Révision de la loi sur la protection de la nature et du paysage | Club Alpin Suisse CAS

Révision de la loi sur la protection de la nature et du paysage Le CAS demande des adaptations

L’«Initiative biodiversité» veut renforcer la protection de la biodiversité et assurer sa sauvegarde à long terme. Si le Conseil fédéral reconnaît lui aussi qu’il est urgent d’agir, il estime toutefois que l’initiative va trop loin. Il a donc réalisé un contre-projet indirect, dont la période de consultation s’est terminée le 9 juillet. Sur le principe, le CAS partage les objectifs du Conseil fédéral, mais il demande des adaptations substantielles dans sa prise de position.

Le CAS approuve la protection et le renforcement de la biodiversité pour autant que l’on concilie préservation et utilisation et que des réglementations inutiles ne soient pas imposées à des sports de montagne tels que la randonnée et l’alpinisme. En effet, l’accès aux montagnes est un bien public précieux dont nous devons prendre soin et que nous devons préserver pour les générations futures.

Voici les principales demandes du CAS:

  • Le CAS reconnaît lui aussi que la biodiversité évolue de manière préoccupante, en Suisse également. Toutefois, cela concerne en particulier les régions de basse altitude et le Plateau. Les zones protégées indiquées dans le projet, qui doivent contribuer à atteindre l’objectif international de 17% de surfaces protégées, couvrent cependant surtout des régions de montagne. Techniquement, l’accent devrait être mis sur les altitudes et les habitats où la biodiversité a vraiment besoin d’aide.
  • Le CAS refuse clairement que les districts francs cantonaux, où seule la chasse était réglementée jusqu’à présent, comptent désormais comme des zones protégées pour la biodiversité. On peut s’attendre à ce que des restrictions d’accès y soient imposées aux randonneurs et passionnés de nature, comme c’est le cas dans les districts francs fédéraux, bien que cela soit inutile dans la plupart des endroits. Or, la pratique de sports de montagne et la découverte de la nature nécessitent que la nature soit intacte et en même temps accessible.
  • Pour les mêmes raisons, le CAS refuse que les districts francs fédéraux soient renommés «zones de protection de la faune». En automne 2020, cet élément a contribué de manière non négligeable à ce que la population vote non à la loi sur la chasse. Il est déroutant de voir ce changement de nom resurgir dans un autre projet.
  • Les Alpes sont le point chaud de biodiversité de la Suisse. Le CAS est bien sûr partisan de sa sauvegarde. Pour cela, il est toutefois particulièrement important d’utiliser les montagnes de manière durable et de ne construire de nouvelles infrastructures qu’avec retenue.
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