Association des guides de montagne et le ski héliporté (L' -)

des guides de montagne

et le ski héliporté

A propos de « Le CAS et le vol des hélicoptères », Les Alpes 3/99 Dans l' article précité, les auteurs, Thomas Tschopp et Jürg Meyer, livrent une bonne présentation des vols des hélicoptères en montagne. Ils proposent des solutions pour réduire le poids et le volume du matériel afin de diminuer les vols de ravitaillement des cabanes. Ils conseillent aussi de limiter les vols organisés à l' occasion des inaugurations.

Ils préconisent de limiter de façon drastique, voire d' interdire le ski héliporté. Cette activité ne représente que 2% du trafic des hélicoptères en Suisse. De plus le vent, les conditions météorologiques, l' enneigement et les critères saisonniers en limitent fortement la pratique. Le ski héliporté est l' une des activités aéronautiques les plus rigoureusement régle-mentées. Sur les quarante-trois aires d' atterrissage existantes, vingt-huit sont interdites d' accès aux amoureux de la poudreuse. Les groupes sont accompagnés par des moniteurs de ski ou par des guides de montagne de la région. Ceux-ci connaissent les repaires des animaux sauvages et d' autres particularités. Gstaad, avec six aires d' atterrissage, et Zermatt, avec cinq, sont les hauts lieux du ski héliporté en Suisse. Si l'on examine de plus près la région autour de Gstaad et Saanen ( 120 km2 ), on brosse le tableau suivant: on peut emprunter seize itinéraires hors-piste ( variantes ) depuis le sommet des téléphériques, outre les vingt-quatre pistes du domaine skiable. Les amateurs de ski de randonnée disposent de trente-sept itinéraires supplémentaires, dont sept seulement à partager avec les amateurs de ski héliporté.

Nous constatons donc que:

- L' installation de remontées mécaniques supplémentaires aura plus de conséquences néfastes pour la nature que quelques atterrissages d' hé.

- Les avalanches en février dernier ont démontré que la Suisse manque de pilotes d' hélicoptères capables de se poser en dehors des aires d' atter.

- La limitation des vols, voire leur interdiction, diminue l' offre touristique suisse au moment où l'on s' efforce de trouver de nouvelles activités.

- Il y aura toujours des amateurs de ski héliporté, si ce n' est pas en Europe, en tout cas au Canada. Reste à savoir quel est le bénéfice enregistré par la nature, si tout un chacun brûle deux tonnes de kérosène supplémentaires pour voler jusqu' aux Rockies.

Le même numéro des Alpes publie la présentation de l' équipe nationale de ski-alpinisme nouvellement fondée. La pratique de ce sport - auquel le CAS apporte son soutien - nécessite des centaines d' heures de vol en hélicoptère au départ des vallées, bien en deçà des aires d' atterrissage de montagne. Des alpinistes font la haute-route Chamonix-Zermatt pendant que l'on aménage le parcours de la Patrouille des Glaciers ou que les hélicoptères survolent le passage des coureurs! Il s' agit ici d' un genre spécial de ski héliporté, promu par le CAS.

En été, lorsque je guide des clients en montagne, je suis dérangé par le bruit du trafic aérien bien au-delà du périmètre des aires d' atterrissage de montagne. Que l'on fasse de l' escala en Suisse centrale ou l' ascension d' un quatre mille, on est généralement dérangé par le vrombissement de toutes sortes d' engins volants de huit heures du matin à six heures du soir!

La campagne contre le ski héliporté ne s' attaque pas au problème fondamental. Il s' agit d' une campagne à grand spectacle qui vise à donner au public l' impression que les défenseurs de la nature s' engagent sans compter. Aussi longtemps que le CAS ne limite pas fortement ses propres vols d' hélicoptères, je suis d' avis que seuls les habitants des régions concernées ont le droit de se prononcer sur le maintien ou la suppression du ski héliporté!

Les lignes directrices de l' Associa suisse des guides de montagne fourniront à toute personne intéressée les détails de l' attitude adoptée par les guides face à la nature.1 Armin Oehrli, président de l' Association suisse des guides de montagne ( trad. )

iscalade libre / ompétition

rramapcata libera di coMpetizione

port- und ett kämpf klettern

Coupé de Genève 1999

Cette compétition haute en couleur, couplée au championnat genevois organisé depuis quatre ans, répond à un réel besoin, puisque pas moins de 120 jeunes y ont participé.

Les qualifications ont été organisées sur le modèle de la Coupe suisse 1998, avec deux circuits « flash » parallèles ( possibilité d' observer tous les autres concurrents ), l' un sur blocs ( réception sur de gros tapis de chute ), l' autre en voies, hautes d' environ 13 mètres, encordés et jusqu' au degré 7 c.

Cette formule du « combiné blocs/voies » permet à chacun de faire étalage de ses qualités dans le domaine de la force pure ( blocs ) et de l' ef de plus longue durée ( résistance courte ou longue pour les voies ), ce qui définit finalement le grimpeur le plus complet du circuit.

Pour terminer, les finalistes, des minimes ( de 11 ans et moins ) qu' aux juniors de 20 ans, ont offert Poussines 1 Anouk Piola, Genève escalade 2 Soélie Minster, Chamonix 3 Sandra Martinez, Libre écart Benjamines 1 Mickaelle Policard, Roc évasion 2 Marine Mercier, St-Jeoire 3 Fanny Conan, Libre écart Minimes filles 1 Hélène Maurer, Genève escalade 2 Flora Zermatten, Chamonix 3 Coralie Monney, Genève escalade 1 Pour obtenir ces lignes directrices, veuillez faire parvenir une enveloppe adressée et affranchie au secrétariat de l' Association suisse des guides de montagne, Kanzleistrasse 127, 8004 Zurich.

Juniors filles 1 Camille Didry, Roc évasion 2 Livia Mancino, Genève escalade 3 Eole Lemaire-Asselin, Roc évasion Qualification « blocs »: concentration intense pour atteindre la prochaine prise un magnifique spectacle en se dépar-tageant « à vue » sur le mur d' escalade mis à disposition par la Ville de Genève, avant que de nombreux lots viennent les récompenser. Michel Piota, Onex

Calendrier des compétitions: changement de date

La compétition d' escalade de Schlieren, qui compte pour la Swiss Cup, a été déplacée au 2 octobre 1999 laces d' honneur de la Coupe de Genève 199:

Poussins 1 Davy Dumartheray, Carroz vertical 2 Amédée Lacraz, Carroz vertical 3 Teo Genecand, Genève Benjamins 1 Anthony Sapey, Genève escalade 2 Mathieu Holtz, Genève 3 Etienne Giraux, St-Jeoire Minimes garçons 1 Pierre-Louis Ador, Genève escalade 2 Alois Poncet, Genève escalade 3 Ludovic Jousson, Genève escalade Cadets 1 Romain Desgranges, Chamonix 2 Jérôme Hani, Genève escalade 3 Mathieu Maurer, Genève escalade Juniors garçons 1 Adrien Barrât, Roc évasion 2 Gael Pernollet, Chamonix 3 Jérôme Marsoiais, Genève

écurité, médecine, luvetage

»icurezza, medicina, | soccorso in montagna

»icherheit, Medizin, lettungswesen

Urgences

dans les montagnes

suisses en 1998

Moins d' interventions par rapport à l' année précédente La pratique de la montagne sous toutes ses formes couvre un large éventail d' activités. Pour cette raison, les statistiques portant sur les accidents de montagne1, dans les Alpes suisses et le Jura, se divisent en deux parties: les interventions d' urgence et les accidents mortels. A noter que l' urgence en montagne comprend toutes les interventions, y compris les cas de maladie et l' évacuation de personnes non blessées qui ont dû faire appel aux services de secours.

Aperçu

En 1998, un total de 1210 personnes ont été secourues alors qu' elles pratiquaient un sport de montagne « classique ». Si l'on ajoute les accidents de parapente et d' aile delta, le nombre des personnes secourues se monte à 1311, soit un recul des interventions de 11 % par rapport à l' année précédente. En chiffres absolus, on enregistre une diminution dans la plupart des activités, sauf le ski de randonnée et le hors-piste ( voir graphique 1 ).

En comparaison des années précédentes, on remarque que le rapport cas d' urgence mortels reste stable. Si l'on écarte les cas de maladie, qui sont inclus dans la catégorie des urgences, le rapport entre les personnes accidentées et les acci- dents mortels se situe dans une étroite bande de 10 contre 1. Indépendamment de ces constantes, certaines activités ainsi que des accidents spécifiques présentent des différences considérables ( voir graphique 2 ).

En 1998, le nombre d' accidents mortels de randonneurs à ski est de 12%, alors que pour l' escalade, on en enregistre 5%.

Des différences significatives se manifestent également selon les activités. Les chutes ont causé la mort de 12% des personnes accidentées alors que 15% des personnes tombées dans des crevasses sont décédées. Les accidents d' avalanches ont provoqué sensiblement plus de victimes. Sur trente personnes secourues, quatorze ont perdu la vie, soit une proportion de 47%.

Aucune différence notoire de la gravité des blessures, estimée selon l' index médical ( code NACA ), n' a été enregistrée par rapport à 1997. A l' exception des évacuations de per- 1 Cette présentation est basée sur les données fournies par toutes les organisations de sauvetage participantes de Suisse.. " " .Vu la structure fortement fédéraliste de ces organisations, il est difficile d' établir une saisie uniforme des données. Grâce aux efforts de Hans Jaggi, CAS, Hans Jacomet, Rega, Bruno Durrer et Urs Wiget, Air Glacier, Jacques Michelet, canton du Valais, Frank Tschirky, ENA, il est possible d' obtenir depuis plusieurs années des données fournissant une vue d' ensemble de l' urgence en montagne.

Les sauveteurs du CAS se préparent pour le repêchage d' un parapentiste accroché à un câble de transport de bois sonnes non accidentées, qui montrent une légère augmentation, les accidents ont diminué dans toutes les autres catégories ( voir graphique 3 ).

Accidents mortels en montagne

Aperçu En 1998, 106 personnes ont été victimes d' accidents mortels dans les Alpes suisses et le Jura ( voir tableau 1 ). Soit un recul de 14% par comparaison avec l' année précédente. Le nombre de femmes mortellement accidentées a chuté par rapport à 1997 avec 14 victimes, soit une proportion de 13% contre 17%.

On enregistre également une diminution des accidents mortels parmi les étrangers ( 53, soit 50% contre 53% en 1997 ). On dénombre 20 Allemands, 7 Français et autant d' Italiens, Graphique 1: cas d' urgence en montagne répartis par activité Aile delta Parapente Autres sports de montagne Escalade de cascades de glace Escalade rocheuse Ski hors piste Excursion à ski Course de haute montagne Randonnée pédestre en montagne 100 200 300 400 500 600 Nombre de personnes Foudre Egaré Bloqué Chute de pierres ou de glace Chute dans une crevasse L' assurage correct du parapentiste est important, car le courant rabattant de l' hélicoptère pourrait facilement décrocher le parapente. Le repêchage et le transfert dans l' hélicop font partie du travail de routine des sauveteurs 100 200 300 400 500 Nombre de personnes 3 Britanniques, 3 Polonais et 3 Américains, 2 Japonais, 2 Hollandais et 2 Tchèques, un Croate, un Slovaque, un Espagnol et un Autrichien.

La diminution des accidents mortels touche toutes les activités. Si l'on considère les résultats en pourcentage, la randonnée à ski et le hors-piste enregistrent le recul le plus important ( voir tableau 2 ).

Accidents de haute montagne L' été 1998 a considérablement différé du précédent. On trouvait de bonnes conditions jusque dans la région des quatre mille en début de saison, dès la mi-juillet.

Une courte phase de mauvais temps a été suivie d' une longue période de beau, en août. La limite du zéro degré oscillait fréquemment entre 4500 m et 5000 m d' altitude.

Non défini 7: mort, avec ou sans tentative de réanimation 6: rétablissement des fonctions vitales 5: danger de mort élevé 4: danger de mort potentiel 3: hospitalisation nécessaire 2: soins médicaux ambulatoires nécessaires 1: aucun soin médical nécessaire 0: aucune blessure 100 Cela provoqua une fonte des glaciers et des conditions difficiles sur les névés et les glaciers. Cette situation s' est reflétée dans le nombre d' acci par chute collective ( où la glissade d' un membre d' une cordée entraîne la chute de toute la cordée ). En 1998, douze alpinistes, sur un total de quinze personnes impliquées, 1998 1997 Q.

-F

Sécurité, médecine, sauvetage Graphique 4: causes d' accidents mortels lors de randonnées à ski a < S 4

lu 1998

111

1

20 o 2 .a o / vie à trois personnes au Grand-Com-bin, dont un guide de montagne compétent et connu, originaire du Tyrol du Sud.

La situation est devenue particulièrement critique dans la région ouest des Alpes, dans le dernier tiers du mois d' août, lorsque des pluies gi-vrantes se sont abattues en dessus de 4000 m. Surtout dans le massif du Mont-Blanc, où de nombreux accidents graves ont eu lieu en haute montagne. Le phénomène a uniquement touché les Alpes suisses dans leur partie ouest. Le danger d' ava a augmenté en septembre déjà, suite aux premières importantes chutes de neige en haute montagne. Deux alpinistes qui avaient entrepris une course en haute montagne ont été emportés par une avalanche en automne, soit un nombre de victimes égal à celui de l' année précédente.

Randonnée pédestre Contrairement à l' automne précédent, où le beau temps avait duré de septembre à octobre, offrant une longue période favorable pour la randonnée pédestre, en 1998, les pluies ont sensiblement empêché cette activité. A l' exception du décès d' une personne dont la cause n' est pas connue, tous les accidents mortels sont dus à des chutes. Douze cas, la majorité, sont survenus sur des sentiers de montagne ou sur des versants abrupts, recouverts d' herbe. Comme l' année précédente, la proportion de victimes de nationalité suisse est net- tement plus élevée que la moyenne dans les autres activités alpines. Cela représente 20 décès, soit 69% des accidents mortels.

Escalade Parmi les six victimes, quatre ont trouvé la mort dans des accidents de rappel. Deux grimpeurs évoluaient en solitaire, si bien qu' il est difficile d' établir précisément les causes, faute de témoin oculaire. L' analyse de la situation a cependant permis de déduire qu' il s' agissait, dans les deux cas, d' une erreur de manipulation au moment d' installer le rappel. Une femme a fait une chute mortelle au moment du rappel, à la suite d' une erreur de fixation de l' auto à la partie libre d' un câble qui avait été attachée en boucle et qui n' était pas suffisamment solide. Une autre femme a perdu la vie dans les pentes abruptes du Schrofen. Elle a chuté en voulant récupérer un mousqueton qui avait été oublié lors de la descente en rappel.

Les deux autres accidents ont eu Neu à l' ascension. Dans le premier cas, une plaque s' est détachée au passage du premier de cordée. Elle s' est abattue sur le second et l' a fait chuter, ce qui a entraîné la cordée vers le bas, sur 80 mètres. Un des grimpeurs est mort sur le coup. Dans le deuxième cas, une cordée de deux personnes a fait une chute de plus de 80 mètres, jusqu' au pied de la paroi, au Brügglen Les buissons ont freiné la chute, si bien que le jeune homme a survécu, mais avec de graves blessures. Pour sa compagne, par contre, l' accident fut fatal. La chute de toute 2 Voir Les Alpes 8/98 et 12/98.

Tableau 1: identité ï 1997 1998 19 S Nombre de victimes123 106 100 Hommes 102 92 87 Femmes 21 14 13 Suisses 58 53 50 Etrangers 65 53 50 Membres du CAS 12 14 13 Age:

DeOà 10 ans 1 1 1 De 11 à 20 ans 2 6 6 27 25 23 De 31 à 40 ans 32 26 24 De 41 à 50 ans 20 12 11 De 51 à 60 ans 25 18 17 De 61 à 70 ans 10 7 7 Plus de 70 ans 6 7 7 Age inconnu - 4 4 une cordée est un cas exceptionnel en escalade. La présomption que l' accident est à imputer à l' assurage défectueux de la voie ne s' est pas vérifiée. Il y avait deux gollots au relais où le premier de cordée avait assuré sa partenaire. Aucun matériel d' assurage n' a été retrouvé en cet endroit ce qui laisse conclure que cette chute tragique est due soit à une erreur de manipulation, soit à une défaillance du matériel2.

Randonnée à ski Malgré la petite quantité de neige, les conditions pour la randonnée à ski ont été favorables de janvier à mars. Les périodes de mauvais temps, accompagné de chutes de neige, ont été de courte durée, la situation sur le front des avalanches s' est donc stabilisée en peu de jours. Par contre, les conditions ont été franchement hostiles en avril, aussi bien au nord qu' au sud des Alpes, où il a neigé à Pâques jusque sur la Piazza Grande, à Locarno! Mai fut favorable aux courses à ski en haute montagne. Malgré un enneigement inférieur à la moyenne saisonnière dans les régions glaciaires de haute montagne, les basses températures nocturnes ont favorisé la formation de gros sel et offert ainsi de bonnes conditions. La situation en général favorable sur le front des avalanches se reflète au niveau des accidents. Les années précédentes, en moyenne plus de 50% des morts étaient causées par des accidents d' avalanches, alors qu' en 1998, neuf randonneurs à ski ont perdu la vie en tombant dans une crevasse, en chutant ou en restant bloqués. Les victimes d' accidents d' avalanches, au Tableau 4: causes de l' accident Tableau 3: terrain Tableau 2: activité 1998

I

29 38 36 6 6 16 15 8 7 7* 7 Sentiers15 Herbe, éboulis10 Rocher25 Neige, névé, glace 55 Glacier14 Autre terrain4 Préalpes50 Alpes72 Jura1 * Inconnu ( disparu ) Haute montagne45 Escalade6 Randonnée à ski16 Hors-piste17 Autres7 Course organisée 415 Course privée84 Course en solitaire 35 14 57 34 54 32 descente sur Wengen et qui est tombé dans des gorges.

Remarques Selon les critères d' enregistrement de ces statistiques, le nombre des accidents mortels a atteint son niveau le plus bas en 1995, avec 88 victimes. Suite aux augmentations en 1996 et 1997, 1998 enregistre à nouveau un recul. D' une façon générale, ces différences sont essentiellement dues aux changements du temps et des conditions. La conjonction de périodes de beau temps, avec un nombre élevé de courses et de mauvaises conditions en montagne conduit généralement à un regain d' accidents. Malgré la diminution enregistrée cette année dans les chiffres absolus, les chiffres relatifs ( enaffichent des constantes. Le rapport Suisses/étrangers, par exemple, oscille autour des 50%. On notera également la proportion réduite de * Cueillette de champignons: 4; bergers: 2; escalade de cascades de glace: 1 nombre de sept, se situent en revanche bien en dessous de la moyenne ( voir graphique 4 ).

Hors-piste Comme la randonnée à ski, le hors-piste a enregistré bien moins d' accidents mortels en 1998 que l' année précédente. On déplore 4 victimes d' accidents d' avalanches, deux skieurs et deux adeptes du snowboard ( 10 morts en 1997 ). Trois personnes qui pratiquaient le hors-piste ont perdu la vie. Un skieur, bloqué dans une région où il était difficile de se frayer un chemin, est mort de froid et d' épuisement. Il est à noter que trois victimes au moins ont quitté l' itinéraire balisé parce qu' elles avaient perdu leur orientation, et non par goût du hors-piste. Citons le cas tragique de cet enfant de huit ans qui s' est trompé de direction dans la L' hélicoptère est une aide indispensable pour les secours en montagne 1997 1998 1998 1998 1998 Chute 768277 Chute dans une crevasse 455 Rupture de corniche 300 Chute de pierres 300 Chute de glace 411 Foudre 100 Avalanche 231413 Bloqué,épuisé,égaré 533 Autres causes 411 * Inconnu ( disparu ) 21 13 21 19 45 7 1* 43 61 2 12 20 18 42 7 1 40 58 2 femmes. Elle se situe entre 10% et 19% des victimes d' accidents, bien que la participation féminine dans les différentes activités en montagne dépasse de loin ces chiffres. Cela ne peut pas être exclusivement dû au hasard. Les femmes ont moins souvent d' accidents graves en montagne, parce qu' elles sont en général plus prudentes et plus raisonnables. Leur attitude est de bon conseil, également lorsqu' il s' agit de la conduite à adopter, en montagne, face au danger.

Ueli Mosimann, René Hassler, groupe de travail « Statistiques » ( trad. )

Cours de sécurité et de sauvetage à Moutier

Le 34e cours de sécurité et de sauvetage en montagne, organisé par le poste de secours du CAS de Moutier ( section Prévôtoise ), aura lieu les samedi et dimanche 2 et 3 octobre 1999. Divisé, comme à l' accoutumée, en trois catégories - guide de montagne, escalade sportive et alpinisme conventionnel -, ce cours s' adresse aux adeptes de tous les sports de montagne, quel que soit leur niveau. Il aura lieu par n' importe quel temps. Il est ouvert à toute personne, membre du CAS ou non. Age minimum: 14 ans. Le groupe des guides de montagne est dirigé par un professionnel, les autres par des guides expérimentés.

Le prix de 75 fr. comprend l' ensei, le repas et la couche. Délai d' inscription: le 20 septembre. Pour les formulaires d' inscription et des renseignements complémentaires, s' adresser à Raymond Monnerat, Courtine 48, 2740 Moutier, tél. privé 032/493 30 41, prof. 032/493 66 55.

Selon comm. Sécurité, médecine, sauvetage

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