La population locale a rejeté le Parco Nazionale del Locarnese. Ainsi la discussion autour d’un deuxième parc national en Suisse qui aura duré deux décennies s’achève sur un échec. Le Club Alpin Suisse CAS a fait remarquer à plusieurs reprises que les conditions-cadres légales sont trop strictes.

Suite au Parc Adula en 2016, c’est le dernier projet de parc national en Suisse, le Parco Nazionale del Locarnese, qui a été rejeté également par la population locale. Un résultat décevant.
 
Le CAS approuve le fait que les parcs nationaux en Suisse ne soient pas décrétés „d’en haut“ mais que ce soit la population qui puisse en décider. Cette démocratie directe correspond à la tradition suisse. Mais notre pays se démarque également des pays étrangers par des conditions-cadres légales très strictes, p.ex. concernant l’accessibilité restreinte dans la zone centrale. Les parcs nationaux alpins dans les autres pays s’accommodent d’aucune restriction d’accès notable.
 
Le CAS avait, en vain, signalé plusieurs fois, durant l’élaboration de la loi sur la protection de la nature et du paysage et durant celle de l’ordonnance sur les parcs, que les restrictions rigides ne sont pas nécessaires d’un point de vue de la protection de la nature. Ces dernières pourraient aussi conduire à une opposition locale importante. „Nos craintes que la loi soit trop stricte se sont maintenant avérées fondées“, déclare Philippe Wäger, Responsable du domaine Environnement et Développement territorial au CAS.
 
L’Association centrale du CAS était d’accord avec le projet du Parc national du Locarnese malgré de sérieuses réserves concernant l’accessibilité. La direction de la section CAS Locarno a été impliquée tôt dans le projet et  approuve le Parc national explicitement.