Taux de nidification modeste pour l'aigle royal

Ce printemps, seule une bonne moitié des couples d' aigles royaux ni-chaient en Engadine ( CH ). Dans les Alpes du Sud, on n' en comptait qu' un tiers en comparaison de la moyenne annuelle.

Ceci peut sembler étonnant en regard de la grande quantité de nourriture disponible à la suite du rigoureux hiver 2008/2009, qui a fait beaucoup de victimes parmi les chamois, bouquetins et autres cerfs communs. Ce faible taux de nidification s' explique: les jeunes aigles non encore appariés, qui vagabondent durant quatre ans jusqu' à leur maturité sexuelle, sont attirés par le gibier déroché. Il arrive que jusqu' à cinq spécimens de ces aigles solitaires se retrouvent dans le territoire d' un couple, qui lance alors l' attaque. Il n' est dès lors pas étonnant que des couples d' aigles stressés de la sorte ne trouvent plus le temps pour nicher. Les jeunes aigles contribuent ainsi à la régulation naturelle des naissances et le faible taux de nidification est le résultat paradoxal de la densité élevée d' aigles royaux dans l' arc alpin. Aujourd'hui, 320 couples vivent de nouveau dans les Alpes suisses, mais la place vient à manquer pour l' installation de nouveaux couples. Il y a cent ans, l' aigle royal avait presque disparu de l' arc alpin en raison d' une persécution sans merci. a David Jenny, Station ornithologique de Sempach ( trad. ) Photo: Claude Mor er od le bungeejumping et le rafting. Il s' agira d' élaborer des standards communs et d' unifier les formations. En raison de cette autorégulation de la branche, la Confédération renonce à édicter une loi régissant les activités de ce secteur au niveau suisse. En effet, la plupart des cantons de montagne disposent déjà de lois cantonales dans le domaine des guides de montagne et des sports de neige, et les prestataires d' activités à risques sont déjà tenus de garantir une sécurité suffisante. De plus, l' autorégulation de la branche fonctionne de manière entièrement satisfaisante dans toute la Suisse depuis la création de la fondation « Safety in adventures » en 2003. a Peter Camenzind, rédacteur ( trad. )

Feedback