Spitzberg: voyage à l'époque glaciaire (Excursions à ski et ascensions au -)

Excursions à ski et ascensions au Spitzberg: voyage à l' époque glaciaire

Kurt Sterchi, Hofstetten b. Brienz BE

Selon ses connaissances géologiques ou la fertilité de son imagination, le touriste parcourant le Spitzberg pourrait se croire dans les Alpes, entourées par la mer aux environs de la cote 3000 mètres, ou reporté dans le temps jusqu' à la dernière glaciation. Bien qu' assez théoriques, ces deux fictions nous invitent à partir à la découverte des paysages vierges de cette espèce de pays des origines et à en apprécier le caractère insolite, la rudesse et les charmes.

Comment se rend-on au Spitzberg? Par voie aérienne, de préférence: tout d' abord, par un vol régulier de SAS en direction d' Oslo, puis par le survol de la Norvège du sud au nord jusqu' à l' escale de Tromsö, suivi d' un trajet supplémentaire de 1000 km au-dessus de l' océan Arctique nous conduisant au Spitzberg, où l'on atterrit sur le petit aéroport de Longyearbyen, inauguré en 1975. Depuis plus de vingt ans, on peut donc atteindre par les airs cet archipel situé aux portes du pôle Nord.

Terres autrefois inhabitées

L' île principale, le Spitzberg occidental, a la grandeur de la Suisse, tandis que la superficie de l' archi tout entier s' élève à 60 000 km2. On ne connaît ici aucune population autochtone, les Esquimaux vivant exclusivement au Groenland, dans l' extrême nord du Canada et en Sibérie. Mais cela n' a pas empêché des êtres humains de s' établir toute l' année au Spitzberg, notamment dans les deux plus importantes localités, Pyramiden et Longyearbyen, où vivent deux mille Russes et mille Norvégiens, travaillant dans les mines de charbon. Ces derniers habitent Longyearbyen, chef-lieu de l' archipel, dont le nom rappelle la mémoire de l' Américain J. M. Longyear qui acquit en 1901, en copropriété avec F. Ayer, les gisements de houille de l' Advents, en vue de leur exploitation.

Longyearbyen abrite également la résidence officielle du « sysselmann », le gouverneur norvégien de l' île, ainsi qu' une église, une école, un hôpital, un bureau de poste, un cinéma, un centre d' achats pour les indigènes, un modeste hôtel et le musée du Spitzberg. Cette infrastructure très sommaire est certainement l' une des raisons pour lesquelles on ne rencontre que peu de touristes au Spitzberg.

Pour l' alpiniste, le skieur et le randonneur

De Longyearbyen à la baie de Magdalenen

A bord de son chalutier, l'«Iskongen », le capitaine Sorensen nous attend dans le port de Longyearbyen. Au cours d' une navigation de plus de vingt heures, nous relâchons à Ny Alesund où une courte halte nous permet d' envoyer des cartes du bureau postal le plus septentrional du monde. Puis notre capitaine habile et expérimenté nous conduit en toute sécurité, malgré une forte houle, le long de la côte de la Terre Albert Ier jusque dans le fjord de Magdalenen. Nous sommes fortement impressionnés par les imposantes falaises de glace, s' élevant jusqu' à 40 mètres de haut et constituant le large front du glacier de Waggonway, qui débouche ici dans la mer. Après avoir dressé notre camp de base en quelques heures, nous nous endormons d' un profond sommeil réparateur, en dépit de l' absence d' obscurité. Seuls les craquements de vêlage du glacier tout proche interrompent le silence de nos rêves.

Le glacier de Waggonway a vêlé

Randonnées à ski et ascensions à la clarté du soleil de minuit

Précisons d' emblée qu' il ne faut pas chercher au Spitzberg des descentes de mille mètres ou plus de dénivellation dans la poudreuse ou la neige de printemps! L' amateur de pentes raides et de fabuleuses descentes ne trouve pas son compte dans le Grand Nord. En revanche, on se délectera de longues randonnées à ski sur de vastes glaciers, suivies de faciles escalades de blocs de roche primitive pour atteindre de beaux sommets dominant un paysage vierge, rappelant l' époque glaciaire.

Notre expédition d' une semaine au Spitzberg peut être considérée comme un exemple pratique des conditions de vie et des beautés, mais aussi des difficultés et des possibles dangers qu' un randonneur rencontrera là-bas au cours d' un séjour de durée « moyenne ».

Pourquoi se rendre au Spitzberg?

Interrogeons-nous tout d' abord sur l' attrait, pour un groupe d' alpinistes suisses, de ces solitudes nordiques distantes de 1000 km à peine du pôle. La réponse se trouve certainement dans cette citation

Le glacier de Waggonway, à droite l' Aue et son couloir de neige de 500 m, à gauche les monts Losvik-Fjella

de Roald Amundsen, le grand explorateur polaire norvégien. « C' est le silence, la paix absolue et le sentiment de totale liberté. » L' alpiniste vit une semblable expérience au Spitzberg, surtout en raison de deux particularités naturelles qui l' impres toujours de manière indescriptible. En premier lieu, l' absence totale de nuit pendant la période estivale crée un sentiment de grande liberté, car le rythme nycthéméral ne dicte plus sa loi sur les heures de départ, de marches d' approche et d' ascension des cimes; au contraire, seules des considérations très personnelles telles que l' envie, l' humeur ou la condition physique du moment déterminent la décision d' une randonnée. Souvenir inoubliable que la halte au sommet aux environs de minuit, par une lumière parfaite pour les photos! En second lieu, les gigantesques fleuves de glace se terminant par de hautes falaises verticales plongeant dans la mer apportent au paysage un cachet tout particulier. A maintes reprises, de puissants blocs de glace, voire des tours entières, s' écroulent dans l' eau avec un vacarme assourdissant auquel succède sans transition un silence absolu.

Equipement indispensable

A l' intérieur de l' île, nous nous déplaçons exclusivement à ski et peaux de phoque, et il faut s' encorder car les glaciers sont constellés de fentes et de crevasses. Tout notre équipement, composé de la tente, d' un réchaud et de vivres pour plusieurs jours, est soigneusement empaqueté et disposé sur de petites luges en matière plastique que nous traînons derrière nous, attachées à nos bau-

driers d' escalade. Une arme à feu fait aussi partie de notre attirail car, selon les prescriptions édictées par le gouverneur de l' île, toute expédition doit être armée, en raison de la présence au Spitzberg d' ours blancs, qui pèsent de 500 à 750 kg. Ce n' est qu' une simple mesure de sécurité, car il est évident que l'on ne doit en faire usage qu' en cas de péril extrême!

Phase d' acclimatation

Nous projetons tout d' abord d' effectuer trois tournées de reconnaissance à partir de notre camp de base, installé sur les rives du fjord de Magdalenen. Le sommet de l' Alkenkongen, haut de

Impressionnantes formations glaciaires Pour l' alpiniste, le skieur et le randonneur

1000 mètres, sera notre premier but. Son nom rappelle la présence de milliers de pingouins noirs et blancs, nichant à proximité. Après une courte ascension en terrain varié et assez facile, ne comportant aucune traversée de glacier, nous atteignons sa cime, d' où nous jouissons d' une splendide vue sur notre minuscule groupe de tentes, perdu au milieu des multiples baies de l' océan Arctique et des innombrables montagnes et glaciers recouvrant la terre ferme. La partie septentrionale du Spitzberg nous offre un spectacle vraiment grandiose et impressionnant!

Notre deuxième « course d' adaptation » nous conduit sur la rive méridionale du fjord de Magdalenen. Après la traversée du glacier de Waggonway, nous parvenons sur la cime de l' Aue à l' issue d' un abrupt couloir enneigé, long de 500 mètres. Cette montagne se dresse vis-à-vis de l' Alkenkongen, que nous avons gravi la veille, et nous admirons à nouveau, par un splendide temps d' été polaire et une agréable température, cet univers glacé du « pays des côtes froides ».

Ces deux excursions nous ayant permis de nous accoutumer les uns aux autres, nous décidons de renoncer à la troisième course d' entraînement et de profiter sans tarder de l' apparente stabilité des conditions météorologiques pour l' exécution de notre projet principal.

Départ pour l' intérieur du pays

Après avoir préparé tentes et matériel pour notre excursion d' une semaine à l' intérieur des terres, nous quittons notre camp de base en direction du Miethebreen, chaussés de nos skis et tirant nos légères luges derrière nous. Une montée assez aisée nous conduit au col de Nürnberg, puis, à la suite de la traversée du Smeerenburgbreen, nous voici plongés au cœur de la silencieuse solitude des glaciers et des montagnes du Spitzberg. Plus aucun fjord n' étant visible, nous avons l' impression de nous trouver en haute montagne, bien que les sommets environnants ne dépassent guère 1000 à 1300 m d' altitude. Six heures plus tard, nous atteignons notre premier bivouac et dressons nos tentes dans une combe glaciaire. Le soleil nous réchauffe encore, tandis que les uns construisent, avec des blocs de neige, un mur de protection autour de notre campement et que les autres préparent un très simple « menu polaire ».

Importance d' un bon bivouac

C' est maintenant que nous apprécions la valeur d' un équipement adéquat, car nous allons passer la nuit sur la neige sans aucun problème, grâce à nos matelas isolants et auto-gonflables et nos sacs de couchage bien chauds. Peu importe que la nuit ne vienne pas à cette saison, car nous sommes assez fatigués pour bien dormir après nos diverses activités journalières: effort de la marche, montage des tentes et préparation des repas. Le lendemain matin nous voit occupés à fondre de la neige, non pas pour prendre un bain, mais pour nous préparer un café bouillant, que l'on apprécie aussi au petit déjeuner sous ces latitudes polaires. Aujourd'hui,

Alcidés tels qu' il en vit des centaines de milliers dans le fjord de Magdalenen Egarée, cette jeune bernache du Canada sera dévorée quelques minutes plus tard par un goéland

notre itinéraire à ski nous conduit à travers les glaciers de Rakpasset. Nous arrivons à notre nouvel emplacement de bivouac au cours de l' après déjà, ce qui nous permet d' aménager notre campement plus confortablement que la veille, avec une table et des bancs de neige notamment, car nous allons l' occuper pendant deux nuits. Le soir même, nous profitons du jour polaire pour entreprendre sans bagages, encordés cependant, l' aventureuse mais facile ascension de l' Aurifillius, culminant à 1200 mètres d' altitude. Parvenus au sommet, nous admirons, dans la lumière du soleil de minuit, un monde primitif de glaciers et de montagnes, aux dimensions dépassant notre imagination.

Etapes journalières en harmonie avec la nature

N' ayant pas besoin de replier les tentes ce matin, nous partons assez tôt pour une nouvelle excursion, chacun muni d' un léger sac à dos. Une pente douce nous conduit au bord de la mer, sur les rives du Raudefjord, où nous dessinons un dernier virage

La neige fraîche fond et nous devons nous défendre contre l' inondation sur la neige. C' est le but de notre journée, assez rapidement atteint pour nous donner amplement le temps d' observer les jeux des phoques. Par groupes comptant jusqu' à dix individus, ils se réchauffent au soleil, étendus sur la neige et la glace, ou jouent à cache-cache dans la mer, rappelant en quelque sorte l' activité de nos marmottes alpines. Toutefois ils ne disparaissent pas dans des terriers, mais plongent dans l' eau pour refaire surface en des endroits constamment différents. Au moyen de nos jumelles, nous réussissons aussi à distinguer quelques baleines se reposant au large. Après ces intéressantes observations de la faune locale, nous regagnons notre camp par le Raudebreen, en deux heures de marche.

Diane, petit déjeuner et démontage des tentes: tel est notre programme de ce matin, avant le départ pour une longue étape jusqu' à notre troisième bivouac. Nous franchissons à nouveau le col de Rakpasset et nous dirigeons vers le sud à travers le Smeerenburgbreen, une vaste étendue glacée qui ressemble un peu à la Konkordiaplatz du grand glacier d' Aletsch, pour dresser notre nouveau campement au-dessous du Horneman-Toppen. Après nos activités coutumières d' installation et de cuisine, nous cédons à la tentation de gravir ce sommet le soir même. Après une bonne heure de grimpée, nous enlevons les skis et, par une courte varappe sur une arête de blocs, accédons au sommet à dix heures du soir, moment vraiment inhabituel pour un alpiniste.

Difficultés d' orientation et traces d' ours polaire

Le matin suivant, nous cherchons vainement le soleil nordique de ces derniers jours. Des lambeaux de brouillard se traînent sur le glacier de Smeerenburg et s' accrochent à nos tentes. Situation plutôt inconfortable, car nous devrions atteindre aujourd'hui même le Satellitenpasset, au terme de cinq à six heures de légère montée. Dans ces solitudes infinies et glacées, n' offrant que peu de points de repère, le brouillard transforme notre projet en une entreprise assez hasardeuse. Nous progressons vers le sud en direction du col en nous orientant uniquement au moyen de la carte, de la boussole et de l' altimètre. A intervalles réguliers, nous dressons des bonshommes de neige, sans bras, ni tête, mais surmontés d' un petit fanion rouge, qui faciliteront notre retraite si nous devons rebrousser chemin. Vers le soir, heureusement, ce brouillard tenace se dissipe quelque peu et nous pouvons dresser nos tentes sur le Satellitenpasset, comme prévu. A cet endroit de 1000 mètres d' altitude, nous découvrons la trace fraîche d' un ours polaire, ce qui nous incite à scruter les alentours avec une attention particulière. Remplis d' une crainte respectueuse et d' un certain malaise, nous constatons que nos souliers de ski, pointure 46, ne couvrent que la moitié des empreintes de l' animal! En outre, notre intention était de bivouaquer ici les deux nuits suivantes. En raison de ce voisinage inquiétant, nous trouvons sans peine parmi nous des volontaires se relayant toutes les deux heures pour monter la garde, afin d' assurer aux autres membres de notre groupe un sommeil réparateur. Par bonheur, le plantigrade ne viendra pas nous déranger; il semble apprécier davantage la compagnie des phoques élégants et gras des bords du Raudefjord que celle de notre société insolite!

Pour l' alpiniste, le skieur et le randonneur

Les conditions météorologiques se dégradent maintenant à vue d' œil et le baromètre a considérablement baissé. Un vent tempétueux se lève et le thermomètre reste obstinément au-dessous de zéro. Ces circonstances nous déterminent à renoncer aux ascensions projetées à partir du Satellitenpasset.

Activités réglées par la météo plutôt que la performance à tout prix

De nos mains engourdies par le froid, nous démontons nos tentes et quittons cet endroit inhospitalier un jour plus tôt que prévu, pour revenir à notre camp de base. Encordés, nous cherchons le meilleur itinéraire de descente, avec nos propres moyens d' orientation, le long des quinze kilomètres du glacier de Waggonway. Au début du parcours, les fissures de la glace sont encore bien recouvertes de neige, mais plus nous nous approchons du fjord de Magdalenen, plus grande doit être notre prudence pour nous frayer un chemin entre les crevasses béantes. Nous sommes contents d' arriver sains et saufs « à la maison », malgré l' abandon de nos derniers projets d' ascensions. En contrepartie, nous puisons copieusement dans nos provisions de base pour nous offrir un repas qu' on peut qualifier de plantureux eu égard aux conditions polaires.

Après un long sommeil bien mérité, nous nous adonnons à divers travaux de nettoyage. Nous déployons les toiles de tentes pour les sécher et lavons à nouveau soigneusement tout notre attirail de cuisine à l' eau du torrent. Nous consacrons notre dernière semaine au Spitzberg à quelques petites ascensions, ainsi qu' à l' observation et à la photographie de la flore et de la faune: le renard polaire aux allures timides et rusées, les nombreux phoques, les rennes sauvages et les innombrables espèces d' oiseaux, notamment le petit pingouin, la

grosse bernache du Canada et les sternes arctiques, à l' attitude agressive. Nous sommes aussi les témoins de cette implacable loi de la nature: il faut manger pour ne pas être mangé!

Un beau matin, après trois semaines de séjour dans la solitude de l' île principale du Spitzberg, le bruit saccadé de l'«Iskongen » nous tire du sommeil. Le capitaine Sorensen jette l' ancre à 200 mètres environ de nos tentes. C' est l' heure de quitter notre extraordinaire camp de base et de prendre congé du fjord de Magdalenen.

Comment envisager une expédition au Spitzberg?

La visite du Spitzberg ne requiert nulle performance extraordinaire. Un alpiniste expérimenté ou une bonne skieuse de randonnée s' adapte aisément aux rudes conditions du Grand Nord. Il faut cependant disposer d' un minimum de trois ou quatre semaines pour envisager une expédition sous le 80e degré de latitude nord.

Un point important à respecter avant le départ est la préparation soigneuse et détaillée de l' ensem du matériel et des provisions, car les possibilités d' achat sont rares sur l' île. De plus, il faut une autorisation du gouverneur norvégien de Longyearbyen, impliquant la possession d' une arme à feu, pour se rendre à l' intérieur du pays. Les mois de juin à août sont les plus favorables pour une telle entreprise, car la plupart des fjords sont libres de glace à cette époque, et l'on peut bénéficier pleinement du soleil de minuit, qui donne tout son charme à l'«aventure Spitzberg ».

Traduil de l' allemand par Cyril Auberl A bord de l' Iskongen, nous quittons le fjord de Magdalenen

/oyages, rencontres, >ersonnalités

Piaggi, incontri, >ersonalità

leisen, Begegnungen, »ersönlichkeiten

n' occuperait pas aujourd'hui la « position privilégiée » qui est la sienne dans J+S. Une réalité qui est aussi d' une grande importance pour le CAS.

En 1969, Charly Wenger était nommé au poste de directeur technique pour l' alpinisme et les excursions à ski, et en 1982 à celui de chef de la Section de l' office J+S. Il s' est engagé avec une très grande énergie au service de cette institution, lui donnant à de nombreuses reprises des orientations décisives. Presque tous ceux qui ont été amenés à collaborer avec lui étaient d' abord surpris parson attitude « en ligne droite », qui ne laissait place à aucun détour. Mais on réalisait bientôt qu' il s' agissait pour lui, dans ses activités et son argumentation, de ne jamais perdre de vue les fondements, c'est-à-dire le sport, qu' il aimait lui aussi. Charly Wenger posait à ceux qui amenaient de nouvelles idées les mêmes exigences de qualité qu' il se fixait à lui-même. Ainsi, par exemple, lorsqu' on se demandait si l' escalade devait devenir une nouvelle branche sportive ou être intégrée en tant qu' orientation particulière de la branche Alpinisme, ses avis furent une contribution importante à la mise en place rapide d' une bonne solution.

L' été dernier, j' ai rencontré par hasard Charly Wenger et son épouse à la piscine idylliquement située au-dessus de l' Ecole fédérale de sport de Macolin. Il m' a parlé de l' un de ses derniers projets, une semaine d' esca avec des jeunes dans le Jura. De « petits problèmes » propres à la jeunesse d' aujourd le préoccupaient fort, au point de le faire hésiter. J' ai pu alors me rendre compte qu' il n' était pas simple pour Charly de se retirer de ses fonctions... et me conforter dans la certitude que ses successeurs, non seulement à la Section de l' office J+S mais aussi dans les autres domaines, s' orienteraient en se référant à son important travail et que, quant à lui, il pouvait en toute tranquillité se consacrer à ses nouvelles activités librement choisies et à sa famille. Tous ceux qui ont collaboré avec Charly Wenger ont beaucoup appris de lui et son enseignement leur est utile non seulement dans leur travail mais aussi dans leur vie de responsables et pratiquants du sport.

Hanspeter Sigrist, Oberbalm BE ( trad.. " " .U

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