Promenade au Mont Blanc en temps de guerre

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Par Joannes Hohl.

Pour m' évader d' une dépression produite par les circonstances de la guerre, j' ai voulu sortir pour quelques jours de mon milieu habituel et tâcher de surmonter l' abattement qui avait failli m' envahir. Le voisinage des Alpes dont, du lieu de mon exil, on voit à l' horizon d' est les crêtes sublimes, et une période de beau temps qui semblait stable, m' ont amené à faire une excursion en haute montagne.

Le 20 septembre 1941, par un temps magnifique, je quitte mon bourg endormi et moyenâgeux. L' été tend vers sa fin et déjà les brouillards d' au enveloppent, le matin, la vallée du Rhône, mais chaque jour le soleil perce la ouate brumeuse et un vent léger nettoie le ciel, de sorte que cette belle campagne, déjà sous l' influence du Midi, avec ses collines couvertes de broussailles et de vignes maigres, parsemée de jardins enclos et de villages gris et mornes, se présente dans une lumière claire et nette.

Qu' il est beau, ce paysage tranquille de la douce France que l' unique train de la journée, bondé de voyageurs, traverse à une vitesse régulière. Qu' il est réjouissant de voir ces champs fertiles, ces rangées de peupliers et de platanes dont les couronnes ont retenu quelques voiles vaporeux de la brume matinale, souvenir du Père Corot. Déjà les soucis quotidiens sont oubliés et il n' y a que la conversation des voyageurs, à laquelle je me garde de prendre part, qui rappelle la guerre et ses conséquences. Le train longe le Lac du Bourget, saphir bleu sous la voûte du ciel d' une pureté parfaite. Il fait un crochet à Aix-les-Bains et traverse durant des heures et des heures cette vieille province de Savoie. Les couleurs ocres et grises du Midi disparaissent et sont remplacées par les verts des prés et des arbres fruitiers. Le courant des rivières devient plus rapide; les monts de plus en plus élevés sont couverts de forêts de sapins et de pâturages.

Enfin, voici le dernier changement de train à St-Gervais-le-Fayet. Le chemin de fer à crémaillère nous mène au delà de la rampe séparant le plateau de Chamonix de la vallée. L' aspect des habitants a changé, les traits des visages, hâlés par le soleil de la montagne, sont devenus plus énergiques et plus durs. Finie la terre grasse des plaines. Les pentes sont couvertes de cailloux, de maigres alpages et de rares carrés de pommes de terre, travaillés par des femmes osseuses et courbées. Souvenir du Valais. Quand nous arrivons au plateau de Chamonix, dominé par cet immense mur du Mont Blanc et ses satellites, le soleil couchant seine toutes les couleurs du spectre sur les glaciers. Emouvant jeu de la nature. Les nuances vont du blanc à l' argent, du rose au pourpre, puis ce sont les tons de bleu qui dominent, et quand les derniers rayons du soleil ont disparu, toute cette immense chaîne de montagnes s' est habillée d' une armure d' acier menaçante sous un ciel clair et glacial.

Il s' agit de trouver à me loger. A l' époque actuelle, caractérisée par la pénurie des vivres et la rareté des combustibles, je choisis de préférence un petit hôtel, évitant les palaces où, dit-on, les garçons et le personnel d' hôtel, la famille du directeur incluse, tâchent de manger à leur faim, grâce aux tickets des clients.

Avant le repas je me rends sur la place de Chamonix pour obtenir des renseignements au Syndicat d' Initiative et au Bureau des Guides, essai infructueux, car tous les deux sont déjà fermés: la saison est fine. Un moniteur de ski que j' ai connu jadis et que je rencontre par hasard, n' est pas capable de m' aider, lui non plus. « Pauvre ami, me dit-il, les guides sont chez eux, travaillent leurs champs de pommes de terre et coupent du bois en prévision de l' hiver qui va être rude. » Après le repas j' erre de nouveau dans les rues et vois s' approcher trois silhouettes, les pieds traînants, les vêtements pleins de poussière, les yeux luisants dans des visages brûlés: un touriste, son guide et son porteur. Ils reviennent justement du Mont Blanc, pleins d' en de la belle journée passée parmi les glaciers et me disent que les conditions sont extrêmement favorables. Pour moi, je n' ai plus à hésiter, le guide est tout de suite engagé. Nous remettons au lendemain la discussion des conditions et des menus préparatifs. A chaque jour suffit sa peine.

Ma chambre donne sur la face nord du Mont Blanc dont le bouclier de glace brille pendant cette belle nuit dans la lumière fantastique d' une pleine lune. Dans la voûte d' un ciel de velours noir quelques rares étoiles sont parsemées, signe du grand beau temps. Le matin, le soleil levant reprend sur cette formidable jetée de glace de près de quatre mille mètres d' altitude son jeu de couleurs dont les nuances prédominantes sont maintenant les jaunes clairs et les roses pastel. Pour passer le temps jusqu' au rendez-vous avec le guide, je fais une promenade matinale côté Brévent. Il existe à Chamonix comme dans tout autre lieu de villégiature de montagne quelques chemins soigneusement aménagés pour les promenades de digestion des bourgeois en vacances, chemins qui se terminent abruptement ou se prolongent en sentiers primitifs dès que les pentes deviennent plus raides. De plus, l' industrie hôtelière a fait, ici comme ailleurs, de son mieux pour créer des curiosités. Ainsi, un grand caillou, à petite distance de la ville, a été baptisé « la pierre de Ruskin ». C' est un souvenir de cet esthète de l' époque victorienne qui avait l' habitude de s' asseoir sur un banc de bois près de cette pierre et de contempler la façade du Mont Blanc, en tirant de sa belle barbe des pensées sur la beauté abstraite et en émettant des réflexions peu aimables à regard des montagnards. Qu' aurait dit des tendances extrêmes de l' alpinisme des dernières années?

Je rebrousse chemin pour rencontrer mon guide dans le café convenu et trouve sa première condition d' engagement plutôt saugrenue: il pose comme condition sine qua non de lui trouver trois litres de vin rouge. Je lui demande avec une pointe de malice si les litres en question étaient « les mamelles de la Nouvelle France ». Il comprit et me répondit « qu' il était très Vieille France ». Enfin, ayant un caractère complaisant, je me mets à la recherche de ces trois litres dans les différents coops, docks, bistros et débits. A vrai dire, cette besogne se présente comme la plus grande difficulté de mon ascension du Mont Blanc. Mais « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage », et j' arrive à résoudre également ce problème. Un téléférique devant partir midi pour la station des Glaciers nous y monte finalement à 18 heures, donc à la tombée de la nuit. Mon prudent expert local trouve cette heure trop tardive pour se lancer dans le labyrinthe des crevasses de la Jonction et monter le soir même aux Grands Mulets; conception qui n' a rien à voir avec la fameuse devise de Wallenstein: « Il faut la nuit pour que les étoiles de Friedberg brillent. » Le lendemain donc, au lieu de monter au Mont Blanc, nous ferons d' abord, comme course d' entraînement, l' ascension des Aiguilles des Pèlerins ( 3318 m .), ce qui nous permet d' être de retour de bonne heure et de monter aux Grands Mulets avant la tombée de la nuit. Le temps est tellement stable que nous ne courons pas de risque en remettant la grande excursion au jour suivant.

Malgré la saison tardive il y a du monde à la station des Glaciers, surtout des techniciens et des ouvriers travaillant au prolongement du téléférique. La patronne de l' auberge, une femme gentille et tranquille, est courbée et accablée de travail; ses cheveux sont blanchis prématurément, mais sa face blême a garde une certaine dignité, et elle cherche à satisfaire les clients d' une manière maternelle. Elle est Suissesse, du canton de Soleure, et éprouve un immense plaisir à parler avec moi en notre patois. En me souhaitant bonne nuit, elle me confie qu' elle souffre toujours du mal du pays. Oh, ces Suisses I De notre excursion il n' y a pas grand' chose à raconter: une heure de marche avec la lanterne allumée en suivant un sentier. Puis nous trébuchons sur les cailloux d' une moraine, montons le Glacier des Pèlerins qui n' est pas méchant du tout et traversons la rimaye qui ne présente pas de difficultés non plus. La varappe se fait par un couloir et la façade nord-ouest. Le rocher est solide et de moyenne difficulté. Arrivés sur la crête, il y a encore deux ou trois gendarmes à passer avant d' atteindre le sommet. Même aux endroits bien exposés, cette grimpée est plaisante. Le rocher est sec et les prises sont solides. Nous voilà au sommet. Le ciel est bleu; nous ne sommes pas trop fatigués; comme nous n' avons presque rien à manger, nos estomacs ne sont pas surchargés; un papillon voltige dans l' air pur, et nous sommes heureux de vivre en nous laissant chauffer par le soleil matinal. Le guide, après avoir refait ses forces avec un de ses trois litres, me raconte l' histoire macabre du curé qui a fait tout récemment une chute mortelle de l' endroit même où nous sommes assis. N' insistons pas. Nous sommes de retour à la station des Glaciers pour le déjeuner.

L' heure du départ pour notre grande course a enfin sonné. Nous pouvons l' entreprendre le cœur léger, étant absolument certains de parvenir au sommet. Les soucis habituels du début de cette randonnée: orage, tempête, froid, et surtout le vent, ennemi n° 1, pour emprunter une expression d' ac, ne nous préoccupent guère, le temps étant toujours parfait. Cependant, l' incertitude, la lutte contre les obstacles ne constituent-elles pas un des plaisirs de toute entreprise sportive? Et le cœur d' un montagnard n' éprouve pas une satisfaction beaucoup plus grande, si l' excursion est une aventure et non une simple promenade, de même que le pêcheur de truites n' est pas tenté de ramasser un butin trop facile dans les quelques flaques d' eau sur le cours d' une rivière desséchée?

Un sentier qui traverse en biais les pentes raides au-dessous de l' Aiguille du Midi nous mène au Plan Glacier. A deux ou trois endroits des abris sont aménagés pour protéger contre les chutes de pierres et éboulis de glace. Notre sentier se perd, et nous voilà engagés sur un glacier automnal qu' un soleil cru a dépouillé de tout névé. L' être vivant et fantastique qu' est le glacier présente une carcasse ridée et crevassée, être vivant qu' on serait mal avisé de traiter à la légère « et nous l' allons montrer tout à l' heure ». En zigzaguant parmi les énormes crevasses, une inadvertance du guide nous a quelque peu écartés des traces habituelles. Nous voilà bientôt bloqués par un mur de glace vertical de 3 ou 4 mètres au-dessus d' une crevasse; incident qui n' est pas grave: il faut tout simplement sauter. Cela fait, nous sommes tout de suite engagés dans un labyrinthe de larges crevasses. C' est un filet fantastique dont les mailles sont des gouffres bleu marine et noir d' une profondeur mortelle. Nous montons et descendons des bosses et des crêtes, en taillant des marches. Nous avançons prudemment sur des dos étroits dominant à droite et à gauche des abîmes profonds; nos lourdes charges ne nous facilitent pas ce travail. De plus nous nous sommes si vite engagés dans ce guêpier que nous n' avons même pas pensé à nous mettre à la corde. Me rappelant que je suis père d' une famille nombreuse et que je ne suis pas venu à Chamonix pour une démonstration d' équilibre sur glacier, je me mets à protester et propose au guide de rebrousser chemin pour trouver la route habituelle. Celui-ci jouissant d' un intervalle lucide me répond qu' il nous faudrait une échelle pour traverser la crevasse et remonter la rampe que nous avons sautée. Déjà des pensées lugubres se succèdent dans ma tête; je crains que nous ne passions une nuit à la belle étoile. Cependant le travail et le danger ont réveille mon guide, il se montre tout à fait à la hauteur et trouve une issue. Notre petit détour nous a coûté une heure. Mais les traces sont maintenant retrouvées, et tout joyeux nous traversons les ponts fragiles de la Jonction. C' est l' endroit où un guide de Chamonix devait faire, deux semaines plus tard, une chute mortelle. Nous continuons en montant une pente de glace ferme d' abord, par des marches taillées, puis l' ascension se poursuit par un nevé sur lequel les rayons du soleil couchant produisent des reflets bleus et mauves. Au-dessus de nos têtes nous apercevons, sur les rochers brun rouille, le but de notre étape, les Grands Mulets. Nous y arrivons au moment où le disque orange du soleil disparaît à l' horizon.

Je me demande si l'on a conservé cette baraque arriérée par piété pour les pionniers de l' époque classique de l' alpinisme. Pourtant il s' agit du point de départ pour la plus haute montagne d' Europe, la plus belle de France, sur la route la plus usitée. Mais, il me sied mal à moi, étranger, de critiquer quelque chose de cette France bien aimée et présent aussi cruellement blessée.

Avant de pousser la porte, je m' assieds sur la balustrade. C' est l' heure de la tombée d' une nuit d' automne, douce et silencieuse. Les glaciers sommeillent, la nuit les a couverts sagement d' un duvet mauve qui cache leurs fissures et leurs crevasses. Ils se reposent de l' activité opiniâtre et passionnée d' une journée ensoleillée, pleine d' une lumière crue et d' une chaleur brillante. A de rares intervalles, on entend les soupirs des glaciers endormis, le bruit étouffé produit par la chute d' une pierre ou d' un bloc de glace.

Préparons-nous aussi pour la nuit! Chacun a dû monter une charge de bois. Quant aux vivres, le problème avait été compliqué: chez l' épicier nous n' avions pas obtenu grand' chose, ni chez le boulanger non plus; ne parlons pas du boucher, ni du charcutier. Heureusement, nous avions trouvé quelques kilos de tomates, de pommes et de poires. Le guide, cultivateur de quelques lopins de terre et propriétaire de deux vaches du Val d' Anniviers, avait fourni des pommes de terre, une tête de chou et du lait. Les quelques locaux de la cabane auxquels nous avons accès offrent un aspect de désordre et de saleté pitoyable. La lampe est dépourvue de pétrole; ne parlons pas de bougies; de plus, nous ne trouvons ni vaisselle, ni fourchettes, ni cuillers. Mais, à la guerre comme à la guerre. Nous sommes en France, et en pareils cas on emploie le système D. Donc, malgré tout, nous arrivons à nous préparer quelque nourriture. Je console le guide avec la devise de Pangloss que « tout est au mieux dans le meilleur des mondes », que cette nuit nous dormirons mieux et le lendemain nous marcherons mieux si notre organisme n' est pas alourdi, et enfin que lui-même aura toujours ses deux litres. Ceci dit, je tâche de dormir, mais comme d' habitude en pareil cas, c' est un sommeil interrompu par les soupirs et les ronflements des autres. Cependant, tout passe, et à 5 heures nous nous remettons en route.

Cette montée au sommet proprement dit est une marche d' endurance sans intérêt sportif, et la fatigue empêche de goûter les beautés du décor. On suit pendant six heures et demie des traces dans la neige tassée, en passant par tous ces lieux bien connus dans la littérature alpiniste: Petites Montées, Petit Plateau, Grandes Montées, Grand Plateau, Vallot, les Bosses, l' Arête Mauvaise et finalement la Calotte. Par la monotonie des mouvements, le cerveau se laisse envahir par une lassitude insupportable: sou- venir des marches interminables au service militaire, où les hommes et les mulets se traînaient tête baissée, assommés par la fatigue, quand il n' y avait plus de chanson, plus de moqueries, quand même le loustic, ce sujet précieux, se taisait. En service on continuait une course pénible par obligation ou discipline; maintenant c' est pour suivre une idée opiniâtre et par dignité qu' il faut arriver au but qu' on s' est tracé. Pourtant, à part cette lassitude que j' essaie de surmonter en comptant les pas, cent par cent, je n' ai pas de raison de me plaindre. Malgré mon âge et mon manque d' entraînement, le cœur, ce moteur infatigable, ne voit pas la nécessité d' augmenter le nombre de tours, et la grande altitude ne m' incommode pas. Nous montons, nous montons et les montagnes environnantes paraissent s' affaisser; les plus fières prennent des formes pitoyablement insignifiantes.

Enfin, nous voilà arrivés sur le dôme de ce fameux toit de l' Europe ( 4807 m. ). Quelques minutes pour reprendre notre souffle et accoutumer l' œil à la vue arctique et surtout étrange. Le spectacle, vu à vol d' oiseau, se présente évidemment de façon surprenante, et je m' attendais à être un peu déçu. Mais je trouve que cette déception est mal fondée, tout en comprenant l' affliction du cœur d' un alpiniste de voir ses connaissances, le Cervin, la Dent Blanche, la Verte, le Monte Viso et les chers compagnons de sa jeunesse, les Alpes Bernoises, se présenter d' une façon aplatie et déformée. Il est bien vrai que pour goûter le pittoresque et le dynamisme du phénomène alpestre, il est préférable de se trouver en face ou sur les arêtes d' une montagne; si, d' autre part, nous voulons réjouir et élever notre cœur par les lignes sublimes et pures des montagnes, il faut nous placer à très grande distance, quelque part sur une colline. Mais, quoi qu' il en soit, la vue qui se présente devant mes yeux est d' une grandeur exceptionnelle et d' une pureté extraordinaire. Sous la coupole limpide d' un ciel toujours sans nuages, nous voilà assis pendant deux heures, en bras de chemise. Nos yeux embrassent jusqu' aux horizons lointains d' innombrables cimes et vallées.

Ce qui restera pour toujours gravé dans ma mémoire, c' est la vue dans toute sa longueur de la vallée d' Aoste. Le soleil matinal a absorbé partiellement le duvet brumeux du fond de la vallée, mais il ne l' a pas fait disparaître et a transformé les vapeurs en légers voiles transparents, tendus en travers par degrés, appuyés aux éperons des flancs. Cet aspect s' offre à mes yeux dans la régularité rythmique qui transforme un paysage en objet d' art et lui confère ici, par la douceur des tons, la ressemblance avec un dessin chinois de la meilleure époque. Cette vue, mirage d' une béatitude qui n' est pas de ce monde, fait oublier pour une heure les misères de notre temps. Cependant le soleil plonge la vallée dans la lumière dure et cruelle de l' après et fait disparaître le spectre céleste. Des pensées noires envahissent mon cœur et je me rends de nouveau compte de notre position unique dominant ce continent tourmenté par la folie de guerre, « Au-dessus de la mêlée », pour emprunter le fameux terme de Romain Rolland, au-dessus de ces pays déchirés et souffrants. Je me lève et demande au guide de descendre. Il n' est pas permis à un homme actif de se complaire longtemps dans la contemplation de la nature stérile malgré toute sa beauté, il faut descendre dans la vallée pour reprendre le travail, la peine et la lutte: c' est la destinée des hommes. Et même en ne voyant peut-être pas d' issue à la situation actuelle, rappelons-nous la devise de Guillaume d' Orange:

« II n' est pas nécessaire d' espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. »

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