Une grande «classique»: la Jungfrau par le Guggi

Remarque : Cet article est disponible dans une langue uniquement. Auparavant, les bulletins annuels n'étaient pas traduits.

Par Michel Corlin.

Lors de notre ascension de la Jungfrau par la Silberhornrippe, une seule ombre avait quelque peu obscurci la joie que m' avait procurée cette course: j' aurais été en effet très désireux de la compléter le lendemain par une nouvelle traversée de la Jungfrau du Joch au Guggi; mais, en passant à la Silberlücke, nous n' avions pas été sans remarquer que la rimaye eût été susceptible de nous causer de graves ennuis, et une louable sagesse nous avait fait renoncer à cette partie de notre plan; toutefois, dans mon esprit, ce ne devait être que partie remise. De fait, tout l' hiver suivant, le Guggi constitua la plus grosse de mes préoccupations alpines.

Et maintenant que la route Guggi est pour moi un fait accompli, il me vient un scrupule: dois-je risquer de lasser les lecteurs des Alpes en leur décrivant une fois de plus une ascension à la Jungfrau, et cela par une voie classique, alors surtout que notre revue nous a offert le remarquable article de H. Gentinetta dont la lecture, évoquant en moi des souvenirs tous frais, me fut vraiment un régal? Mais je pente que lorsque paraîtront ces lignes, d' autres qui peut-être viendront à leur tour de parcourir cette véritable voie royale éprouveront une impression semblable en les lisant; et peut-être la comparaison des deux récits d' une même course, effectuée dans des conditions d' enneigement assez analogues, mais en sens inverse, pourra-t-elle offrir quelque intérêt, si du moins l'on ne perd pas de vue que l' un émane d' un grand guide et l' autre d' un fort quelconque alpiniste: c' est là ce qui me décida à tenter de dire malgré tout ce que fut pour moi cette expédition merveilleuse.

Les personnages? Les mêmes que ceux de l' année précédente: mon inséparable guide Heinrich Brunner, Fritz Feuz et moi-même. Le décor? Le plus grandiose que l'on puisse imaginer.

Or donc, le 15 août 1936, vers 4 heures de l' après, nous descendons tous trois du train à la station Eigergletscher: bien que le temps soit beau depuis deux jours, la montagne est couverte d' une grande quantité de neige fraîche, à tel point qu' un guide de la Scheidegg vient de nous exprimer son scepticisme quant à la réussite de notre projet; mais sur la glace dure de l' Eigergletscher le soleil tape, et nous espérons que là-haut il travaille pour nous. Bien vite la pente que nous devons traverser devient plus raide: c' est le moment de s' encorder et de mettre les crampons. Presque au début un premier pas intéressant se présente: il nous faut descendre dans une crevasse et remonter en taillant dans le flanc opposé. En moi une seule pensée: Le vieux projet enfin se matérialise, nous sommes en route pour la Jungfrau par le Guggi.

Le glacier une fois traverse, nous prenons pied sur le rocher en quelques pas qui de loin semblent devoir être effroyables, mais qui en réalité se révèlent d' une simplicité enfantine; dès lors nous suivons le sentier qui serpente à travers la roche grise jusqu' à la cabane, où nous arrivons à 18 heures 15; bien que nous soyons un samedi, nous semblons devoir en être les seuls occupants. Le temps, légèrement orageux au début de l' après, s' est maintenant complètement rasséréné; mais la température trop douce — 8° au coucher du soleil — nous donne quelque inquiétude quant à l' état de la neige. A 20 heures, alors que nous avons terminé notre souper, arrivent deux jeunes et sympathiques clubistes, dont le but est le même que le nôtre.

A 1 heure déjà la sonnerie du réveil vient interrompre un sommeil qui fut excellent: le ciel est d' une pureté parfaite, mais il fait bien doux! Après les préparatifs et le déjeuner rituels nous quittons la cabane à 2 heures 10, notre cordée précédant celle de nos compagnons.

Tout de suite, nous nous engageons dans la descente du couloir, presque aussi souvent maudit que décrit, qui va rejoindre le Guggigletscher; de fait, à la lanterne et sans lune, il semble conduire aux enfers plutôt que n' im où ailleurs; et je crois que sans le câble — un câble justifié s' il en fût — il pourrait effectivement y conduire très vite. Les pierres sont croulantes, et on n' y voit rien. Aux deux tiers environ du couloir, nous traversons vers notre gauche et suivons la tracejalonnée de steinmanns qui parcourt la moraine. Un rocher vertical nous sépare du glacier, mais, grâce à la grosse corde fixe, ce n' est qu' un jeu d' y parvenir: il est à ce moment 3 heures 30. Maintenant nous traversons le Guggigletscher horizontalement, vers la chute de séracs du Kuhlauenen; horreur, la neige y est déjà molle, et Brunner, exprimant à haute voix ce que je me contente de penser, émet des doutes sur la possibilité de notre ascension. Nous continuons néanmoins notre marche; l' attaque normale du Kuhlauenen se trouve plutôt dans sa partie orographique droite, mais les séracs y paraissent assez branlants: aussi tra-verserons-nous plus loin et aborderons-nous l' obstacle plus près de la rive gauche, où le passage semble plus difficile, mais moins dangereux. Nous continuons donc en droite ligne quelque temps encore, mais bientôt la pente se redresse et nous obliquons à gauche; la neige maintenant cède le pas à la glace, nous approchons de la région des séracs: c' est le moment de mettre les crampons; il est 4 heures 40. Dès le début, la pente est raide; de chaque côté de nous et au-dessus de nos têtes, des séracs formidables se dressent. Nous aboutissons ainsi à une courte crête de glace que nous suivons jusqu' à une pente qui monte vers les séracs supérieurs. Brunner doit y tailler des prises pour les mains. Enfin nous voici devant le bastion principal: un mur de séracs quelque peu surplombants d' une dizaine de mètres de hauteur au-dessus desquels se trouvent d' autres séracs moins raides.

Cependant que Feuz et moi sommes en parfaite sécurité et même de l' assurer utilement, notre leader disparaît entre l' énorme tour au pied de laquelle nous sommes et sa voisine; les coups de piolet que nous entendons et les fragments de glace que nous voyons filer devant nous nous sont la preuve qu' il est en train de se livrer à un sérieux travail. Au bout de quelques minutes, sur un appel qu' il lance, la seconde cordée me dépasse pour aller le rejoindre, et j' entends là-haut un conciliabule dont je ne puis saisir le sens; puis les coups de piolet reprennent. J' ai bien un peu froid aux mains, mais qu' est cela au prix du spectacle que m' offre ce grandiose labyrinthe de glace? Enfin l' ordre m' arrive d' avancer: je m' engage derrière l' angle de la tour, et là j' ai l' occasion d' admirer un très beau travail de taille, œuvre de Brunner dans la partie inférieure et du leader de l' autre cordée dans le haut; en taillant dans le sérac de gauche pour la main et le pied gauches et dans celui de droite pour la main et le pied droits, ils ont vaincu la muraille; aussi, suivi de Fritz Feuz, je passe allègrement, sans autre dommage... qu' un beau coup de crampon dans mon pantalon!

Au-dessus de ce merveilleux passage, d' autres séracs sont pour nos compagnons, maintenant en tête, l' occasion d' un ouvrage encore dur quoique moins sévère; enfin l' obstacle est passé, et une pente nettement plus douce nous amène à la rimaye qui nous sépare du plateau du Kuhlauenen. Hélas, elle est infranchissable ici et nous oblige à un considérable détour vers la gauche qui nous fait perdre du temps, mais nous mène vers un pont d' une parfaite solidité. Il y a plus de cinq heures que nous avons quitté la cabane — il est 7 heures 35 — et nous nous arrêtons un quart d' heure pour « mettre du charbon dans la machine » sous forme d' un substantiel déjeuner. La vue est d' une extrême grandeur: devant nous, la pente qui monte au Jungfraujoch et l' éperon 3788 de l' arête est de la Jungfrau forment une formidable barrière, d' où même de Mönch et l' Eiger à gauche et le Schneehorn à droite ne parviennent pas à distraire les yeux. Quant à Brunner, il est maintenant confiant dans le succès quoique la neige ne soit pas fameuse: il estime en effet que maintenant mieux vaudrait monter à la Jungfrau, même dans des conditions mauvaises, que de redescendre ce que nous avons gravi. Je lui cite la réponse de Melchior Anderegg à Moore qui, après le passage de l' arête de glace de la Brenva, lui demandait s' il croyait possible d' atteindre le sommet du Mont Blanc: « We must, sir, for we cannot go back »; et cela a le don de le faire rire aux éclats! En tous cas, nous ne pouvons nous attarder; aussi repartons-nous bien vite pour la traversée du plateau en direction des rochers supérieurs du Schneehorn; ici encore, nous fermons la marche. Nous passons une rimaye insignifiante, puis par une courte pente de glace nous abordons les rochers. Ils ne sont pas à proprement parler difficiles, mais assez instables: en outre, ils sont saupoudrés de neige fraîche, et cela nous oblige à un surcroît de précautions: à mon avis, ils constitueront le passage le plus dangereux de la course. Tantôt par le rocher, tantôt par des bandes d' une neige fort peu digne de confiance, tantôt enfin par des plaques de glace — celles-ci nous ont obligés à garder nos crampons — nous avançons lentement. Alors que nous sommes peut-être à 40 mètres du sommet, j' entends en haut le cri de « Achtung », et je vois une masse blanche dégringoler vers nous. Nous nous plaquons contre le rocher et nous enfouissons la tête sous les bras. Quelques secondes passent, angoissantes, troublées par un bruit de chute de glace; quelques éclats sans gravité nous atteignent mollement, puis tout rentre dans l' ordre. Nous osons enfin relever les yeux, et nous constatons que c' est une partie de la corniche du Schneehorn qui s' est détachée pour foncer sur nous; au moins voilà un risque que nous ne courrons.

plus maintenant! Nous reprenons notre progression, nous atteignons une courte pente de neige qui mène presque sous ce qui reste de la corniche, et nous franchissons la ligne sommitale à 9 heures 35, très en retard sur l' horaire normal. Devant nous apparaît clairement notre route: il nous faut traverser le plateau vers le flanc sud du Petit Silberhorn, puis remonter sur celui-ci jusqu' au voisinage immédiat de l' arête est par laquelle nous devrons arriver au sommet: il ne faut en effet pas songer à forcer directement la barre de séracs qui défend la Silbermulde.

A 9 heures 50 déjà, nous repartons; ici nous sommes de nouveau en tête. Sur le plateau — S surprise — la neige est excellente, et j' ai tout loisir de jouir de la vue merveilleuse: jamais au cours de toute ma vie alpine je n' ai vu un coin de montagne aussi beau! Je ne me lasse point d' admirer la splendide architecture de l' arête est et de la « Gipfelnordwand » de notre Jungfrau; la route Fischer, reprise et complétée par le regretté Hans Lauper, me fascine particulièrement. Nous voici maintenant au Petit Silberhorn: la pente y est raide, mais la neige fraîche adhère déjà assez bien à l' ancienne, et nous menons l' ascension bon train, car nous avons un sérieux retard à combler: à 11 heures moins 5 nous sommes déjà au sommet du Petit Silberhorn. J' insiste pour y marquer un court arrêt, afin d' examiner — oh, sans intention agressive — la voie Lauper-Schumacher dans la face nord; aussi l' autre cordée repasse-t-elle en tête. Une traversée facile et sans histoire de la Silbermulde nous amène en quarante minutes à la rimaye qui défend la pente courte — 20 à 25 mètres — mais fort raide — environ 55qui monte à la Silberlücke; et bientôt je vois nos camarades de rencontre s' y élever en des positions bizarres, non pas, hélas, dans la glace, comme il serait normal à cet endroit, mais dans une neige pulvérulente que je m' étonne de voir tenir sur une telle pente et à la vue de laquelle nous enlevons nos crampons. Enfin les deux premiers arrivent à la Lücke; et c' est maintenant au tour de notre chef. A mi-côte, il est à bout de corde, et je dois alors suivre; très obligeamment, nos deux camarades lui passent leur bout de corde et l' assurent ainsi, ce qui lui permet de veiller à toute éventualité. Je monte le rejoindre à corde tendue; à un moment la neige cède sous mes pieds, et pendant quelques instants mes mouvements paraissent tenir de la natation plus que de l' alpinisme! Enfin j' arrive à sa hauteur, je m' assure de mon mieux — le piolet ne sert pas à grand' chose dans cette « poudre de talc » sauf peut-être comme régulateur d' équilibrepuis il grimpe la deuxième partie dans des conditions semblables et rejoint enfin les premiers; après quoi notre troisième et moi pouvons progresser en même temps. A midi précis, nous sommes tous réunis; nous sommes bien aises que le déjeuner nous soit l' occasion d' une halte; car ce dernier passage, pour être court, n' en a pas moins été fatigant.

Nous avons d' ailleurs brillamment marché depuis le Schneehorn; nous avons maintenant rejoint notre route de l' année précédente, et je sais que nous ne pouvons plus subir beaucoup de retard: déjà l' an passé, il y avait de la neige fraîche sur le Silbergrätli; cette année il y en aura un peu plus, voilà tout! Cependant que Brunner, sorte d' alchimiste, se prépare à trans- former de la neige en the à l' aide de son réchaud, je me plonge dans la contemplation des lieux qui nous entourent et j' évoque les souvenirs de l' an passé; de temps en temps je lève les yeux vers notre chère cime, pour les abaisser ensuite vers l' effroyable précipice qui tombe dans le Silberlauitobel; devant nous apparaissent « nos » montagnes du Lauterbrunnental que nous revoyons toujours avec joie. Tout en déjeunant, nous examinons le Silbergrätli; il paraît tout de même plus mauvais que l' année dernière: la manœuvre autour du gendarme surplombant semble devoir exiger une extrême attention du fait de la neige fraîche recouvrant la dalle qui le précède.

Bientôt nos camarades qui ont déjeuné rapidement se remettent en chemin, nantis de quelques précieux conseils de Brunner. Nous les voyons franchir très lentement la première tour en suivant le fil de l' arête, puis atteindre la dalle enneigée dont ils suivent le bord extrême gauche; la progression semble très difficile. Enfin les voici engagés dans la petite cheminée qui débouche au delà du surplomb sur l' arête que le premier atteint en poussant un yodel: il est 13 heures et quart, aussi nous mettons-nous en route.

Dès le début, tout se passe mieux que je ne l' aurais imaginé: les prises sont pour la plupart sèches; et là où il y a de la neige, elle est assez adhérente. Le surplomb lui-même me semble plus facile à trouver que l' année dernière; partout j' ai la sensation que l'on « tient », et cela me donne une grande confiance. Nous franchissons toutes les tours en suivant strictement la crête; certains passages entièrement en neige se révèlent moins inquiétants à l' usage qu' à la vue; à d' autres endroits la neige a laissé à découvert une très étroite corniche de rocs où les pieds trouvent juste leur place, cependant que le bras gauche, passé par-dessus la crête neigeuse, fait office de verrou de sûreté. A 14 heures 30 enfin, nous quittons la dernière tour, pour arriver sur la courte arête de neige où commence le Hochfirn; là nous rejoignons nos camarades et prenons à notre tour le commandement. Enfin, pensons-nous, toutes les tribulations sont derrière nous maintenant; nous n' avons plus en perspective qu' une promenade jusqu' au sommet... Mais qu' est ceci? Le temps, parfaitement pur jusqu' alors, semble se gâter à l' ouest, cependant que dans les vallées se forment des nuées à l' aspect orageux: à cette vue nous nous hâtons, pour autant que ce soit possible sur le Hochfirn après douze heures de course lorsque la neige est molle. Alors que nous pointons en direction du Sattel entre la Wengen-Jungfrau et le sommet, un coup de tonnerre sourd se fait entendre, suivi d' un second un instant après. Diable! Un orage au sommet de la Jungfrau? J' aimerais mieux autre chose! Je regarde l' heure: 15 heures 35: pressons! Heureusement, l' orage ne se rapproche que peu, et sa cadence est lente: un coup de tonnerre toutes les dix minutes environ. Nous sommes maintenant enveloppés d' un nuage d' un jaune sale, mais les piolets ne sifflent pas: il n' y a donc encore aucun phénomène électrique dans notre région. De temps en temps une échappée nous permet de voir que le Breithorn et le Grosshorn résistent à l' attaque des brouillards.

Enfin la montée monotone cesse: c' est le moment de tourner à droite à angle droit, pour passer sous la pointe terminale de la Jungfrau que nous attaquons presque à l' aplomb du sommet, un peu moins à l' ouest que d' habi. Un court passage de glace nécessite la taille de quelques marches, puis par la neige — cette année on ne touche pas un rocher en cet endroit — nous nous élevons vers le faîte. Enfin nous voici sur la crête: quelques pas très rapides, et à 16 heures et demie nous touchons le sommet, où notre arrivée est saluée par un coup de tonnerre un peu plus proche que les précédents. Mon désir de toute une année est réalisé, et j' en suis immensément heureux; mais l' aspect du temps nous engage à ne pas nous arrêter. Nous n' avons plus maintenant qu' à suivre la trace: cette année le parcours est entièrement dans la neige, médiocre d' ailleurs à cette heure de la journée; quant à l' orage, il tend à s' éloigner.

La pente au départ du Rottalsattel est, cette année encore, extrêmement raide et toute de glace jusqu' à la rimaye que nous sautons sans difficulté; de l' autre côté, nous atterrissons dans la neige molle. L' orage a maintenant pris la fuite vers le nord, où de gros nuages nous bouchent la vue, cependant que la Jungfrau est plongée dans une sorte de ouate jaune jusqu' à 3800 mètres environ. Vers le Valais, au contraire, le ciel est resté pur ainsi que dans la région du Finsteraarhorn: le tout forme un contraste d' une beauté grandiose. Devant nous, le chemin est enfin libre d' embûches; aussi nous accordons-nous ici la halte que nous n' avons pu effectuer au sommet et donnons-nous libre cours à notre appétit. Ce n' est qu' au bout de trois quarts d' heure que nous reprenons notre route; nous descendons avec nonchalance la pente de neige molle jusqu' au Jungfraufirn, durant la traversée duquel nous pataugeons abondamment. Enfin viennent les dix minutes finales de montée au Joch qui me semblent les plus fatigantes de toute la course, et nous débouchons sur le plateau où déambulent des hôtes du Berghaus, qui paraissent un peu étonnés à la vue de ces cinq personnages qui tombent à cette heure insolite d' un ciel à l' aspect sinistre. A 19 heures juste nous faisons notre entrée dans la station du Jungfraujoch; c' est pour moi la fin d' une journée inoubliable dont le souvenir me sera toujours précieux aux heures difficiles de la vie quotidienne 1 ).

1 ) II peut être intéressant de comparer notre horaire avec celui d' une cordée qui effectua la même ascension en bonnes conditions de glace et de neige: celle de MM. Bicknell, Porter et Shadbolt le 21 juillet 1923 ( A.J. XXXVI ):

Guggihütte 3 h. Schneehorn7 h.

Glacier 4 h. 15 Silberlücke10 h.

Base des séracs 5 h. 1510 h. 15 Sommet12 h. 30

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