Un pays sauvage autour du Glärnisch Sur des chemins perdus entre le Klöntal et la vallée de la Linth

Les régions de Braunwald et du Klöntal ont une histoire touristique centenaire. On est pourtant bien seul dans l' arrière glaronnais, autour des parois calcaires du Glärnisch, où trônent des sommets peu connus et où s' étendent d' étranges formations calcaires, les lapiés. Balade à travers le pays sauvage entourant le Glärnisch.

Le sommet du Vrenelisgärtli ressemble à une plate-bande inclinée au

« Vrenelisgärtli » nord. La légende rapporte que, dans les temps anciens, une « belle et vigoureuse jeune fille » nommée Vreneli aurait décidé d' y planter un jardin. Mais cette provocation aux desseins du Tout-Puissant fut réprimée par d' abondantes chutes de neige, qui ensevelirent Vreneli et le chaudron de fromagerie avec lequel elle avait tenté de se protéger. Aujourd'hui, on voit encore de loin, sur le Glärnisch, un petit champ de neige quadrangulaire. Les indigènes nomment « das Gärtli von Vreneli » ce névé sous lequel l' orgueilleuse jardinière serait ensevelie. On peut associer cette légende à l' abaissement des températures que connut l' Europe centrale durant le « petit âge glaciaire », de 1300 à 1850. Le premier à conquérir ce sommet haut de 2904 mètres fut l' alpiniste zurichois J. J. Siegfried, accompagné du guide glaronnais Johann Madutz, le 7 juillet 1848. La cordée traversa un grand névé ( sur lequel les Zurichois ont encore une meilleure vue que les Glaronnais ), mais ce souvenir des grands froids appartiendra sûrement bientôt au passé. Il est de plus en plus rare que le Vrenelisgärtli conserve d' un hiver à l' autre son manteau neigeux. En dix ans, et pour la troisième fois de mémoire d' homme, on l' a vu entièrement dégagé par la faute d' un été trop chaud en 2009.

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