Sur la cime

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PAR ROBERT SCHAACK, LUXEMBOURG

Foulée sur la cime que le ciel avive dans le mystère bleu, blanc et or d' une journée d' été. Paix des hauts lieux du silence qui ont des secrets à révéler et où les confidences s' échangent sur un plan universel. Joie intime d' une conquête épurée par le vent de l' arête.

En bas, dans la brume flottante du matin, une civilisation dans l' agitation où se forge l' avenir au gré des heures. Dans la ronde, des centaines de sommets figés dans le bleu transparent du ciel: les massifs du Mont Rose, des Michabel, de l' Aletschhorn, du Finsteraarhorn, du Tödi, les orgues de la Silvretta et de l' Ötztal, l' Ortler et, tout près, les grands voisins de la Bernina avec leurs couloirs verglacés et leurs cols enflammés où le vent soulève la neige en longues fumées... Des centaines de sommets, figés dans la transparence du ciel, qui évoquent des souvenirs... Je revois en pensée l' ascension de l' Allalinhorn, de la Wildspitze, du Similaun, de la Weisskugel, mes premières courses d' étudiant avec mon père, mon meilleur compagnon, qui a su m' enseigner la vraie mystique de la haute montagne...

Foulée sur la cime dans la ferveur lumineuse du ciel. Je voudrais respirer longtemps dans ce silence que seuls interrompent de leurs cris stridents les choucas mendiants. Mais la corde se raidit! C' est la descente vers Boval sur l' arête tranchante de Spalla.

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