La cabane Rambert

Remarque : Cet article est disponible dans une langue uniquement. Auparavant, les bulletins annuels n'étaient pas traduits.

Par A. Wissmer ( Lausanne, section Diablerets )

II est sous les rochers, au pied des Muverans,

Dans la combe où ces monts réunissent leurs flancs,

Un abri, qui d'un vers me paraît être digne,

Et dont l' aimable accueil vaut bien qu' on le souligne.

O Rambert! sous ton toit que de rires joyeux,

Que d' alertes chansons, que d' éclat dans les yeux,

Lorsqu' après la montée et ses méandres fous,

Le battant de ton huis se referme sur nous!

Auprès de ton foyer, fatigue et lassitude

Se transforment bientôt en douce quiétude,

Et quand nous prenons place à ta table de bois,

Où chacun tour à tour raconte ses exploits,

Tout alors, par l' accueil qu' on ressent dans tes chambres,

D' une seule famille a fait de nous les membres!

De même que tous ceux qui passent ton palier,

II faut que je mentionne, et ne puis l' oublier,

Du père Crettenand les façons sympathiques,

Et son empressement autour des piques-niques;

Plus qu' à ton toit, Rambert, ce sera grâce à lui

Que les heures du soir bien trop vite auront fui!

Mais voici que le jour s' éteint à ta fenêtre,

Et qu' alors au sommeil s' abandonne notre être;

La fatigue creusant nos visages palis

Nous grimpons l' escalier pour atteindre nos lits:

Alors, malgré nos cris et malgré nos grimaces,

Rien n' égale, ô Rambert, l' accueil de tes paillasses...!

Feedback