Un permis d’ascension pour le Mont Blanc: contre Discussion

Accidents, incivilités, violences… Victime de sa popularité, la voie normale du Mont Blanc? Jean Marc Peillex, maire de St Gervais, en est convaincu. Mais l’introduction d’un quota d’ascensionnistes dès 2019 suffira-t-elle à apaiser la situation? Nous l’avons demandé à Jean Marc Peillex lui-même et à Philippe Descamps, coauteur d’une étude d’accidentologie sur la voie normale.

«Le débat actuel sur la voie normale passe curieusement à côté de l’enjeu essentiel: réduire le risque d’accidents et les dommages à l’environnement. Les autorités n’ont jamais pris sérieusement en compte les travaux solides réalisés sur le sujet (climatologie, géologie, accidentologie) et qui font apparaître le couloir du Goûter comme un point noir de l’alpinisme en France, avec près de quatre décès en moyenne chaque année. Sommet des Alpes par excellence, le Mont Blanc mérite mieux que des coups d’éclat médiatiques et des coups de menton.

Philippe Descamps

Journaliste et alpiniste, Philippe Descamps a été secrétaire général de la Fondation Petzl. Il est coauteur de l’étude Accidentologie sur la voie classique d’ascension du mont Blanc de 1990 à 2017, disponible sur le site Internet de la Fondation Petzl.

Journaliste et alpiniste, Philippe Descamps a été secrétaire ­général de la Fondation Petzl. Il est coauteur de <br/>l’étude Accidentologie sur la voie classique d’ascension du mont Blanc de 1990 à 2017, disponible sur le site Internet de la Fondation Petzl.