J'avais un camarade

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Par Granit.

Le meilleur d' ici. Sa tranquille prudence Connaissait le danger, mais ignorait la peur. Lorsqu' il montait premier en mâchant une fleur Le plus méchant passage était vaincu d' avance.

Que survînt un orage, ou la traîtreuse brume, Tel un roc il restait, calme et silencieux, Et sans qu' il en parlât je voyais dans ses yeux Briller l' âpre passion que la Montagne allume.

J' ai revu les sommets qu' il ne gravira plus. Rôdé sur les glaciers tant de fois parcourus Où nous allions tous deux, unis par le silence.

Et toujours je perçois dans la voix des torrents, Dans l' air glacé des nuits, dans le souffle du vent, Quelque chose, avec moi, qui pleure Son absence.

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