«La montagne pour se protéger contre les ennemis»

Israfil Ashurli est président de l’Association azerbaïdjanaise d’alpinisme. A l’heure où l’alpinisme se popularise dans son pays, les écueils sont encore nombreux.

De quelle popularité jouit l’alpinisme dans votre pays?

Du point de vue historique, les montagnes jouent un rôle important en Azerbaïdjan. Pour la population, elles servaient de protection contre les ennemis. L’alpinisme s’y est développé au début du 20e siècle. Bien que le pays ne compte que peu d’adeptes des sports de montagne, cette activité est de plus en plus populaire chez les jeunes. En 2014, le nombre de membres a doublé!

Qu’est-ce que vos membres apprécient le plus?

Depuis près de quatre ans, l’Azerbaïdjan dispose de deux grandes stations de ski. De ce fait, une plus grande proportion de la population pratique le ski ou effectue des courses de montagne.

Où se trouvent les meilleurs spots?

La nature en Azerbaïdjan est très variée. Des hautes montagnes aux glaciers ancestraux, en passant par des gorges profondes et des forêts denses, on y trouve de tout pour la randonnée. Les grimpeurs aiment se rendre dans le massif du Caucase au nord du pays. C’est d’ailleurs là-bas que se situe le point culminant de l’Azerbaïdjan, le Bazardüzü.

En quoi consiste pour vous un pique-nique typique?

Nous aimons pique-niquer. La nourriture dépend fortement de la région.

Quelles sont les plus grandes difficultés que rencontre votre association?

Nous rencontrons des problèmes en matière d’accès aux parcs nationaux, et ainsi à nos sites d’escalade. Les démarches sont très compliquées. Souvent, on n’obtient pas d’autorisation. Ainsi, nous sommes obligés d’effectuer nos camps de formation dans les pays voisins, soit en Iran, en Géorgie, en Turquie et en Russie. Cela ne contribue évidemment pas à la promotion des sports de montagne…

Azerbaycan Alpinizm Federasiyası

Année de fondation: 1963

Nombre de membres: plus de 250

Cotisation: 50 francs

Prix de 1 litre de lait: 1 franc

Prix d’une corde à simple de 50 mètres: A Bakou, la capitale, il n’y a pas de magasins d’articles outdoor. Le matériel est acheté à l’étranger.

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