Encordage lors de courses à ski

A propos de l' article « Fin des courses à ski de section sur glacier ?» ( les Alpes 2/97, p. 12 ) L' article de Manfred Hunziker aborde un thème d' actualité qui concerne tous les chefs de courses à ski. En tant que responsable de la formation des moniteurs J+S, j' aimerais prendre ici brièvement position.

L' aspect juridique Ce n' est pas la première fois que le Tribunal fédéral rend une décision et, surtout, présente des considérants qui paraissent quelque peu exotiques aux pratiquants de l' activité en cause. En tant que personnes assumant des responsabilités en montagne, nous devons toutefois savoir que l' art. 117 du code pénal nous concerne très directement: « Celui qui, par négligence, cause la mort d' une personne sera puni de la prison ou de l' amende. » En d' autres termes: si la négligence est confirmée, une punition doit s' ensuivre. Afin de se faire une idée plus claire des circonstances du cas, les tribunaux peuvent ordonner une expertise, ce qu' ils font en général. Pour que ces expertises soient soumises à un dénominateur commun, un groupe de travail

ourrier des lecteurs

« Expertises en cas d' accidents de montagne », réunissant les divers responsables de la formation, a été créé il y a dix ans. Dans la plupart des cas ( comme, d' ailleurs, dans celui de l' accident mentionné dans l' article ), son travail est apprécié.

L' aspect humain Tout accident, cependant, revêt deux aspects. Du point de vue des parents et des proches d' un jeune accidenté, les choses prennent une allure différente, où prime l' aspect humain. Tout accident de montagne avec issue fatale a une dimension tragique. Et je peux dire par expérience que dans le cas de l' accident d' un participant à une course, le bouleversement personnel du responsable dépasse de loin toutes les conséquences juridiques éventuelles.

Conséquences pratiques Je ne pense pas que la phrase de conclusion de Manfred Hunziker, selon laquelle «... il ne faudra pas s' étonner que plus personne ne veuille s' encorder même à la montée !», représente une position défendable pour un responsable. Les mesures que je prends en montagne, en effet, visent d' abord à protéger les participants qui me sont confiés et non pas moi-même! Ce qui est au coeur de l' affaire, c' est l' unique fois où je pourrais prendre une mauvaise décision fatale.

Bien sûr, nous non plus, nous ne nous encorderons pas toujours, à l' avenir, sur des glaciers enneigés. Mais si l'on regarde par exemple avec quelle désinvolture des skieurs montent au Gross Grünhorn sans corde après une chute de neige, on ne peut que rester songeur face à une telle témérité ou une telle ignorance. Le manuel du moniteur d' alpinisme et d' excursions à skis, édition 97, indique à ce propos: Lors de courses à ski sur une zone de glacier, on porte en principe le baudrier d' escalade. Celui-ci ne gêne guère la marche et, en cas de nécessité de l' encordage en raison d' un danger de crevasses, il est très commode car il permet de s' encorder et de se décorder en fonction de la situation, sans perte de temps notable.

C' est ce que nous avons fait avec un groupe au Grünhorn où, de fait, nous ne nous sommes encordés que sur environ 200 mètres, à la montée et à la descente.

Walter Josi, EFS Macolin ( trad. ) Les sportifs évoluant dans la nature doivent toujours faire la part de leurs désirs et des besoins de la nature et du paysage

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consistait à parcourir à pied la distance de 160 km jusqu' au Mt Logan, de gravir la montagne ( la plus haute du Canada, 5951 m ) par l' arête E, d' atteindre ensuite l' Alaska via les glaciers de Logan et de Chitina et la rivière Chitina, pour achever ainsi à la petite localité de McCarthy un périple de quelque 500 km. Au cours de leur ascension du Mt Logan, Vladimir Zakovsky, 40 ans, a trouvé la mort dans une avalanche. Les trois autres, Pavel Novacek, Miloslev Lidinec et Tomas Paulovsky ont dégagé la victime et annoncé l' accident à l' admi du parc de Kluane grâce à la radio d' un autre groupe d' alpi. C' était le 5 juin, et c' était également la première fois que l' administration du parc était informée de l' existence de ce groupe, qui avait négligé de se faire enregistrer à l' avance, comme les alpinistes sont tenus de le faire.

Les trois survivants ont ensuite décidé de poursuivre leur aventure en direction de l' Alaska. En passant au Mt St Elias, ils ont rencontré une expédition mexicaine en route pour cette montagne et qui, le 12 juin, a également perdu l' un de ses participants, Luis Villalobos, dans une avalanche. Entre-temps, la police canadienne et l' administration du parc essayaient d' atteindre les Polonais afin d' obtenir des précisions sur les circonstances de l' accident mortel qui

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