Insigne du club? (Portez-vous l'-)

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Editoriale ditorial

objets quelque peu antiques qu' il montre: rayons, couronne de lauriers, alpenstock, corde de chanvre, piolet et hache à glace!

Sa place sur le pull, au milieu de la poitrine, lui est cependant de plus en plus disputée par la fermeture éclair des vestes de fourrure polaire. De plus, l' industrie des vêtements a pris l' habitude d' immortaliser le nom des marques à des endroits impossibles à ne pas voir, ajoutant même souvent des textes entiers, en toutes sortes de lettres ornées. Quelle place reste-t-il, dès lors, pour notre insigne du CAS?

Diverses observations m' incitent à prétendre que le port de notre insigne tend à devenir moins fréquent qu' il ne l' a été - aussi bien en montagne que dans la vie quotidienne, au revers du veston. Malgré l' engouement actuel pour les épin-glettes ( ou « pins » ), il est un peu passé de mode. N' est pas dommage pour les nombreux contacts spontanés qu' il crée?

Bernhard Rudolf Banzhaf, chef des publications du CC Bâle

Portez-vous l' insigne du club?

L' insigne du CAS crée des contacts. Un jour, lors d' un stage dans un bureau, je portais de manière bien visible mon insigne de l' OJ et, rapidement, trois personnes qui m' étaient inconnues jusque-là m' ont demandé à quelle section j' appartenais et posé des questions sur mes activités alpines. Plus tard, j' ai fait grâce à mon insigne du club maintes rencontres inespérées, par exemple celle du légendaire Sherpa Tensing Norgay, avec qui j' ai ainsi fait connaissance, dans la solitude d' un sentier himalayen: « You must be Swiss !» ( « Vous devez être suisse !» ), m' a dit en riant, montrant mon insigne du CAS.

Cet insigne - un logo du siècle passé - n' a rien perdu de son charme, comme signe d' identification aussi bien que comme talisman, malgré les Différentes versions de l' insigne du club: à gauche, l' insigne que reçoit le nouveau membre; au milieu, celui du vétéran de 25 ans, bordé d' or. A droite, entièrement doré, l' insigne qui honore 40 ans de sociétariat

Courrier des lecteurs

posta dei lettori Leserbriefe

Autres réactions concernant la nouvelle formule des Alpes

Suite aux premiers avis exprimés dans le numéro de mars, de nombreuses autres prises de position sont encore parvenues à la rédaction. Dans l' impossibilité de répondre à chacun séparément, la rédaction remercie ici tous les auteurs de ces messages de l' inté qu' ils manifestent pour leur revue sous son « nouvel habit ».

Dans leur grande majorité, les avis exprimés sont positifs. Les nombreux coups de téléphone reçus font par ailleurs constater que l' intérêt pour notre revue a aussi fortement augmenté à l' extérieur du CAS.

Comme bon nombre de déclarations se recoupent ou se répètent, nous ne publions ci-dessous qu' un résumé des réactions qui nous sont parvenues.

Réd.

Avis globalement positifs « Cette carte n' a pas d' autre motif que de vous dire que Les Alpes nouvelles me plaisent beaucoup. » ( Viola Imhof ) « La nouvelle formule d' une revue m' a rarement autant plu immédiatement. Je vous félicite très chaleureusement de ce remaniement excellent, de bon goût, et de cette nette amélioration ( format, mise en page, contenu ). » ( Ruedi Studier ) « Je viens de recevoir la première édition de la revue du CAS dans sa nouvelle présentation. C' est avec beaucoup de plaisir que je l' ai lue. Le nouveau format, les belles couleurs qui font si bien ressortir les photos, ainsi que l' excellente qualité du papier rendent la lecture très agréable. J' aimerais vous féliciter pour le grand travail de réflexion qui a certainement précédé ce renouvellement, ainsi que pour la réussite de celui-ci. » ( Myrtha Burger ) Courrier des lecteurs « J' ai déjà reçu le deuxième numéro des Alpes nouvelles. FameuxJe félicite chaleureusement tous ceux ^ qui ont participé à cette œuvre super-ai bernent réussie! Le CAS peut être fier S. de sa nouvelle revue. Je n' ai d' ailleurs * eu que des échos positifs d' autres lec-3 teurs. On voit une fois de plus ce ^m qu' une équipe de »comploteurs déci-10 dés« peut accomplir, lorsqu' il n' y a pas trop de cuisiniers pour remuer la bouillie !» ( Kurt Wüthrich ) « Les Alpes nouvelles, c' est le sommet! Je félicite la rédaction et l' équipe de ses collaborateurs pour ce numéro très réussi et je me réjouis des prochains. » ( Erwin Ochsner ) « Un super-journal! On ne peut que dire: félicitations. » ( Urs Schulthess ) « Enfin le CAS a créé quelque chose. Felicitation pour ce nouvel habit... et pas seulement pour cet habit, mais pour cette nouvelle revue Les Alpes. Une revue qui va de l' avant, une revue qu' on ne doit plus lire discrètement et presque en cachette, mais qu' on peut laisser sur son bureau, poser dans une salle de conférence et emporter à l' étranger. » ( Walter Kenel ) « Reçu, vu, regardé, feuilleté et lu Les Alpes dans son nouveau format et avec des couleurs toute l' année. C' est là du grand, du beau, du magnifique travail. Espace et clarté dans la mise en page, textes agréables à lire parce que moins compacts, mise en valeur et rythme des illustrations, groupage des annonces en tête et fin de brochure, couleurs pour presque toutes les images et en soutien discret des titres et de quelques textes, nouvelles rubriques, tout concourt à faire ainsi de notre revue un produit haut de gamme, bien dans la ligne des magazines spécialisés d' aujourd. » ( Alain Chevalley. Tiré de l' éditorial du bulletin 2/96 de la section Diablerets ) Avis globalement négatif « Lorsque, récemment, j' ai sorti la nouvelle revue du CAS de ma boîte aux lettres, j' ai d' abord cru tenir en main le prospectus d' un magasin de sports. Et c' est ce champ de foire de l' information qui devrait remplacer les bonnes vieilles Alpes? Le poids croissant accordé à l' escalade sportive est un autre aspect que j' aimerais critiquer. » ( Erwin Roth ) Sur le format et la disparition de la revue trimestrielle séparée: avis partagés « Les anciennes Alpes avaient un format commode, agréable. On pouvait conserver Les revues trimestrielles, qui représentaient une intéressante matière à lecture. Le nouveau cahier ressemble maintenant à toutes les revues pleines de publicité qu' on trouve dans les kiosques. » ( Marc Wyer ) « Je vous félicite de la nouvelle présentation des Alpes. Et je trouve très judicieux qu' on ait renoncé aux cahiers trimestriels. » ( Rudolf E. Trepp ) Sur l' emballage « J' ai reçu aujourd'hui l' emballage des Alpes... vide! Ne serait-il pas opportun d' envoyer à l' avenir notre revue dans un emballage transparent scellé ?» ( Georg Runow ) « Je pense que ce changement de formule était nécessaire. Une proposition: mettre sous plastique la revue pour l' envoi, car souvent elle arrive un peu abîmée. » ( Eric-Antoine Sandoz ) Remarques ponctuelles « Les titres des diverses rubriques ont été bien prévus par la rédaction, mais ils ont été tellement « enjolivés » par les graphistes qu' ils ne sont plus lisibles au premier coup d' ceil... ni même au second. Ils devraient être imprimés sur un fond blanc, ou au moins clair et sans rupture verticale de couleur. » ( André Gonthier ) « La revue du CAS sous sa nouvelle forme donne une impression plaisante... n' était la page de couverture spectaculaire ( du numéro de janvier, qui montrait un surfeur. Réd. ). Instantané réussi, certes... mais danger évident. » ( Elvira Herz ) Du Club alpin du Liechtenstein Avec un peu de retard mais d' autant plus cordialement, j' aimerais féliciter les responsables de la nouvelle formule de la revue du CAS. Son nouveau format et sa présentation adaptée à notre époque servent un contenu qui ne cesse de nous transmettre de nouvelles impulsions.

Walter Seger, président du Liechtensteiner Alpenverein

Sentiers tessinois: signalisation, sécurité, etc.

J' aimerais revenir sur ce sujet qui a donné lieu à diverses polémiques, pour mettre en lumière quelques points importants et aller au-delà du seul aspect de la sécurité.

Ces dernières années, devant le nombre croissant de marcheurs et l' engouement général pour la randonnée, on a voulu remédier à l' abandon des anciens chemins de montagne du Tessin et repourvoir le canton d' un vaste réseau de sentiers. S' y sont particulièrement appliqués les marcheurs eux-mêmes et ceux qui ont vu dans la randonnée l' occasion d' un développement touristique. Ces derniers ont propagé l' idée que « la montagne appartient à tous », assertion fausse qu' on devrait corriger en « la montagne n' appartient à personne ». Les marcheurs sont des « utilisateurs » parmi d' autres de la montagne: ce n' est qu' après l' avoir admis qu' on pourra parler d' une utilisation défendable de l' espace alpin, respectueuse aussi bien de l' environnement que des personnes vivant dans cet espace.

Cela impliquerait d' offrir aux marcheurs une série d' itinéraires balisés et faciles ( accès aux cabanes, traversées, parcours le long des vallées ), mais de préserver des zones où l' atteinte à l' environnement serait minimale, c'est-à-dire auxquelles on épargnerait signalisation et travaux d' amélioration, et où l' intervention se réduirait au seul entretien des sentiers existants. Sans interdire en aucune façon ces zones, on en réduirait grandement la fréquentation.

J' ai pu constater ces dernières années que les gens vont de plus en plus en montagne par mode, qu' ils s' intéressent souvent médiocrement à l' espace alpin ( flore, faune, histoire, culture ) et que, à l' instar de certains randonneurs et alpinistes, ils respectent peu l' environnement. Avant de les emmener sur les hauteurs, on devrait leur enseigner les rudiments de l' éthique alpine, comme le respect de la montagne sous toutes ses formes, de ses habitants et des personnes qu' ils y rencontrent. Exiger

îstions-réponses

d' eux un minimum de connaissances ( transmises, par exemple, par le biais de contacts personnels ) pourrait les amener à prendre conscience de cette éthique.

Ceux qui réclament, au nom de la sécurité, la signalisation de tous les sentiers, y compris des accès aux sommets, sont de mauvaise foi ou trop peu familiers de la montagne pour connaître effectivement les dangers qu' encourent les marcheurs inexpérimentés. Baliser des sentiers comme celui du Pizzo Basodino ( glacier !), ou celui du Pizzo Cristallina ( pierrier !), peut revenir à encourager des personnes dépourvues de l' équipement et des connaissances nécessaires à s' aventurer sur des terrains inadaptés. Qu' arrivera, par exemple, si le brouillard surprend au milieu de la course les marcheurs sans carte topographique ou incapables de la lire?

On pourrait exceptionnellement baliser quelques sentiers d' altitude particulièrement intéressants et fréquentés. On s' en tiendrait alors rigoureusement aux couleurs blanc-bleu-blanc, encore trop peu utilisées au Tessin. Et une fois qu' on aurait dressé l' inventaire des sentiers à baliser, resterait à définir la manière. La signalisation devrait être faite par des personnes formées spécialement et d' expérience. On parcourt encore trop souvent des sentiers très mal balisés, avec des marques placées un peu n' importe où et fréquemment trop nombreuses.

Christian Camponovo, Davos ( trad.m

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