Les variations des glaciers suisses 1959-1960

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PAR A. RENAUD Avec 7 illustrations ( 106-112, L' ENNEIGEMENT ALPIN 1959-1960 L' automne 1959 fut exceptionnellement beau et chaud. Dans les Alpes, entre 1200 m et 2700 m, l' hiver ne s' annonça qu' à la fin d' octobre par une chute de neige générale; mais elle fut suivie en novembre et décembre de précipitations neigeuses très inégales, plus abondantes dans l' est des Alpes, le massif du Saint-Gothard et le versant sud des Alpes. En maints endroits, la couche resta mince jusqu' à la mi-décembre, et, comme cela est de règle dans de telles conditions, elle constituta longtemps un fondement sans cohésion, susceptible de créer des situations dangereuses lors des chutes ultérieures.

L' hiver fut normal, quoique plutôt sec dans l' est des Alpes. Les chutes de neiges les plus importantes furent celles de Noël et de la mi-février. Dès le début de mars, la neige disparut au-dessous de 2000 m. Mais à 2500 m, l' hiver se prolongea jusqu' à la mi-mai, ainsi que le montrent les observations suivantes:

Station Gütsch ( 2290 m )

Weissfluhjoch ( 2450 m )...

Maximum d' enneigement Fin de 1 enneigement 260 cm le 5 mars 4 juin 199 cm le 5 mars 22 juin ( 198 cm le 17 avril ) D' une façon générale, l' enneigement hivernal temporaire fut plutôt inférieur à la valeur moyenne. Bien que les conditions d' enneigement au-dessous de 2500 m ne soient pas déterminantes pour l' alimentation des glaciers, nous pensons néanmoins qu' il n' est pas sans intérêt de leur faire une place plus large dans nos chroniques. Outre qu' elles sont susceptibles d' intéresser a posteriori les alpinistes et les skieurs, elles présentent d' incontestables corrélations avec l' enneigement alpin proprement dit sur lequel nous ne disposons - répétons-le - que de renseignements très fragmentaires. Pour ces diverses raisons, nous donnons en annexe ( cf. tableau 1 ) un extrait des observations d' enneigement faites par les soins de l' Institut fédéral pour l' étude de la neige et des avalanches ( SLF, Weissfluhjoch sur Davos ). Les stations qu' on a retenues sont toutes situées dans des bassins glaciaires. Nous remercions MM. les Drs M. de Quervain et Th.Zingg pour cette documentation 2.

Au-dessus de 2500 m, l' enneigement nous intéresse dans la mesure où la couverture de neige persistante laisse un résidu à la fin de l' été dans les bassins d' accumulation des glaciers. C' est au Grand Glacier d' Aletsch, une fois encore, que les observations les plus complètes ont été faites par les soins de la Section d' hydrologie et de glaciologie de l' Institut VA WE annexé à l' EPF ( Zürich ), 1 Observations annuelles publiées par la Commission des glaciers de la Société helvétique des sciences naturelles ( SHSN ), avec la collaboration du CAS ( 81e rapport ).

2 Les observations complètes paraîtront ultérieurement dans le rapport n° 24 publié par l' Institut SLF, à Davos.

avec l' appui de la Commission des glaciers, sous la direction de M. Peter Kasser, que nous remercions très vivement pour les observations qu' il nous a transmises.

Au Grand Glacier d' Aletsch, la limite du névé a été relevée à l' altitude de 2900 m, ce qui correspond à la moyenne des observations effectuées depuis 20 ans. Au-dessus, la fonte estivale est restée par contre nettement inférieure à la moyenne. En effet, si les mois de mai et juin ont été normaux, voire plus chauds que la normale, ceux de juillet, août et septembre furent particulièrement humides et froids. Pour cette période ( trois mois ), la température moyenne de l' air en haute montagne est restée inférieure de un degré à la moyenne. La somme des températures positives 1 dans la période normale de fonte de mai à septembre a été fortement déficitaire, comme le montre le tableau ci-dessous:

StationAltitude ( mSomme des températures ( T degrés ) moyennes journalières positives mai-sept. 1959 mai-sept. 1960 Gütsch2287939744 Säntis *2500794577 Weissfluhjoch2667664483 Clarides2900421394 Payerne, atmosphère libre3100 ( env.299198 Jungfraujoch35786733 Moyenne: 748 degrés ) Entre le 7 juillet et le 20 août, rares furent les jours de beau temps. L' embellie du 21 au 26 août fut sans lendemain et septembre fut à l' image d' un été froid, humide et mal ensoleillé. Dans ces conditions, le maximum d' enneigement alpin ( jum ) qui précède la période de fonte ne s' est pas marqué, l' enneigement progressif ayant continué malgré le tassement des couches jusqu' à la fin de l' année nivologique. Ainsi, le résidu annuel d' accumulation se confond avec le maximum annuel d' enneigement. C' est ce que montrent les mesures faites à la balise P3 de la Commission des glaciers au Jungfraufirn ( 3350 m ):

cmcm 7 septembre 195902 avril 1960. 365 7 novembre 9510 avrilV. 325 23 janvier 1960 21515 mai 375 30 janvier 2654 juin 385 6 février 23518 juin 385 13 février 24014 septembre ( max. ) 446 19 mars 355 Selon M. Kasser, le bilan de masse du glacier d' Aletsch pour Vannée 1959/60 doit être considéré comme positif, malgré le recul du front. A la balise P3, par exemple, la surface du névé s' est relevée de 0,9 m. Au nivomètre de l' Eismeer2, la situation est semblable, et le relèvement de 8 m est le plus fort qui ait été noté depuis 10 ans.

1 Cf. A. Renaud: Les variations des glaciers suisses 1958-1959, dans Les Alpes, 1960, 3e trimestre.

2 Glacier Inférieur de Grindelwald.

Dans d' autres régions, les observations ont été rendues difficiles par le mauvais temps de septembre 1960 et les résultats en sont quelque peu incomplets 1. Il est toutefois possible de conclure de l' ensemble des observations faites que l' enneigement alpin entre le 30 septembre 1959 et le 30 septembre 1960 a laissé un résidu d' accumulation sensiblement supérieur à la normale. Tel est le résultat d' un hiver plutôt pauvre en précipitations, mais suivi d' un été maussade et froid.

Les avalanches de l' hiver 1959-1960 firent 6 morts dans les Alpes suisses, soit un ouvrier du chantier de Furgg ( Zermatt ), 2 personnes au Monte Baro ( Tessin ) et 3 skieurs atteints sur les pistes même ou à proximité immédiate ( Alp Languard et au-dessus de Verbier ).

CHRONIQUE DES GLACIERS 1959-1960 Le réseau des glaciers contrôlés est en augmentation et s' étend actuellement à 98 appareils. Dans FOberland bernois, les glaciers de Lämmern, Rosenlaui et Trift, trop longtemps délaissés, ont été pourvus de nouvelles bases. Cependant le nombre des glaciers observés à l' automne 1960 est tombé à 69, par suite des conditions météorologiques déplorables qui entravèrent les mensurations habituelles.

A la mi-août, le levé de la base du Glacier de Grand Plan-Névé ( Vaud ) a rencontré de grandes difficultés dues à une couche de neige lourde de 30 à 40 cm. Avec notre collaborateur, M. Penis, géomètre, nous avons dû rechercher longuement les repères sous la neige. La plupart de nos observateurs ont dû opérer dans des conditions analogues, et plusieurs nous ont envoyé de leur campagne des photographies d' atmosphère quasi polaire. M. O. Bisaz ( Celerina ) relate, dans son rapport sur le Glacier de Forno, qu' il a fait les mensurations à skis, le 22 octobre, par 50 cm de neige.

D' autres furent plus favorisés et nous eûmes notamment le privilège de visiter les glaciers de Tourtemagne lors des belles journées des 23 et 24 septembre, en compagnie de M. l' Inspecteur forestier Dorsaz ( Sierre ) et de M. Alfred Tscherrig, le fidèle et sagace observateur des glaciers de cette belle vallée.

La majeure partie des observations a été faite par le personnel forestier des cantons que nous remercions pour sa collaboration qui remonte à 1894. La Commission des glaciers et ses collaborateurs ont assuré les contrôles des Glaciers du Rhône ( MM. Mercanton et P. Mercier ), de Grindelwald ( MM. Jost, V. et H. Boss ), de Findelen et Ried ( M. A. Renaud ), de Trient ( M. A. Guex ), d' Otemma ( M. J. Ls Blanc et ses collègues de la section des Diablerets du CAS ), de Glärnisch et Biferten ( M. Wild-Merz ), de Cambrena et Paradisino ( M. A. Godenzi ) et de Silvretta ( M. Th. Zingg ).

La Section d' hydrologie et de glaciologie des Laboratoires de recherches hydrauliques et de mécanique des terres annexés à l' EPF ( M. P. Kasser ) nous a communiqué les observations faites par ses soins aux glaciers d' Aletsch, Allalin, Fiesch et Schwarzberg. Aux glaciers de l' Aar, le géomètre A. Flotron a poursuivi ses mensurations dont les résultats nous ont été communiqués avec une grande courtoisie par la Direction des Forces motrices de VOberhasli ( KWO ). M. R. Hœfeli nous a enfin communiqué ses observations sur le lac temporaire du Glacier de Stein.

1 W. Kuhn: Der Firnzuwachs pro 1959/60 in einigen schweizerischen Firngebieten. ( 47.Bericht ), in Vierteljahrsschrift der Naturforschenden Gesellschaft Zürich, Jahrg. 105, 1960.

La Commission des glaciers exprime à tous ses collaborateurs et correspondants sa gratitude. Comme dans d' autres domaines de la science actuelle, les exigences de la recherche glaciologique sont chaque année plus impérieuses et nos observateurs l' ont bien compris en s' efforçant d' amé la qualité et la précision de leurs mesures. Nombre d' entre eux sont d' ailleurs de vrais amis de la montagne et leur joie est grande de scruter chaque année « leur » glacier. Cet attachement a conduit à des traditions de famille qu' il n' est pas inopportun de signaler ici. C' est en 1878 que la famille Guex ( Vevey et Lausanne ) a commence à suivre les déplacements du front du Glacier du Trient. A Oberems, la famille Tscherrig reste très attachée aux glaciers de Tourtemagne, et, dans le canton d' Uri, M. Karl Oechslin a repris avec enthousiasme les mensurations systématiques faites durant 36 ans par son père M. Max Oechslin. A notre époque trop marquée d' esprit mercantile, il est réconfortant de trouver encore dans notre pays de tels collaborateurs enthousiastes pour l' étude des glaciers. Mais leur contribution ne saurait suffire à tout et pour satisfaire aux exigences des recherches actuelles, la glaciologie suisse a le plus urgent besoin de trouver les ressources financières qui lui manquent encore.

Nous avons consigné en annexe ( cf. tableau 3 ) tous les renseignements numériques recueillis en 1960 sur les variations de longueur des glaciers et les altitudes des parties terminales des langues. La récapitulation analytique s' établit comme suit:

/. Glaciers observés69 2. Glaciers dont le régime est connu63 3. Glaciers en crue7 soit 11 % 4. Glaciers stationnaires0 soit 0 % 5. Glaciers en décrue56 soit 89 % 6. Variation moyenne de longueur ( 62 glaciers)11,4 m Les glaciers ne figurant pas sous chiffre 2 sont ceux de Lämmern, Blümlisalp, Rosenlaui et Trift, dont les variations de longueur ne sont pas mesurées, celui de Schwarzberg, dont la mesure se rapporte à la partie inférieure de glace morte et Y En Darrey, dont l' avance semble exagérée, sinon douteuse. Toutes les autres avances des fronts sont irrécusables et souvent accompagnées d' un gonflement de la partie terminale. Une légère incertitude demeure cependant dans le cas du Glacier Supérieur de Grindelwald où il pourrait aussi s' agir d' un éboulement de glace dans la gorge. Si le Glacier Supérieur de VAar figure dans le groupe des fronts en décrue, la mesure même de ce recul n' est pas comprise dans la valeur moyenne donnée sous chiffre 6, établie ainsi pour 62 glaciers. Les pourcentages sont rapportés à 63 appareils.

Dans Vensemble, le régime des glaciers suisses de 1959 à 1960 est resté le même qu' au cours de Vannée précédente. Seul le recul moyen des fronts a diminué, passant de 15,4 m par an à 11,4 m par an. Cette différence s' explique facilement par le bilan thermique déficitaire de l' été 1960.

La décrue persistante est à l' origine de nouvelles formations de lacs temporaires devant les fronts, au Glacier de Valsorey, par exemple. Les lacs existant devant les glaciers de Blümlisalp et de Stein continuent à s' étendre. Après la débâcle désastreuse de ce dernier, dans la nuit du 29 au 30 juillet 1956, un contrôle régulier a été institué sur le conseil de M. R. Haefeli. Le fond de ce lac est en partie constitué par la langue glaciaire reposant sur la roche encaissante et les moraines de fond. C' est le cas à l' est et pour la moitié de la rive sud. Depuis le début de la formation du lac, en 1940, le portail glaciaire s' est relevé jusqu' au plan d' eau actuel, à la cote 1932,5 m. Dans ces conditions, l' eau ne sort plus du glacier par l' extrémité de la langue, mais forme une résurgence intraglaciaire. En aval, ces eaux ont déposé sur la glace du fond un banc de limon et d' argile de 2 m qui augmente d' épaisseur en s' étendant sous le niveau de l' eau. Depuis 1956, des sondages de profondeur effectués chaque année ( maximum 20 m ) ont mis en évidence une fonte sensible de la glace de fond, suivie d' une augmentation de volume de 1,5 million de mètres cubes. Des mesures sont à l' étude pour stabiliser l' émissaire du lac et prévenir de nouvelles vidanges catastrophiques.

Au Glacier du Trient, une poche d' eau s' est brusquement vidée le 5 août vers 16 heures, provoquant une crue de la rivière d' une durée totale de 48 heures, dont 36 de hautes eaux. Des ponts ont été enlevés en aval de la localité de Trient. Cette poche connue depuis longtemps dans la région sous le nom de « La Tine » semble se situer au pied du Col des Ecandies. Sa vidange qui a souvent été signalée dans nos chroniques, se manifeste presque toujours de la même manière.

Depuis 1925, 5 profils transversaux sont relevés chaque automne sur le Glacier Inférieur de l' Aar et, depuis 1926, les levés au Glacier Supérieur de l' Aar portent sur 3 profils transversaux. Tous sont situés sur la langue; mais en 1960, les profils supérieurs n' ont pu être mesurés. Les résultats principaux sont donnés en annexe ( cf. tableau 4 ) et donnent une idée très complète du régime des langues, toujours en décrue. Mais en l' absence d' observations au-dessus de la limite des névés, il n' est pas possible d' établir un bilan de masse.

Au Glacier Inférieur, malgré l' été humide et froid, la diminution de la masse et l' abaissement du niveau du profil du Pavillon Dollfus sont du même ordre de grandeur que la moyenne des 30 dernières années. Les conditions météorologiques de l' été sont donc plus sensibles dans les régions supérieures que sur les langues.

En 1959, le front du Glacier Inférieur avait été en contact durant 45 jours ( 29 août au 12 octobre ) avec les eaux du lac d' accumulation ( Grimsel ). Cette immersion s' étendait sur un front de 70 m et une profondeur de 1 à 2 m, influençant incontestablement la fonte dans cette partie du glacier où le recul atteint 20 m. En 1960, en revanche, l' immersion n' a duré que 36 jours ( 4 septembre au 9 octobre ) et restait limitée à une bande de 20 m de largeur ne s' enfonçant guère de plus de 1 m. Dans ces conditions, la valeur moyenne du recul du front peut être assimilée à celles des glaciers normaux, car elle ne résulte que pour une faible part de l' action des eaux.

Il n' en est pas de même au Glacier Supérieur de l' Aar dont la langue a été touchée durant 202 jours par les eaux du lac artificiel ( 27 juillet 1959 au 14 février 1960 ). De plus, à l' étiage ( cote 2303 m ), le plan d' eau s' élevait à 17 m au-dessus du point le plus bas du glacier. Le recul moyen du front n' est mentionné dans le tableau 3 qu' à titre indicatif et cette valeur n' a pas été utilisée pour la détermination du recul moyen des glaciers suisses. Il n' en reste pas moins que ce glacier est en régime de décrue ( cf. tableau 4 ). Relevons enfin que l' accélération de la vitesse d' écoule du profil médian qui s' était manifestée depuis 1955 a pris fin; mais l' interprétation de ces fluctuations reste à trouver.

En 1960, la glaciologie suisse a salué deux événements particulièrement heureux. Le premier est le retour au pays, après 18 mois d' absence, de l' ingénieur zurichois Fritz Brandenberger, l' un des hivernants laissés sur l' Inlandsis par Y Expédition glaciologique internationale au Groenland. En compagnie de quatre Français et d' un Allemand, il vécut plus d' un an dans une station de recherches ( Jarl-Joset ) située au centre de l' Ice par 71° 22' de latitude nord et 2869 m au-dessus du niveau la mer, participant ainsi au septième hivernage dans le centre du plus grand glacier notre hémisphère l.

Le second événement est la parution de la première partie de la Carte du Glacier d' Aletsch à l' échelle du 1:10000 ( feuille 3 ) élaborée sur la base de levés photogrammétriques aériens effectués par le Service topographique fédéral en 1957 et des compléments de levés terrestres effectués ultérieurement. Cette carte est la première de quatre feuilles qui comprennent le bassin versant complet du Grand Glacier d' Aletsch. Cette œuvre magistrale est le résultat des efforts conjugués mis en œuvre à l' occasion de l' Année géophysique internationale 1957-1958 2, par plusieurs organismes scientifiques, à savoir:

Le Service topographique fédéral.

Les Laboratoires de recherches hydrauliques et de mécanique des terres annexés à l' Ecole polytechnique fédérale.

Le Fonds national de la recherche scientifique. La Commission des glaciers SHSN. La Station de recherches du Jungfraujoch.

Le commentaire de la carte rédigé par M. P. Kasser est du plus haut intérêt. Relevons en particulier qu' une comparaison établie avec le levé de P. Stengel à l' époque du dernier maximum révèle un abaissement de 0,33 à 0,56 m par an de la surface du glacier dans les parages de la limite des névés. A la fin de l' été cette ligne varie très fortement selon l' année, entre 2760 m et 3230 m, la position moyenne se situant vers 2900 m. Selon qu' elle est relevée ou abaissée, le rapport entre la surface de la zone d' accumulation et celle de la région de fonte passe de 3: l à 0,6:1. Les conséquences sur le régime du glacier en sont considérables.

Le dessin de la carte est extrêmement détaillé; crevasses, torrents superficiels, moulins, gros blocs rocheux, moraines, anciennes extensions font de ce document beaucoup plus qu' une carte ordinaire Pour l' avenir, elle servira de base à des comparaisons avec des levés ultérieurs qui permettront de suivre avec exactitude les variations du glacier.

1 Plusieurs chercheurs suisses prirent part aux campagnes d' été de cette expédition. Ce sont MM. P. Gfeller, Ha' feli, M. de Quervain, A. Renaud et A. Roch.

2 Cf. A. Renaud: L' Année géophysique internationale 1957/1958. Les Alpes 1957, 3e trimestre.

SCIORA DI FUORI-NW-KANTE, EINE SCHWERE FAHRT219 steigen! Sack auf! Ich erkundige mich noch schnell nach meinen beiden Kameraden, welche schon einige Tage vorher hier eingetroffen sind, die Glücklichen! Bergsteigen braucht neben Feu sacré, Energie und oftmals Geld auch die nötige Zeit. Und das ist es oft, was der jungen Generation am meisten mangelt.

An den Grotti vorbei steige ich eilig taleinwärts, der wild rauschenden Bondasca entlang. Als ich kurz vor Laret aus dem Wald hinaustrete, bleibe ich vom Anblick der gigantischen Scioragruppe, welche den Talhintergrund abschliesst, gebannt stehen. Wie eine überirdische Landschaft leuchten die Gipfel purpurn in den blauvioletten Abendhimmel hinein: links das erhobene Schwert der Fuori, dann die zu ihr überhängende Pioda, die Nadelspitze des Ago und rechts die breitere Dentro. Unter ihnen, zwischen die Gemelli eingeklemmt, drängt sich der jäh zerklüftete Bondascagletscher durch. Aber mein Blick bleibt an die Schneide des Schwertes, einen vertikal gezogenen Schattenriss, gefesselt — die NW-Kante! Sind doch nach Goethe « die Berge stumme Meister und machen schweigsame Schüler »! Ob der phantastischen Steilheit steigen mir plötzlich Zweifel auf über die Durchführbarkeit unserer Pläne. Aber die Gewissheit, dass andere Partien auch schon diesen imposanten Weg gegangen sind, gibt meinen Gedanken neuen Auftrieb. Und oft scheinen Kletterprobleme aus der Ferne unlösbar, während man beim näheren Zupacken gangbare Stellen findet. In Gedanken versunken steige ich den steilen Hüttenweg hinan, der durch Gebüsch und über Rasenplanggen meinem ersten Ziel, der Sciorahütte, zustrebt. Mein schwer geladener Sack mit der unentbehrlichen Kletterausrüstung wie: Seil, Reserveseil, Schlosserei und sogar dem Kino, drückt mich buchstäblich in den Boden hinein. Nach knapp drei Stunden überrascht mich das Licht der Hütte, und bald darauf begrüsse ich meine beiden Kameraden. Sie haben bereits den Ago bei winterlichen Verhältnissen bestiegen. Trotzdem beschliessen wir, am folgenden Tag die Fuorikante anzugehen.

Wortlos, mit den Händen in den Hosentaschen, bummeln wir durch die Moränenblöcke gletscherwärts. Im Morgengrauen erscheint uns die Kante schauderhaft lang und gespensterhaft steil. Wird uns wohl ein Tag allein genügen? Kaum! Obschon die empfindliche Kälte noch lange in den schattigen Winkeln des Berges hocken wird, treibt uns der verspätete Aufbruch plötzlich zur Eile an. Keiner will mehr den zurückgelassenen Schlafsack holen.

Frisch drauf los! heisst jetzt die Losung. Über den zwischen Fuori und Pioda liegenden kleinen Kargletscher gewinnen wir den untersten Felssporn, dort, wo sich die Kante steiler aufschwingt. Bei zwei kleinen Türmen ziehen wir die Kletterschuhe an. Von hier weg sind zwei Varianten möglich:

1. die direkte Kante ( Route der Erstbesteiger ), 2. Umgehung des Steilaufschwunges auf der Westseite ( leichter, in letzter Zeit gebräuchlich ).

Beide Routen vereinigen sich am Biwakplatz der Erstbegeher, zweier kühner Münchener Bergsteiger, die den Berg mit Ostalpentechnik überlisteten.

Wir wählen den direkten Grataufstieg. Sofort beginnt Kletterei 5. Grades. Durch einen feinen Vertikalriss gelangen wir alsbald in massige Platten, die 220SCIORA DI FUORI-NW-KANTE, EINE SCHWERE FAHRT mit Adhäsionskletterei überwunden werden. In feinen Rissen erreichen wir eine 30 m hohe vertikale Verschneidung. In harter Stemmarbeit geht es darin mühsam aufwärts, bis der Fels in rundlichen Formen ausläuft. Mit einem prächtigen Spakat nach rechts und heikler Wandkletterei kann diese Stelle überwunden werden. Dann schleichen wir wieder katzenhaft der rundlichen Verschneidung entlang, welche weniger steil nach links zur Kante ausbiegt. Über kleinere Stufen, aber mit weit auseinanderliegenden Griffen, kommen wir an die erwähnte Biwakstelle.

Und jetzt bäumt sich der Grat in unersteiglichen Plattenschildern auf. Nach einer kurzen Rast turnen wir durch das Labyrinth der aufgestellten Platten nördlich unter den Plattenaufschwung. In einem Vertikalriss können wir ca. 8 m Höhe gewinnen, aber dann werden wir, feinen Rissen folgend, durch die wuchtigen Granitschilder des grossen Aufschwunges immer mehr in die Südwand abgedrängt. Ein Band führt leicht unter die Schlüsselstelle, welche an den rostigen Haken erkennbar ist.

Nachdem wir die Seile geordnet und jeder seine Position bezogen hat, Sef Borde mit der Kinokamera an Selbstsicherung und ich als Sichernder am Doppelseil, macht sich Otto Gerecht an das Problem heran. An der dünnen, abstehenden Platte schafft er sich verklemmend hinauf, richtet sich auf der Plattenspitze auf, was ein ausgewogenes Gleichgewichtsspiel verlangt, um von dort möglichst hoch an der senkrechten Stelle nach links zur Hakenreihe zu traversieren. Auch das glückt ihm glänzend, und beruhigend schnappt der Sicherungskarabiner ein. Es gilt nun, den folgenden Überhang mittels Seilzugs zu überwinden. Hans Frei beschreibt in den « Alpen », Juniheft 1937, wie diese Stelle durch Pendel nach links forciert werden könne, was uns aber nicht einleuchtet. Wir wollen direkt empor. Von Haken zu Haken kann ich jetzt meinen Kameraden durch gegenseitigen Zug an den beiden Seilen wirksam unterstützen. Doch am Überhang selbst fehlen alle Griffe und Nägel. Trotzdem vermag Otto den Körper noch etwas höher hinaufzuwinden. Er greift nach dem Haken am Ausstieg, aber zu unserem Entsetzen gibt dieser nach. Ich halte die Seile straff und erwarte gefasst den Ruck des Stürzenden. Doch der kaltblütige Kamerad kann das verlorene Gleichgewicht selbst mittels Reibung und Beinverspreizen wieder auffangen. Bravo! Tatsächlich jeder Zoll ein Meisterkletterer! Rasch pflanzt er einen neuen Haken und verschwindet in die folgende Nische, wo er uns sichern kann. Ich bin froh, meine steifen Knochen bewegen zu können, muss aber sofort einsehen, dass sich diese Stelle 6. Grades nicht einfach überrennen lässt. Auch Sef nennt diesen Aufstieg « eine pfundige Sache — nur für Vollnaturen ». Leichter gewinnen wir dann die Gratscharte, wo wir wieder ein grösseres Wegstück überblicken können. Noch immer liegt harte Arbeit vor uns.

Die vorgerückte Zeit — wir haben schon einige Stunden durch Wegsuchen, Filmen und Photographieren verloren — drängt uns sofort weiter an die nächste Wand 5. Grades, welche wir nach links zu einer Kanzel ersteigen. Jetzt sind wir am Fuss jenes berüchtigten 80-m-Kamins, welches den Grat in zwei scharfe, nicht kletterbare Schneiden spaltet. Zwangsläufig steigt Otto im Kamin weiter. Der Grund ist so breit, dass nicht gestemmt SCIORA DI FUORI-NW-KANTE, EINE SCHWERE FAHRT221 werden kann. Bis zum ersten Sperrblock müssen vorerst die glatten und steilen Seitenwände erklettert werden.

Schon lange mühen wir uns im dunkeln, feuchten Kamin ab und sehnen uns nach Sonne, aber sein Ausstieg liegt noch hoch über uns und ist ganz ungewiss, da sich die Kaminwände zusammenschliessen und nur ein winziges Guckloch offen lassen. Ich ducke mich unter einen Sperrblock. Hier können mich keine « harten Grüsse » treffen. Mit Ungeduld geht Otto weiter. Nur der treue Hanf verbindet uns, sonst kann ich meine Kameraden nicht sehen. Von oben sind nur die Klettergeräusche von Stemmen und Nachschieben sowie anschwellendes Pusten zu vernehmen. Langsam läuft das Seil aus. Auch das Kamin ist nicht leicht. Es ist nicht exponiert, aber sehr mühsam. Wie ein Scheuleder halten die Kaminwände den Blick nach der Splügen-gegend gefangen. Das Tambohorn, ein Skiberg für Feinschmecker, sticht heraus, und dahinter gleisst die Adula. Tief unten ein kurzer Ausschnitt aus dem Bergell, es ist Bondo.

« Nachkommen! » widerhalt' s von oben. Das Kamin wird immer enger und der Sack immer lästiger. Während Otto den Ausstieg rekognosziert, sichere ich den nachkommenden Sef, welcher sich mit der Kamera in den Zähnen über die Hindernisse windet. Von unserer Nische aus, in der nur knapp zwei Mann Platz finden, muss das Kamin wegen Verengung verlassen werden. Bereits hat Otto zur Rechten ein kleines, griffarmes Wändchen überwunden und schwingt sich nun in weitem Spreizschritt um die Kante herum.

Aus der folgenden steilen Rampe, welche sich unmittelbar rechts der Kante hinzieht, erholen wir uns von den Strapazen, denn die weiten Zuggriffe ermüden besonders die Arme. Jetzt können wir in Ruhe die gegenüberstehende Pioda bewundern. Sie ist aus glatten Felspanzern aufgebaut, ein Dorado für den Adhäsionskletterer! Rund um uns strahlen verheissungsvolle Fahrten frohlockend zu uns herüber, und neue Pläne werden geschmiedet! Aber das Gewaltigste ist doch die Fuori, die « Äussere » der ScioragruppeWeiter! Ein kleiner Überhang wird direkt überwunden, und dann leitet ein flaches Gratstück in die brüchige Scharte unter dem Vorgipfel. Der Grat scheint rechts ( südlich ) frisch abgebrochen zu sein. Schon von weitem war hier ein grosser, heller Fleck sichtbar, doch ist mir nicht bekannt, wann dieser gewaltige Ausbruch stattfand. Der Blick sinkt hier jäh ab in die schaurigen Tiefen der Südwand.

Aber noch einmal dämpft der Berg unser forsches Draufgängertum. Es gilt wohl den letzten Überhang zu überwinden. Glücklicherweise ist die Route mit Haken markiert. Schnee liegt auf den Bändern. Schon dringt die Kälte in die Knochen. Die Finger werden steif. Jetzt rasch handeln! Die Sicherung ist ausgezeichnet und die Haken gerade dort, wo sie nötig sind. Nach einer Seillänge unter dem Überhang hinschleichend folgt ein kräftiger Klimmzug, und die Gratplatte ist erreicht. Die Schwierigkeiten nehmen jetzt rapid ab. In segantinischen Farben versinkt der Sonnenball im Westen, während drei dunkle Gestalten eilig dem Gipfel zustreben. Ein seltenes Naturerleben, diese scharfen Gegensätze von Licht und Schatten! Aus dem rot- 222SCIORA DI FUORI-NW-KANTE, EINE SCHWERE FAHRT violetten Leuchten zerfliesst der Erdschatten in dunkles Blau. Aber es will nicht dunkel werden, denn schon steigt der Vollmond über den Horizont.

Am Gipfelsteinmann reichen wir einander die Hände, und über dürstende Lippen kommen Dankesworte. Nicht mit Gold zu begleichen ist diese grosse, unvergessliche Fahrt. Hier kann ich auf die notorische Frage der Nichtbergsteiger die Antwort geben, weshalb wir immer wieder in die Berge ziehen und warum wir solche « verrückten Kraxeleien » ausführen: es ist das grosse Erlebnis, das wir suchen, das uns befriedigen und neuen Lebensimpuls geben kann, wie dies Louis Trenker in seinem Buch « Meine Berge » so treffend charakterisiert hat: « Der Wert des Alpinismus liegt im Erleben der Natur dort, wo sie sich aus Fels und Eis ihr grosses Symbol schuf: den Berg. » Nach einer kurzen Rast steigen wir im Mondschein nach der Scioretta-scharte ab. Auf der Nordseite liegt Schnee, und wir sind froh über die Schuhe, welche wir wegen der sperrigen Säcke bei der Kletterei oft verwünschten. In der Scharte angelangt, bereitet uns der Berg eine neue Überraschung: das Sciorettacouloir, welches wir für den Abstieg benutzen wollen, ist vollständig vereist und liegt zudem im Mondschatten. Unter diesen Verhältnissen bleibt der Abstieg bei Nacht ausgeschlossen. Von der Scharte aus soll auch eine Kletterroute durch die Sciorettawand existieren, welche von einigen Partien schon im Abstieg mit Kletterschuhen ausgeführt wurde. Auch auf diese Variante verzichten wir, denn die Wand steht im Mondschatten wie ein schwarzes Gespenst vor uns. Vom Klettern in unbekanntem Gelände bei Nacht versprechen wir uns nichts Gutes. Was uns noch bleibt ist — ein Biwak etwas östlich unterhalb der Scharte. Auf einer horizontalen Granitplatte strecken wir, eng zusammenliegend, unsere müden Glieder. Aber der kostbare Schlafsack liegt in der Hütte. Wir haben daher alle Unannehmlichkeiten des unfreiwilligen Biwaks durchzukosten. Taghell erleuchtet der Mond die Landschaft. Die vom Castello und Cantun abfallenden Gletscher locken zur Mondscheinskifahrt. Lichtmüde presse ich mich in eine Höhle tiefer in den Berg hinein. Aber auch hier leuchtet mir der Stein gespensterhaft entgegen, es müssen phosphoreszierende Flechten sein. Mit abwechselndem Zähnegeklapper vergeht die Nacht. Erst gegen 8 Uhr sind wir nach kurzem Morgenturnen, welches die steifen Glieder wirksam erweckt, startbereit. Teils kletternd, teils schneestampfend und mit dem Kletterhammer eishackend, gewinnen wir im Sciorettacouloir rasch Tiefe. Die steile Stelle an der Gabelung des Couloirs seilen wir in 2 x 30 m Längen ab und queren dabei in der letzten Etappe den mit Wassereis überronnenen Kännel. Auch der unterste Eishang, der eine gefährliche Neuschneeauflage erhalten hat, verlangt noch volle Aufmerksamkeit. Zur gegenseitigen Sicherung benützen wir in beiden Händen lange Mauerhaken. Endlich sind die Blockhalden erreicht. Im Laufschritt eilen wir der Sciorahütte zu.

Bassin de l' Inn - Einzugsgebiet des Inns Variations, en mètres, en Alt. fron ( m ) 1960 Lischana 1 Roseg2..

Canton GR GR 1958/591026,5 1959/60 — 26 2170 Bassin de l' Adda - Einzugsgebiet der Adda Forno.. Palü... Paradisino Cambrena GR GR GR GR20,5 + 1371 ( 2 ans1110,5 + 8,5 2150 2330 2816 2515 Bassin du Tessin - Einzugsgebiet des Tessin Rossboden Bresciana Basodino.

VS TI TI11223332112 2580 2580 1958:2772 m; 1 La valeur des cotes donnée dans les derniers rapports est erronée. Prière de corriger comme suit 2775 m.

2 La cote donnée dans le rapport précédent doit être corrigée comme suit: 1959: 2170 m.

Tableau 4 Aaregletscher Mensurations des glaciers de l' Aar ( 1959/1960 ) par les « Forces motrices de l' Oberhasli » ( KWO ) 1959/60 Ecarts sur 1959 Vitess.

» superficielles en m/an Altitude de cote, en m Profil mnvpn rtf moyennes iicarts sur maximum 111U LI1L m moyenne maximum 1959 Unteraar Grunerhorn ( Finsteraar )..

Wildläger non mesurés ( Lauteraar )..

Mieselen..,.

2381,04 -1,18 — 7 24,77 -2,05 Pavillon Dollfus.

2238,12 — 1,58 -4,5 18,11 — 1,04 * Brandlamm Supérieure..

2078,47 — 2,21 — 8 6,41 -1,15 11,6 Oberaar Suprême

\ Supérieur....

non mesurés Médian

2399,98 — 2,93 -4 8,41 — 0,01 Diminution de superficie en mètres carrés - Oberflächenabnahme in m2 1958/59195960 Unteraar 2 7126 660 Oberaar 24 54814 380 Variation de masse en milliers de mètres cubes - Massenabnahme in 1000 m3 Unteraar1958/591959/60 De front à front310320 Du front au profil Brandlamm Supérieure21442 228 De Brandlamm Supérieure au Pavillon Dollfus4 9334 098 Du Pavillon Dollfus à Mieselenegg7 0653 858 Finsteraargletscher de Mieselen à Grunerhorn4 7572 200' Lauteraargletscher de Mieselen à Wildläger5 6612 100l Total Unteraar2487014804 Oberaar De front à front728386 Du front au profil Médian2 0581 461 Du profil Médian au Supérieur1 8821 000l Du profil Supérieur au Suprême1 5579001 Total Oberaar66253 747 1 = évaluations.

Stand der Gletscher in den Schweizer Alpen 1960 Zusammenfassung

Aus dem Bericht von A. Renaud ergibt sich, dass die Einschneiung und das Ausapern des Hochgebirges im grossen und ganzen normal verliefen. Die Hauptschneemengen fielen in der zweiten Dezemberhälfte 1959 und Mitte Februar 1960. Im Gebiet des Grossen Aletschgletschers ergeben die Untersuchungen eine Zunahme der Firnhöhe und der Gletschereismasse, trotzdem die Gletscherzunge selbst einen weitern Rückzug erlitt. Von den 69 beobachteten Gletschern, von denen 63 in genauere Messung einbezogen werden konnten, befanden sich 7 oder 11 % im Vorstoss und 56 oder 89% im Rückzug. Die mittlere Abnahme betrug 11,4 m ( Vorjahr 15,4 m).Als Besonderheiten werden im Bericht die Ausweitung der Gletscherseen vor dem Blümlisalp- und Steingletscher erwähnt, wobei letzterer zu einem guten Teil noch auf Grundeis liegt. Beim Glacier du Trient barst am 5. August abends 16 Uhr eine Gletscherwassertasche, die während 36 Stunden ein Hochwasser verursachte und zum Ablauf total 48 Stunden benötigte. Während des Berichtsjahrs konnte Dipl.Ing. Fritz Brandenberger an der Internationalen glaziologischen Expedition in Grönland mitmachen und an der Erforschung des Inlandeises mithelfen, und für das Gebiet des Grossen Aletschgletschers erschien das erste Blatt der Aletschkarte 1:10000 ( auf die wir im Bulletin 1961, Seite 21, hingewiesen haben ), zu welcher Dipl.Ing. Peter Kasser den Kommentar verfasste.Im Schoss der Schweizerischen Gletscherkommission der SNG betreut Prof. André Renaud die Gletscherkontrolle, wobei ihm wiederum im besondern Forstingenieure der Gebirgskantone und Helfer aus den Reihen des SAC zur Seite standen.M. Oe.

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