Les glaciers des Alpes suisses en 1973/74

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Extrait du 515e rapport de la Commission des glaciers de la SHSN Peter Kasser et Markus Aellen Laboratoires de recherches hydrauliques, hydrologiques et glaciologiques ( VAW ) annexés à l' EPFde Zurich Conditions climatiques et d' enneigement du Ier OCTOBRE 1973 AU 30 SEPTEMBRE I974 a ) Introduction Les figures des pages 212/213 reflètent l' évolu du temps au cours de l' année, représentée sous forme graphique pour quelques stations. Pour Zurich, Locarno-Monti et le Jungfraujoch, on a indiqué les moyennes journalières de la température avec la courbe des moyennes pluriannuelles; les hauteurs de pluie sont données pour Zurich, Locarno-Monti, le Säntis et Sion. En outre, les sondages aérologiques de Payerne ( à 13 h ) permettent d' indiquer l' altitude de l' iso de zéro degré; au-dessus de ce niveau, les précipitations tombent sous forme de neige.

Les données climatiques de l' hiver, de l' été et de l' année envisagée sont tirées des Annales de l' Institut suisse de météorologie ( ISM/MZA ) et de VOffice fédéral pour l' économie hydraulique ( A + W ) ainsi que de la publication Der Firnzuwachs pro 1973I74 in einigen schweizerischen Firngebieten, 61e rapport par A. Lemans ( ISM ) qui a fourni aussi les sommes positives de température du tableau 1. Les données concernant la couverture de neige du tableau 4 proviennent en partie de l' Institut fédéral pour l' étude de la neige et des avalanches ( EISLF ), en partie de mesures faites par VAW. Le rapport sur Schnee und Lawinen im Winter 1973/74 8Bifertenhütte 9Val Maighels mit P. Nair und Oberalpstock 10 Maighelssee mit der Berggruppe P. Ravetsch/P. Borel Photos Emil Schimpf. Winterthur est dû à M. Schild et S. Gliott ( EISLF ). Des données complètes se trouvent dans le Winterbericht de l' EISLF, N° 38.

b ) L' hiver ( ier octobre au 30 avril ) Après une période chaude de trois semaines, la nouvelle couverture de neige a commencé à se former le 22 septembre au Säntis ( 2500 m ) et au Weissfluhjoch ( 2540 m ). Toutefois l' hiver ne s' est établi que lentement dans la zone des glaciers parce que les chutes de neige furent tout d' abord faibles et que les langues basses ne furent enneigées définitivement que plus tard. Ce fut le cas au début d' octobre dans le nord-est du pays et aux Grisons, après la mi-octobre en Suisse centrale, dans les Alpes bernoises et valaisannes, entre le 26 novembre et le Ier décembre au sud des Alpes.

En octobre, les hauteurs de précipitations ont correspondu à la norme, sauf dans 1' Alpstein où elles furent supérieures. Les températures du mois furent un peu trop hautes au-dessus de 1500 à 2000 mètres, un peu trop basses aux niveaux inférieurs. Le mois de novembre ensoleillé, même en plaine, fut trop chaud en Engadine, au Gothard et dans les vallées méridionales du Valais; il fut à peu près normal ailleurs. Les précipitations furent normales dans l' Oberland bernois et en Valais, excédentaires dans les Alpes glaronaises, dans l' Alpstein et aux Grisons, tandis que l' Engadine et le Tessin étaient trop secs. En décembre les températures ont été un peu trop élevées sans dépasser notablement la norme. Les précipitations ont été fortement excédentaires sur le versant nord, du Grimsel aux Grisons, dans le Bregaglia et au Tessin; elles furent à peu près normales ailleurs.

Des températures anormalement élevées ont caractérisé les mois de janvier, février et mars; au sud des Alpes la normale fut toutefois à peine dépassée en mars. En janvier les précipitations ont été trop faibles en Engadine et à l' ouest des Alpes glaronaises et tessinoises, normales ailleurs. En février il y eut excédent d' eau au sud de la ligne Rhône—Rhin; au nord, la normale fut à peine dépassée et, en Engadine, à peine atteinte. En mars le versant nord des Alpes fut un peu trop sec, plutôt humide dans la partie orientale des Grisons, tandis que dans les autres régions la normale fut juste atteinte ou dépassée. En avril et en montagne, température et précipitations restèrent inférieures à la norme.

Les sept mois de l' hiver alpin ont été dans l' en trop chauds et trop peu ensoleillés. Les précipitations ne furent excédentaires que sur le versant nord oriental et dans l' est des Grisons; POberland bernois, le Valais et l' Engadine furent trop secs, et au sud des Alpes, les pluies furent normales.

c ) L' été ( ier mai au 30 septembre ) Si l'on écarte le sud des Alpes où les températures furent à peu près normales en mai et en juillet, les mois de mai, juin, juillet et septembre furent partout ailleurs trop froids; le déficit fut particulièrement grand en juin; seul le mois d' août présente dans tout le massif alpin un fort excédent de chaleur. En mai, juin et septembre les pluies ont été nettement surabondantes dans les Préalpes vaudoises, dans les Alpes bernoises de l' ouest ainsi que dans le Bas-Valais et dans l' est des Grisons. Sauf dans cette dernière région, l' excé d' eau fut plus que compensé par l' insuffi des mois de juillet et d' août.

Dans l' ensemble, fete fut partout trop froid de sorte que le désenneigement fut tardif. Alors que les Alpes vaudoises, le Bas-Valais, l' est des Grisons et la Basse-Engadine recevaient une quantité normale d' eau, le reste du massif alpin fut presque partout trop sec. A l' encontre de l' année précédente, la période d' ablation des glaciers prit fin en quelques jours avec les vents d' ouest du 22 au 26 septembre. Le refroidissement très pluvieux qui suivit le 27 septembre ainsi qu' un mois d' octobre sombre et froid ne permirent aucune fonte de neige.

d ) L' année hydrologique ( Ier octobre au 30 septembre ) Les températures relativement hautes de janvier à mars d' un hiver extrêmement doux n' ont pas eu d' influence particulière sur les glaciers; en revanche la disparition tardive de la couche de neige et le début précoce de l' hiver à la fin de septembre ont été importants. La période d' ablation fut en effet très courte et la fonte des langues terminales réduite. Les précipitations, facteur essentiel du bilan glaciaire, ont été à peu près normales dans les Alpes vaudoises, dans le Bas-Valais et dans les Alpes glaronaises, trop fortes dans l' est des Grisons et en Engadine, notablement trop faibles ailleurs. Dans les régions à déficit pluvial la masse totale de glace n' a guère changé; dans les régions à fort excédent, elle a notablement augmenté.

Neige et avalanches durant l' hiver 1973I74 Rapport de M. Schild et S. Gliott ( EISLF ) L' hiver a débute très tôt, surtout aux hautes altitudes; il a accuse dans la plupart des régions alpines une quantité de neige supérieure à la normale et a dure très longtemps.

Sur le terrain des mesures de l' EISLF au Weissfluhjoch sur Davos qui peut être considéré comme représentatif pour son niveau d' altitude, l' hiver a commence avec la chute de neige du 22 septembre; après de nombreuses périodes très neigeuses - il y eut 19 jours avec des hauteurs de neige records - il ne prit fin que le 2 août. Avec 314 jours de sol enneigé, cet hiver a été le plus long depuis I936- Le début de l' hiver, marqué par de fortes chutes de neige et quelques réchauffements accompagnés de pluie jusqu' aux hautes altitudes, vit se former une couche de fond solide, de sorte que les abondantes chutes au cœur de l' hiver n' ont créé que des risques de glissements de neige fraîche, souvent par température relativement élevée, mais de courte durée. Des la mi-mars, la couche de neige se mit à fondre rapidement aux basses altitudes; plus haut les conditions furent alors idéales pour le ski de printemps.

Après le 15 avril, il y eut de nouveau pendant plusieurs semaines des conditions hivernales sur le versant nord des Alpes; au-dessus de 2500 mètres d' assez fortes chutes de neige accrurent la couche au sol. Le mois suivant n' eut rien d' estival, puisque, au Weissfluhjoch, la somme des chutes de neige s' éleva à 80 centimètres.

L' abondance de neige sur la plus grande partie des Alpes et les hautes températures au cours de l' hiver ont favorisé la formation du manteau hivernal, de sorte qu' une couche solide et stable s' est établie sur tout le versant nord, dans le nord du Valais et des Grisons comme au sud des Alpes. Cette couche s' est rapidement tassée peu après les apports de neige fraîche en devenant portante; aussi les accidents furent-ils relativement rares. Les conditions furent moins favorables en Engadine ( sauf dans la région de la Maloja et de la Bernina ) et dans les vallées méridionales du Valais, parce que les chutes de neige y furent peu importantes. La couche au sol ne s' y est pas suffisamment tassée et la métamorphose constructive qui mène à un tissu à gros grains peu cohérents a pu aisément se poursuivre. Il n' est donc pas surprenant que les deux tiers des avalanches destructrices soient descendues dans ces régions-là. Une fois de plus s' est confirme le fait que ce ne sont pas les quantités de neige qui sont à l' origine des accidents ou dégâts causes par les avalanches, mais bien la structure du manteau neigeux.

Des 35 accidents dus aux avalanches ( moyenne générale: 116 avec 25 victimes ) 17 n' ont cause de dégâts qu' aux routes, voies ferrées, skilifts et lignes aériennes, par places aussi aux forêts et aux fermes; les 18 autres avalanches, qui ont enseveli ou emporté 45 personnes, ont eu pour conséquence 14 victimes et 18 blessés. 17 personnes emportées par la neige ont pu se dégager elles-mêmes; g autres ont pu être retrouvées à temps par leurs camarades grâce à un membre ou objet visible à la surface. Les 5 personnes totalement ensevelies ont pu être sauvées dans deux cas à l' aide des chiens et, dans trois cas, par leurs accompagnants. En ce qui concerne les 14 victimes, les moyens suivants ont permis la découverte des corps: objet ou membre visible ( 6 cas ), chien d' avalanche ( 5 cas ), équipe de secours ( 3 cas ).

Dans 16 cas ( 12 morts et 16 blessés ) il s' agissait de skieurs ou d' alpinistes; dans un cas ( 2 morts ) c' étaient des passants sur la route; dans un cas ( 2 blessés ) c' étaient des ouvriers. Le cas de touristes victimes d' accident, bien qu' ils aient été accompagnés de guides, de moniteurs de ski ou de chefs responsables, surprend par sa fréquence élevée. Parmi les 15 cas où des skieurs ont été atteints par l' avalanche, il n' y en eut pas moins de 8 concernant des courses accompagnées; il y eut alors 9 victimes parmi lesquelles un guide, 2 professeurs de ski et un chef de cours militaire.

L' accident le plus grave s' est produit le 17 mars 1974 en Valais lorsque trois participants à un groupe de J + S ont perdu la vie sous une avalanche en allant de la cabane des Dix à celle de Chanrion.

Chronique des glaciers a ) Activité et événements particuliers Compte tenu du nombre de glaciers visités, l' année 1973/74 doit être considérée par le chroniqueur comme pauvre, comparée à la moyenne de la dernière décennie. Si elle n' est pas une des plus pauvres du demi-siècle écoulé, cela est dû au fait que, depuis quelques années, une série de glaciers sont observés régulièrement non seulement sur place mais encore par avion. En dépit de la disparition très tardiveet partielle de la neige et de la rareté

TEMPÉRATURE(moyenne journalière ), PRÉCIPITATIONS(somme journalière ) ET ALTITUDE DE L' ISOTHERME O °C(Radiosondages 13h ) en 1973/74

i i i i i i i i i i i i i Zürich MZA 569 m.s.m.

I I I I I I I I I I M I TEMPERATURE moyenne journalière moyenne 1901/6 PRÉCIPITATIONS somme journalière Nov. | Dec. | Jan. [ Fev Mars Avril Mai i i l i i i i i i i i i i i i i Locarno-Monti 379 m.s. m.

TEMPÉRATURE moyenne journalière moyenne 1901/6 PRECIPITATIONS somme journalière Dec. Jan. Fév.

-10 ~ i i i i i i i i i i i i i r Jungfraujoch 3576 m.s.m.

I I M I I I I I I I I I I I

TEMPERATURE moyenne journalière Pa erne A9 1 m.S.m. ( Radiosondages 13 heures ) i i i i i i i i i i i Säntis 2500 m.s.m.

j i i i i i i i i i i i i i PRECIPITATIONS somme journalière mm Till I I I I I

Sion 549 m.s.m.

50

,L

Sept. Oct. Nov. Dec. Jon. Fév. Mars Avril Mai Juin | Juil Août Sept | Oct ALTITUDE DE L' ISOTHERME °C|m.s.m.

4000 TTI I I I I I I I I I I I I I PRECIPITATIONS somme journalière mm des périodes de temps clair en été qui constituèrent des conditions défavorables à l' observation aérienne, de nombreux glaciers ont été photographiés grâce au concours efficace du Service topographique fédéral ( L + T ) et de la Direction fédérale des mensurations cadastrales ( V + D ), et cela lors des rares journées favorables ( 2 en août et 3 en septembre ). Selon la routine annuelle, L + T a obtenu des clichés des deux glaciers importants d' Aletsch et de Basodino, des 5 glaciers abrupts et dangereux du Mönch ( glacier suspendu du versant sud ), du Hochfirn ( Jungfrau ), Sillern, Balmhorn et Altels, ainsi que des cinq glaciers difficilement accessibles de Trift ( Gadmen ), Rosenlaui, Grindelwald supérieur et inférieur, et Blüemlisalp. V + D a répété ses vols sur les trois glaciers raides de Hohbalm, Bider et Bis. Des glaciers réputés plus ou moins dangereux et observés en détail par VAW ont été photographiés, le Gamchi par L + T, l' Allalin et le Gruben du Saastal par V + D dont les vols ont aussi embrassé les trois glaciers de Schwarzberg, de Kessjen et de Fee. Le programme de L + T pour la révision de la Carte nationale, ainsi que des vols particuliers pour la Commission des glaciers ont fourni des vues à la verticale de Plan Névé ( Dents du Midi ) et des vingt glaciers de Tourtemagne, Brunegg, Bella-Tola, Tsanfleuron, Paneyrosse, Grand Plan Névé, Martinets, Sex Rouge, Prapio, Pierredar, Eiger, Schwarz, Brunni, Hüfi, Griessen ( Uri ), Biferten, Limmern, Mittelaletsch, Lötschen et Plattalva. Les clichés de l' Allalin ont été dépouillés pour le compte de VAW par l' Institut géodésique de l' EPF de Zurich; ceux des glaciers de l' Aar pris par V + D ont été dépouillés par le Bureau de mensurations A. Flotron à Meiringen sur demande des Forces Motrices de l' Oberhasli SA. Pour plus de la moitié des 35 glaciers cités, la photographie aérienne a été le seul document permettant d' ap leur comportement ou leur variation de longueur.

La méthode hydrothermique développée par VAW pour le rapide forage de trous par fusion jusqu' au lit du glacier a été encore améliorée. En utilisant un brûleur à mazout plus puissant, mais aussi plus lourd, on a pu accroître la vitesse de sondage à plus de cent mètres par heure, tout en simplifiant la surveillance et en augmentant notablement la sûreté de fonctionnement.

Avec cet engin amélioré, on a pratiqué, en juillet et en août, sur le Glacier du Gorner, un assez grand nombre de trous d' une longueur totale de 3 kilomètres pour étudier la pression de l' eau au niveau du lit rocheux; celui-ci fut atteint six fois. Pendant plusieurs semaines on a alors enregistré la pression de l' eau, ce qui permit de mettre en évidence la variation diurne et celle due aux changements de temps, et encore l' effet d' une vidange du Lac du Gorner du 28 juillet au 1 er août. Les forages répartis sur une surface de 0,7 kilomètres carrés ont montré de notables écarts, par exemple de la variation diurne de la pression de l' eau, tant dans l' espace que dans le temps. Pourtant les valeurs observées de la pression se sont groupées autour des moyennes et des amplitudes diurnes qui avaient été calculées sur la base de la théorie élaborée par VAW il y a quelques années. Parallèlement aux mesures de pression, on a mesuré la vitesse superficielle à l' aide de deux clichés par jour par caméra automatique pour étudier la relation entre la pression de l' eau et le mouvement du glacier.

Quelques trous de 50 à 200 mètres de profondeur ont servi à poursuivre des essais que l' Institut de Géophysique de l' EPF Zurich a consacrés à l' effet sismique d' explosions en profondeur.

Des mesures de température faites dans un forage du Grenzgletscher à la cote de 2600 mètres ont donne à différentes profondeurs des valeurs de -2,5° ce qui contredit l' idée courante jusqu' ici selon laquelle les langues glaciaires des Alpes seraient toujours tempérées, c'est-à-dire voisines de zéro degré. Pour réexaminer cette question ainsi que la relation supposée entre les zones à gel permanent et la présence de glace dite froide dans la langue, on a repéré en mars la température sur une assez grande surface du Glacier de Gruben ( Saastal ) et cela à la base de la couche de neige d' hiver. En automne et en hiver, on a ensuite mesuré la température de la glace à to mètres de profondeur sur un profil longitudinal du même glacier.

On a poursuivi les efforts tentés depuis 196g pour empêcher de brusques vidanges d' eau sur ce glacier. On a consolidé l' entrée de la galerie au niveau du lac retenu par la glace, l' émissaire du lac retenu par l' ancienne moraine frontale à l' aval de la langue et enfin le lit du Fällbach, au passage de l' Alpe Hofern à l' Alpe Gruben. Pendant les travaux, à l' entrée de la galerie, un gros sérac de 2000 à 3000 mètres cubes a commence à se détacher du glacier. Grâce à la mesure du mouvement au cryocinémètre du 28 août au 19 septembre 1974 et à l' observation de la zone de rupture, on a pu prévoir à temps la chute de ce sérac, de sorte que la vague d' un mètre de hauteur n' a cause aucun danger pour les ouvriers.

Alors que, en automne 1973, on n' avait pu visiter de nombreux glaciers en raison des chutes de neige précoces, l' invasion froide de l' équinoxe de 1974 qui marqua l' entrée définitive de l' hiver en montagne a empêché les mensurations d' en la moitié des glaciers à contrôler. Les quelques rares visites encore possibles après le 22 septembre furent rendues difficiles et même parfois dangereuses et exigèrent de gros efforts de la part des observateurs auxquels va notre gratitude toute particulière. Parmi les 55 résultats obtenus sur le terrain ou par aérophotogrammétrie, on en doit 33 aux organisations forestières du canton du Valais ( 8 ), de Berne ( 5 ), d' Uri ( 7 ), des Grisons ( io ), et du Tessin ( 3 ), trois aux Forces Motrices de Mauvoisin ( 1 ) et de l' Oberhasli ( 2 ), i3 à VAW et 6 aux collaborateurs privés P. Mercier ( 4 ), H. et V. Boss ( 1 ) et H. Rutishauser ( 1 ). Pour 20 glaciers on a fait appel à la photo aérienne, et pour 4 autres les clichés terrestres pris par M. Aellen participant à deux excursions glaciologiques en Bas-Valais ont fourni des renseignements plus ou moins sûrs concernant le comportement de la langue.

Les données concernant les variations de longueur du tableau 5 reposent, dans deux cas, sur des suppositions fondées, dans 8 cas sur des arguments vraisemblables; dans 9 cas on a pu constater nettement un déplacement ou une immobilité de la langue terminale, mais sans pouvoir l' ex en chiffres. Les déplacements sont évalués pour t 2 glaciers, mesurés pour 47. Dans un cas les mesures ont été reprises après une longue interruption et n' ont de ce fait pas fourni de résultats. Le résumé statistique du tableau 2 fournit séparément les données relatives au réseau du 84e rapport pour 105 glaciers, et celles du réseau agrandi depuis lors à 115 glaciers.

Il y a peu de changements depuis deux ans en ce qui concerne le personnel. En 1973, M. E. Zeller qui s' était chargé des mesures régulières et soignées des glaciers de Gamchi, Alpetli, Schwarz et Lämmern a passé de l' Office forestier de Frutigen à un nouveau centre d' activité en Suisse orientale. C' est à son successeur, M. U. Vogt, que nous devons la poursuite ininterrompue des observations. Après que M. W. Suter eut été nommé à la tête du district forestier de Sargans, son collègue du district du lac, M. U. Eugster de Weesen, a remis à l' Office compétent le soin d' observer les glaciers de Pizol et de Sardona ( souvent malcommodes ) comme il l' a fait pendant presque vingt ans. Nous remercions chaleureusement MM. Zeller et Eugster de leur longue et sûre collaboration, et nous sommes heureux d' accueillir leurs successeurs qui ont déjà participé autrefois à des mensurations en qualité de collaborateurs permanents.

Au nom de la Commission de glaciers, nous remercions de leur vigoureux appui tous les autres collaborateurs et institutions qui, d' une façon ou d' une autre, nous ont aides à réaliser notre programme de mesures. Un merci particulier s' adresse aux collaborateurs qui ont brave fatigue et dangers des sorties hivernales dans l' intention d' assurer la continuité des longues séries de mesures.

b ) Bilan annuel Le tableau 4 présente le bilan de masse des trois dernières années pour les quatre glaciers contrôlés par VAW. Le bilan général concerne le gain ou la Excepté Gries qui seul a perdu un peu de sa perte en volume. Le bilan spécifique se rapporte àmasse, les glaciers suisses ont fourni en 1973/74 un l' épaisseur de la couche d' eau que produirait cemeilleur bilan que ces cinq dernières années, mais changement de volume réparti sur la surfacemoins bon que la plupart des années entre 19646t totale du glacier; il permet la comparaison directe1969. Seul le Suvretta a enregistré un apport ana- d' un glacier à l' autre à celui des meilleures années.

On a noté dans le rapport sur les conditions eliAux glaciers de l' Aar, A. Flotron a mesuré dans matiques que, conformément au régime des préciles profils transversaux des diminutions d' épais pitations, le bilan de masse varie selon les régions:seur de 0,1 à 3,8 mètres; il s' ensuit pour la langue apport dans l' est, équilibre approximatif dans lesdes deux glaciers une perte en volume de 23,1 autres régions. Contrairement à l' année 1971/72 millions de mètres cubes, perte d' environ 11% avec équilibre semblable, les différences entreplus forte que la moyenne pluriannuelle. nord et sud des Alpes furent insignifiantes en 1973/74 en regard des différences entre ouest et estc ) Vari^ions des fronts glaciaires des Alpes. Au-delà de nos frontières s' affirme la Bien que les glaciers contrôlés aient été moins même image: tandis qu' en Autriche beaucoup denombreux que l' année précédente, le nombre de glaciers sont restés entièrement couverts par laceux qui ont avancé a augmenté de 5 sur 29(resp.

couche de neige hivernale, il y eut de très fortes30 du réseau agrandi ). 41% des glaciers observés pertes de masse dans les Alpes occidentales franen 1974 ont progressé, fraction qui n' a été çaises.dépassée que 6 fois ( 1916-1920 et 1926 ) depuis Tableau 1 ' .Somme des moyennes journalières positives de la température ( EC ) de mai à septembre StationAltitudeMai/septembre Mai/septembre Mai/septembre mètres197219731974 sur merCCC a ) Stations d' observation Gütsch 2287632943790 Säntis2 2500441684502 Weissfluhjoch 2667442683524 Jungfraujoch ( Sphinx ) 357507961 Payerne ( 700 mb)3 3100192316224 Munich ( 700 mb)3 3100183264215 Milan ( 700 mb)3 3100256399382 b ) Extrapolations pour les névés de Clariden4 270037609486 Clariden4 2900265463353 Suvretta^ 2750397621474 Jungfraufirn ( Pj)« 33509553H7 1 Extrait de A. Lemans, Der Firnzuwachs pro IQ73/74 in einigen schweizerischen Firngebieten, 61. Bericht, Zurich 1975

2 Valeurs corrigées par A. Lemans et qui sont comparables avec les longues séries d' avant i960.

3 Observations de températures dans l' atmosphère libre, faites au moyen de radiosondages au niveau 700 mb = environ 3100 mètres sur mer ( valeurs moyennes des sondages de 1 heure et 13 heures, calculées par G. Gensler ).

4 Valeurs extrapolées d' après Gütsch.

5 Valeurs extrapolées d' après Weissfluhjoch.

6 Valeurs extrapolées d' après Jungfraujoch-Sphinx.

1890; ces années, y compris 1923, sont les seulesRhône, Tourtemagne, Zinal, Moming, Prapio, pendant lesquelles moins de la moitié des glaciersPierredar, Tiefen, Vorab, Suretta et Suvretta ) ont contrôlés ont reculé. Toutefois tant que la fractionrepris leur progression après une interruption, des glaciers en crue ne dépasse pas nettement lesDans le premier groupe, on trouve, à peu d' excep 50%, on ne saurait parler d' une progression gênétions près, des glaciers qui progressent fortement, ralisée.comme par exemple Tschierva qui, avec 56 Parmi les glaciers en crue, 17 ( Mutt, Allalin,mètres d' avance, l' a emporté sur Grindelwald Fee, Mont Miné, Bas d' Arolla, Tsidjiore Nouve,supérieur ( env. 35 m ), Zinal ( 33 m ) et tous les Trient, Grindelwald supérieur, Eiger, Blumlisalp,autres. Il s' agit ici sans aucun doute de crues Chelen, Damma, Hüfi, Biferten, Tschierva, Tiatauthentiques pour lesquelles l' apport de glace a scha et Basòdino ) ont poursuivi leur avance; 2,été plus fort que la fonte. Il faut mentionner en éventuellement 3 ( Gamchi, Verstankla, éventuelparticulier le Tsidjiore Nouve qui à l' extérieur de lement Bis ), étaient stationnaires; les 10 autressa langue en forme de croissant a gonflé au point Tableau 2. Variations de longueur des glaciers 1971/72 à 1973/74 Récapitulation 1971/72972/731973/74Réseau agrandi Réseau d' observationNombre de glaciers105105105 115 Non observésNombre de glaciers 81234 36Ia ObservésNombre de glaciers979371 79 IncertainsNombre de glaciers 2512 3 » En régime connuNombre95100,0 ) 88100,0 ) 70 ( 100,0 ) 76 En crueNombre3840,0 ) 2427,3 ) 29341,4 ) 30 » StationnairesNombre66,366,8 ) 12417,2 ) 14« En décrueNombre5153,7 ) 5865,9 ) 29s41,4 ) 32 » Variation moyenneMètres par glacier2,3710,796,97 —7,04 de longueurNombre877361)0 ( 66)« Remarques: Les notes 1 à 6 se réfèrent aux glaciers qui, au tableau 5, ont le numéro suivant:

17 9 14 16 18 24 29 30 31 32 36 39 40 41 42 53 54 65 75 76 79 80 81 82 83 84 88 91 98 99 100 101 102 103.

la En outre 111 115.

2 25.

28 En outre 110 120.

31 2 11 13 19 22 23 26 27 28 43 48 49 57 59 61 64 66 68 70 73 77 85 87 89 90 93 96 I04-81 En outre 107.

48 21 33 35 37 44 45 46 47 60 67 71. « En outre 109 114.

53 4 5 6 10 12 15 17 20 34 38 50 51 52 55 56 58 62 63 69 72 74 78 86 92 94 95 97 105.

K En outre 106 117 118.

6 Pour le calcul de la variation moyenne de longueur on n' a pas tenu compte des résultats de 9, resp. 10 glaciers. Ils ont été éliminés pour les raisons suivantes:

Contact avec un lac d' accumulation 50 51; Valeur pour 2 ans:96; Non chiffré:12 23 26 34 58.

* En outre non chiffré :107.

de déborder la haute moraine latérale. Les glaciers du 2e et du 3e groupe n' ont progressé que de quelques mètres, sauf Zinal et Pierredar; ces avances doivent être considérées comme vraies, bien que, dans certains cas, une fonte normale eût suffi à compenser l' avance. Deux glaciers en crue l' année précédente ( Giétro et Wallenbur ) sont restés stationnaires 4 ( Corbassière, Aar supérieur, Rotfirn et Val Torta ) ont diminué, et 2 ( Saleina et Stein ) n' ont pas été visités. Parmi les glaciers en décrue, on remarque le fort recul du Brunni ( env. 350 m ) et du Roseg ( 113,6 m ), explicable pour le premier par l' effondrement signalé précédemment, et pour le second par la fonte de la glace morte devant le front. Pour quelques glaciers, comme par exemple l' Aletsch, le Tableau 3. Bilans annuels de masse de quelques glaciers Glacier Année de bilan Surfaces glaciaires km2 3 Gries g. 10. 71- 9. 10. 72 9. 10. 72- 7. 10. 73 7. 10. 73-18. 10. 74 5et6Aletsch 1. 10. 71— 30. 9. 72 1. 10. 72-30. 9. 73 1. 10. 73-30. 9. 74 78Limmern 11. 9. 71-11. 9.72 11. 9. 72-12. 9. 73 I2- 9-73- 3- 9-74 90 Suvretta 24. 9. 71-21. 9.72 21. 9. 72-18. 9. 73' 8 9-73-17- 9- 74 6,303 6,30 3 I22,I5S 120,667 2229' 3 3,3310 3.°9 "

1 En admettant une densité de la glace de 0.9 g/cm3.

2 1 kg/m2 correspond à 1 millimètre d' eau.

3 Surface estimée pour le 9 octobre 1971.

4 Valeurs déterminées par intégration des zones à bilans spécifiques égaux.

5 Surface estimée pour le i6 septembre 1972.

6 Surface estimée pour le 15 septembre 1973.

7 Surface estimée pour le 18 septembre 1974.

8 Valeurs déterminées selon la méthode hydrologique avec des dates provisoires pour l' écoulement.

9 Surface du 11 septembre 1959.

10 Surface du 2 octobre 1956.

11 Surface du 12 septembre 1973.

recul s' est poursuivi aussi fortement que les années précédentes, tandis que, pour plusieurs autres, le raccourcissement est resté faible. Notons à ce propos que la basse altitude du front d' Aletsch a permis ici une plus longue période de fonte.

En se référant à la moyenne générale de -7 mètres pour la variation de longueur de l' ensemble des glaciers considérés, on devrait conclure à une année de recul typique. Mais cette moyenne comprend les raccourcissements considérables des glaciers de Brunni et de Roseg. Or si l'on fait abstraction du premier, la moyenne générale se réduit à -1,25 mètres pour le réseau normal et à -1,77 mètres pour le réseau agrandi, ce qui fait que l'on se trouve au-dessous du recul moyen de 1971/72 ( resp.2,4 et-2,7 m ) et à égalité avec Bilans totaux Bilans spécifiques Ligne d' équilibre mètres sur mer io3 m3de glace kg/m2 + 3 1224 + 4464 — 1 1164159230559 + 6282454 — 1oio4 + 8S42564 — 12694 + 738* 2680 3070 295999 "

— 28099 -67897 + 7 535 s 2750 2900 275° 2800 2980 2560 + 280494742254 + 22824 celui de 1969/70 ( -1,26 m ). Si l'on écartait les deux glaciers, on obtiendrait une nouvelle valeur extrême de resp. + 0,65 mètres et —0,02 mètres ( jusqu' ici -0,35 m en 1967/68 ) pour la période 1950-1974 et pour laquelle la variation moyenne de longueur a été calculée et publiée.

Tableau 4. Enneigement de l' hiver 1973/74 StationAltitudePériode d' enneigement continu mètresPremier DernierDurée sur merjourjourjours Leysin 125026. 11.21.3.116 Grindelwald-Bort.... 157026.11.6.4.132 Grimsel' 9718. 10.7.6.233 Stoos 129026. 11.27. 3.122 Andermatt' 4426 11.22. 4.148 Trübsee 180018. 10.4.6.230 Schwägalp 129026.11.5.4.131 Braunwald 132026. 11.30.4.156 Malbun 160026. 11.2g. 3.124 Ulrichen 134525. II.13. 4.140 Zermatt 161029. 1 1.6. 4.129 Bourg-St-Pierre 165027.11.22.3.116 Mauvoisin 184026. 11.111. 4.137 Klosters E\V 120024. 10.4.5.192- Davos-Dorf 156014. 11.27.4.165 Zervreila 173522. 10.29. 4.190 Weissfluhjoch 25422. 9.1.8.314 La Drossa 17101511.29.4.166 Pontresina 184028. 11.4.4.128 Berninahäuser 204927.11.3.4.128 Simplon Hospiz 200029. 11.26.5.179 Ambri 10009. 12.31. 3.112 Bosco-Gurin 151030. 11.5. 5.157 Poschiavo 10141. 3.1/317 San Bernardino-Dorf 16309. 12.9.5.152 Maloja 182028. 11.. 1593' Interpolée d' après Fionnay ( 1500 m s. m. ).

2 Sans neige le 14 novembre 1973.

3 Sans neige le 8 décembre 1973.

Grâce aux conditions climatiques favorables de cette année, la tendance générale au recul des glaciers suisses ne s' est ni maintenue ni renforcée, mais s' est notablement atténuée, ce qui pourrait changer si ces conditions redevenaient normales l' an prochain déjà.

Hauteur maximale Valeur maximale de de la couche l' équiv aient en eau de de neige la couche de neige cm Date mm Date 73 8.2.

166 2-3- 132 24. 2.

320 5-3- 290 I7-3118 24. 2.

298 14- 3- 171 8.2.

470 !5- 3- 220 >5-3- 7' 4 3- 160 24. + 25. 2.

5 "

I5-3- 221 8.2.

625' 5 3- 104 8.2.

201' 5.

16g 8. 2.

424 15- 3- 96' 7 3- 150 i.ï-3- 62 8.2.

99 1. + 10 ". 3.

.'35 8.2.

244 1-3- 200 19. 1.

527 15- 3- .67 19. 1.

382 I5-3- 124 7-3- 314 I5-3- 271 8. 2.

,007 109 5-3- 246 I4-3- 98 5-3114 5-3172 4-+ 5-3126 13. 2.

255 5-3- 536 8.3.

38 5- 3188 5-3- 435 15- 3- 160 5-3- 401 I5-3- Tableau 5. Variation de longueur des glaciers 1973/74- N° Glacier Ct. Variations en mètres 1972/73 Bassin du Rhône ( II ) 1 e RhoneVS4,7 2 e MuttVSo,g 3 e Gries ( Aegina)VS36,1 4e FiescherVS21,7 5e Grosser AletschVS41,6 106e MittelaletschVS6 6e OberaletschVS13,8 7 KaltwasserVSn 8e TällibodenVS3,1 ge OfentalVSn 10e SchwarzbergVS6,i 11 e Allalin VS23,8 12e KessjenVS13,0 13e Fee ( langue nord)VSig,8 14 GornerVS26,8 15e ZmuttVS22 16 FindelenVS17 107e BisVSst 17e RiedVSg,5 18 LangVS32 » ige Turtmann ( ouest)VSg,2 20 e Brunegg ( Turtmann-est ) VS8,4 21 e Bella TolaVS2,4 22ZinalVS45,3 23e MomingVS4,0 24 MoiryVS3,5 25e FerpècleVS7,9 26e Mont Miné VSx 27Bas d'ArollaVS7 28Tsidjiore NouveVS9 29CheillonVS314 30En Darrey VS50,0 31Grand DésertVS19,0 32 Mont Fort ( Tortin)VS6,0 33 e TsanfleuronVS1,0 34e OtemmaVS17 35 e Mont Durand VSst 36BreneyVS18 37e GiétroVS2,4 38e Corbassière VS7 Altitude m s. m.

974 d Jour et mois de ll' observation 1973/74 + 2,8 2125 19. 8.

16. g.

15- 92,1 2627 18. 8.

16. g.

.'5- 96,7 2371 16. 10.

11. 10.

20.

11.

— 23,8 8' 5 9- 14. g.

12.

94°,5 1506 16. 9.

15- 9- 18.

9io,6 2249 11. 10.

9- 9-'3- 97.9 2133,7 20. g.

19- 9- 7- 9- n — n n n — 0,2 2628,5 3. 10.

1. 10.

25- 9- n — n n n — i,o 2659 2. 10.

28. g.

28.

9io,8 2325 " 9 5- 9- 13- 9X 2849« 27. g.

25- 9- 3- 917 ca.

2023 "

.7. 11.

31. 10.

3- 9- n — 5. 10.

18. 10.

n — 32 2232 17. 8.

21. 8.

20.

8.

n — 13- 9- 17. 10.

n + X — 11. g.

5- 9-'3- 99,i 2047 30. 9- 29- 9- 2 7- 9- n — n 27. 10.

n + 5,5 2265 25- 9- 2. 11.

21.

91,6 2463 25- 9- 2. 11.

21.

90,6 — 11. 10.

3. 10.

12.

10.

+ 33 2000 3°- 9- 3. 10.

19.

9X 231568 30- 9- 3. 10.

19- 9- n — 3. 10.

6. 10.

nf- x 2H5env.

12. 10.

g. 10.

20.

8.

+ X igöoenv.

12. 10.

9. 10.

20.

8.

+ 7 2149« 10. 10.

6. 10.

15.

10.

+ 8 2262 M 10. 10.

6. 10.

.'5- 10.

n — 1. 10.

30- 9- n n — 30- 9- 29- 9- n n — 12. 10.

11. 10.

n n — 12. 10.

24- 9- n St 2417 w 29- 9- 9. 10.

7- 8.

- X 242072 24- 9- 29- 9- 10.

9- St 229073 23- 9- 29- 9- 11.

9- n — 23- 9- 29- 9- n St 2480 env.

4. 10.

5- 9-'3- 8.

— 12 2193 7- 9- 3- 9- 29- 8.

N° Glacier Ct. Variations en mètres 1972/73 39ValsoreyVSst 40Tseudet VS5,0 41Boveyre VSsn 42SaleinaVS20,0 43 e TrientVS22,5 44e PaneyrosseVD14,12i 45e Grand Plan NévéVD12,52i 46 e MartinetsVDx 47e Sex RougeVDx 48e PrapioVDx 49e PierredarVDx Bassin de l'Aar ( Ia ) 50e OberaarBE1,2 51e UnteraarBE11,8 52e Gauli BE10,0 53SteinBE10,5 54SteinlimmiBE7 55 e TriftBEx 56e RosenlauiBEx 57e Oberer GrindelwaldBE40 58 e Unterer GrindelwaldBEx 59e EigerBEx 60e TschingelBE0,2 61 e Gamchi BE0,8 109 e Alpetli ( Kanderfirn ) BE0,2 1 loe LötschenBEst 62 e SchwarzBE5,5 63 e LämmernBE7,0 64e BlümlisalpBEx 111 AmmertenBE2,5 65 RätzliBE19,0 Bassin de la Reuss ( Ib ) 66e TiefenUR14,3 67e St.AnnaUR21,7 68e ChelenUR13,3 69e Rotfirn ( Nord)UR6,5 70e Damma UR6,0 71 e WallenburUR3,2 72 e Brunni UR st Altitude ms.m.

1974 d Jour et mois de l' observation 19729731974 1973/74 n n n n + 12,6 st st St St + 5 env. + 15 env.

1764 2345 13. 10. 13. 10. 13. 10. 11. 10. 15- 8.

n n n 13. 10. 13. 10.

4. 10.

17. 10. 17. 10. n 17. 10. 24. 8.

29. 10. 29. 10. 17. 8.

5- 9-27. 10.

5- 9- n n n 7. 8.

7. 8.

7. 8.

7. 8.

7. 8.

7. 8.

7. 8.

— 24,0 22gg,g 4. 10.

24.

8.

13- 9 ~ 13,5 1908,1 4. 10.

24.

8.

3- 9 — 2i,5 2220 env.

7. 10.

14.

9- 13- 9 n — 28. g.

29- 9- n n — 28. g.

29- 9- n — 5env- 1650« 16./17. 10.

24.

8.

11.

9 — 15 env.

igoo env.

16. 10.

6.

9- 11.

9 + 35 env.

1235 env.

5. 10.

1.

10.

18.

11 — x 1230 env.

9. 11.

26.

10.

11.

9 + 10 env.

— 3. 10.

22.

8.

11.

9 St 2270 12. 10.

25.

9- 11.

9 + 4,3 1990 9- 9- 29- 9- 7- 9,7 2240 10. g.

6.

9- 5- 9x — 30. 9- 28.

10.

3- 9 — i,7 2240 18. g.

20.

9- 20.

9 — 2,0 2502 9- 9- 20.

9- 9- 9 + 5 env.

— 16. 10.

7- 9- 11.

9 n — 3. 10.

28.

9- n n — 5. 10.

3- 10.

n + 3.7 2492 "

— 0,5 2592 "

+ 10,3 2128 — 6,0 2031 + 2,2 2044 — 0,2 2240 — 350 env.

— 27- 9- 29- 9- 15- 9- 30- 9- 17- 9- 3- 9- 27- 9- 6.

IO.

16.

9- 27- 9- 6.

IO.

16.

9- 27- 9- 6.

IO.

16.

9- 27- 9- 4- IO.

17- 9- 5- 9- 14- 8.

12.

9- N° Glacier Ct. Variations en mètres 1972/73 73e Hüfi UR5,8 74e Griess ( Unterschächen ) UR13,4 75FirnalpeliOWn 76Griessen ( Obwalden ) OWn Bassin de la Limmat ( le ) 77 e BifertenGL4,5 78 e LimmernGL7,0 114e PlattalvaGL13,8 79SulzGLn 80GlärnischGL5,5 81PizolSG14,8 Bassin du Rhin ( Id ) 82LavazGRn 83Punteglias GR14,2 84LentaGRn 85e VorabGR51,1 86e ParadiesGR9,0 87e SurettaGR52,8 88PorchabellaGRx 115Scaletta GRx 89e VerstanklaGR st 90e SuvrettaGR8,2 91SardonaSGn Bassin de l'Inn ( V ) 92 e RosegGR37,0 93e TschiervaGR21,3 94e MorteratschGR10,6 95e CalderasGR14,0 96e TiatschaGRx 97e Sesvenna GR5,2 98e LischanaGR2,8 Bassin de l'Adda ( IV ) 99CambrenaGRn 100Palü GRn 101ParadisinoGRn 102FornoGR9,9 Altitude ms.m.

1974 d Jour et mois de ll' observation 1973/74 + 5 env. 5,5 1740 2212 26.

9- 28.

9- 12.

9 26.

9- 16.

10.

!7- 9 16.

10.

n n 20.

10.

n n 5 env.

1924 73 3. 10.

.'5- 9- 12.

9 2,3 2242,5 5- 9- 4- 9- 3i- 8 2546 "

8. 9- 9- 9- 7- 9 n — 16. 10.

n n n — 14. 10.

4- 10.

n n — 12. 10.

25- 9- n n — 4- 10.

n n n — 26.

9- 5- 11.

n n — 19- 10.

n n 2,3 — 2.

10.

3- 9- 17.

9 10,6 2362 73 25- 9- 5- 10.

22.

11 12,0 2210 env.

21.

9- 13- 9- 18.

9 n — 3°- 9-'3- 9- n n — 29- 9-'3- 9- n i,5 2400 env.

28.

9- 30.

8.

3- 9 2,7 2428,4 26.

9- 22.

9- 21.

9 n10.

n n 13,0 2170 56,4 2160 3,9 2000 23,5 2695 i5,o2a 2560 3,5 2745 n .__ 2.

11.

25. 10.

28.

9 2.

11.

25. 10.

28.

9 1.

11.

23. 10.

25- 9 2.

11.

28. 10.

28.

10 23- 9- 12. g.

13- 9 2.

10.

12. 10.

28.

9 2.

10.

24. 10.

n 0.

10.

n n 2.

11.

n n n n n 3- 11.

26.

10.

N° GlacierCt. Variations en mètresAltitudeJour et mois de l' observation 1972/731973/74 m s. m.197219731974 974 Bassin du Tessin ( III ) 120 e CornoTI

117e ValleggiaTI15,22a118Val TortaTI19,5-»103BrescianaTIsn 104 e BasòdinoTI9,32a105 e RossbodenVSRemarques valables pour tout le tableau ou au moins pour plusieurs glaciers a Les numéros de ce tableau correspondent aux numéros du graphique 2 du rapport 1963/64.

b Si un glacier s' étend sur le territoire de plusieurs cantons, nous mentionnons celui dans lequel se trouve la langue terminale mesurée, c Si la valeur de la variation est valable pour une période de plusieurs années, on a noté le nombre d' années comme il suit:

Exemple: —I3,63a = recul de 13,6 mètres en 3 ans. d Altitude en mètres ( au-dessus du niveau de la mer ) de la langue terminale mesurée. Dans tous les cas où l' altitude n' a pas été déterminée dans l' année indiquée en tête de colonne, on a noté l' année des mensurations comme il suit:

Exemple: 222067 = altitude de 2220 mètres sur mer déterminée en 1967. e Une note explicative avec le numéro de ce glacier sera publiée dans l' édition complétée du 95e rapport de la Commission des glaciers, n Non observé sn Sous neige + En crue St Stationnaire — En décrue x Valeur non chiffrée? Résultat incertain ca. Valeur approximative 2520 n 28.

8.

3.9 2420 n 3- 9- 10.

9- 24.5 2490 n 11.

9- 16.

9- n — n 10.

10.

n 5 env.

25207J env.

n 21.

9- 3- 9- 2 1950 16. 10.

12.

10.

14.

10.

11Glacier inférieur de l' Aar le 18 septembre 1970. Détail du cliché aérien .N° 5225 de V+ D.

Vue vers l' ouest en direction du Finsteraarhorn ( 4273,8 m ). A gauche l' Aletschhorn, à droite les Grindelwaldner Fiescherhörner et ( à l' arrière ) la Jungfrau, puis le Mönch, iEiger et les Lauteraarhörner. Le Glacier inférieur de T Aar situé dans une vallée longitudinale à l' intérieur du massif de l' Aar se dirige vers l' est vers le Grimselsee; avec 14 kilomètres de longueur il est le plus long du bassin du Rhin et - avec la Mer de Glace -le plus long du versant nord des Alpes. Par sa pente faible et assez uniforme, et par sa surface peu crevassée,il constitue un phénomène particulier parmi les glaciers de l' Oberland bernois. Vu sa forme régulière et la facilité de son accès, il a été un des premiers étudiés et mesurés par Agassiz et ses collaborateurs dans les années quarante du siècle dernier; aujourd'hui encore il est choisi par les glaciologues comme terrain d' essais de méthodes nouvelles de mesure. Les noms des sommets et cols environnants tels que Studerhorn, Escherhorn, Hugisattel et Agassizhorn rappellent les noms des pionniers suisses de I' étude des glaciers. Leurs premiers abris furent constitués par des rochers de la moraine médiane parmi lesquels on connaît en particulier L' Hôtel des Neuchâtelois d' Agassiz et le Hugiblock qui se trouve aujourd'hui à l' extrémité du glacier. L' ancien Pavillon Dollfuss se trouvait sur l' emplacement actuel de la cabane du Lauteraar. Depuis au moins 50 ans le Bureau de mensurations A. Flotron à Meiringen exécute chaque automne des mesures de profils transversaux et ( dès 1968 ) longitudinaux pour le compte des Forces Motrices de l' Oberhasli SA. Les roches claires le long du lit glaciaire montrent nettement l' ampleur du retrait depuis le maximum de 1850.

12 Station climatologique de Moosfluh au Grand glacier d' Aletsch, installée par VAW à 2170 mètres au pied du Bettmerhorn pour l' étude des conditions climatiques; il s' y trouve un enregistreur automatique de la température, de l' humidité, des précipitations, de la vitesse du vent et du rayonnement; elle fonctionne depuis 1972. Vu l' enneigement à la date de la photo, on reconnaît particulièrement bien à environ 2400 mètres sur le versant du Bettmerhorn la moraine latérale quasi horizontale de l' ancien glacier ( stade du Daun ). Lors des grandes glaciations, la glace montait jusqu' à l' épaulement supérieur ( à droite ) où la limite des stries se situe vers 2joo mètres; le massif du Bettmerhorn et de l' Eggishorn ( au fond à droite ) n' était alors qu' un flot rocheux ( nunatak ) émergeant entre les glaciers d' Aletsch et du Rhône. La partie du glacier actuel visible à gauche se trouve tout juste à 2000 mètres, environ loo mètres plus bas qu' il y a 120 ans. Photo E. Isenschmid*, VA W, 16 mai 1973.

13Glacier de Tiatscha le 23 septembre 1972.

14Glacier de Tiatscha le 13 septembre 1974. L' éperon médian de la langue terminale s' est avancé en deux ans d' environ 60 mètres sur le cône de débris antérieur. Photos H. Könz,Zernez.

15Glacier de l' Eiger vu du nord-ouest le 12 septembre 1969. Détail de la photo aérienne N° 759 de V + D.

A l' arrière plan le Finsteraarhorn et devant lui les Fiescherhörner de Grindelwald. De la tombe glaciaire située entre les sommets proéminents de VEiger et du Mönch, le Glacier de VEiger s' écoule, dégringole et glisse en une masse de séracs dans un couloir très raide, puis le long d' un vaste escalier rocheux jusqu' au haut du Trümmeltal. Sur un parcours horizontal de 3 kilomètres, la pente moyenne s' élève à 50%. A plus d' un titre, et en particulier en ce qui concerne le crevassement intense et la faible couverture de débris rocailleux de sa surface il est l' image opposée de celle du Glacier de l' Aar inférieur. Au bas de la photo, on reconnaît des traces des anciens emplacements du glacier de part et d' autre du Fallbodenhubel. Au premier plan à gauche, la Petite Scheidegg.

11 224

16Vue de Duglha sur l' Ama Dablam ( 6856 m ) à gauche, et le Kangtega ( 6685 m ). Au premier plan, de petits stupa 17 Stupa et drapeaux à prières à l' entrée du village sherpa de Khumjung 18 Arrêt sur la moraine du Glacier de Khumbu. Vue sur le Pumori ( y145 m ) 19 Face à l' Everest... Vue de Pheriche sur le Kangtega ( à gauche ) et le Thamserku ( 6608 m ) 20 Halte mémorable en descendant du Kala Batar ( 5545 m ) 21Vue du sommet du Kala Batar sur le Mont Everest ( 8848 m )

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