Héliski

Je n' arrive vraiment pas à comprendre la rédaction de notre revue! On trouve à la page 35 de l' édition de juillet un article sur l' aviation de tourisme en montagne, très mesuré bien entendu, pour ne pas dire partisan, comme l' est la manière de s' exprimer de notre Comité central ( CC ). Aux pages 36 et 37 toutefois, on fait pour ainsi dire de la publicité pour l' héliski, ceci à un moment où le CC souhaite que les opposants à l' aviation en montagne renoncent à protester contre cette pratique afin de ne pas mettre en péril les négociations avec l' Office fédéral de l' aviation civile. Il semble que les partisans du projet se donnent le droit, même au sein de notre revue, qui s' adresse selon moi à des alpinistes plutôt qu' à des pilotes, de véhiculer une image très tentante du vol en hélicoptère. En réalité, de tels articles nuisent aux négociations. Si le CAS s' en tient à ses propres lignes directrices, il doit s' enga de manière générale en faveur de la limitation des activités touristiques motorisées ainsi que de la suppression de places d' atterrissage en montagne à l' intérieur ou à proximité de régions de protection ou d' inventaire.

On reproche sans cesse aux détracteurs de l' aviation de tourisme de s' op aux vols en hélicoptère en général. C' est comme si quelqu'un qui demande une interdiction de rouler le dimanche pour les camions était catalogué comme un opposant aux transports en camion en général.

Il est clair que l' approvisionnement de nos cabanes nécessite aujourd'hui l' usage d' hélicoptères. Toutefois, les vols de ce genre ont été cinq fois moins nombreux durant les dernières années que ceux effectués pour l' héliski: 3000 vols pour l' approvisionnement des cabanes contre 15 000 environ pour l' héliski. Quant au sauvetage en montagne, je n' en connais pas les chiffres. Il s' agit pourtant de rester prudent concernant l' entraîne des pilotes. Le fait est qu' un pays comme la Suisse n' a de toute évidence pas besoin de 50 entreprises d' hélicop. On ne peut pas tolérer l' héliski pour la simple raison qu' il y a trop d' en et de pilotes inemployés. A l' instar d' autres branches, il règne dans l' aviation une concurrence destructrice et il est inimaginable que des firmes dont la survie est menacée soient maintenues en vie grâce à l' héliski a Werner Schnetzler, préposé à l' Environne ment, section biennoise du CAS ( trad. )

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