Une épicerie

«Là où l’on nuit à des régions alpines sensibles, le CAS envisagera une intervention.» Telle est la position du CAS face aux parcs éoliens. Quand, en revanche, des bandes de parapentes multicolores et visibles de loin défigurent le ciel d’un bleu profond dans des régions tout aussi sensibles, cela ne dérange pas du tout le CAS. Que les éoliennes ou les parapentes dérangent la personne qui admire le paysage relève de la sensibilité personnelle. Cependant, il convient de se rappeler que les éoliennes servent à la collectivité, alors que les parapentes ne satisfont que la quête individuelle du fun. Il me semble que les affaires du CAS et les intérêts qu’il défend sombrent de plus en plus dans «l’épicerie» (de tout pour tout un chacun); … de grâce, restons fidèles à la devise du 150e anniversaire «Plus que de la montagne». Autrement, pourquoi ne pas avoir le courage de changer l’appellation «Club alpin suisse» (CAS) en «Club Helvetia» (CH)?

Feedback