Julien Gallet (1858-1934)

Remarque : Cet article est disponible dans une langue uniquement. Auparavant, les bulletins annuels n'étaient pas traduits.

Julien Gallet ( 1858-1934 ) Né à La Chaux-de-Fonds où, après des séjours en Allemagne et aux Etats-Unis, Julien Gallet reprit avec son frère Georges la direction de la fabrique paternelle. En 1883, il est reçu dans la section Chaux-de-Fonds à laquelle il apporta dès le début une vie et une impulsion remarquables. Son goût le pousse à rechercher les voies non battues, les massifs encore peu explorés. C' est dès lors une liste impressionnante, qui s' enrichit et s' allonge à chaque campagne, de « premières » et de voies nouvelles - plus de 60 - dont les relations ont paru dans Y Annuaire du CAS et dans Y Echo des Alpes, avant d' être réunies, en volumes: Dans F Alpe ignorée ( 1910 ) et Derniers souvenirs de l' Alpe ( 1927 ). Impossible de les citer toutes ici; bornons-nous à mentionner le Dolent par le versant suisse, le Mont Blanc de Cheilon par l' arête qui porte son nom, l' arête NE de l' Ebenefluh, il y a aussi une arête Gallet du Doldenhorn, etc. Son champ d' activité s' étend sur toute la chaîne alpine, du Mont Viso à l' Ortler.

En 1903, à 45 ans, désireux de se rapprocher de ses chères montagnes, J. Gallet vient se fixer à Bex. Là il est à pied d' œuvre, et pendant plus de vingt ans, en compagnie de son fidèle guide et ami Ph. Allamand, il fouillera les Alpes vaudoises, bernoises et valaisannes jusque sur leurs dernières crêtes et dans leurs derniers recoins. J. Gallet était lié d' une solide amitié avec Guido Rey. En 1913, il fut nommé membre d' honneur du CAS; en 1918, c' est l' Alpine Club qui lui confère ce titre envié. Il était déjà membre d' honneur des sections La Chaux-de-Fonds et Argentine. A Bex, une jolie fontaine rappelle le souvenir de l' alpiniste et du bienfaiteur de la région.

Louis Seylaz

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