La psychologie de l'alpinisme anglais

Remarque : Cet article est disponible dans une langue uniquement. Auparavant, les bulletins annuels n'étaient pas traduits.

Par le D' E Thomas. Edouard Whymper.

Il est né en 1840. Son père, fils d' un brasseur, appartenant donc à la petite bourgeoisie, s' était fait un nom comme dessinateur et graveur. Son fils sera élevé à la maison; mis en contact très jeune avec le travail, il reçoit avant tout une instruction technique.

En 1860, il a 20 ans. Longman, alors président de l' A. C, l' envoie en Dauphiné pour illustrer les premiers volumes de Peaks, Passes and Glaciers. Whymper vient donc aux Alpes avant tout pour un but pratique, il s' y entraîne ayant déjà le désir de se livrer à des explorations nordiques. Mais c' est alors que se développe le démon intérieur; il a jusqu' alors gravi les fa- :" :.. V; :_.'>,.,.,.; ':: V.'.»laises près de Douvres. On peut dire que l' amour de la montagne, facteur psychologique qui a joué un grand rôle en Suisse, un peu amoindri chez les jeunes générations bien qu' elles ne l' avouent guère, s' empare de sa personne. Il répète ses voyages.

Le général Marchand a parlé de la sainteté de l' effort qu' il aime en dehors du résultat qu' il se propose d' obtenir: il l' aime en lui-même et pour lui-même, il le croit nécessaire aux peuples et aux individus.

Austen Chamberlain, racontant ses souvenirs sur des hommes qu' il a connus, dit: C' est bien plus souvent dans leurs plaisirs que dans leurs œuvres que les grands hommes montrent ce qu' ils sont. Paradoxe en apparence seulement; il serait trop long de le développer.

Le premier voyage de 1860, au cours duquel il commence à connaître différentes parties de la Suisse, l' amène en Valais, à Saas, à Zermatt; il put admirer le Weisshorn qui le tente beaucoup.

Aussi en 1861 repart-il pour le Breuil, où il apprend que Tyndall a gravi le Weisshorn et veut s' attaquer au Cervin. C' est alors qu' il fera connaissance de Carrel, heure décisive de la vie de ce jeune homme; le Weisshorn est délaissé, le Cervin l' accapare, ce sera sa passion unique; quelquefois le souci de ses affaires personnelles l' obligera à retourner précipitamment à Londres; mais le Cervin, sa conquête le domine tout entier. On ne peut retenir son étonnement à cette décision de Whymper prise une fois pour toutes. Quelle en est la cause essentielle? On a vu là l' esprit, le goût de la conquête la préoccupation unique du succès; il a une maîtrise de soi incomparable, il est fier, très indépendant; c' est en même temps un esprit clair, ordonné, calme; il sait se retenir, il sait calculer les chances d' une expédition; on connaît ses conseils sur l' emploi de la corde, sur l' appréciation du temps: il ne se risquait pas lorsque ce dernier lui paraissait mauvais, voire même douteux.

A 25 ans, il a l' air d' un adolescent avec sa figure rasée, contrairement à ses compatriotes d' alors, mais ses yeux largement ouverts sont d' une vivacité extrême.

Un fait que révèle son écriture, c' est la puissance des impressions que lui donne la nature, elles sont sacrées pour lui; aussi en bon Anglais il les cache, les dissimule tout au moins; on ne trouve pas dans ses écrits des descriptions comme celles de Tyndall.

Son âme cherchait-elle plus haut que ces conquêtes toutes matérielles? L' armature de son caractère d' acier trempé a-t-elle nui à l' expansion de désirs plus intimes?

Une notion psychologique s' est révélée depuis quelques années. Sans tomber dans l' exagération de certaines affirmations de Freud, on peut dire que chez un être humain normal, le rêve, dans le sens général de ce mot, joue un rôle beaucoup plus grand qu' on ne le croyait, alors qu' il était et est encore regardé par le commun des mortels comme un phénomène agréable ou désagréable.

Whymper rêveur banal? Non; tout dans sa vie nous prouve le contraire. Mais nous l' avons dit, il aurait désiré faire des voyages vers le pôle. Un de nos concitoyens, le géologue Alb. Brun qui l' a bien connu, rapporte qu' il voulait i i devenir ingénieur, mais les ressources familiales ne le permirent pas. Cette nature ardente, passionnée, enfermée cependant dans le corset de fer de sa volonté, trouve ainsi des limites. Il n' a connu l' amour, le bonheur familial que beaucoup plus tard, et n' en a pas joui longtemps. Il n' apparaît jamais comme possédé par l' amour de l' argent. Il appartient à la race des conquérants. Si Chamberlain estime que les plaisirs de certains hommes sont plus révélateurs de leur nature intime que leurs actions, on peut dire qu' il est possible qu' à l' âge où Whymper abordait les Alpes, il a éprouvé du plaisir. Mais bien vite la passion l' emporte, non pas l' orgueil vaniteux, mais une fierté qui est bien de sa race; il faudrait à ce propos connaître la mentalité de ses parents et de ses ascendants.

La montagne est là, le Cervin fait peur; quelques timides essais ont été déjà tentés comme le raconte G. Rey.

Whymper a connu certainement les premiers essais de Ruskin, cet artiste qui a décrit admirablement ces cathédrales et désigne le Cervin comme le plus noble rocher de toutes les Alpes. Cet ensemble d' impressions fait comprendre que l' ascension du Cervin est pour Whymper une véritable vocation, si bien qu' il se met à cette tâche dans toute la plénitude de sa force, et qu' enfin il est vainqueur. Dans mes recherches bibliographiques j' ai retrouvé ces appréciations de membres de l' A. C. qui l' ont connu; assez réserve vis-à-vis des étrangers, mais une fois la connaissance faite, il est très intéressant; il tend à la perfection, à la plénitude, « he aimed as thoroughness ».

Cooper rapporte cette appréciation de Whymper, rencontré en 1897:

pour un tiers un héros, pour un tiers un vieux bachelier, pour un tiers un homme mystérieux.

Il a eu quelques très bons amis, il s' est ouvert quelquefois à eux. Sir E. Davidson le caractérise ainsi: Il a mis quatre ans pour préparer son livre magistral: « Scrambles in the Alps. » Il ne pouvait supporter les railleurs; vis-à-vis des curieux, il apparaissait abrupt et taciturne. C' est un homme qu' il fallait prendre tout entier.

A deux reprises Ch. Gos nous a rappelé des paroles de lui; il lui montre par une mimique et des gestes expressifs ce que fut la catastrophe du Cervin, pour autant qu' il put l' entrevoir, ayant devant lui Taugwalder, ces corps culbutés avec la neige et les pierres. Et Gos ajoute: « Je regardais cet homme, une ride labourait son front: la souvenance du cruel passé. » Une autre fois, rappelant ce que Whymper a pensé au sommet du Cervin en constatant l' échec de Carrel: « J' aurais beaucoup donné pour que le chef de cette expédition fût avec nous en ce moment, car nos cris de triomphe durent lui porter un coup terrible. L' ambition de toute sa vie se trouvait déçue par notre victoire. » Gos ajoute: « Ce sentiment à lui seul suffirait à détruire l' image conventionnelle de Whymper. On découvre en lui une sensibilité profonde. » Hélas, cet homme si maître de lui fait crouler des blocs sur la caravane italienne au risque de provoquer un accident. Il s' est produit alors une véritable ivresse de la victoire qu' on peut expliquer. Pourtant c' est le même homme qui, publiant son livre écrit en 1869, exprime sa pensée en ces termes:

« Je songe à ceux qui ont été honnêtes, braves et loyaux, à tant de cœurs dévoués, aux politesses que j' ai revues des étrangers et qui, insignifiantes en elles-mêmes, témoignaient de cette bienveillance envers l' humanité qui est l' essence de la charité.

A la fin de tristes souvenirs planent autour de moi. J' ai éprouvé des joies si grandes que les paroles ne sauraient les décrire, j' ai subi des chagrins si profonds que je n' ai pas osé m' y attarder. Je dis pour terminer souvenez-vous que le courage et la force ne sont rien sans la prudence, qu' une seconde de négligence peut détruire le bonheur de toute une vie. » Whymper est revenu au Cervin; il a fait de nombreux voyages dans les Andes, les Montagnes Rocheuses, et a réalisé en quelque mesure ses projets d' explorateur. Mais sa véritable existence était terminée, et l'on comprend qu' avec les années, malgré son bonheur familial, ses traits énergiques se soient transformés et nous révèlent une amertume profonde.

Et maintenant il faut conclure.

Le domaine de l' alpinisme est bien restreint à côté de beaucoup d' autres; il appartient à la géographie, une géographie limitée à quelques sommets. Même lorsque l' Himalaya sera connu, et moins de découvertes sensationnelles, l' activité de l' homme peut s' exercer dans bien d' autres directions. Les grands savants, quelles que soient les branches qu' ils ont cultivées, ont fait des découvertes autrement importantes. On peut, on doit regretter que tant de jeunes se consacrent au risque de leur vie à des tours de force qui en eux-mêmes n' ont aucune valeur, ne sont d' aucune utilité, ne servent qu' à exalter un orgueil mal placé.

Mais dans ce domaine Whymper se détache comme une figure de premier ordre. Nous voyons dans celui que rien ne préparait à la célébrité un homme qui, à l' instar des grands mystiques fondateurs, a été saisi dans son entier par le problème qui l' a fasciné à cet âge on il est si beau de rêver, de chercher sa voie, de scruter l' avenir. Il a réussi, puis lorsque la coupe a été bue, la catastrophe s' est produite, les ailes d' Icare se sont brisées; il a vu tomber ceux qui s' étaient associés à lui; surtout il a vu disparaître Michel Croz, le compagnon qu' il aimait. S' il n' a guère parle de Hudson, Hadow et Douglas, c' est que c' étaient des associés de hasard.

Nous pouvons voir en Whymper, malgré ses défauts, un être qui a réalisé le but, que, semble-t-il, le destin lui avait présenté. Il est arrive, mais comme il le dit lui-même, comme l' ont démontré nos collègues H. Dübi et Montandon aides dans cette appréciation d' alpinistes célèbres, une seconde d' imprudence a suffi pour amener le malheur. Le vase était brisé.

Albert Frederick Mummery.

Sa personnalité, quelle que soit l' insuffisance de nos renseignements sur sa vie intime, est non seulement pleine d' intérêt, mais nous donne d' utiles leçons. Il me paraît probable qu' il est né dans une famille aisée. Il voyageait 61ÖLA PSYCHOLOGIE DE L' ALPINISME ANGLAIS; en Suisse dès l' âge de quinze ans, soit en 1871, et depuis lors jusqu' à la catastrophe finale en 1895 dans l' Himalaya il est revenu chaque année dans notre pays.

Son style, son talent de description indiquent un homme cultivé, bien qu' il se vante avec une certaine ironie de n' avoir jamais accompli aucun travail scientifique. On ne constate pas chez lui la déformation professionnelle; il dirigeait une fabrique, ce qui voile souvent la personnalité humaine.

Comme l' indique le traducteur de son ouvrage, M. Paillon, il appartient à la génération qui a suivi Whymper et ses contemporains.

On a dit que l' alpinisme devient alors un art; je dirais plutôt une science. Car qu' étaient les premiers pionniers des Alpes, si ce n' est de véritables artistes? Le don d' observation du montagnard, sa connaissance du temps, des circonstances locales, ces qualités presque innées sommeillaient en lui. Ce sont alors les premiers explorateurs, les Anglais surtout, qui ont compris la valeur de ces collaborateurs, en même temps qu' ils éveillaient en eux l' ar désir de la conquête.

Guido Rey, le grand maître de l' alpinisme qui a su relier le passé au présent d' une manière si poétique, nous montre comment, pour les habitants du Val Tournanche, le Cervin, d' abord objet de terreur, se découvrit dans toute la puissance de sa gloire; comment ces gens obscurs comprennent la valeur de cette montagne unique, quittent leur métier et deviennent en quelques années une troupe d' élite qui s' impose.

Le même phénomène se produit en Suisse; de là la formation de cette phalange victorieuse. Puis les grandes conquêtes sont faites; il faut trouver des routes nouvelles, s' attaquer à des sommités secondaires, en attendant que le Caucase, la Nouvelle-Zélande, l' Himalaya surtout, deviennent un champ d' activité de premier ordre.

A ce moment apparaît Mummery. Il connaît la valeur de ses prédécesseurs, il s' est formé avec une persévérance pleine de modestie à l' école d' Alex. Burgener. Il l' entraîne lui aussi; plus tard riche d' expériences nombreuses, en pleine force, il devient un chef d' école et non seulement nous laisse dans le chapitre « Plaisirs et pénalités de la montagne » des conseils judicieux, mais il se montre en pleine lumière.

Un premier trait de son caractère est sa fidélité au sens large de ce mot. Certes il était fidèle à ses amis, il payait de sa personne, pouvait être un gai compagnon dans les journées de repos qu' il animait de ses remarques pleines de malice, peut-être pour cacher sa sensibilité.

Il était fidèle à la montagne qu' il aimait véritablement; on s' en rend compte dans le fait qu' il revient à réitérées fois au Cervin, il le gravit 7 fois. Cette montagne qui n' avait plus de secrets pour lui, il l' aime non seulement pour les observations faites au cours de nouvelles voies d' ascension par des temps variés, mais parce que, il y insiste, c' est le spectateur dont les impressions varient. Le sommet, il le dit, « ne connaît pas les souillures de la banalité. » Je crois bien qu' aujourd on serait moins affirmatif.

Que ce soit le rocher avec ses transformations ou la vue des plaines italiennes aux couleurs variées, il se plaît, il s' absorbe dans ces impressions de beauté et de charme. Tout cela est décrit d' une manière brève, contenue; il ne laisse pas voir son émotion qui est certaine.

Il est de ceux, devenus rares, qui auront caché leurs larmes d' adoration ou qui, comme Tyndall, auront compris, devant ces merveilleux paysages, que le silence est le seul service raisonnable.

Il n' est pas étonnant qu' avec de telles dispositions, alors que la génération des grands guides diminuait de valeur, que ses capacités personnelles augmentaient, il ait poussé très loin la pratique des courses solitaires ou avec des amis partageant ses impressions.

« Cet amour des hauteurs d' où l'on ne revient qu' à la nuit tombante, le désir de vivre dans la lumière de la montagne » distingue le véritable alpiniste de ses imitateurs dégénérés.

Il se considère comme un vagabond qui aime aller où d' autres ne sont jamais venus. Peu importe s' il réussit ou non; ces sentiments de solitude, de vie débordante lui sont une joie et un besoin.

C' est pourquoi il attaque Ruskin et sa fameuse définition des grimpeurs de mâts de cocagne. Il estime que l' alpiniste peut à la fois jouir de gravir des rochers difficiles et admirer les beautés de la nature. C' est dire qu' il est aussi éloigné que possible de l' état d' esprit des vainqueurs de parois où l'on risque sa vie à chaque instant pour une satisfaction égoïste et sans intérêt. Sa volonté semble faire partie de sa personne, elle se manifeste partout, non pas brutale et autoritaire, mais convaincante. Il est un homme fin et sensible, à l' esprit remarquablement clair et précis, qui tient à la fois du scientifique, du technicien et du romantique.

Il ne dépend de personne, parce qu' il ne s' occupait pas du jugement d' autrui et que l' action accaparait toutes ses forces.

C' est moins la pensée qui est logique que la volonté. Son esprit est constamment tenté de suivre les arabesques de ses impressions, mais la volonté veille, d' où une certaine tension.

Chez lui le combattant est dans l' attente d' une lutte qu' il désire et que le gentleman, sans l' éviter, préférerait savourer après l' avoir livrée.

Deux tendances intimement liées qui n' étonnent pas plus qu' un fin visage et des mains blanches constatées chez un athlète.

Comparez sa personne physique et celle d' Alex. Burgener.

Cette heureuse association est un des traits les plus remarquables de la mentalité de Mummery et indique un équilibre que peu de gens possèdent. S' il avait vécu, on l' aurait vu souvent revenir aux Alpes, évoquant le souvenir des merveilleuses impressions qu' il avait su recueillir.

Il n' est pas un violent comme Whymper, il a connu surtout des succès, il n' a pas vu le tragique de la vie, il n' a pas cruellement souffert comme lui. S' il a eu une doctrine philosophique, malgré la puissance de sa volonté, elle devait être bienveillante, un peu ironique. Dans sa vie familiale il a été un homme heureux, associé à une compagne qui pouvait souvent le suivre et partager ses joies.

La question du danger l' a beaucoup préoccupé, il n' est certes pas un vantard. Au début du chapitre cité plus haut, il rappelle que des sept hommes qui gravirent le Cervin par l' arête de Zmutt, trois avaient été tués en montagne. Depuis lors, lui, A. Burgener, A. Zurbriggen s' y ajoutent. Seul Aug. Gentinetta est mort paisiblement à un âge avancé.

Il convient que le danger existe, mais citant son propre exemple, estime qu' il est moins fréquent qu' on ne le dit. Encore une preuve de modestie, car rares étaient ceux qui pouvaient l' égaler avec les méthodes et les moyens utilisés alors. Pour Mummery être accompagné de bons camarades capables constitue une telle jouissance qu' il en vient à affronter le péril avec une certaine satisfaction.

Au reste, dans une étude ancienne, j' ai montré que pour beaucoup d' al, la vision du danger est un encouragement. Mummery énonce cependant cette vérité capitale que l' ascensionniste le plus capable ne saurait toujours mettre de côté le facteur personnel. C' est au retour de grimpées difficiles, à l' arrivée dans des passages moins dangereux, que se produisent souvent des accidents dont on se croyait à l' abri.

La capacité de résistance peut faiblir par suite de diverses influences; il faut alors qu' une longue expérience ait enseigné la nécessité absolue d' être toujours sur ses gardes. Un passage qu' on ne peut redescendre, ne devrait jamais être escalade, car en montagne comme ailleurs, la vérité de cette assertion ne saurait être mise de côté: C' est l' inattendu qui arrive.

Epilogue.

Lorsqu' un homme termine dans l' ordre intellectuel un travail quelconque, notice, mémoire, livre même, qu' il met. le point final à ce qui fut l' objet de sa pensée et de ses efforts, il en arrive à se demander si le résultat en vaut la peine.

L' alpinisme a évolué d' une façon prodigieuse; il se manifeste trop souvent dans la recherche de performances bruyantes et peu distinguées. Il suffit pour s' en convaincre de relire des récits de courses datant de 30 à 40 ans.

Mais l' homme, l' être intime, change beaucoup plus lentement, l' histoire le montre tous les jours.

Il valait alors la peine, me semble-t-il, de marquer, bien qu' incomplètement, ce qu' ont été certaines personnalités de premier plan, avec leurs qualités et leurs défauts, d' indiquer le but cherché, de voir comment ils l' ont atteint, et quelles ont été leurs réactions.

Je souhaite que d' autres s' attachent à de semblables recherches; ils n' y perdront pas leur temps. De telles occupations sont toujours une leçon dont il faut indiquer l' importance.

Je n' ai pas cru devoir donner les notes bibliographiques; j' ai lu les ouvrages de ceux dont j' ai parlé, les articles qui leur ont été consacrés dans la collection de l' Alpine Journal, ainsi que les différents volumes de Ch. Gos.

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