Le Service des secours du CAS

Très modeste et peu connu au début du XXe siècle, le service de secours du CAS est devenu indispensable aujourd'hui. Baptisée « Sauvetage 2000 », sa réorganisation ouvre de nouvelles perspectives.

Dans les deux dernières décennies du XIXe siècle, certaines sections du Club Alpin Suisse avaient déjà une organisation de sauvetage. En 1892, par exemple, la section Bernina avait décidé d' équiper la cabane de Boval d' une civière et d' une pharmacie murale.

Sur le plan national, le service des secours du CAS a modestement débuté en 1901, suite à une motion de la section de Berne, rédigée en ces termes: « Afin de prévenir les accidents dans les Alpes, il conviendrait de placer des panneaux à des endroits bien visibles, exposant les dangers de la haute montagne, ainsi que les règles fondamentales de l' alpinisme et des premiers secours en cas d' accident. » En 1903, le Comité central de Winterthour publiait les principes de l' orga du secours en montagne en Suisse et en 1912 paraissait le premier règlement, édicté par le Comité central de Coire.

Durant les cent dernières années, la nécessité d' un service de secours en montagne organisé par le CAS a subsisté. Aujourd'hui comme naguère, il est essentiel « de porter secours aussi vite et aussi efficacement que possible à toute personne en difficulté ou en détresse ».

Pendant toute cette période, les secouristes chevronnés du CAS ont compris ce principe tant en théorie qu' en pratique. Ils s' efforcent de suivre les progrès de l' alpinisme et de s' adapter constamment aux besoins.

Lors du premier cours central organisé à Pontresina en 1942, le principal sujet d' instruction concernait le maniement des cordes et le transport des blessés par des moyens techniques rudimentaires, tels que des sacs à dos, des toiles de tente et des cacolets. A cette époque, on préconisait les luges fabriquées avec de minces troncs d' arolles comme meilleur mode de transport à travers les pentes abruptes et les pierriers.

Un bon demi-siècle plus tard, au cours central de juin 1999 donné en collaboration Avec Rega, notre preincipal partenaire pour le sauvetage alpin, on exerce la prise en charge des blessés au moyen de l'hélicopthère et l'assistance nécessaire jusqu'à leur arivée à l'hôpital.

Cette comparaison montre l' adap du service de secours en montagne du CAS à l' évolution de l' alpinisme. Elle souligne également l' importance de l' organisation, de la formation, du matériel, de la collaboration avec des partenaires, de l' acquisition de moyens financiers suffisants et de la motivation des autorités compétentes.

On peut donc affirmer que le CAS s' est investi dans une tâche d' intérêt public ( sur le plan cantonal et communal ) depuis plus d' un siècle et à la satisfaction générale.

A l' occasion du changement de Le résultat de l' opération « Sauvetage 2000 » est résumé dans le « Règlement de l' organisation de sauvetage du CAS ( Service de sauvetage du CAS ) ». Il se fonde sur le principe d' un service de sauvetage alpin permanent pour les cas d' urgence et d' acci en montagne.

Cette organisation comprend trois niveaux de compétence: la commission de sauvetage, neuf zones de sauvetage et une centaine de postes de secours. Chaque niveau s' occupe des tâches suivantes: gestion et finances, formation, intervention. Organe dépendant du Comité central, la commission de sauvetage se compose de sept membres1, tous proposés par la conférence des délégués de zone. Ce mode de désignation permet une meilleure représentation de la base.

Les principales tâches de la commission sont l' analyse des exigences, des besoins et des objectifs d' un service de secours: garantie des ressources financières ( cotisations des membres, contributions des cantons, dédommagements pour les interventions, participation des organisations partenaires, dons, legs, parrainage, marchandisage ); coordination et contacts avec les partenaires au service de sauvetage, surveillance et contrôle ( gestion des zones, formation des secouristes et des conducteurs de chiens, matériel, préservation de la qualité des prestations ); définition des concepts de formation et de gestion des cours centraux ( également pour les secours avec des chiens ). En outre, il faut se pencher sur la formation des instructeurs des cours de zone, les questions de matériel, l' éva des moyens de sauvetage, l' élaboration des principes de formation, la publication des statistiques annuelles des interventions et des accidents ainsi que sur les relations publiques.

La gestion de la commission de sauvetage est assurée au secrétariat central du CAS par un administrateur du secours en montagne.

Cette conférence réunit un délégué par zone et assure la liaison entre la commission de sauvetage et les zones et postes de secours. Elle permet une collaboration adéquate avec la base.

Chaque zone de sauvetage comprend plusieurs postes de secours et forme, en règle générale, une unité régionale. Son rôle consiste à réaliser et à transposer les directives de la commission de sauvetage sur le plan local. En outre s' ajoutent, conformément à son niveau de compétence, des tâches de contrôle et de surveillance ( organisation des alarmes dans les postes de secours, qualification des secouristes ) ainsi que la collaboration avec les organismes cantonaux. Les cours de zone, orientés vers les besoins actuels, sont en majeure partie financés par la commission de sauvetage. Quant aux instructeurs, ils reçoivent leur formation de base dans les postes de secours. Afin de garantir une bonne qualité des prestations, ce sont les responsables de zone qui vérifient les rapports d' in et en extraient les enseignements utiles.

Ce sont les unités de base du système de sauvetage, chacune disposant d' un rayon d' action bien défini. Les sections les entretiennent en collaboration avec le représentant de zone et les autorités locales. Elles assurent aussi leur financement. Les secouristes doivent, si possible, adhérer au CAS, avoir suivi un cours de samaritains, témoigner de connaissances alpines fondamentales et être disponibles. Chaque poste de secours entretient un système d' alarme et d' intervention, ainsi qu' un dépôt de matériel.

Selon ses besoins, chaque poste de secours est équipé du matériel nécessaire aux frais de la commissionde sauvetage (Budget général du CAS). Les équipements, régulièrement contrôlés, doivent satisfaire aux normes EN/UIAA. C'est les CAS qui assure les secouristes contre les suites d'accidents, les prétentions en résponabilité civile lors d'exercices et des Cours, ainsi qu'en protection juridiue.  En Revanche, c'est l'assurance de la Rega qui convre les secouristes du CAS durant les intervntions.

Par son activité d' information et de coordination, la chaîne de sauvetage alpin ( ARSAC ) préconise et favorise la collaboration avec des partenaires et des organisations amies.

Par sa structure interne et sa réglementation sur les tâches et compétences, « Sauvetage 2000 » offrira la base adéquate pour répondre aux exigences élevées du sauvetage alpin. Le public peut donc compter sur des équipes de secouristes du Club Alpin Suisse, bien formées et expérimentées dans la collaboration avec d' autres organisations de sauvetage.

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