' est donc avec une pleine confiance dans la corde, seul appui pour la traversée de la dalle, que nous allons naviguer sur les quelques 800 m. de vide qui nous séparent du Glacier du Kalli. La traversée horizontale est L' EIGER PAR LES EIGERHÖRNLI ET L' ARÊTE DE LA MITTELLEGI moins pénible qu' elle ne le paraît. A part quelques écorchures aux mains qui se coincent entre la corde et le rocher, tout va bien. La montée Verticale, par contre, est très pénible. Le sac est lourd!... car, à part tout le matériel de haute montagne, j' ai encore une corde de réserve de 60 m. ( elle fut inutile, car nous n' avons fait aucun rappel ).

C' est tout essoufflés que nous arrivons sur le ressaut. La place est très restreinte, aussi les derniers arrivés partent dès que la corde le permet. Pendant que nous réduisons notre corde, ils prennent une certaine avance. Pour les rattraper, nous accélérons l' allure, et par une vire du versant nord nous arrivons à une impasseIl faut se méfier des vires, nombreuses ici: en un rien de temps, on se trouve loin en dessous de l' arête, qu' il faudrait quitter le moins possible.

Revenant sur nos pas, nous rejoignons la crête. L' escalade devient de plus en plus facile, et la neige fait son apparition.

Encore une heure et demie, et nous arrivons au point où l' arête change de nom et devient la « Mittellegi ».

Après chaque ressaut, nous nous attendons à voir apparaître la cabane, mais ce n' est qu' illusion.

Enfin la voilà! Fièrement campée à 3354 m ., elle est un merveilleux belvédère par beau temps. Mais nous y avions passé une fois une nuit de tempête inoubliable, les assauts du vent la secouaient terriblement. Impossible de dormir, il nous semblait à chaque instant que nous allions être emportés! Mais aujourd'hui elle nous sourit, et c' est avec un vrai plaisir que nous y entrons. Il est déjà 17 h. 30, nous avons donc mis seize heures du chalet et huit heures et demie du sommet de l' est1.

Nos camarades Wyss et Feuz doivent reprendre leur service à 6 heures à la gare de Spiez, et le dernier train qui descend de Grindelwald sera parti à leur arrivée. Nous décidons de leur prêter nos vélos et de rester, ma femme et moi, à la cabane. Cela d' autant plus facilement que le temps se remet au beau et que les couchettes nous attirent fortement. Inäbnit ne croyait pas si bien dire hier au soir quand il me disait: « Quand il fera jour pour la deuxième fois, tu sauras que c' est lundi. » Seulement, je suis loin de me douter qu' il fera presque jour pour la troisième fois quand j' arriverai à la maison!...

Après un repas bienvenu, nos quatre camarades nous quittent en direction de l' Eismeer. La pente leur permet une bonne allure, et ils arrivent en une heure sur le glacier, jusqu' où nous les accompagnons du regard. La longue descente sur Grindelwald se fit en bonne partie en dormant, et la course en vélo qui s' ensuivit de même, cela à un tel point, que Feuz ne s' est aperçu qu' à son arrivée à Spiez à 4 h. 30 que mon vélo avait des vitesses... Il avait laissé la petite, le pôôvre! Et la route lui parut longue — longue! Solitaires sur l' arête, nous jouissons du spectacle. Il est vraiment de toute beauté.

1 Comme la vitesse diffère dans de larges proportions entre alpinistes, je dirai, pour donner un point de comparaison, que 3 semaines plus tard, nous avons parcouru l' arête Tournanche, du refuge L.A.de-Savoie sur l' arête italienne du Cervin au sommet de la Dent d' Hérens, en 12 heures.

,L-r,; L' arête de la Mittellegi se dresse devant nous, fière et altière dans l' ombre du soir. Cette montagne, vue d' ici, mérite bien son nom d'«Heih Ger » ( à présent écrit je ne sais pourquoi Eiger ). « Heih » signifie en dialecte de Grindelwald « haut — élevé » et « Ger » « dard, javelot », en tout cas, dans l' étymologie de Eiger il y a quelque chose de haut et d' aigu 1.

Nous sommes ici à la frontière de deux mondes. Du côté sud une brillante couronne de majestueux sommets, roses pour l' instant, va du Schreckhorn au Mönch, par le Finsteraarhorn, les Grünhörner et les Fiescherhörner. Les grands glaciers qui en descendent nous plongent en plein dans un silencieux paradis de glace. Au nord, les pentes verdoyantes de Grindelwald, pleines de vie, ainsi que les Préalpes, forment un heureux contraste. D' un côté, c' est la solitude de la haute montagne, de l' autre, la civilisation., Comme nous rentrons dans la cabane, deux jeunes touristes arrivent du Kalli. Pour leur faire place, nous allons nous coucher, et peu après dormons comme des marmottes.

A notre réveil, un brouillard opaque nous entoure, et il bruine même un peu; mais je ne puis me résoudre à descendre le Kalli. A 9 heures il faut se décider; comme le brouillard s' est éclairci, nous partons pour le sommet. Le soleil se met de la partie au moment où nous arrivons à la première corde, ce qui ne gêne rien.

La corde, par l' effet du givre, a la grosseur d' une bouteille de fendant. Seulement... le contact en est un peu moins agréable. La montée se fait assez facilement jusque sur la « Grande Tour », P. 3687. En attendant les deux jeunes touristes qui se sont décidés à nous suivre, nous avons tout le loisir d' admirer le paysage et de régaler ma caméra. Des nuages vaporeux font une ronde de sabbat autour du sommet et lui donnent un air de déesse. Ces légers voiles le rendent infiniment plus attrayant que dans sa trop réelle nudité. C' est ici qu' ont échoué toutes les tentatives d' ascension faites jusqu' en 1921. Cette année-là, Yuko Maki, avec les guides Fritz Amatter, Fritz Steuri et Samuel Brawand en réussirent l' ascension. A part le matériel classique de varappe, ils avaient une perche de 5 m. munie d' un crochet. En sept heures, ils parvinrent au prix de grands efforts à gravir le ressaut de 200 m. qui est devant nous. C' est la seule fois que cette arête fut franchie sans l' aide des cordes. Elles furent fixées en 1926, en même temps que fut construite la cabane.

Comme personne n' est encore monté cette année, ce passage nous donnera fort à faire, car les cordes sont en partie enfouies sous la neige et la glace. A l' aide du piolet, je les dégage avec précaution et taille les marches nécessaires, au grand dam de mes compagnons qui se passeraient volontiers de l' avalanche des débris. Malgré ce travail supplémentaire, la montée me paraît moins pénible que quand le rocher imbriqué est dégagé de sa carapace. Le ressaut passé, la neige augmente de plus en plus. A un passage raide et délicat, il faut la déblayer pour trouver les prises. L' inclinaison de la pente diminue graduellement, puis... c' est l' arête faîtière. Elle consiste en 1 Nous laissons à notre collaborateur la responsabilité de cette étymologie ( R. ).

une fine crête neigeuse qui est fortement cornichée par endroits sur le versant sud. Le versant nord est très raide, mais de neige dure ce qui, moyennant une légère taille, nous permet une rapide progression. Sous nos pieds, la paroi nord est très impressionnante. Une pente de neige d' une centaine de mètres, puis le vide et, 1800 m. plus bas, Alpiglen.

Le sommet approche, mais la neige s' est transformée en glace, et la taille prend trop de temps. Nous passons côté sud, où nous utilisons les rochers marginaux et pataugeons par endroit dans 80 cm. de neige mouillée, toutefois le sommet est vite atteint. Installés sur les rochers tièdes du versant sud, nous mangeons rapidement un morceau, car il est déjà 15 heures.

Le temps devient de plus en plus bouché, un brouillard opaque nous entoure de nouveau, et le vent souffle avec force. Ce n' est donc pas sans impatience que nous attendons nos compagnons qui tardent vraiment par trop à venir, nous les avons quittés sur l' arête faîtière pour faire le tracé dans la neige.

Les voilà enfin, mais très fatigués! Comme ils ne connaissent pas la région, et par ce temps-là, nous ne pouvons les laisser seuls dans l' état où ils sont.

La descente par l' arête ouest, puis le flanc sud-ouest, débute dans de bonnes conditions, les crampons mordent bien, et nous avançons rapidement. A mesure que nous perdons de l' altitude, la neige perd aussi sa dureté, et comme elle finit par glisser sur la glace, nous la quittons pour le rocher. Dans le brouillard, j' ai quelque peine à m' orienter, et la fatigue de nos compagnons ralentit la descente.

A 20 h. nous arrivons à la station d' Eigergletscher, où nous laissons nos compagnons. Il est 22 h. lorsque nous arrivons à Grindelwald, au moment de l' obscurcissement. La gare est fermée!... et à sept heures demain matin je dois reprendre mon travail. Ce n' est que deux heures plus tard, après bien des démarches, que nous rentrons en possession de nos vélos.

Comme il fait bon, après une course, s' asseoir et pédaler. Le mouvement nouveau pour les muscles les repose délicieusement, mais à condition que cela ne dure pas trop longtemps.

Tout à coup, crac!... Par suite du voyage en train, le ressort d' un frein se prend dans les rayons. De nuit, il faut réparer comme on peut, et repartir.

... Interlaken: jusqu' ici tout va bien, mais à présent que ça monte, ou va à plat, nous dormons sur nos bécanes, et cela va dur... dur! Ce n' est que le lendemain que je me suis aperçu que le ressort qui restait serrait continuellement le frein d' un côté... Enfin, à 3 h. 30, nous arrivons à Thoune, tout à fait rassasiés de la montagne!

Mais pas pour longtemps. Quatre jours plus tard, nous pédalons à nouveau vers Grindelwald, le beau « village des glaciers », pour une course tout aussi belle, mais ça... c' est une autre histoire.

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