A propos de rappels de corde

Remarque : Cet article est disponible dans une langue uniquement. Auparavant, les bulletins annuels n'étaient pas traduits.

Par André Roch.

Dans son article sur les itinéraires de la Pointe Beaumont paru dans « Les Alpes » d' août 1929 ( p. 315 ), M. E. R. Blanchet cite un rappel de corde de 40 mètres « comme sans rival en Suisse et en France ». Ceci nous paraît inexact; car sans aller plus loin qu' au Salève, nous y rencontrons de nombreuses descentes en rappels fréquentées chaque dimanche et dont quelques-unes peuvent fort bien rivaliser avec celles des Dolomites.

Comme exemples nous trouvons: La Corne ou Dent du Requin ( 30 m. en surplomb ). La descente de la Liane de 35 m. dont 25 m. en surplomb; à une distance de 10 à 15 m. de la paroi.

La descente du Bonhomme ou des Trois Dominos, de 40 m.

La cordée Besson de 50 m ., dont 40 m. au moins en surplomb.

Le Grand Surplomb de la Grande Arête de 37 m ., en deux surplombs.

L' Arête Jaune en une cordée de 40 m ., etc.

Ces quelques exemples sont les longs rappels les plus connus au Salève; mais il en existe quantité d' autres.

Pour de plus amples détails, voir le « Guide pratique du Salève » de H. C. Golay.

Les Genevois habitués du Salève n' utilisent guère qu' une position de descente en rappel; la corde passe entre les jambes, sous la jambe droite et sur le bras droit à l' endroit du coude, celui-ci replié et appliqué contre le corps.

On peut ainsi freiner plus ou moins: 1° en fléchissant l' avant sur le bras; 2° en serrant la corde entre le bras et le corps; 3° en enroulant la corde autour de la jambe; ce qui se fait vers la fin du rappel alors que le poids de la corde diminue.

La plupart des « varappeurs » emploient des manchons en toile à voile ou en molleton pour le coude et la cuisse.

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