Arêtes des Ecrins: les chemins de lumière…

les chemins de lumière...

Mario Colonel, Chamonix

montagnes savent le faire. La Meije est une dose de techniques et un grand mélange de sentiments. Ça, je ne l' ai pas oublié.

Puis se sont enchaînés les belles courses et les sublimes échecs, tout particulièrement sur cette montagne phare. De la face sud à la face nord, j' ai appris à connaître les passages et l' histoire des pierres. J' allais apprendre encore plus à l' aimer, et à la détester aussi, lorsque, à 22 ans, elle me prit un autre copain. Avec elle, j' établissais une sorte de résumé de la vie, des bons et des moins bons moments.

Trêve et nouveau départ

Pendant des années, je me suis à nouveau contenté de la regarder. Puis un nouveau projet a vu le jour. Dix-huit ans plus tard, l' aventure pouvait recommencer par cette même traversée que je n' avais pas refaite. Au challenge de l' ascension sont venus se greffer ceux de l' image et d' un bivouac au sommet!

L' histoire débute péniblement. A 7 heures du matin, nous cherchons encore à récupérer le quatrième larron, qui a disparu de la circulation. Raphaël est un phénomène. Passionné de base jump - il a plus de cinq cents sauts à son actif -, il prend la vie du bon côté, planant légèrement. Ce matin-là, réveillé un peu tard, il a estimé que nous avions dû partir sans lui... Pourtant, j' ai absolument besoin de sa présence pour former deux cordées autonomes, base essentielle pour les photos.

Enfin, à 8 heures du matin, nous arrivons à le joindre. Nous quittons la Haute-Savoie sur les chapeaux de roue. Nous devons retrouver un autre ami, Robert Chevalier, au col du Lautaret. Garde du parc des Ecrins et guide, il connaît le massif dans les moindres recoins.

Bivouac de rêve au sommet

A 11 h 20, nous sortons enfin du premier tronçon du téléphérique de la Grave. Au programme, pas loin de 2000 mètres de dénivelé, avec l' ascension de la voie normale pour être ce soir au sommet. Nos sacs sont un peu lourds car, en plus du matériel de bivouac, j' ai du matériel photographique.

En retard de deux bonnes heures sur l' horaire prévu, nous accélérons le pas pour remonter les Enfetchores, basculer de l' autre côté de la brèche de la Meije, passer par le refuge du Promontoire, puis enchaîner l' ascension jusqu' au sommet... Certains guides de la Grave, qui proposent cette variante, ont déposé des duvets et des matelas sur la cime, soigneusement planqués sur le versant sud. Cet itinéraire est très long, mais peu éprouvant. D' un bon rythme, nous atteignons la brèche, puis le Promon-

Le refuge de l' Aigle ( 3450 m ) n' a pas changé depuis le siècle dernier Sous le Grand Pic, le sommet n' est plus très loin. Traversée de la Meije ( 3980 m )

toire. Il est 14 heures et nous nous accordons une heure de pause.

Une cordée s' apprête à redémarrer pour rejoindre le glacier Carré où se situe un autre emplacement de bivouac. Cette variante peu courue devient à la mode. La raison en est simple: toute la magie de cette course réside dans la beauté des passages et dans ce cadre exceptionnel de haute montagne. Les cordées qui partent sur l' itinéraire classique doivent d' abord faire la course pour franchir le Crapaud, puis passer le campement des Demoiselles et le couloir Duhamel dans l' obscurité. Avec un peu de chance et d' entraînement, on atteint la muraille Castelnau au lever du jour. Mais l' ambiance reste austère, car ce versant ouest puis sud ne prendra pas le soleil avant plusieurs heures.

Pour la première fois, nous ne faisons pas la course, bien au contraire. Nous ne voulons pas arriver trop tôt au sommet et souffrir du vent. Calquant notre marche sur l' avancée du soleil, nous remontons tous ces passages en les découvrant sous un nouveau jour. Même Robert, qui a plus de vingt traversées à son actif, ne revient pas de cette beauté brute. La Meije se dévoile dans son intimité. Le rocher poli et sculpté, franc et chaud, évoque déjà le sud et grimper redevient un plaisir, même avec un sac un peu plus encombrant que la moyenne.

A 18 heures, nous sommes au glacier Carré. Une dernière cordée redescend du sommet. Nous les croisons sur le névé, hagards et apparemment éprouvés. La lumière se fait sublime. L' inclinaison

du soleil est beaucoup plus tangentielle et le Cheval Rouge prend une couleur étonnante. Encore quelques mètres et nous serons au sommet, près de cette Vierge qui rappelle que notre quête est un peu vaine, mais que c' est bien là-haut que se situe la frontière entre la Terre et le ciel.

Les derniers mètres sont sublimes parce qu' on sait que ce sont les derniers. Le soleil avale déjà un nouvel horizon. Il est en train de nous lâcher. Heureusement pour nous, le bivouac est magnifique. Situé juste sous la Vierge, côté sud, ses pierres restituent la chaleur de la journée. Pas un brin de vent. Deux emplacements plats permettent d' envisager un sommeil correct. Une dernière lumière flirte avec le Râteau. Les lignes de crêtes noires portent à la rêverie. C' est difficile de trouver le sommeil. Ce n' est pas l' altitude qui provoque l' excitation, mais plutôt de savoir que ce moment sera unique dans toute une vie d' alpiniste. Un orage éclate du côté du Viso, les éclairs rayent l' obscurité, pourtant je

Pour l' alpiniste, le skieur et le randonneur

me sens en paix, comme je l' ai rarement été. Le Doigt de Dieu semble jouer avec les étoiles, tandis que la Barre des Ecrins se drape dans son glacier Blanc. Rarement, je n' aurai approché d' aussi près le corps dénudé des montagnes.

Petit matin enchanteur

C' est avec le soleil que nous nous levons pour continuer notre traversée. Les rappels dans la face nord nous ont remis dans le bain. Les câbles de la brèche Zsigmondy, dans la face nord, finissent de nous réveiller. Les quatre dents qui conduisent au Doigt de Dieu nous éloignent définitivement de ce bivouac magique. Le soleil a repris sa course et les nuances bleutées s' arrangent pour redonner à la montagne une allure familière. Nous sommes toujours seuls, bénéficiant d' une douceur et de conditions de neige parfaites. La traversée se fait au pas de charge. A peine 2 h 3O. A dormir si haut, nous avons sans doute récupéré une partie de l' énergie des étoiles...

La journée est à nous pour récupérer au refuge de l' Aigle, avant de continuer, éventuellement, sur une traversée Meije Orientale - Le Pavé - Pic Gaspard. Entassés dans un refuge pourtant chaleureux, j' ai droit à un dernier adieu, un orage d' enfer qui réveille tous les occupants. La Meije tenait à nous rappeler que nous avions vraiment vécu un moment privilégié la veille1. L' un des rares qu' elle accordera cet été-là.

Elle venait de me réconcilier avec les montagnes de ma jeunesse, avec ces terres que mes ancêtres dauphinois devaient contempler depuis le plateau Matheysin. Pendant les mois qui ont suivi, j' ai continué à arpenter ces chemins d' altitude. Souvent, j' ai revu la Meije de la Barre des Ecrins ou du Râteau, et je me suis demandé si, inconsciemment, je ne cherchais pas à y retourner. Mes yeux pétillaient de nouveau, comme la première fois...

Pratique

Grimper dans les Ecrins est un privilège. Trois fois supérieurs en taille au massif du Mont-Blanc, c' est avant tout le pays de la lumière, du vent et des grands vallons sauvages. L' esprit qui y règne est différent. Le grand sud est déjà à la porte. Nous avons sélectionné six courses d' amplitude et de caractère différent. Elles ont l' avantage d' offrir un aperçu des possibilités de cette région. Si certaines sont extrêmement classiques, comme la traversée de la Meije,

1 Un privilège bientôt tronqué, car la commune de la Grave, voulant sans doute imiter Chamonix, a l' intention d' installer d' énormes projecteurs pour éclairer ce sommet qui appartient au vent et aux étoiles. Le bivouac ressem-blera alors à une ntiil sous les néons... On peut se demander si les montagnes de l' Oisans ne méritent pas plutôt de rester elles-mêmes...

d' autres, comme le Sirac, relèvent du grand alpinisme, non pas en termes de difficulté mais plutôt d' engagement, avec un rocher pas toujours idéal.

Encadrement

Vous pouvez contacter les bureaux des guides de la région.

Bureau des Guides de la Grave, tél. 0033/4 76 79 90 21, de la Bérarde, tél. 0033/4 76 79 54 83, de Vallouise, tél. 0033/4 92 23 32 29

Ou contacter Robert Chevalier, guide de haute montagne et garde du parc des Ecrins, tél. 0033/4 92 20 92 00

Bibliographie

François Labande et GHM, Guide du Haut-Dauphi-né, massif des Ecrins, Tomes 1,2,. " " .3, Editions de l' En, édités entre 1995 et 1998 Gaston Rebuff at, Massif des Ecrins, les 100 plus belles courses, Editions Denoël, 1974 Pierre Chapoutot et Frédéric Chevaillot, La Meije, Editions Hoëbeke, 2000 Jean René Minelli, Paulo Grobel, Frédéric Chevaillot, Sommets des Ecrins, Editions Glénat, 1997

Cartographie

Cartes IGN au 112 5 000, 343 5 Est La Grave/Val -loire, 3436 Est Meije/Pelvoux/parc national des Ecrins et 3336 Est Les Deux Alpes/Olan/Muzelle Carte au 1/50 000 Ecrins Haut-Dauphiné, Editions Didier Richard

Période

Tout dépend du type de course. La traversée de la Meije, par exemple, est mixte et celle de Sialouze rocheuse. Il est évident que la période diffère.

Toutefois, le début de saison est propice, lorsque la neige colle sur le rocher et permet de progresser vite dans les versants nord et les parties mixtes.

D' une manière générale, il est possible de grimper dans les Ecrins de juin à fin septembre avec quelques variations en fonction des courses.

L' arrivée au Doigt de Dieu. Traversée de la Meije ( 3980 m ) Matériel Même si le rocher reste exceptionnel sur la Meije ou le Sialouze, il est beaucoup moins bon sur les Ecrins, voire délicat dans la traversée du Sirac. En conséquence, le casque est obligatoire.

D' une manière générale, l' alpinisme y est tout à fait classique et basé sur une autonomie absolue -les portables passent mal. Il faut donc emporter un jeu de sangles, quelques coinceurs, un ou deux pitons et un piolet marteau ( au moins un par cordée ). Les crampons sont nécessaires pour toutes les parties glaciaires.

Numéros utiles

Secours en montagne de Briançon, PGHM tél. 0033/4 92 21 10 42 Poste de la Bérarde ( tenu aussi en alternance par les gendarmes et les CRS ), tél. 0033/4 76 79 51 00 Météorologie nationale: Hautes-Alpes, tél. 0033/836 68 02 05; Isère, tél. 0033/8 36 68 02 38 Téléphérique des Vallons de la Meije, tél. 0033/4 76 79 91 09 Les refuges Refuge du Promontoire ( 3082 m ), tél. 0033/4 76 80 51 67 Refuge de l' Aigle ( 3450 m ), tél. 0033/4 6 79 94 74 Refuge des Ecrins ( 3175 m ), tel 0033/4 92 23 46 66 Refuge de l' Alpe de Villard d Arène ( 2079 m ), tel 0033/4 76 79 94 66 Refuge du Glacier Blanc ( 2543 m ), tél. 0033/4 92 23 50 24 Refuge de Chabournéou ( 2050 m ), tél. 0033/4 92 55 27 80 Refuge du Pelvoux ( 2700 m ), tél. 0033/4 92 23 39 47 Les itinéraires La liste de courses d' arête qui suit n' a rien d' exhaustif. Elle a le mérite de s' insérer dans une logique qui est celle du bonheur d' être en montagne. En effet, la plupart des courses sont abordables par le commun des alpinistes un tant soit peu entraînés. Ce sont aussi des classiques qui méritent réellement le détour.

Traversée de la Meije ( 3983 m ) Difficulté: D- Dénivelé: Du refuge du Promontoire ( 3082 m ) au Grand Pic 891 m. Puis 200 m environ pour la traversée en elle-même, qui se situe presque toujours au-dessus de 3900 m Dans la traversée des arêtes de Sialouze ( 3576 m ), au niveau de la première flèche Apres le couloir, on atteint la deuxième flèche par quelques metres faciles dans du rocher déjà solide. Traversée des arêtes de Sialouze ( 3576 m ) Pour l' alpiniste, le skieur et le randonneur 01 a Horaire: Jusqu' au Grand Pic 4 à 6 h, puis encore 4 à 5 h pour rejoindre le refuge de l' Aigle Accès: En venant depuis le vallon des Etançons, depuis la Bérarde ( après Bourg d' Oisans, sur l' axe Grenoble-Briançon par le col du Lautaret ) en 3 à 5 h. Idéal pour ceux qui ont fait de la Bérarde, leur camp de base. Inconvénient: à la descente du refuge de l' Aigle, on se retrouve sur le versant de la Grave, situé à plus de 50 kilomètres par la route...

La deuxième possibilité est une boucle qui ramène quasiment au point de départ. Elle consiste à monter par les Enfetchores, depuis le premier tronçon du téléphérique de la Grave ( Peyrou d' Amont 2371 m ). Il faut suivre la crête morainique, descendre au pied de l' éperon et aborder au mieux l' éperon ( petite dalle au départ avec un pas de IV ) en restant généralement à droite. Compter 3 à 4 h pour rejoindre la Brèche de la Meije, puis une bonne demi-heure pour atteindre le refuge du Promontoire.

Remarque: Si on ne continue pas par la traversée Meije Orientale - Le Pavé, il reste encore 1750 m de descente depuis le refuge de l' Aigle pour rejoindre Villard d' Arène. Prévoir éventuellement de réserver à l' Aigle pour récupérer avant la descente...

Pour cette course, il est nécessaire d' avoir un descendeur afin d' effectuer tranquillement les différents rappels.

Meije Orientale ( 3980 mLe Pavé ( 3824 m )

Difficulté: PD Dénivelée: 600 m Horaire: 5 à 6 h Accès au refuge: Soit en venant depuis la traversée de la Meije, soit en montant au reluge de l' Aigle ( 3450 m ). Partir alors depuis le pied du Col ( Hameau de Villard d' Arène ) au pont des Brebis ( 1662 m ). Le sentier soutenu remonte en direction du col du Bec, passe la vire Amieux, bascule sur le glacier du Tabuchet avant d' atteindre le refuge de l' Aigle. Une dénivelée de 1800 m pour 5 à 6 h de montée.

Remarque: II est tout à fait possible d' effectuer la traversée dans l' autre sens depuis le refuge du Pavé.

On peut aussi envisager de continuer sur le Pic Gaspard, mais c' est alors une course beaucoup plus engagée, qui nécessite plus de 12 h d' ascension, pour une cotation AD. Ce parcours est de moins en moins pratiqué.

Traversée des arêtes de Sialouze ( 3576 m )

Difficulté: D Dénivelée: 250 m Horaire: 4 à 6 h pour la voie et les rappels Accès au refuge: Après avoir passé Briançon, se diriger vers Gap, puis bifurquer à Presles en direction de Vallouise. Remonter alors la vallée jusqu' à Ailefroide, tourner à droite avant le pont qui franchit le torrent de Saint-Pierre. Se garer en fin de route à l' entrée du vallon de Celse Nière, puis suivre le large sentier qui part vers le refuge du Sélé et du Pelvoux. A la sortie de la forêt, prendre le sentier à droite et, par des lacets raides à travers des barres rocheuses, La rimaye pour venir rejoindre l' arête nord-est de la Barre des Ecrins

rejoindre le refuge du Pelvoux ( 2700 m ), invisible jusqu' au dernier moment ( 3 h à 3 h 30 de montée ).

Remarque: Prendre de préférence deux cordes de 40 ou 45 m, pour les rappels. On peut alors grimper avec une corde en double que l'on module en fonction des passages. L' autre restant au fond du sac.

Une paire de crampons suffit largement ( piolet non obligatoire ) pour la marche d' approche. Si la traversée est encore en neige ou bien tracée, on peut les laisser à la bosse de Sialouze.

Neige Cordier, arête Nord ( 3613 m )

Difficulté: PD Dénivelée: 1530 m

Horaire: 5 à 7 h jusqu' au sommet

Accès au refuge: Rejoindre le village de la Grave, en prenant l' axe Grenoble Briançon par le col du Lautaret. Après la Grave, juste après Villard d' Arène, bifurquer à droite pour aller jusqu' au parking du terrain de camping du Pied du Col. Suivre alors le lit de la Romanche, passer le pas d' Anna Falque pour atteindre les alpages où se situe le refuge de l' Alpe de Villard d' Arène ( 2079 m ). Compter 1 h 30 depuis le parking.

Remarque: Pour profiter pleinement de cette course et l' effectuer rapidement et en bonne condition, il faut mieux la prévoir en début de saison lorsque' il y a suffisament de neige.

Eventuellement penser à la coupler à un second itinéraire ( Barre des Ecrins ) voire un troisième pour revenir sur le Versant la Grave.

Traversée des arêtes du Sirac ( 3440 m )

Difficulté: AD

Dénivelée: 1550 m entre la montée au sommet Est et la traversée

Horaire: 8 à 10 h jusqu' au bas de la paroi

Accès au refuge: Rejoindre d' abord le fond de la vallée du Valgaudemar, en empruntant la route qui vient de Grenoble à Gap, en passant par Corps. Quitter l' axe principal après Saint Firmin, se diriger sur Gioberney ( 1700 m ), se garer dans le dernier lacet, juste avant le chalet-hôtel. Par un sentier à flanc, rejoindre le refuge de Charbounéou ( 2050 m ) en 2 h.

Remarque: Course à faire uniquement en début de saison, lorsque la neige scelle un peu les rochers et rend la progression plus rapide. C' est une course typique, dans un rocher parfois délicat. Ambiance sauvage. Cet itinéraire, rarement parcouru dans son intégralité, permet de découvrir le Valgaudemar et de baigner dans l' ambiance si particulière du massif...

Barre des Ecrins par l' arête nord-est ( 4102 m )

Difficulté: AD Dénivelée: 1000 m

Horaire: 6 à 7 h du refuge au Dôme

Accès au refuge: De Vallouise, rejoindre le pré de Madame Carie ( 1874 m ). Prendre le sentier qui monte sur le refuge du Glacier Blanc ( 2542 m ). Vers 2800 m, on prend pied sur le glacier ( ne pas hésiter à s' encorder, crevasses... ). Remonter la rive gauche en s' élevant en oblique. Par des pentes de neige et quelques barres rocheuses ( un câble ), on rejoint le refuge des Ecrins à 3175 m. Compter 4 à 5 h depuis la place de parc.

Remarque: Surnommée la Petite Traversée des Ecrins, c' est un bel itinéraire qui est rarement fait dans son intégralité pour rejoindre le sommet des Ecrins. Il est beaucoup moins couru que le Dôme... Cette course peut très bien s' enchaîner avec Neige Cordier.

Dans le versant nord de la Barre des Ecrins

randonneur' our l' alpiniste, le skieur st le randonneur

»er l' alpinista, lo sciatore l' escursionista

:ür Skitourenfahrer, Bergsteiger und -wanderer

reurs allant jusqu' à 10 m. Près de 80% d' erreurs sont dus à la selective availability ( SA ), soit une détérioration volontaire par l' armée américaine du signal émis par les satellites. L' influence des conditions atmosphériques sur les mesures représente environ 15% de l' erreur; le reste provenant de l' incertitude sur les orbites, de la synchronisation des montres et de la précision du récepteur GPS. L' imprécision des mesures de distance sur les satellites influence directement la détermination de la position de l' utilisateur. La transposition de l' erreur de position se fait en multipliant l' erreur moyenne sur les distances par le facteur PDOP ( Position Dilution of Precision ). Le PDOP est un indicateur de précision qui dépend de la répartition des satellites dans l' espace au moment des mesures. En mai, la précision du positionnement s' élevait à environ 60 mètres ( 1 Sigma ).

Possibilités actuelles du GPS Le 1er mai 2000, la selective availability était suspendue, avec pour conséquence une diminution de 80% des erreurs sur la détermination des distances. Il est à relever que 20% d' erreurs restantes ( dues surtout aux conditions atmosphériques ) demeurent. Les graphiques ci-dessous montrent la précision actuelle.

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