Le ski-alpinisme a le vent en poupe. Succès populaire croissant

Succès populaire croissant

Le ski-alpinisme a le vent en poupe

Hausse de participation dans les épreuves de la Coupe de Suisse Columbia ainsi que dans les nocturnes, un Swiss Team qui skie dans la cour des grands sur le plan international: le ski-alpinisme surfe sur la vague du succès. Bilan d' un hiver réussi.

Au début des années quatre-vingt, avec la renaissance de la mythique Patrouille des Glaciers, la Suisse renoue avec le ski-alpinisme. Mais pour beaucoup, c' est une première découverte. A cette même époque, la Mezzalama et la Pierra Menta voient le jour en Italie et en France voisine, deux autres pays phares de la discipline.

Quelque vingt ans plus tard, le ski- alpinisme connaît un vif succès. Succès sportif international avec les athlètes du Swiss Team, mais aussi succès populaire avec des courses qui enregistrent, hiver après hiver, des records de participation. Il n' y a pas jusqu' à la Coupe de Suisse qui ne s' en ressente. En 2006, plus de 1000 skieurs ont comptabilisé au minimum un point lors de l' une des huit étapes qui la composent.

Confinée d' abord au Valais et au sud du canton de Fribourg ( qui demeurent les régions les plus représentées ), la peau de phoque a, depuis deux lustres, traversé la Sarine pour humer l' air de l' Ober, de la Suisse centrale et des Grisons. Elle a même pris une envergure nationale cette année puisque le Tessin a accueilli une étape de la Coupe de Suisse: le Tris Rotondo dans le val Bedretto, où a été décerné le titre national par équipes remporté par les Valaisans Jean-Yves Rey et Jean-Daniel Masserey. En Gruyère, le Trophée des Gastlosen a « explosé » sa participation en accueillant plus de 800 concurrents, tout comme le Muveran qui affichait 1000 classés. Un constat réjouissant qu' on peut également étendre à plusieurs épreuves nocturnes, où il n' est pas rare que plus de 400 participants haletants rivalisent sous les projecteurs des dameuses. La Patrouille des Glaciers a élargi ses admissions, proposant une deuxième course le jeudi: de Zermatt à Verbier.

Pourquoi une telle popularité?

Si les chiffres témoignent de l' engoue croissant pour le ski-alpinisme, les raisons de son immense cote d' amour restent à éclaircir. Phénomène de mode certes – à l' instar de sa cousine la raquette à neige –, les compétitions permettent aussi à chacun d' étancher sa soif des cimes dans un environnement sécurisé. Autre atout: le matériel a subi une cure d' amaigrissement tout en gagnant en fiabilité et en maniement. Les courses nocturnes – près d' une vingtaine se sont déroulées cet hiver dans la seule Suisse romande – servent généralement de laboratoire d' essai. Leurs profils dénués de toute difficulte technique sont idéals pour ceux qui souhaitent découvrir cette discipline. Ensuite, le néophyte s' élancera sur un tracé « fun pop » proposé en marge des épreuves nationales. Cette nouvelle étape passée, il n' est pas rare qu' il goûte au grand parcours l' hiver suivant.

Enfin, les années paires jouissent d' une participation plus fournie, Patrouille des Glaciers oblige. Cette Haute Route mythique reste le point d' orgue de la saison et le but suprême de tout skieur-alpiniste qui se respecte. a Gilles Liard, Sâles Laetitia Currat et Marie Troillet lors du récent trophée du Muveran Les nocturnes rencontrent un très grand succès. Ce n' est pas Didier Moret qui nous contredira. Ici, lors de la montée de la Foilleuse à Morgins sous la neige Photos: Gér ar d Ber thoud Le CAS pas inactif Du côté du Club alpin suisse, qui régit le ski-alpinisme en Suisse, on ne reste pas insensible à cette appréciable cote de popularité. Rolf Zurbrügg vient d' achever son premier hiver en qualité de chef de discipline au sein du Swiss Team. L' ancien fondeur et skieur-alpiniste bernois a charge de créer un centre régional d' entraîne avec, pour objectif que le skialpinisme jouisse de davantage de considération auprès des instances de Swiss Olympic.

Escalade libre/ Compétition

Arrampicata libera e di competizione

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