Méthode de réduction: critique de la critique!

A propos de l' article de Jürg Nägeli « appréciation critique de la méthode de réduction », Les Alpes 3/99 J' ai lu avec intérêt l' article de Jürg Nägeli concernant la méthode de réduction de W. Munter. Cependant, j' estime que la conclusion de la légende de la photo de gauche de la page 22 jette un peu facilement le discrédit sur cette méthode. En affirmant que « la vérification par la méthode de réduction aurait autorisé la descente », l' auteur soutient que l' application de la méthode aurait conduit à l' accident. Pour être vrai- ment crédible, cette affirmation aurait dû être étayée par des preuves. Jürg Nägeli aurait dû fournir les coordonnées et les caractéristiques exactes de la pente et le bulletin d' avalanches du jour, conditions minimales pour tirer une conclusion impartiale. Certes, la méthode de réduction est restrictive, mais elle a au moins le mérite d' apporter un document de travail utile au débat sur la question de l' évaluation du danger d' avalanche et elle évitera sans doute la perte de vies humaines.

Claude Levy, Fischerthal ZH

La méthode de

réduction:

un outil valable

A propos de « La Méthode de réduction: une nouvelle façon d' évaluer le danger d' avalanches », Les Alpes 2/99 Lorsque la méthode de réduction est enseignée dans un cours d' ava ( même un cours pour débutants ), on devrait automatiquement apporter les compléments et les précisions indispensables, à savoir les facteurs qui ne sont pas pris en compte par la méthode. Ceci vaut pour la théorie comme pour la pratique ( cf. 3x3 Lawinen ou le dépliant 3x3 Jeunesse et Sport de W. Munter ).

C' est parce que la méthode de réduction doit rester un outil d' évalua simple et rapide qu' elle ne prend en compte dans le calcul du danger que les facteurs de réduction les plus importants. La méthode de réduction possède donc une réserve de sécurité importante et tend plutôt à indiquer le renoncement. Elle montre aussi clairement qu' il n' y a pas de sécurité absolue, mais qu' il faut toujours compter avec un risque. Si cette méthode devait avoir un effet contre-productif-on lui reproche alors sa clarté mathématique et le semblant de sécurité qu' elle diffuse -il faudrait plutôt en imputer la responsabilité aux participants, voire à l' instructeur. Chaque outil peut être mal utilisé. W. Munter le remarque avec pertinence lorsqu' il affirme: « La méthode de réduction n' est pas faite pour les pitres. » Le paragraphe intitulé « Application de la méthode de réduction », à la page 16, affirme que « les prati- ciens sont tombés d' accord en majorité sur les points suivants [...] ».

Les deux premiers points offrent matière à discussion. Le point trois, par contre, reste un mystère: « La méthode de réduction ne doit être apprise qu' à des personnes avancées ( moniteurs, guides de montagne ), en complément à l' évaluation classique. » La méthode de réduction n' est ( ne doit être ) utilisée que pour vérifier un OUI de la méthode classique. Ainsi, sans le recours à la méthode de réduction, on franchirait la pente. Peut-être le ferait-on encore après la vérification. Où se situe donc le « problème des débutants »? De plus, dans son manuel, W. Munter place le vieil adage, « par danger marqué, ne pas franchir des pentes inclinées à plus de 34° et par danger limité des pentes supérieures à 39° », au chapitre intitulé « La méthode de réduction élémentaire, destinée aux débutants ».

Leo Bachmann, Horw ( trad. )

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