Le sauvetage n’est pas un service de taxi

Depuis des années, le nombre de personnes qui se retrouvent en situation de détresse ou qui ont un accident en montagne augmente. Les alpinistes sont-ils devenus plus imprudents, ou les montagnes plus dangereuses, à cause des sautes d' humeur climatiques plus fréquentes? Une chose est certaine, de plus en plus de gens parcourent la montagne. La plupart sont bien équipés, informés et suffisamment raisonnables pour adapter le but de leur course aux capacités individuelles et aux conditions du moment. En cas d' échec, il est possible de demander de l' aide depuis de nombreux endroits, grâce aux moyens de communication actuels. Mais cette arme est à double tranchant: d' un côté, le sauvetage en montagne peut intervenir avant qu' un accident grave ne se produise. Un patient peut être rapidement pris en charge de manière optimale et soigné avec précaution. De l' autre, cela incite aussi les alpinistes à inclure l' option d' un sauvetage possible en tout temps lors de la planification de courses. Cependant, il n' est pas encore possible d' établir de communication par téléphone portable en tout lieu. En outre, le mauvais temps est susceptible de compliquer ou rendre impossible une aide aérienne. Enfin, il est inouı¨ de constater que le sauvetage en montagne est de plus en plus sollicité pour des « services de taxi nocturne » à cause d' une estimation temporelle irréaliste. On avance dans ce cas le motif de l'« épuisement », faute de quoi les frais de sauvetage devraient être payés de leur poche par les secourus. Cela ne peut et ne doit être. Qui va en montagne doit être conscient que seul un sain respect de la nature alpine garantit un retour en bonne santé à la maison.

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