Programme des formations du CAS 2008. Plus de cours en français et en italien

Programme des formations du CAS 2008

Dans le programme des formations du CAS pour l' année prochaine, tous les amateurs de sports de montagne trouveront chaussure à leur pied. De nouveaux cours sont proposés – « Survivre en cas de détresse », « As-sainir les itinéraires d' escalade » et « Préparation à la Patrouille des Glaciers ». Dans un effort pour mieux prendre en compte la diversité linguistique de la Suisse, nous avons augmenté le nombre de cours en français et en italien.

Oser entreprendre une randonnée à ski difficile de façon autonome? Savoir réagir lors d' une urgence? Réussir la Patrouille des Glaciers? Le CAS organise des cours de tous niveaux sur des thèmes variés, mais bien définis. Rien de tel qu' un cours pour progresser en randonnée à raquettes ou à ski, dans l' évalua du danger d' avalanches, en escalade de glace, en courses mixtes, en escalade fier à un filin d' acier puisque les 25 premiers mètres sont constitués de fils d' acier tressés.

Sans filin d' acier, pas de treuil

Malgré son poids, c' est le câble d' acier qui rend possible l' hélitreuillage. « Avec leurs 6 mm de diamètre, les filins sont nettement moins épais que des cordes nylon de même résistance; ils prennent moins de place, sont plus faciles à enrouler et ne tournent pas sous traction », résume Markus Spring, secouriste et opérateur de treuil à la base de la Rega à Gsteigwiler/BE, qui souligne que « sans filin d' acier, le treuillage ne serait pas possible ». Pour Markus Spring, également mécanicien sur hélicoptère, le filin d' acier est devenu un nerf vital. C' est pourquoi l' état des treuils est contrôlé tous les jours. Après vingt-cinq interventions, on procède à un examen complet. Les câbles en acier inoxydable sont produits aux Etats-Unis. Certifiés comme parties d' un aéronef, ils coûtent très cher. La charge autorisée est limitée à 204 kg. Que ce soit au sol ou dans les airs, le secours alpin serait impensable sans la technique liée au filin d' acier – et ce, depuis cinquante ans. a Tommy Dätwyler, Kölliken ( trad. ) sportive ou en VTT. En application du nouveau règlement sur la formation et le perfectionnement des chefs de course, nous avons développé l' offre de cours de chefs de course et de formations continues. Demandez le programme! Vous y trouverez des reportages sur des rencontres avec des participants.

Un vaste choix

Le programme 2008 contient quelques nouveautés: le cours « Survivre en cas de détresse » vous apprendra à prévenir les difficultés, à planifier vos courses, vous équiper, installer un bivouac, donner l' alarme et faire un sauvetage. Des exercices pratiques seront réalisés au cours d' une randonnée à raquettes. Pour plus de sécurité sur les falaises, le CAS organise un cours d' un jour sur le rééquipement de voies. On y abordera des questions liées au matériel, aux techniques d' équipement et aux critères environnementaux. Le cours « Préparation à la Patrouille des Glaciers » est le moyen idéal pour vous préparer à cette course mythique ou à une compétition semblable. Des guides de montagne et des habitués de la PdG vous fourniront des conseils avisés pour parfaire votre entraînement. Profi-tez-en!

Le programme complet est disponible sur Internet, www.sac-cas.ch. Inscriptions par écrit uniquement, soit grâce au formulaire en ligne, soit avec le bulletin d' inscription. Conseils et informations au 031 370 18 18 ou par courriel alpin@ sac-cas.ch a Mar tin Schmid, organisation des cours ( trad. ) Même si aujourd'hui, la majorité des sauvetages se font par hélicoptère, les sauveteurs de Grindelwald s' exercent encore à utiliser le filin d' acier. La connexion radio est un élément essentiel du dispositif Photo: tirée de Sauv etage en montagne été, éditeur: C A S Club Alpin Suisse CAS Club Alpino Svizzero Schweizer Alpen-Club Club Alpin Svizzer Prog2008_Titel_fr.indd 1 6.9.2007 14:18:58 Uhr

Vie et loisirs en montagne

Vita e tempo libero in montagna

Leben und Freizeit im Berggebiet

Culture du safran en Suisse

Le village de l' or rouge

A la fin des années 1970, les champs de safran avaient pour ainsi dire disparu de la commune de Mund, en Haut-Valais. On fonda alors une corporation du safran chargée de faire revivre cette culture rare. La famille Pfammatter compte parmi les acteurs de cette renaissance: elle cultive l' or rouge depuis vingt-cinq ans. Pendant plus d' un demi-siècle, elle a servi dans son restaurant des spécialités préparées avec la précieuse épice.

Le safran arriva d' Orient au XIV e siècle. En Suisse, il prit ses quartiers en Valais, au Tessin et dans le canton de Bâle. Par la suite, la surface consacrée à son exploitation se réduisit comme peau de chagrin jusqu' à ce que, finalement, la seule culture restante soit celle de Mund, audessus de Brigue. Mais, là aussi, suite à la construction d' une route en 1978, une grande partie des champs de safran furent abandonnés; avec 350 m 2 répartis entre trois cultivateurs, la culture atteignit son niveau le plus bas. La corporation du safran vit le jour à cette époque; elle avait pour but de sauver la culture de l' or rouge en Suisse. Des bulbes furent importés du Cachemire et, plus tard, de Turquie pour être plantés sur les pentes sablonneuses de Mund. Aujourd'hui, cette culture occupe à nouveau 110 parcelles, à savoir une surface totale de 17 000 m 2. Oswald Pfammatter, 78 ans, a participé d' emblée à cette renaissance. Sa famille et lui cultivent le safran depuis plus de vingt-cinq ans à Mund, son village d' origine.. " " .Vue du Munder Stein sur le village de Mund et la vallée du Rhône. Au fond de la vallée, Brigue et au-dessus, la région du Simplon Les champs de safran de Mund dans les derniers rayons de soleil Photos: F rançoise F unk-Salamí

Une vie consacrée au safran

Le safran a toujours joué un rôle central pour la famille Pfammatter. Hedy et Oswald Pfammatter ont repris l' exploi familiale dans les années 1950. Pendant un demi-siècle, ils ont tenu ensemble le Restaurant Jägerheim, toute la famille mettant la main à la pâte. Avec leurs huit enfants, dans les années 1970 déjà, ils faisaient figure d' exception: la population de Mund était décimée à la fois par le recul des naissances et par l' émi. Aujourd'hui, cette commune, jadis la plus grande de la rampe sud du Lötschberg, ne compte plus que 532 habitants; en 1960, ils étaient au nombre de 664. Lorsqu' on visite ce charmant village perché au-dessus de la vallée du Rhône, on peine à comprendre les raisons de cet exode. Dans le district de Brigue, un tel ensoleillement est rare et une vue aussi belle, également. En car postal ou en voiture, il ne faut pas plus d' un quart d' heure pour atteindre le centre de Naters ou de Brigue. La plupart des habitants du village travaillent dans l' une des villes de la vallée du Rhône.

Oswald Pfammatter, lui aussi, a passé vingt-cinq ans au service de l' usine Lonza, à Viège. Il se rappelle le temps où il devait prendre le téléphérique tous les matins pour descendre dans la vallée. La route carrossable a atteint le village il y a trente ans seulement. Pendant qu' il était à l' usine, sa femme gérait l' exploitation et mettait au point de succulentes spécialités au safran. Son risotto, devenu la spécialité du village, l' a fait connaître loin à la ronde. Dans la salle polyvalente, elle préparait des repas pour des tablées allant jusqu' à deux cents personnes. Le safran, bien entendu, provenait des cultures familiales.

Des fleurs qui éclosent la nuit

Le safran est tiré d' une espèce de crocus, issu de la famille des iridacées. Les feuilles nourricières poussent au début de l' été; la floraison intervient entre début octobre et mi-novembre, en fonction Le safran pousse spécialement bien dans les sols sablonneux et secs. Mund et, à l' arrière, le Glishorn du temps qu' il fait. Jusqu' à la récolte, le safran pousse sans exiger beaucoup de soins: la meilleure méthode est de laisser faire la nature. Comme nous l' explique Oswald Pfammatter, le terrain ne doit être ni labouré, ni tondu, ni utilisé pour garder des animaux. Le fumier est aussi malvenu que l' arrosage. Une année ordinaire, les rares pluies qui atteignent la vallée du Rhône suffisent amplement. Les paysans de Mund cultivent aussi du seigle dans leurs champs de safran: la céréale est semée début septembre car elle aère le sol. L' année suivante, elle fait la vie dure aux mauvaises herbes. En juillet, le seigle est moissonné; les déchets restent dans le champ, tenant lieu d' engrais. Début octobre, les premières fleurs de safran apparaissent, souvent pendant la nuit. Il paraîtrait que les nuits claires de pleine lune facilitent leur croissance. A cette période de l' année, il faut surveiller les champs au moins un jour sur deux car lorsque les crocus éclosent, ils doivent être moissonnés rapidement. Leurs fleurs mauves en forme d' étoiles ne s' ouvrent qu' une seule fois et ne se referment pas pendant la nuit. Il faut les cueillir doucement, à même le sol, pour les ramener chez soi où l'on détachera soigneusement les pistils rouges que l'on conservera à l' abri de la lumière. L' arôme ne se développe qu' au séchage.

Un poids plume

Une bonne récolte, comme le furent celles de 1998 ou 2004, rapporte à Oswald Pfammatter jusqu' à 70 grammes de safran. Nul besoin de peser sa récolte: il compte les fleurs au fur et à mesure qu' il les cueille. En règle générale, chaque fleur a trois pistils et 130 fleurs produisent un gramme d' épice séchée. Pour produire un kilogramme d' or rouge, il faut donc non moins de 390 000 pistils! Les bonnes années, la commune de Mund produit, au total, 3 à 4 kilos. En 2006, la récolte n' a rapporté que deux petits kilogrammes. Lorsque la récolte est maigre, on ne sait pas toujours pourquoi: peut-être le printemps était-il trop froid et trop sec, ou y avait-t-il trop de bulbes dans le sol. Avec le temps, en effet, les bulbes se reproduisent et les plantes sont chaque année plus nombreuses. Pour qu' elles se développent bien sur la durée, tous les quatre à cinq ans, c' est le grand ménage.. " " .Vers la fin du mois d' août, il faut retourner la terre, en extraire les bulbes, les séparer les uns des autres et les replanter un à un, à 15–20 cm de profondeur. Cette année-là, la récolte est souvent moins bonne que les autres années. Photos: F rançoise F unk-Salamí Les champs de safran proches de Chummegge, en contrebas de la route. Le safran est une espèce de crocus; sa floraison intervient tard dans l' automne En séchant, le safran perd près d' un tiers de son poids. Les pistils doivent être stockés dans l' obscurité pour qu' ils préservent leur arôme Il faut cueillir les fleurs de sa fran dès qu' elles sont ouvertes. Une fois chez soi, on détache avec précaution les trois pistils de chaque fleur

Usages multiples mais à quel prix!

La production du safran se fait entièrement à la main: de la culture au produit fini, en passant par la récolte. C' est ce qui explique son prix faramineux. Actuellement, 1 kilo de safran coûte environ 14 000 francs - c'est-à-dire plus que l' or! Le safran de Mund n' est pas disponible dans les commerces: il est soit utilisé sur place, soit vendu directement. Dès le Moyen-Age, la précieuse épice était utilisée à diverses fins. Elle a longtemps fait office de remède universel, prisé autant des médecins que des anciennes générations de Mund. On l' utili aussi pour teindre des tissus; quant aux mets pour lesquels on l' utilise, ils sont nombreux: petits pains, soupes, sauces, risottos, glaces … A Mund, on produit même une eau de vie appelée Munder Gold.

Des montagnes de risotto

En 2006, les Pfammatter ont fêté leurs noces d' or. Ils ont pris leur retraite il y a trois ans. Leurs huit enfants sont tous restés dans la région et tous les jours ou presque, le couple reçoit la visite de l' un d' eux ou de leurs vingt-cinq petits-en-fants. Oswald Pfammatter a confié l' ex du restaurant à une autre famille mais, comme il est en forme malgré son âge, il continue de cultiver son champ et de ramener la récolte à sa femme, qui en tire de délicieuses spécialités au safran. Vingt-cinq ans d' expé leur ont tout appris, ou presque, sur leur produit: « J' aimerais bien pouvoir calculer combien de portions de risotto j' ai servi au fil des ans », avoue Hedy Pfammatter, le sourire en coin. a Françoise Funk-Salamí, Zurich ( trad. ) Une production entièrement manuelle: pour un gramme de safran, il faut compter 130 crocus. C' est pourquoi l' or rouge est l' épice la plus coûteuse du monde Le village de Mund: façades brunies par le soleil et géraniums aux fenêtres Des experts en matière de safran: Oswald et Hedy Pfammatter, dans le Restaurant Jägerheim, à Mund Une spécialité locale: risotto au safran et émincé de bœuf. On en trouve notamment au restaurant Salwald, au-dessus de Mund Sentier didactique, restaurants et autres informations Une fête du safran a été organisée à Mund pour la première fois en octobre 2006. A cette occasion, on a inauguré un nouveau sentier didactique avec cinq panneaux traitant de la culture du safran. Depuis le grand parking proche de l' église, il longe les champs clôturés, descend à Chummegge et remonte au village. Si les champs sont bordés de clôtures, c' est moins pour les protéger des voleurs que des cerfs, amateurs de bulbes de safran. Les trois restaurants du village servent des spécialités au safran: Restaurant Jägerheim, tél. 027 923 46 63, Restaurant Safran, tél. 027 923 13 76, Restaurant Salwald, tél. 027 923 12 18. La corporation est présidée par Daniel Jeitzi-ner, tél. 027 923 50 08. Renseignements d' ordre général: Mund Tourismus, tél. 027 924 26 89, www.mund.ch ( en allemand )

Voyages, rencontres, personnalités

Viaggi, incontri, personalità

Reisen, Begegnungen, Persönlichkeiten

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