Zehn Jahre «Die Alpen». Dix années «Les Alpes»

Remarque : Cet article est disponible dans une langue uniquement. Auparavant, les bulletins annuels n'étaient pas traduits.

Zehn Jahre „ Die Alpen ». Dix années des „ Alpes ".

Mit 121 gegen 68 Stimmen beschloss die Delegiertenversammlung des S.A.C. in Bern 1923, die bisherigen 3 Veröffentlichungen — « Jahrbuch », « Echo des Alpes » und « Alpina » — in 1 Monatsschrift zu vereinigen. Und ein Jahr darauf taufte sie die Delegiertenversammlung in Langnau mit dem Namen « Die Alpen — Les Alpes — Le Alpi ». 1925 erschien der erste Jahrgang.

Hat die Monatsschrift in den verflossenen zehn Jahren das erfüllt, was man von ihr erwartete? Ist sie ein Symbol der Einheit geworden? Hat sie Zeugnis davon abgelegt, dass der begeisterte und tätige Freund der Bergwelt auch die Pflege der geistigen Werte nicht missen will? Ist sie der bleibende Ausdruck vom Aufgabenkreis des S.A.C., wie er in den Statuten 1923 umschrieben wurde?

Wir glauben es und freuen uns der vielen Zustimmungen im Laufe des Dezenniums. Jedem Mitgliede in jedem Hefte das zu bieten, was es erwartet und billigt, war, ist und bleibt unmöglich. Die Schriftleitung bemühte sich, für Abwechslung in Wort und Bild zu sorgen, und wurde darin von der Zeitschriftkommission unterstützt. Äussere Gestalt und Inhalt sollten von Anbeginn einen vornehmen Charakter haben. Bergsteiger, Lichtbildner, Forscher, Künstler und Dichter boten ihre Mitarbeit gerne an und halfen redlich mit, das geistige Niveau der Monatsschrift auf gebührender Höhe zu halten. Und seit Jahren ist der Stoffandrang so kräftig geworden, dass die Schriftleitung Mühe hat, ihn zu meistern, ohne mitunter gewalttätig zu werden. Wir betrachten das als ein gutes Zeichen für die nächsten zehn Jahre. Entartung des Alpinismus drohe, befürchten viele. Helft mit, ihr Wachsamen alle, in Wort und Bild, dass unsere Monatsschrift als ein treuer Eckart und sinnreicher Förderer wider allen Ungeist bestehen kann, zum Wohle des S.A.C. 1Par 121 voix contre 68 l' Assemblée des délégués du C.A.S., siégeant à Berne en 1923, décida de remplacer les trois publications alors existantes — le Jahrbuch, l' Echo des Alpes et l' Alpina — par un seul périodique, auquel l' Assemblée de Langnau donna l' année suivante le nom de Die Alpen — Les Alpes — Le Alpi. En janvier 1925 parut le premier numéro de la nouvelle revue.

Notre périodique a-t-il, pendant ces dix années écoulées, répondu à ce que l'on attendait de lui? Est-il bien devenu un symbole de l' unité du C.A.S.? A-t-il réellement témoigné que le véritable alpiniste est toujours animé du même souci des valeurs spirituelles? Est-il bien, enfin, l' expression durable des buts que poursuit le C.A.S., tels qu' ils sont définis dans les statuts de 1923?

Nous le croyons et les nombreux témoignages d' approbation qui nous ont été adressés au cours de ces dix années nous sont une joie. Il est, sans doute, impossible d' offrir à chaque membre du C.A.S., dans chaque numéro des Alpes, ce qui lui agrée plus particulièrement; toutefois les rédacteurs se sont efforcés d' apporter la plus grande variété tant dans les articles que dans les illustrations. Et ils ont été soutenus dans l' accomplissement de cette tâche par la Commission du périodique.

Si, dès le début, Les Alpes ont pu être d' une belle tenue, c' est grâce à la collaboration aimable et empressée de tous, alpinistes, photographes, écrivains, savants, artistes, poètes. Et, depuis quelques années, cette coopération est devenue si considérable que la rédaction se voit parfois obligée de montrer quelque sévérité dans le choix qu' elle est appelée à faire. Il nous paraît que ce fait est de bon augure pour les prochaines dix années.

D' aucuns craignent que l' alpinisme ne soit menacé de perdre son véritable caractère, sa valeur intrinsèque. Apportez-nous donc votre collaboration, vous tous, gardiens vigilants des idéals de notre Club, joignez-vous à nous pour parer au danger et faire en sorte que notre revue conserve son caractère de pierre angulaire, sentinelle avancée qui nous protège contre toute défaillance, pour le plus grand bien du S. Ernst Jenny. Albert Roussy.

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